Immersion linguistique : débat au Parlement

Le débat a été entamé au Parlement de la Communauté française concernant les paramètres à remplir pour se voir accorder le statut d’école en immersion linguistique

Pour rappel, l’immersion linguistique entend répondre aux difficultés des francophones à apprendre une langue étrangère en les « immergeant », à savoir en les plaçant constamment en contexte de réception et de production d’une langue étrangère. Une école, selon le décret Missions de 1998, est labellisée tel si elle dispense entre 25 et 75 % de ses cours dans la langue seconde. Plus précisément :
De la troisième maternelle à la deuxième primaire, au moins la moitié de l’horaire et au plus les trois quarts [...]
De la troisième à la sixième primaire, au moins un quart et au plus deux tiers
in A propos d’immersion linguistique [...]

Toute la question tourne à vrai dire autour de chiffres. Madame la Ministre désirerait relever le seuil minimum à 50 %. Mais les réactions sont diverses à ce sujet (Voir Le Soir du 21/12/05 p. 5). Est-ce qu’augmenter le seuil ne va pas limiter les initiatives ?

Même si la question de l’accès à ce type d’enseignement reste posée (l’immersion linguistique renforce encore les inégalités scolaires), le problème qui risque de se poser, récurrent dans l’enseignement, reste celui du recrutement. Sous ce problème de recrutement se posent également d’autres questions, en termes de formation initiale/continue. Jusqu’à présent, seules les personnes ayant étudié dans la langue cible sont habilités à enseigner « en immersion ». Les conditions sont assez strictes pour les personnes qui n’ont pas étudié dans la langue cible, mais elles sont « acceptées » à titre temporaire. Peut-on raisonnablement enseigner une langue étrangère sans une formation didactique solide correspondante ? Le temporairement définitif ne risque-t-il pas de se répandre vu le manque de personnel et le succès que rencontre actuellement la formule de l’immersion linguistique ?

Signalons également l’excellent dossier paru dans le Soir : A l’école des langues

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Une réponse à Immersion linguistique : débat au Parlement

  1. J’ai travaillé toute l’année comme assistante maternelle pour aider l’institutrice et de m’occuper de 2 enfants différents. Les 3 niveaux de maternelle était mélanger. Je sais combien parfois c’est difficile de leurs apprendre des énoncés, leur expliquer un jeu, faire de la peinture, le dessin, les ateliers et pour les plus grands des exercices. Mais heureux et quelle satisfaction de leurs apprendre le tout dans leur langue maternelle en occurrence en Français dans nos écoles du brabant wallon. La compréhension et la communication sont de très grandes choses et si utile pour leurs développement. Etant Néerlandophe je peux vous dire que l’immersion à partir de la 3ième maternelle à 50 ou 75% sont trop élévé pour ces jeunes enfants. Il y a des enfants qui sont très sensible à la non compréhension des choses et peuvent développer des angoisses. Arrèter avec cette obsession du bilinguisme, il y a bien plus de choses à découvrir que des langues, malgré que j’avoue que cela reste toujours intéressant. Beaucoup de parents s’inquiètent que leurs enfants commencent très tard à écrire dans leurs propre langue maternelle. En 1965 nous étions mes frères et soeurs renvoyer d’une école Primaire Francophone parce que nous parlions le Néerlandais. Et à l’heure actuelle ces mèmes écoles pleurent après des institutrices Néerlandophes ! C’est bien pour dire que nous suivons la masse de peur de ne pas nous montrer à la hauteur, mais ne s’avons pas que nous suivons quelque part une mode tout simplement.
    L’immersion en 3ième maternelle devrait ce faire à 2h.00 par jour avec des institutrices Néerlandophones et ce, pendant les jeux, chants, repas et sièste. Les activités extrascolaire et les surveillances dans les études pourrait se faire également en immersion, elles sont également très utiles. La progression se fera petit à petit et avec plus d’heures en heures, et ce, chaque année.