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« Tisser différents regards apporte une vision plus complète » : nouveau MOOK

Imaginée en 2015 sur une idée de Gaël Bournonville,  la revue Appren-tissages promeut une ouverture sur les différents modes d’éducation.  Il faudra ensuite deux ans pour qu’une première parution voit le jour pendant l’hiver 2017. C’est suite à un constat que ce professeur de français à temps plein a développé l’idée de ce MOOK: « Après plus de 15 ans passé en classe, je me suis dit que c’était compliqué de ne pas céder à ce réflexe de travailler en vase-clos. Je me suis rendu compte que pour pouvoir encore apprendre et améliorer ma pratique, il fallait absolument casser ce système du vas-clos. Le métier d’enseignant peut vite devenir un métier assez solitaire et individualiste. C’était une manière de faire des rencontres, de découvrir et de continuer à apprendre. La revue tente de raconter ce qu’il se fait ailleurs et autrement. »

Ce mook se veut un objet littéraire et graphique à destination de plusieurs publics cibles comme les enseignants, les parents ou encore les membres du milieu de l’enseignement. Une revue trimestrielle et long-format sur le sujet n’existant pas encore dans le monde francophone, Gaël Bournonville y voit l’opportunité de développer un projet neuf avec comme optique « l’apprentissage tout au long de la vie, que les enseignants puissent continuer à apprendre. Quand on dit qu’un enseignant qui continue à apprendre, ça aide les élèves à réussir, je pense que c’est vrai. »

Un outil pour revaloriser le métier d’enseignant

Pour l’auteur, la revue peut servir de pont entre l’éducation à la maison et l’enseignement à l’école. Selon lui, le mooc est une revue complémentaire à celles qui existent déjà sur le marché telles que Profs. « Elle permet de nourrir leur pratique , de leur importer par ce journalisme narratif des récits. On leur raconte ce qu’il se passe ici et ailleurs avec des expériences. Parce qu’il y a des compléments, des infographies, des chiffres, des outils, on peut établir plusieurs niveaux de lecture. Ils peuvent aller de la simple découverte d’un récit jusqu’à l’outil qu’on peut utiliser en classe. C’est une manière de valoriser les savoirs, de décloisonner les personnes et les pratiques et de leur faire découvrir ce qu’il se passe ailleurs. Puisque c’est un bel objet, littéraire et graphique, il participe à une sorte de revalorisation de l’image des enseignants. »

Pour le rédacteur en chef, les enseignants ont : « envie d’être reconnus et d’avoir un bel objet. Ils ont envie de raconter ce qu’ils font, ce qu’ils vivent et les expériences menées. » La revue doit avoir cette fonction-là et devenir un outil de rencontre, de découvertes et de collaboration.

La revue ne comporte cependant pas de dossier pédagogique annexe.

Un esprit collaboratif

Ce trimestriel est avant-tout une belle collaboration avec Philippe Meirieu, conseiller pédagogique et éditorial. Ensemble, ils cherchent des longs-formats. En effet, les articles et photoreportages font souvent entre 8 et 24 pages. Les thèmes sont choisis au préalable, ensuite, une équipe se rend sur place pour couvrir le sujet. C’est le cas avec un reportage sur Irchen, une adolescente sourde, dont l’adaptation de l’école secondaire aux études supérieures a été suivie pendant un an par une journaliste et un photographe. « En choisissant volontairement de travailler dans du format long, en laissant de la place aux photographes, aux illustrateurs et en donnant la parole aux différents protagonistes pour croiser les points de vue, on arrive à tisser différents discours autour de l’éducation et à tisser différents regards ce qui apporte une vision plus complète, d’ou le nom Appren-tissages. »

 

Découvrez ici le numéro gratuit d’Appren-tissages.

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