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29 Oct 2014

Grèves en cascades : à quoi faut-il s’attendre?

Greve (4)La reprise des cours sera plus que probablement chahutée, la semaine prochaine. Il y aura d’abord une manifestation des trois grands syndicats du pays, prévue le jeudi 6 novembre, à Bruxelles, pour protester contre les mesures du nouveau gouvernement fédéral de Charles Michel. Mais d’autres actions sont à prévoir : des grèves tournantes auront lieu dans les différentes provinces: Liège, Luxembourg, Limbourg et Anvers le 24 novembre; Namur, Hainaut, Flandre orientale et occidentale une semaine plus tard; Bruxelles et les deux Brabant le 8 décembre, avant la grande grève générale qui, elle, est prévue pour le 15 décembre.

Une forte mobilisation des enseignants

Les syndicats « enseignants » étaient satisfaits des arrêts de travail menés dans les écoles les 22 et 23 octobre derniers. Ils s’attendent donc à une forte mobilisation de leurs affiliés dans les prochaines semaines.

Reste que la perceptive d’un blocage général du pays divise les citoyens belges. Sur les réseaux sociaux, certains n’hésitent pas à afficher leur intention de travailler, le 15 décembre prochain… alors que d’autres, au contraire, défendent leur participation à la grève. Ambiance assurée au sein des entreprises. Mais dans les écoles, il est déjà acquis que les examens prévus ce jour seront reportés, afin de ne pas pénaliser les élèves.

Des actions « spontanées » ou « émotionnelles » ne sont pas non plus à exclure. On pense surtout au secteur des transports en commun. On a ainsi récemment observé une centaine de conducteurs de trains partir en grève à La Louvière, Charleroi et Liège, perturbant la quasi-totalité du trafic ferroviaire. La direction de la SNCB a dénoncé une grève « sauvage » et assuré qu’elle sanctionnera ses employés. Une décision qui ne passe pas du tout du côté des syndicats, qui ont promis de réagir.

Attention aux actions « spontanées »

Pour les collègues qui seraient pris au piège en se rendant à l’école, s’ils viennent en bus ou en train, il y a deux cas de figure : 1) lorsque la grève est annoncée dans les médias et programmée de longue date, vous devez tout mettre en œuvre pour vous rendre à l’école. Pour être payé, vous devez pouvoir prouver avoir été pris au dépourvu. Ce ne sera pas le cas le 6 novembre et le 15 décembre, par exemple. Et pas question d’expliquer à votre chef d’établissement que, ce jour-là, exceptionnellement, vous avez choisi de loger chez votre Tata Simone qui habite Durbuy et que vous comptiez sur la SNCB pour vous ramener à bon port le lendemain. 2) en revanche, en cas de grève « sauvage », la direction se montrera compréhensive car la cause du retard ou de l’absence est indépendante de la volonté du travailleur.

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