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13 Mar 2018

Un casque de réalité virtuelle testé à l’Athénée Air Pur de Seraing

Imaginez une leçon de géographie.  Sujet du jour : la structure des villes aux USA. Sauf que dans cette classe un peu particulière, le professeur a décidé de faire appel non pas aux traditionnels atlas ou autres photos… mais à la réalité virtuelle.

Par petits groupes, les élèves s’équipent d’un casque avec lequel l’immersion au sein de New-York est soudain totale. L’aventure urbaine est retransmise au tableau afin que chacun puisse profiter du spectacle et ne rien rater des détails qui s’offrent à eux. La ville américaine s’expose tout naturellement, avec ses rues parallèles, ses gratte-ciels et ses panneaux publicitaires géants. Ce n’est plus un cours de géographie mais un voyage par delà l’Atlantique. Ce ne sont plus des élèves mais des touristes, qui se fondent dans la faune de Big Apple. « L’idéal serait de leur offrir un voyage aux États-Unis… Mais comme ce n’est pas possible, on économisera les heures d’avion grâce à la réalité virtuelle », nous explique le professeur de géographie, Laurent Di Pasquale.

Attentif, l’enseignant attire l’attention sur ces petits détails qui doivent être observés… et notés. Car le périple reste une activité évaluée dans le cadre scolaire. « Le jeu n’est qu’un outil, insiste-t-il. L’apprentissage reste la finalité. Mais c’est certain que si les élèves prennent du plaisir à travailler de cette manière et ils retiendront plus facilement ce qu’ils ont vu de leurs propres yeux. »

La théorie couplée à l’expérience. Il en est sûr, c’est la combinaisons gagnante pour que les élèves s’investissent dans la matière. Et pas question d’oublier d’utiliser des atlas : « La compétence « lire une carte » reste très utile. Le bon usage du numérique, c’est un savant équilibre entre ce qui est déjà utilisé et les nouvelles technologies. »

Laurent a investi seul pour s’offrir ce matériel. Et s’il peut compter sur le soutien de sa direction pour profiter de locaux adaptés, il sait qu’il n’est qu’au début de ses découvertes. « C’est lors d’un récent voyage au Danemark, à l’occasion d’un séminaire eTwinning sur l’éducation aux médias que j’ai pris conscience de tout ce qu’on pouvait réaliser pour les élèves grâce aux nouvelles technologies. »

 

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