Le "par coeur" est bon pour la mémoire

Les pédagogues l’ont enterré et avec lui toutes les méthodes qui ciblaient la récitation, l’annonement de textes, fables ou poèmes, par nos petites têtes blondes. Ce qui est important, ce n’est pas de restituer bêtement une matière mais de la comprendre, de pouvoir reformuler, paraphraser. On est tous d’accord.

Cependant, des chercheurs irlandais viennent de démontrer, sur des volontaires âgés de 55 à 70 ans, que le fait de mémoriser un poème ou même un article de journal « améliorait non seulement leurs performances dans des tests psychométriques classiques, mais modifiait dans le bon sens le fonctionnement des aires de leur cerveau impliquées dans le processus de mémoire. Une modification mesurée en dosant des substances produites par un cerveau performant.« **

**Le Soir – 11/12/06

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8 réponses à Le "par coeur" est bon pour la mémoire

  1. maman dit :

    Depuis la maternelle mon fils apprend par coeur de petit texte : chanson, poème, souhait de fête des mères et des pères…
    Aujourd’hui en 1e primaire, il retient avec beaucoup de facilité d’autres poèmes et textes à déclamer, mais aussi le contenu de ses apprentissages. Il peut me raconter ce qu’il a vu et entendu dans un "C’est pas sorcier" visionné il y a trois semaines ou plus.
    Je suis prête à croire ce que ces chercheurs scientifiques affirment. Pour moi, mémoriser fait partie des compétences à exercer chez un enfant et un adolescent.

  2. "Les pédagogues l’ont enterré"

    Quels pédagogues ?

  3. Thierry Leunen dit :

    La mémorisation est un acte qui augmente nos connexions neuronales parce qu’on utilise différents moyens pour mémoriser. Mais le "par coeur" fixe une et une seule voie de la mémoire. Donc, apprendre une poésie par coeur n’aide pas à connaître ses tables de multiplications par exemple. Mais l’enfant qui prend l’habitude de mémoriser, possède des moyens à lui qu’il peut utiliser plus facilement à différentes matières. C’est tout le débat de la "méthode de travail"

  4. Erik dit :

    Avant de débattre, je souhaiterais relire cette info dans son contexte… J’ai effectué quelques recherches dans les archives du Soir, sur la mémoire, le par coeur, etc… Rien n’apparait. Est-il possible d’avoir cet article par mail s’il vous plait ? Merci d’avance.

  5. Boule dit :

    C’est comme pour la santé, une nourriture variée est recommandée. Chaque apport est bon pour différentes fonctions de l’organisme. Il est nécessaire de bien comprendre et de pouvoir reformuler mais ce n’est pas pour cela qu’il faut abandonné l’étude "par coeur". Ces deux exercices font travailler de manière différentes notre cerveau! Ils sont complémentaires !

  6. hermans johanne dit :

    Certe le par coeur… mais une fois que l’on creuse la question… la bouche reste grande ouverte avec de gros points d’interrogations dans le blanc de l’oeil… comprendre est source de mémorisation… il est possible de comprendre et de connaitre 10 syllabi mais les étudier mot à mot par coeur?… reste à prouver ! Nous ne sommes pas tous Einstein (bien heureusement), et nous avons le devoir de comprendre, avant de restituer !
    :)

  7. Bekers dit :

    Elève en troisième pédagogie primaire, j’ai décidé d’axer mon T.F.E. sur la mémorisation. Je voudrais savoir s’il serait possible d’obtenir par mail l’article complet ainsi que ces références car je n’ai pu le retrouver sur le site « LeSoir ». Je vous remercie d’avance.

  8. Galax dit :

    Vous avez dit par coeur!
    Je pense que le « tout par coeur » sans « comprendre » est une erreur.
    Je peux ânoner un texte dans une langue inconnue sans en comprendre un seul mot.
    Il faut entraîner la mémoire mais de façon intelligente.
    J’ai encore eu l’occasion de constater qu’une de mes « apprenantes » avait bloqué par coeur une série d’informations.
    Cependant, elle était incapble de repérer celle qui correspondait à la question posée.
    Je dirai donc oui avec modération.
    Un poème, un texte de chanson, une « blague » … mais prudence.
    Les chercheurs doivent toujours se mettre quelque chose sous la dent pour justifier de leur nécessité.
    Jean-Pierre Rousseau alias Galax