Inscrit dans le Contrat pour l’Ecole (priorité 9 : Non aux écoles ghettos), le projet de décret régulant les inscriptions a été voté ce mercredi au Parlement, non sans heurts. Le décret aura connu plusieurs versions, rencontré moultes protestations et subi plusieurs amendements (répondant aux oppositions).
Analysons les caractéristiques de ce décret, les oppositions qui en ont découlé ainsi que les sujets proches (tels que les bassins scolaires et les autres propositions pour gérer ce problème de mixité sociale).
Caractérisques du décret inscription :
- Obligation pour les établissements scolaires du secondaire d’établir une liste d’attente des demandes d’inscription selon leur ordre chronologique. Cela permettra de lutter contre les inscriptions anticipées. Il y aura un ordre de passage selon la méthode du premier arrivé, premier servi. Les refus devront être motivés (seul raison acceptable : le manque de place)
- Interdiction de changer d’établissement scolaire durant les cycles du primaire et les deux années du premier degré du secondaire.
- Prise en compte des élèves exclus dans l’établissement qui les accueille au niveau de l’encadrement et de la dotation.
De nombreux amendements ont cependant été émis (ou des assouplissements par rapport à ces règles de base) : les frère et soeur d’un autre élève de l’établissement sont prioritaires, de même qu’un élève qui a suivi l’enseignement fondamental d’une école sera ne sera pas prioritaire pour continuer dans la section secondaire de celle-ci [1]. Des dérogations pour changer son enfant d’école peuvent être demandées (en cas de déménagement, séparation, et en cas de difficultés psychologiques et pédagogiques, le chef d’établissement pourra demander une autorisation spéciale à l’Inspection et auprès de la Ministre).
Pour quels buts ? plus d’hétérogénéité sociale ?
La grande liberté en matière d’enseignement, très spécifique à la Belgique, semble produire une « ghettorisation » des écoles. Cette homogénéisation des publics participe de fait au déterminisme social. Les enfants riches vont dans les écoles réputées, en s’y inscrivant longtemps à l’avance. Le but du décret est donc de créer de la mixité sociale et d’éviter les écoles ghettos. Il permettra également de renforcer une pédagogie par cycle (deux années d’étude), notamment en obligeant les établissements scolaires à organiser des classes d’enseignement complémentaire, afin que les élèves en difficultés ne doivent pas changer d’établissement.
Réactions négatives
Si les réactions des parents étaient dans un premier temps négatives,
- L’UFAPEC a interrogé ses membres. Les parents rejettent à 79 % l’interdiction de changer d’école en cours de cycle et veulent garder une priorité d’inscription pour les frères et sœurs ainsi que pour les élèves venant de la section fondamentale d’une école secondaire. Résultats du sondage et graphiques
- une pétition de l’Association des parents luttant contre l’échec scolaire et l’abandon scolaire a recueilli 1900 signatures et a créé beaucoup de tension lors des discussions parlementaires, Marie Arena concluant : il faut être attentifs aux réactions des parents mais faut-il pour cela faire tant de cas de « x » signatures de parents estimant que tout va bien et qu’il ne faut rien changer[2]
- la FAPEO est lui plutôt positif par rapport au décret : La liberté de choix du chef de famille est un droit constitutionnel. Mais ce doit être un droit pour tous. Entre le faible et le puissant, entre le riche et le pauvre, c’est la liberté qui opprime et la loi qui libère[3]
Les nombreux amendements apportés semblent répondre aux exigences émises par les associations de parents. Mais ces nombreuses modifications n’auraient-elles pas vidé le décret de sa substance ? C’est du moins l’opinion de l’opposition :
Le décret est-il encore utile? Il y a tant de dérogations qu’il ne changera rien à la situation actuelle[4]
Le décret inscription est inutile parce qu’il s’attaque aux conséquences et non aux causes. Si comme l’UFAPEC le demande, chaque école est une école de qualité, il n’y aura plus de zapping scolaire. Le décret n’améliore pas l’école localement, il ajoute des contraintes, alors qu’il y en a déjà trop [5]
Concernant la liberté d’enseignement :
Les interrogations de l’opposition concernant la violation du droit constitutionnel des familles à choisir l’école de leur enfant ont été rejettées par Marie Arena :
Le Conseil d’Etat a estimé le texte conforme avec cette liberté. Le décret a toutefois été adapté afin de se conformer à une remarque concernant certaines modalités d’application [6]
Questions connexes :
les bassins scolaires
La question du marché scolaire, de la concurrence entre les écoles de réseaux différents (et d’un même réseau), la multiplicité de l’offre d’enseignement en Belgique est un sujet complexe, pour lequel diverses positions se confrontent. Récemment, une étude sur les bassins scolaires (lire notre analyse) tentait de répondre à cette question du public des écoles en Communauté Française.
Ce type de mécanisme [7] est (notamment) soutenu par Ecolo. Marcel Cheron s’est élevé contre le décret inscription :
dont les dispositions « bureaucratiques » vont à l’encontre des objectifs affichés par la réforme: ce texte va aggraver les inégalités sociales, il s’attaque à la liberté des parents. Il faut agir par le financement diférencié et les bassins scolaires, sur lesquels le gouvernement ne veut plus avancer
Le lecteur intéressé lira également le récent dossier spécial Alter Educ sur les bassins scolaires
L’école commune
L’APED réalise justement une journée d’étude sur le thème de l’école commune.
Vers l’école commune », notre vision stratégique pour une réforme en profondeur de l’enseignement en Belgique. Nous voulons aller vers une école qui assure à chacun, durant dix années, une formation à la fois générale et polytechnique ; une école sans filières, sans sélection, sans réseaux, sans discrimination sociale ou religieuse. Un système d’enseignement où tous les enfants aient droit à une école de qualité, proche de leur domicile. Nous souhaitons une école dotée de moyens humains suffisants, de programmes exigeants
et rigoureux, mais disposant d’une grande autonomie sur le plan pédagogique, afin d’être réellement une école ouverte sur la vie et une école de la réussite.
Programme de la journée du 3 mars, à l’IHECS. Plus d’informations sur cette proposition de l’école démocratique[8]
la carte scolaire
Au moment où la France semble vouloir sortir du système de la carte scolaire, les propositions en matière d’hétérogénisation des publics scolaires se ressemblent de plus en plus en France et en Belgique:
Ségolène Royale, la candidate socialiste, demande, contre toute attente, son réaménagement. A Florac, en Lozère, elle a ainsi exprimé « en off » qu’à ses yeux, « ‘l’idéal » serait de « supprimer la carte scolaire », ou à tout le moins de « desserrer ses contraintes » afin de « mettre en place une forme de choix entre deux ou trois établissements, à condition que les établissements les plus délaissés soient renforcés avec des activités culturelles de haut niveau ». « Arrêtons les hypocrisies, il n’y a plus de mixité sociale »[9]
Notes
[1] [Edition du 1er mars : Pas de priorité pour les élèves des écoles fondamentales qui veulent continuer dans l'école secondaire dans le décret final voté mercredi 28 au Parlement]
[2] Réponse à Jean-Paul Crucke (MR), reprise dans Le Soir
[3] Le lecteur intéressé trouvera d’autres opinions dans l’article de la Libre
[4] Yves Reinkin (Ecolo), Le Soir
[5] Question par mail, Questions publiques, La Première
[6] Marie Arena, Communiqué de presse
[7] qui risque d’ailleurs d’aboutir à un Frankenstein de l’offre scolaire, si on ne suit pas les recommandations effectuées par le groupe de recherche ou si on l’amende trop
[8] On trouvera également cette réflexion de Didier Destatte aux projets de l’école commune
[9] Le Monde (5 septembre 2006) relayé par Didier Destatte
Concrètement, quelle serait la date proposée pour l’inscription ?
Verra-t-on des files de 500 m. dans les rues avec pugilat pour être dans les 200, 250 heureux à pouvoir faire partie de telle ou telle école ?
Devra-t-on installer sa tente dans la rue pour attendre le début de l’inscription?
Est-ce correct que des parents qui ont mis leur enfant pour 6 ans dans une école où il existe de l’enseignement fondamental et secondaire ne soient pas assurés de la continuité ? Ne compliquera-t-on pas encore la vie des familles ?
Pour répondre à votre question : il y aura une continuité assurée. Je rajoute cette information dans l’article.
Comment résoudre des problèmes de société en infantilisant encore davantage les individus ?
Pourquoi des parents ne pourraient-ils plus avoir le choix de l’établissement scolaire dans le seul but de colmater les erreurs de la société et de la communauté française?
Ne pas pouvoir changer d’école au milieu d’un cycle, c’est pénaliser les enfants en difficultés qui pourraient reprendre confiance dans une plus petite école ou un enseignement différent.
Limiter le
En cas de "racket" ou violence subie, le temps de créer, rentrer, envoyer un dossier et de recevoir une réponse favorable risque d’être fatal à la vie scolaire et sociale de l’enfant…
Une fois de plus, à cause des abus de certains, tout le monde paiera… Un grand collège bruxellois affiche fièrement sur son site (http://www.collegesaintpierrejet... que les inscriptions sont clôturées pour les 3 années scolaires à venir. A cause de comportements de ce genre, fini les inscriptions individualisées, bonjour le ticket boucherie… Une inscription – dans beaucoup d’écoles en tout cas – c’est d’abord un entretien direction-parents-élèves où l’on fait le point surt la situation scolaire du jeune et où ces trois parties échangent sur le projet pédagogique et l’offre d’enseignement. Désormais, seule comptera la capacité des parents à mobiliser mémé-tonton-tata, ou à prendre congé le jour dit, pour s’assurer une place dans l’école enviée. Cela n’assurera en aucun cas une plus grande mixité (à votre avis, dans quel environnement socio-culturel sera-t-on le plus à même de se mobiliser ainsi ?). Le vrai problème, c’est qu’on veut soigner les symptômes et pas la maladie : s’il y a des écoles ghettos, c’est parce qu’il y a des quartiers ghettos…
je pense que ce décret évitera peut être "le chantage à l’élève" et améliorera de ce fait la discipline à l’école .De nos jours les parents interviennent trop dans la vie scolaire,contestent les punitions et menacent dans certains cas de changer leur enfant d’école pour un rien.De peur de perdre des heures ( des enseignants) on a souvent tendance à plus ou moins fléchir…car certaines classes sont déjà si nombreuses qu’on ne sait pas ce qu’on ferait avec moins d’encadrement.C’est la triste réalité du terrain du primaire.
Je suis contre le fait que les parents n’auraient plus vraiment le choi d’un établissement…
Mais le fait de ne pas pouvoir changer d’établissement au cours d’un cycle me paraît judicieux.
Il semble parfois difficile aux enfants de s’adapter en cours de cycle…
Dans l’enseignement technique, il y a un arrivage important d’élèves en 2e année. La plupart se sont rendus compte qu’ils n’étaient pas faits pour le général, n’aimaient pas ou souhaitaient simplement autre chose. Cette interdiction de changer d’école est dommageable pour la majorité des écoles techniques car, même sur avis contraire de l’école primaire, la majorité des parents choisit d’inscrire son enfant dans le général en se disant "il sera toujours temps de le changer s’il ne suit pas." Et l’enfant devra subir deux ans d’échec (avec les conséquences psychologiques que cela comporte) avant d’avoir enfin accès à une autre forme d’enseignement ! C’est honteux !
Je confirme ce qui vient d’être dit. Nous avions choisi pour notre fils l’école la plus proche du domicile, par facilité, par réputation et parce que nous espérions que notre fils y ferait de bonnes études. Sa 1e année fut catastrophique. Il avait du mal à suivre le rythme, n’était pas beaucoup encouragé par les profs et s’est écroulé moralement bien avant la fin de l’année.
Il a changé d’école, prend deux bus, mais reprend goût aux études grâce à un encadrement plus positif, des activités variées et des profs géniaux. Je n’ose imaginer ce qui aurait pu se passer s’il lui avait été interdit de changer d’école !
Ce qui est certain, c’est que cette mesure, bien au contraire de l’effet espéré, ne fera que conforter certains établissements dans leur politique d’élitisme !!! Pensez donc, il suffit de faire passer le mot d’inscription dès la cinquième primaire au lieu de la sixième et hop … la boucle est bouclée et les places sont prises !
Sans compter que dès lors il devient difficile de pouvoir changer d’avis, ce qui est totalement à l’encontre de la politique de liberté et de choix (du point de vue de l’enseignement) qu’a toujours eu la Belgique. A quand la médecine imposée comme dans d’autres pays voisins ?????
Si l’on propose une interdiction de changer d’établissement scolaire, je propose que la ministre Arena ajoute un autre décret proposant aux parents de pouvoir refuser dans l’établissement scolaire un professeur incompétent!!!
Je suis d’accord avec la plupart des propos tenus ci-dessus. Je suis enseignante en primaire, dans une petite école de quartier. J’ai constaté, au fil des ans, que notre établissement a perdu quelques élèves suite à la "séduction quantitative" exercée par les "grosses" écoles qui nous entourent. En effet, dans leurs dépliants publicitaires, ces établissements annoncent le nombre d’inscrits comme les résultats d’un lotto, à coups de prévisions positives pour les années futures. Sans pour autant parler des aléas des classes surpeuplées, du stress des enseignants en charge d’un nombreux groupe, etc…
Certaines familles se sont laissées tenter par ces phrases aguichantes, car cela "fait bien" de dire qu’on a inscrit ses enfants dans "cette école-là".
Un an plus tard, parfois les échos sont moins roses, soit l’enfant a eu du mal à s’adapter en cours de cycle, soit il n’a pas su s’intégrer au groupe scolaire, soit l’enseignant ne convient pas à l’enfant (la dernière excuse à la mode). Bref.
Pour ma part, mes enfants sont inscrits dans mon école. Tout d’abord car j’y travaille mais ensuite car je sais que l’enseignement donné est bon. Pourtant, s’il s’était avéré que je sois en désaccord avec la méthode ou le comportement d’une collègue, je les aurai changés. Ce choix, j’aimerais encore l’avoir dans l’avenir.Car tout d’abord, je suis une maman avant d’être une institutrice.
Mon fils termine le cycle de l’enseignement fondamental à Mater Dei et aurait dû poursuivre l’enseignement secondaire dans le même établissement, cependant, on lui refuse l’accès sous prétexte que les quotas d’élèves sont atteints et que par conséquent les inscriptions sont terminées. Pour l’inscrire dans les dates que l’établissement a déterminé, il aurait fallu qu’il existe un suivi de la circulaire destinée à en informer les parents (un contact téléphonique aux parents dont aucun retour de la circulaire ne serait parvenu au secretariat de l’école ou encore un courrier officiel aurait pu être envisagé , les frais d’envoi de ceux-ci imcombant au destinataire bien entendu). Cette circulaire ne m’étant pas parvenue, mon fils passe de l’état d’élève "prioritaire" à l’état d’"exclu" de l’établissement.Je trouve cela incorrect de la part des directions d’établissement qui ne voient que leur facilité en clôturant anticipativement leurs listes d’inscriptions. Si personne ne veille à fixer et à faire respecter des dates d’inscription générales à tous les établissements de l’enseignement, les parents seront systématiquement confrontés à cette guerre de place pour les écoles les plus en vue mais aussi pour toutes les autres. Que l’on accorde des privilèges aux élèves par ancienneté, par proximité de domicile, mais aussi et surtout par fidélité à l’établissement ne serait pas un luxe. Est-il légal d’appliquer ce genre de procédé ? Quel recours puis-je espérer?
On peut imposer un élève à problème dans une classe. Quand on sait qu’un seul élève peut déstabiliser toute une classe, on ne doit pas le laisser tomber mais l’orienter vers un enseignement spécialisé qui lui offre un cadre approprié. Les parents qui ne sont plus à même d’éduquer leur enfant doivent passer la main à des professionnels. Les parents qui négligent leur enfant doivent être punis sévèrement. D’autre part, trop de parents font des gosses pour bénéficier des allocations familiales, des avantages sociaux ou pour des motifs religio-culturels.
Chers parents et concitoyens,
Le 27 février sera voté le décret "Inscription scolaire". Plusieurs éléments encore présents dans le texte interpellent car nombre d’entre d’eux vont tout simplement à l’encontre de l’objectif recherché par les nombreux effets de bord risquant de se mettre en place (non mesurés? par l’administration) et qui aboutiront à miner une nouvelle fois encore notre enseignement (en France, la carte scolaire a été et est toujours un échec quoiqu’en pense certains)…
Malgré le manque de communication et d’information pertinente et éclairée sur le sujet dans les médias, de nombreuses pétitions ont vu le jour et notamment une pétition largement relayée sur internet. Les Wallons et les Bruxellois, quand ils sont correctement informés sur les tenants et aboutissants, sont généralement contre ce décret (même s’ils soutiennent les objectifs poursuivis, ils s’opposent à la proposition pour y parvenir – très peu constructive si ce n’est pour détruire le réseau libre et l’organisation interne des écoles en démotivant complètement les professeurs et directeurs d’établissement). L’école n’est pas une économie de marché, elle ne s’autorégulera pas toute seule et les écoles en difficulté doivent être soutenues par le gouvernement et l’administration d’une manière spécifique!
Il est grand temps d’agir car le vote se précise et le texte n’a pas suffisamment été amendé pour rencontrer les attentes citoyennes et parentales. Il n’anticipe pas les effets pervers qu’il ne manquera pas d’engendrer s’il est voté. Quoiqu’il en soit, si le décret est voté tel quel dans l’empressement et en manque total de transparence, la note sera probablement visible et salée pour les représentants du gouvernenement actuel le soir des prochaines élections….
Voici ci-dessous le lien direct vers la pétition. Je vous demande de vous penchez sur le contenu et la portée de la pétition en vous référant à vos amis, connaissances et en restant ouverts et à l’écoute des parents.
http://www.PetitionOnline.com/no...
Bien qu’en faveur de la mixité sociale à l’école, nous sommes résolument opposés aux titres III et IV de ce projet de décret parce qu’ils :
1. limitent de manière inacceptable le droit fondamental des parents à inscrire leurs enfants dans une école de leur choix et donc à les changer d’école lorsqu’ils estiment que ce changement est opportun. Choix faisant partie de nos prérogatives constitutionnelles!
2. ne permettent pas aux directions d’école d’organiser les inscriptions d’une manière qui leur soit propre et qui permette de mener à bien un projet pédagogique.Ce qui aboutira à un découragement généralisé et un nivellement par le bas, encore une fois hélas…
Nous estimons que l’idéal de mixité sociale
– ne doit pas passer par une restriction disproportionnée du droit des parents à choisir l’école de leurs enfants, ni par une réduction de la liberté des directions d’écoles dans la poursuite de leur projet pédagogique, mais doit faire l’objet d’une vraie concertation et d’un consensus entre les parties prenantes, en y accordant les moyens et ressources nécessaires;
– ne peut servir de prétexte au Gouvernement pour prendre le contrôle total de l’enseignement subventionné et lui dénier toute autonomie et toute spécificité. A terme, cela aboutira à un nivellement par le bas, encore une fois.
L’attitude politicienne de vouloir passer ce décret presqu’en catimini le second jour de la reprise scolaire après les congés de carnaval ne laisse personne dupe parmi les citoyens réfléchis…C’est un essai de passage en force sans réel débat qui restera dans les mémoires au moment de voter…
Mon fils a fait toutes ses primaires en néerlandais. En première secondaire (sept 2005), je l’ai inscrit dans une école francophone de bonne réputation … J’ai été le récupérer en plein milieu d’un cours le 30 nov 2005 car il était menacé et insulté de ‘sale flamand’ (accoche-pied dans les escaliers, insultes, racket, …) Le 1er déc, il a commencé dans une école néerlandophone de Bruxelles et sa scolarité est à nouveau au top ! Heureusement pour mon fils que cette folle n’avait pas pondu son décret 2 ans avant ! Bien que pas concernée par l’enseignement francophone, je marque ma solidarité avec les parents qui n’acceptent pas d’être ainsi muselés par une bonne-femme qui ne sait plus quoi inventer pour se faire remarquer !
La qualité sous-médiocre de l’enseignement francophone est le résultat indéniable de l’incapacité intellectuelle de nos politiciens! Comment voulez-vous avoir un enseignement de qualité quand dans les écoles de la Belgique francophone n’esistent pas de manuels scolaires? Comment voulez-vous de la qualité de l’enseignement quand la qualité de la plupart des enseignants est médiocre? Continuer comme ça c’est certainement la fin de l’enseignement de qualité et voie libre pour nombre de politiciens devenus de nuit au jour ministres de l’enseignement de jouer dans la cour des … nuls! Voilà ce que notre classe politique (voir les privilegiés de la … nation) réserve à la Belgique. Fort dommage …
Ce décret me semble assez peu judicieux. Une fois de plus on tend à abaisser le niveau de l’enseignement qui est déjà bien bas. En effet, les projets scolaires des différentes écoles seront mis à mal. Plutôt que de penser à "mixité sociale" pourquoi ne pas penser avant tout à favoriser l’amélioration de la qualité de l’enseignement. Lors de mes humanités, j’ai vécu ce genre de problèmes : il y avait des élèves issus de classe sociale défavorisée qui n’avaient pas pour diverses raisons liées à cela le même niveau que les autres élèves et comme les enseignants avançaient avec le fond de la classe, la totalité du programme n’a pu être vue en fin d’année.
Il en a résulté pour tous mes condisciples, bon nombre de difficultés lors de la première année d’études supérieures. Le nivellement par le bas qui sera induit par ce nouveau décret accentuera encore ce phénomène. Il y a vraiment beaucoup d’autres chose à faire que celle-là pour améliorer le niveau de l’enseignement en communauté française.
Je pense que c’est une atteinte à la liberté d’autrui!!!
Et si je dois changer de pays pour mettre mes enfants où je pense que c’est le mieux pour qu’ils soient épanouïs et bien je le ferai!
Il faut protester et faire des manifestations!!!
Où sont les représentants syndicaux ? Dans certains secteurs, on fait grève pour trois fois rien et dans l’enseignement, les syndicats ne pipent mot quand des abérrations pareilles voient le jour.
Et les profs ? Ils sont à ce point résignés qu’aucun ne bouge ?
Il faut considérer que le flux social ira dans les deux sens.
Le décret va induire des situations où des fils de bourgeois, que leurs parents n’auront pas fait l’effort d’inscrire à temps, seront obligés d’intégrer des établissements dont le niveau social ambiant sera nettement plus bas que ce qu’ils auront jamais connu. Par la force des choses, car à un moment donné, il ne sera pas possible de partir à la recherche d’une école "convenable" située encore plus loin du domicile. Il faudra faire avec ce qui reste dans un rayon de distance qui rend les navettes faisables.
Ces enfants se sentiront beaucoup plus isolés que s’ils avaient rejoint une école en correspondance avec leur milieu social.
A-t-on surtout bien pris la mesure des problèmes de violences physiques déjà préexistant mais qui pourraient s’accroître avec la mixité sociale ?
En ce qui concerne le rackett, il apparaît souvent que la motivation des enfants violents correspond à une culture anti-bourgeoise. Pour eux, il s’agit d’une sorte de sport, de chasse au fils à papa.
Les parents d’enfants rackettés sauront à quel point il s’agit de situation difficiles. Personnellement, mon fils a subi deux attaques de jeunes d’une autre école, une athénée pourtant située à Woluwé-Saint-Pierre. Il est apparu, aux dires de la police, que de nombreux autres "fils de bourges" avaient fait les frais d’un "problème" lié à cet établissement. Résultat, nous avons dû imposer à notre fils de ne plus passer devant l’école en question. Que se serait-il passé si nous avions été contraints de mettre notre fils dans cette école sans être conscients qu’il y aurait pour conséquence de le plonger dans un contexte sensiblement plus violent ?
Même si les choses ne vont pas jusqu’au rackett, il y a toute une gradation de la brutalité qui commence avec les quolibets ou le simple mépris, attitudes qui peuvent rendre difficile la vie d’un enfant lorsqu’elles font partie d’un contexte quotidien.
En fait, la mixité sociale n’est pas qu’un idéal politique. Lorsqu’elle est forcée, elle représente une contrainte pour les principaux intéressés, c’est à dire les enfants. Certains pourront se réjouir de ce brassage social obligatoire, comme lorsqu’il s’agissait de faire son service militaire. Les plus forts se renforceront sans doute. Mais pour certains enfants plus fragiles, le risque d’un surplus de difficulté de vie, dans un contexte moins bon qu’il aurait pu être avant le décret Arena, augmentera le risque de mal-être, d’échec scolaire, d’image négative de soi.
Il faut bien voir que la mixité sociale, pour certains enfants, sera une épreuve.
Faut-il que des politiques la leur imposent au nom de leur convictions personnelles ? Pour poser un acte d’apparence sociale dont le principal avantage est d’être gratuit, car les budgets manquent pour mener des politiques plus qualitatives, ces décideurs se sont arrogés le droit de nuire à des enfants. "Ils sont riches" répondront-ils. Et alors ? Faut-ils qu’ils soient malheureux pour autant ?
Dans tous les domaines, on restreint notre liberté d’agir (et bientôt de penser ?). Les interdictions de toutes sortes sont entrain de nous mener vers une véritable dictature. Ce nouveau décret, même si on veut nous faire croire qu’il part d’un bon sentiment, ne vise ni plus ni moins qu’à restreindre notre liberté de choix.
Il faut réagir ! Et vite !
Mon fils s’est retrouvé comme seul garçon blond dans une classe soit disant multiculturelle (90% musulmane) et ça a été un enfer pour lui. En juin je devais le trainer à l’école. Heureusement j’ai pu le changé. Puis je l’ai mis dans une école que je qualifirais de vraiment multiculturelle mais où malheureusement l’enseignante l’a très mal préparé au secondaire. Pourquoi des écoles poubelles et des écoles élitistes? Où se trouve l’école primaire pour l’enfant moyen? Et pourquoi n’y a-t-il plus de section technique en deuxième secondaire?
J’ai inscrit ma fille dans une (encore) bonne école qui va de la maternelle à la fin du secondaire. Je croyais être tranquille , mais maintenant à cause de Marie Arena , je vais être obliger de camper( quand ma fille passera en secondaire) devant l’institut et franchement j’aurai 50 ans d’ici là et cela me rend déjà malade car si un autre enfant venant d’une autre école est plus rapide, elle perd sa place.Et en plus cet enfant va-t-il savoir suivre? Et où vais-je inscrire dans ce cas ma fille? En plus vous devez laisser votre enfant deux ans dans cette école même si l’école ne convient pas à votre enfant. Où les ministres inscrivent-ils leurs enfants?
Maria Arena a-t-elle des enfants???
Après les menaces de suppression de dotation pour les écoles refusant de faire passer le test de lecture contesté (quelle place pour le débat démocratique?), voici la suppression des libertés de choix scolaire (quelle place pour l’évaluation de la réalité quotidienne de chaque famille?)… A quand un état totalitaire?
Interview de Marie Arena chez IPM Hier soir on me contacte pour me demander si je veux participer à une interview de Marie Arena à paraître dans la Libre Match et/ou la Libre. Si j’ai une question à lui poser. L’actualité est un peu lourde pour une Ministre Présidente…
Merci à tous pour vos nombreux messages de soutien suite à notre mouvement.
Je vous communique un projet de lettre destiné à être envoyé aux députés et présidents de partis de la Communauté française.
Nous vous demandons, si vous êtes vous aussi contre le décret et pour le maintien de nos libertés démocratiques, de faire suivre ce message à toutes vos connaissances et parents et à communiquer chacun d’entre vous la lettre qui suit aux parlementaires (en copiant/collant les addresses courriels en fin de message) afin de contrer le vote de ce décret impopulaire.
Enfin, si vous n’avez pas encore signé l’une des pétitions, il n’est pas trop tard mais grand temps vu que le vote devrait avoir lieu ce 27 février. Voici l’adresse de la pétition électronique http://www.petitiononline.com/nodecret/
Merci à tous et espérons que notre message sera entendu.
JM Crèvecoeur, Président
AP du Collège St Michel d’Etterbeek
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Lettre ouverte aux Présidents de partis et députés de la Communauté française.
Mesdames et Messieurs les Députés,
Nombre d’entre vous nous ont déjà communiqué leur position de soutien et nous vous en remercions.
Vous n’ignorez pas que l’un des principaux griefs formulé à l’encontre du projet de décret qui sera soumis incessamment à votre vote réside dans la perte de priorité pour les enfants scolarisés dans une école primaire lors de l’inscription dans une école secondaire dépendant du même P.O.
Permettez-nous d’attirer votre attention sur le fait que le Conseil d’Etat, en page 10 de son avis relatif à ce projet, a clairement mis en évidence l’incohérence existant entre les articles 13 et 14, d’une part, l’article 79 § 3, d’autre part.
Laissez passer pareille incohérence, qui ne pourra que donner lieu à de nouvelles joutes juridiques, notamment devant la Cour d’Arbitrage, vous paraît-il compatible avec le travail d’un législateur vigilant et responsable ?
Vous nous permettrez d’en douter.
Par ailleurs, le Groupe Ecolo a récemment déposé un projet de résolution visant à suspendre le vote de ce décret afin d’organiser un réel débat sur bases de statistiques circonstanciées et indépendantes. Nous vous demandons de vous pencher sur ce texte et de l’amender le cas échéant. Cet action est essentielle pour d’éviter de donner un blanc seing à l’administration de Madame Arena pour mettre en oeuvre une telle politique déstabilisatrice voire destructrice des outils de nos enseignants en brimant nos libertés constitutionnelles.
Nous fondant sur les nombreuses signatures des pétitions circulant contre le vote de ce décret, nous ne comprendrions pas que la démocratie soit sacrifiée au détriment de quelconques accords politiques.
Nous espérons que cet appel contribuera à vous donner enfin le courage d’agir librement, en digne représentant de vos électeurs, pour dissuader la majorité gouvernementale de voter le texte qui est proposé, en tout cas tel qu’il est libellé.
Gageons également que les membres de l’exécutif ne pèseront pas de tout leur poids sur le sens de votre vote de membre de l’organe législatif, nous vous prions de croire, Mesdames et Messieurs les Députés, en l’assurance de notre sincère considération et vous renouvelons notre confiance jusqu’au vote du 27 février.
Ecouter est une chose, être entendu en est une autre. En tant qu’électeurs, nous serions désespérement décus qu’à travers nos pétitions et messages, notre voix ne soit point entendue.
Bien à vous,
Signé….
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La phase suivante sera-t-elle la "sectorisation" comme en France ? Autrement dit, l’école imposée en fonction de son domicile ? Les Français arrivent à contourner cela en mettant leurs enfants dans l’enseignement privé, mais en Belgique il y a peu d’enseignement privé, l’enseignement dit "libre" étant aussi soumis au décret Arena.
Alors les parents qui veulent une bonne école pour leurs enfants vont devoir "camper" toute la nuit devan t ladite école, puisqu’il n’y aura qu’une seule date pour les inscriptions; ceux qui ne veulent ou ne peuvent le faire, et qui n’ont aucune envie de se retrouver dans une école médiocre n’auront plus qu’à se tourner vers les écoles néerlandophones, le lycée français (qui a de toutes façons des listes d’attente en permanence) ou les écoles internationales, dont les programmes sont vraiment très différents, et quand on a fait ses primaires en belgique il est difficile de changer de système scolaire.
Bah de toutes façons toutes les écoles vont devenir médiocres, puisqu’il faudra s’aligner sur ceux qui ne suivent pas, qui ne veulent pas travailler, les cas violents, les cas sociaux…
Le mot élitisme est devenu un gros mot, je ne parle pas d’élitisme social ou financier, mais bien d’élitisme intellectuel. La grammaire est trop difficile, ça pénalise certains ? Supprimons la grammaire. C’est un peu ça, l’esprit Arena. De toutes façons, même l’UFAPEC , même le CDH, approuvent une grande partie du décret, à part quelques modifs sur les frères et soeurs ou je ne sais quoi, alors il n’y a personne, absolument personne, pour vraiment gueuler. Le consensus à la Belge, c’est de l’immobilisme.
Pourquoi pas une vraie proposition de loi pour interdire aux partis politiques de refuser d’inscrire quiconque sur une liste électorale ? Au fond, sauf les exceptions prévues par la Loi et la Constitution, tout citoyen a le droit constitutionnel d’être élu. On pourrait donc imaginer d’imposer à tout parti d’inscrire, dans une période déterminée et connue de tous qui précéderait toute élection, dans l’ordre chronologique, tout citoyen qui souhaiterait se présenter. Et bien entendu, aucun motif de refus ne serait admis – tant qu’il y aurait de la place sur la liste…
On en finirait peut-être alors avec le clientélisme politique et la politique "politicienne".
On en viendrait peut-être même à trouver aux affaires des personnes plus concernées par le bien public que par leurs mandats.
On en viendrait peut-être à une vraie politique de l’école – et plus largement, de l’éducation et à régler les problèmes réels.
Et grâce à une vraie éducation, avec beaucoup de patience, on en viendrait sans doute, un jour, à une mixité sociale véritable, spontanée.
La différence ne s’abolit pas par décret.
Lettre ouverte aux Présidents de partis et députés de la Communauté française.
Mesdames et Messieurs les Députés,
Nombre d’entre vous nous ont déjà communiqué leur position de soutien et nous vous en remercions.
Vous n’ignorez pas que l’un des principaux griefs formulé à l’encontre du projet de décret qui sera soumis incessamment à votre vote réside dans la perte de priorité pour les enfants scolarisés dans une école primaire lors de l’inscription dans une école secondaire dépendant du même P.O.
Permettez-nous d’attirer votre attention sur le fait que le Conseil d’Etat, en page 10 de son avis relatif à ce projet, a clairement mis en évidence l’incohérence existant entre les articles 13 et 14, d’une part, l’article 79 § 3, d’autre part.
Laissez passer pareille incohérence, qui ne pourra que donner lieu à de nouvelles joutes juridiques, notamment devant la Cour d’Arbitrage, vous paraît-il compatible avec le travail d’un législateur vigilant et responsable ?
Vous nous permettrez d’en douter.
Par ailleurs, le Groupe Ecolo a récemment déposé un projet de résolution visant à suspendre le vote de ce décret afin d’organiser un réel débat sur bases de statistiques circonstanciées et indépendantes. Nous vous demandons de vous pencher sur ce texte et de l’amender le cas échéant. Cet action est essentielle pour d’éviter de donner un blanc seing à l’administration de Madame Arena pour mettre en oeuvre une telle politique déstabilisatrice voire destructrice des outils de nos enseignants en brimant nos libertés constitutionnelles.
Nous fondant sur les nombreuses signatures des pétitions circulant contre le vote de ce décret, nous ne comprendrions pas que la démocratie soit sacrifiée au détriment de quelconques accords politiques.
Nous espérons que cet appel contribuera à vous donner enfin le courage d’agir librement, en digne représentant de vos électeurs, pour dissuader la majorité gouvernementale de voter le texte qui est proposé, en tout cas tel qu’il est libellé.
Gageons également que les membres de l’exécutif ne pèseront pas de tout leur poids sur le sens de votre vote de membre de l’organe législatif, nous vous prions de croire, Mesdames et Messieurs les Députés, en l’assurance de notre sincère considération et vous renouvelons notre confiance jusqu’au vote du 27 février.
Ecouter est une chose, être entendu en est une autre. En tant qu’électeurs, nous serions désespérement décus qu’à travers nos pétitions et messages, notre voix ne soit point entendue.
Bien à vous,
Chiche que ce décret ne
satisfera pas nos"pédagogues experts en idéologie"et que, à terme,on supprimera la liberté de choix des parents.
Et si on aidait les "mauvaises écoles"
Pourquoi le CDH est-il aussi complaisant.?
Nos "alter pédagogues" ne seront satisfaits que lorsqu’ils auront ruiné notre système scolaire et qu’ils pouront tenter de construire cette "école démocratique" selon leurs idéaux.
Au secours, à l’aide pour nos enfants!
Enseignant dans le technique, je ne pense pas que des parents camperont des heures sous nos fenêtres pour être sûrs que leur enfant soit bien inscrit chez nous. Mais je ne pense pas non plus que les parents qui envisageaient hier d’inscrire leur enfant chez nous vont s’empresser de courir faire la file devant le lycée huppé du coin. Cette mixité sociale imposée est une abérration. Et elle est de plus dommageable dans le sens où elle laisse croire que c’est l’école qui est responsable de l’inégalité.
Quant à une future carte scolaire "comme en France" elle ne changerait rien à la situation de fait de certains quartiers ou communes. Sauf peut-être si les enfants de Mme Onkelinckx sont obligés de s’inscrire au collège du coin !
Ce qui est incroyable avec ce décret, c’est que la lutte contre son vote provoque la mixité sociale.
Si vous regardez l’origine des signataires des pétitionnaires, elle est variée, touche toutes les régions du pays (même la Flandre), toutes les cultures et tous les âges.
Les personnes mobilisées ont toutes plusieurs éléments en commun, elles croient (du moins jusqu’au 27 février) à un avenir meilleur, un monde où les libertés resteraient une valeur et où les partis (qui finalement ne représentent que quelques dizaines de mille de membres tout au plus?) défendraient vraiment les opinions de leur électorat.
Mais nous sommes aujourd’hui face à la dure réalité, les partis défendent leurs politiques et leur mandats avant tout. 12.000 personnes qui se mobilisent (soit finalement un pourcentage équivalent à une bonne frange de leurs membres), ce n’est pas important. Et puis, d’ici le 10 juin ils oublieront pensent-ils? Et bien non, nous n’oublierons pas et resterons désormais vigilants pour contrer cet abcès de totalitarisme (voire de communisme) qui tend à s’installer.
Continuons le débat jusqu’au 27!
Certains députés de la majorité auront peut-être compris que eux-aussi ne sont plus réellement libres…
Comment se fait-il que l’on puisse interdire aux parents de changer un enfant d’école en milieu de cycle alors que les parents ne peuvent pas connaître à l’avance la façon d’enseigner et l’élaboration du programme scolaire, ce n’est qu’après plusieurs mois que les parents se font une idée claire de la situation scolaire. C’est à eux seuls que reviennent le DEVOIR et le DROIT , pour le bien-être de leur enfant, de choisir un établissement correspondant à leurs attentes.
Je m’intérroge aussi sur un autre point, lorsque l’on a un enfant qui entre en secondaire et l’autre qui se trouve en milieu de cycle primaire.
Devra-t-on dès lors se rendre dans deux écoles matin et soir ( l’école du village pour le primaire et une école en ville pour le degré secondaire) alors qu’il serait plus judicieux d’emmener les deux enfants sur un seul site ?
Je pense vraiment que Madame ARENA devrait essayer d’imaginer un seul instant ce qu’il en coûte aux parents de jouer à la courses contre le temps à longeur d’année scolaire, qu’elle devrai écouter les citoyens belges et non aller voir ce qui se passe ailleurs !
Ceci dit ce décret ne fera qu’accroître la quantité de cancres et de plus, sera la base du dégoût de certains enfants en difficultés envers une scolarité de dictature…
Finalement, nous ne sommes plus les parenst de NOS ENFANTS, tout est fait de contraintes et d’obligations, sommes-nous revenus à une certaine époque que beaucoup voudrait révolue ?
Que diriez-vous d’enseigner aux ministres l’origine linguistique de leur titre.
Ministre vient de "minister" qui signifie "le serviteur".
Qui aujourd’hui pourrait se l’imaginer à la lecture d’un tel décret inscription vide de sens si ce ne sont ses objectifs enjoueurs.
Définitivement, les serviteurs semblent être aujourd’hui les citoyens et non les ministres. Que dire des médias qui n’osent prendre en bonne considération plus de 25.000 pétitionnaires et leur faire un digne écho.
Que tout citoyen se rappelle qu’il n’est qu’un serviteur dans la tête de certain ministres et autres parlementaires lorsqu’il ira voter le 10 juin…
Alors peut-être, ils comprendont…
Puisqu’elle est incapable d’améliorer l’enseignement et de subvenir aux besoins de certaines écoles, elle trouve la solution au problème par le nivellement pas le bas.
Ne serait-il pas plus judicieux de se demander pourquoi certaines écoles sont devenues des écoles "poubelles" où l’on y met tous les élèves rejetés des autres écoles? Et si l’enseignement et l’environnement scolaire y était de meilleure qualité, est-ce que la population y serait la même?
Ne serait-il pas plus judicieux que les ministres engagent plus d’argent et de moyens dans notre avenir (nos enfants)?
Une formation convenable pour tous et un environnement sécurisé ou l’on y apprend aussi à vivre en société, est-ce trop demander?
N’Y aurait-il pas un moyen pour que toutes les réactions lues ici soient transmises au Ministère ?
Depuis ce 27 février, que l’on soit pour ou contre le décret, force est de constater que notre démocratie pluraliste est en deuil de transparence, d’écoute et de dialogue.
Plus de 25.000 citoyens ont demandé la suspension du vote d’un décret, présentant des arguments construits et réfléchis, relayés par ailleurs par une opposition constructive.
La majorité, à quelques timides exceptions près, s’est alignée tel un soldat derrière sa Ministre-Présidente, comme s’ils ne faisait qu’un et niant toute spécificité individuelle. Et cette dernière a réfuté en bloc tous les éléments avancés contre son décret, d’un seul revers, n’entendant pas l’écho de la démocratie.
Même la presse ne relata ces évènements que d’une manière discrète ce 28 février, comme si rien ne s’était passé et que 25.000 personnes se mobilisent comme cela, par plaisir ou pour rire.
Décret ou pas, les citoyens méritent qu’on les entende, car eux aussi voteront un jour.
Souvenons-non de cette négation de l’avis de la population, que l’on soit pour ou contre l’objet de ce décret, car demain un autre décret verra le jour et alors nous aussi nous aimerons être entendus…
Je suis d’accord avec la plupart des commentaires précédents. Je voudrais simplement donner une petite analyse personnelle et proposer quelques solutions CONCRETES (que j’espère efficaces) pour améliorer l’enseignement.
Je n’ai que 31 ans, mon analyse est peut-être partielle et orientée, je vous laisse seuls juges. Je ne suis pas enseignant, mais je connais des enseignants.
Cela fait des années que des modifications de notre enseignement sont imposées à la population et semblent constamment favoriser le "nivellement par le bas" de notre société.
Cela est-il dû à la trop longue présence des Socialistes au pouvoir en Région wallonne?
Peut-être…
Les mesures "sociales" sont-elles négatives a priori?"
Je pense que non. Mais il y a mesure sociale et mesure sociale…
I. LE CONSTAT
Mon constat est le suivant : toutes les mesures proposées (et imposées) jusqu’à présent sont des mesures "faciles" à prendre et à tenir, parce qu’elles engagent très peu le portefeuille de l’état. En voici quelques exemples:
1) la suppression des examens en fin de 1re année secondaire. Ceci a permis, sans engagement financier de la part de l’état, de gommer les échecs des élèves en fin de 1re année. Je me demande par contre en quoi cela aura amélioré l’enseignement.
2) la suppression de l’option "latin-grec" (de moins en moins d’écoles proposent cette option, généralement une par P.O.). La raison invoquée est que cette option n’était pas assez prisée. Dans ce cas, elle coûte "en vain". Mais la véritable raison est que ce type de cours participe, selon madame Arena, à l’élargissement du fossé entre classes sociales. Dans ce cas, il faut supposer que nous sommes dans un système communiste, où toute la population est tenue de s’intéresser aux mêmes choses et d’avoir les mêmes connaissances. Quoi qu’il en soit, voilà encore une mesure "sociale" peu coûteuse à notre gouvernement… Les conséquences pour les élèves sont qu’ils sont obligés d’aller dans une école bien précise pour pouvoir suivre cette option (tiens, encouragerait-on les ghettos elitistes?). La conséquence pour les enseignants de cette matière est que leur utilité diminue, ou qu’ils sont obligés de donner des cours qu’il maîtrisent moins (français, histoire, géo…). Est-ce comme cela que l’on produit un enseignement de qualité?
3) Les programmes d’enseignement favorisent la réflexion aux connaissances, et ce dès les premières années. Est-ce une démarche logique? Ne faut-il pas fournir des bases solides pour construire un enseignement de qualité? Il semble que non… Pour prendre un exemple, les enseignants ne peuvent plus, en latin, donner à apprendre des listes de vocabulaires. Seul le vocabulaire des textes vus peut être appris. C’est sûr, on apprend en profondeur une langue en se limitant aux quelques textes vus en classe… On me dira que c’est une langue morte. Oui. Mais connaître un peu de vocabulaire permet aux élèves d’aborder de nouveaux textes, d’éviter le recours au dictionnaire et donc de passer du temps à ce qui les enrichit: l’analyse de la langue du nouveau texte. En outre, il est utile dans la vie quotidienne de connaître ce genre de choses. Cependant, pour savoir qu’elles sont utiles, encore faut-il les avoir soi-même étudiées. Ce ne doit pas être le cas de notre chère ministre… Bref, de nos jours, on apprend à réfléchir et à analyser, mais sans avoir les connaissances élémentaires qui facilitent l’analyse et la réflexion. Un jour, peut-être, l’homme parlera-t-il sans connaître les mots de sa langue…
4) La suppression des devoirs. Cette mesure a été prise parce que certains parents n’ont pas la possibilité, faute de temps, d’espace ou d’envie, de s’occuper des devoirs des enfants. Cela créait donc un décalage entre les enfants aidés et les autres. Là, je dois dire que ce constat m’a appris quelque chose: apparemment, ce sont les parents qui font les devoirs, de nos jours… Je crois qu’on a oublié que les devoirs sont la suite logique d’un cours, et reposent sur une matière vue. Le devoir est la pour permettre à l’enfant de s’exercer. Je reconnais par contre qu’il y a un problème si les enfants sont dans un environnement violent ou s’ils n’ont pas la place (un bureau) pour travailler. Je reviendrai sur ce point dans mes propositions…
5) Il y a tellement d’autres aberrations, mais venons-en à ce fameux dernier décret… Encore un fois, sans que le portefeuille du Ministère soit inquiété, voilà une mesure sociale, prompte à gommer les inégalités. J’ai personnellement connu pendant 2 ans une classe mixte, et j’en ai gardé un très mauvais souvenir : le décalage social ou intellectuel, lorsqu’il est présent dans une même classe, crée des tensions. En aucun cas, elle ne "tire les derniers vers le haut" ni ne crée de nouvelles amitiés. L’exemple typique, c’est la cour de récréation, où les enfants se réunissent naturellement par affinités. Madame Arena a-t-elle agi autrement étant enfant? Mais voilà, c’est une mesure qui semble favoriser les moins bien lotis, qui font probablement partie de l’électorat privilégié de madame Arena. Je me demande franchement qui, de cette partie de la population, va d’un seul coup s’intéresser aux "bonnes écoles" parce que l’heure des inscriptions aura été sonnée par le Ministère… La télévision, pour certaines personnes, est plus attractive que l’avenir de leurs enfants. C’est malheureusement ainsi.
II. LES PROPOSITIONS CONCRETES
Certaines mesures pourraient améliorer l’enseignement. Certaines ne coûtent rien, d’autres demandent un investissement financier.
Dans les deux cas, assurer leur application demande certainement l »un ou l’autre décret. Remarquons que certaines écoles pratiquent certaines solutions que je propose. Mais il s’agit là d’un projet d’école, et non d’un projet de société.
Pour améliorer l’enseignement, il faut un projet de société.
1) Mesures sans coût.
a. Ne pas autoriser les options "poubelles". Dans le général, toutes les options peuvent être dures ou faciles, selon la manière dont on les aborde. Je pense que le général est là pour former les jeunes aux études supérieures, quel que soit leur type. Les cours du primaire, mais surtout du secondaire doivent les y préparer. Il est donc inadmissible que certaines options, évidemment appréciées par les élèves au vu du peu d’efforts qu’elles demandent, soient proposées dans le général et fassent croire à une couche de la population qu’elle a acquis les connaissances suffisantes pour accéder aux études supérieures. Sur une base pareille, c’est l’échec à tous les coups. Il est temps de supprimer les options "Sport" ou "Sudoku" que certaines écoles proposent. Revenons aux options classiques, basées sur les cours suivants: Math, Langues mortes, Langues vivantes et Science.
Dans le même registre, notons qu’il serait temps de se rappeler que Techniques et Professionnels n’ont pas été pensés comme des écoles poubelles. Il n’y a pas de honte à faire des études de ce type. Par contre, il faudrait demander un effort certain aux élèves qui s’y trouvent.
En gros, l’école, quelle qu’elle soit, doit prôner l’effort pour éviter que les élèves (et leurs parents) ne choisissent l’option de la facilité. On touche ici au vrai problème, et aux bases de notre société…
b. Redonner l’autorité aux enseignants. Il fut un temps où le regard du maître suffisait à faire taire l’élève, parce qu’il y avait une notion de respect. Sans vouloir ressortir la baguette et le fouet, je crois qu’il faut néanmoins rendre l’autorité à l’enseignant. Ceci pe
ut se faire assez facilement: en évitant le droit au recours de la part des parents, et en ne supendant pas les sanctions prises (retenues, renvois temporaires ou définitifs, etc.). Une autorité saine devrait permettre aux enseignants de maîtriser les élèves. Je crois, par ailleurs, qu’il faudrait rappeler aux parents aussi que les enseignants sont des personnes respectables…
c. Demander de la rigueur aux élèves. Un exemple: l’orthographe. Il est maintenant interdit à un professeur de sanctionner lourdement un travail ou une interro qui présenterait trop de fautes d’orthographe. Il fut un temps où la première condition pour avoir réussi était de maîtriser la langue, quelle que soit la branche. En outre, l’apprentissage de l’orthographe demande une certaine pratique. La faire pratiquer dans TOUS les cours ne pourra avoir que des répercussions positives sur les élèves.
d. S’appuyer sur les élèves brillants. Un élève brillant est souvent heureux de pouvoir faire profiter les autres de ses connaissances. Et en tant qu’élève, il est parfois plus facile de comprendre ce que dit un autre élève que ce qu’a dit le professeur. Dans certains cas, les enfants trouvent mieux les mots. En outre, il n’y a pas ce "rapport hiérarchique" qui parfois perturbe l’apprentissage. Certaines écoles pratiquent cela, pour le plus grand bien des élèves en difficulté. L’idée est donc de proposer des heures où les élèves travaillent ensemble.
2) Mesures coûteuses, mais certainement efficaces.
De manière générale, l’enseignement s’améliorera si on assure à tous les élèves un espace de travail. Ceci ne peut se faire que dans le cadre de l’école, évidemment.
Par exemple, pour revenir sur le cas des devoirs, une étude OBLIGATOIRE pourrait être organisée dans l’école. Les élèves, dans ce cas, ne pourraient par exemple pas quitter l’établissement avant 18h00, avec étude obligatoire de 16h00 à 18h00. Dans ces conditions, on assurerait aux élèves d’avoir un lieu de travail, et que tous soient mis sur un pied d’égalité, puisque les devoirs seraient personnels (on peut imaginer, si on veut aller loin dans le raisonnement, que les devoirs devraient être remis au surveillant avant de quitter l’école, de manière à éviter les tricheries).
Une mesure comme celle-là demande évidemment du personnel: des surveillants. Pour ce faire, l’état doit INVESTIR. Cependant, cet investissement ne serait certainement pas à fonds perdus: on peut attendre d’une telle mesure un "retour sur investissement", puisqu’elle devrait faire monter significativement le niveau de la société active de demain.
Si le Ministère voulait agir en "bon père de famille", ne devrait-il pas prendre ce genre d’initiatives?
Evidemment, de telles mesures n’encouragent pas la fainéantise, et peut-être est-ce cela qui fait qu’on ne nous les propose pas: l’électorat est une maîtresse capricieuse, dont nos politiciens préfèrent garder les faveurs, fût-ce au détriment de la société.
Je trouve que l’intervention "du Belge" qui me précède et qui n’est pas enseignant, est frappé au coin de bon sens !
Il devrait avoir l’idée d’envoyer son texte aux médias et à notre chère ministre !
Je souscris entièrement aux propositions du Belge (n°38).
A méditer et à faire circuler auprès de ceux qui s’intéressent vraiment à l’enseignement
Je voudrais juste vous faire part d’une petite histoire que l’on m’a racontée lorsque je suis entré dans l’enseignement secondaire, il y a de cela une décennie.
Il apparaissait que quelques années auparavant, les écoliers sélectionnaient leurs amis sur base de leurs tenues vestimentaires (tu portes des marques alors tu viens jouer avec nous !). Mais c’était une histoire pour moi car ce comportement n’avait pas lieu d’être dans l’école où j’étais. Il y avait des enfants dont les parents étaient fortunés, d’autres dont les parents gagnaient simplement de quoi vivre et d’autres qui éprouvaient des difficultés financières. Mais dans mon école, nous n’étions pas là pour lancer des chaises sur les murs ou sur les professeurs, pour taguer les endroits sombres ou pour insulter nos enseignants … nous étions là pour travailler car comme le dit si bien la ministre : "l’enseignement est le plus beau tremplin social!".
J’en déduit que par la force des choses, les écoles ne sont que le reflet de LA société.
Autrement dit, les élèves qui veulent étudier vont dans des écoles où on les poussent à apprendre et ceux qui ne veulent pas étudier vont dans des écoles qui leur apprendront juste les bases.
Je suis convaincu, car c’est également mon cas, qu’un étudiant qui veut réussir même s’il éprouve des difficultés, même s’il redouble une année, fera les efforts qu’il faut pour réussir.
La ministre fait l’amalgame entre des enfants qui éprouvent des difficultés scolaires et des enfants dont les parents sont fortunés… Mais madame la ministre dans le monde où nous vivons, il y a des enfants riches qui ne réussissent pas !!!!
Pour en revenir à cette histoire, je suis CERTAIN que lorsque le décret inscription sera d’application, les enfants recommenceront à s’associer de cette manière.
si les parents ne veulent pas d’une ecole, ils n’ont pas le droit de changer d ecole, meme apres un jour d’ essai. Ce n’est pas pour cela qu’ils laisseront leur enfant dans l’ecole d origine. Cela porte prejudice aux enfants qui sont du cout prives d’ecole, de scolarite et de vie sociale. On leur interdit en faisant de la sorte une education qui est pourtant un droit fondamental
Nous sommes de jeunes parents qui découvront avec horreur et crainte la discussion qui existe autour de la capacité de chacun de choisir tel ou tel établissement pour la poursuite des études de leurs enfants. Nous nous y sommes interressés car notre fils entre en 6ème primaire et qu’il nous semblait « logique » de glâner des infos sur les différentes écoles qui nous semblent être les plus appropriés à notre garçon. Cela n’est déjà pas facile en soit, et d’autant plus compliqué que notre fils est pour l’heure dans une école communale de village, sans lien directe avec un établissement d’enseignement secondaire. Que faire, que choisir, sur base de quels critéres l’orienter vers une école plutot qu’une autre, … Tel était notre questionnement jusqu’à lors.
Dés ce soir d’autres questions vont prendre place, qui seront elles-même le prémice à d’autres et ainsi de suite.
Nous sommes persuadés que bien d’autres parents doivent être dans la même situation que nous, ou pire, sont loin de se douter de ce qui se prépare pour l’avenir de leurs enfants.
N’y aurait-il pas moyen que les écoles primaire puissent déjà informer les parents des futurs entrants dans le secondaire, sur la problématique que représente ce decret ?
A quoi devons-nous nous préparer, et surtout préparer nos enfants ?
Sachans que comme dans tout bon systéme, le meilleur moyen d’entrer quelque part est de connaitre celui qui à les clefs, qu’en sera-t-il de celui qui ne connait personnes ? Ou bien pas la bonne personne ?
D’un autre côté, nous sommes persuadés qu’il faut mettre fin à ces listes d’attente, ces passe- droits, ces priorités qui font que l’un ou l’autre enfant ne peut accéder à l’établissement de son choix, ou que ses parents juge adapté à lui.
L’avenir de nos enfants n’était déjà pas très rose, le voila encore assombri un peu plus.
Comment faisaient nos parents ? Y a-t-il moins d’écoles qu’au paravant, ou plus d’élèves (il me semble pourtant que la pyramide des âges s’inverse), y a-t-il encore un semblant de logique dans tout ce fracas politique et théorique. On parle de nos enfants bordel, et de la liberté de chacun de choisir son type d’enseignement ainsi que de l’orientation qu’il désir donner à sa vie.
Il faudra toujours des mécaniciens, des boulangers, des médecins et des fleuristes, le brassage social à vraiment les reins solides pour soutenir tout ce que’on veut bien lui mettre sur le dos.
Au revoir Belgique terre de liberté, et bonjour Ex-URSS patrie du « fait ce qu’on te dit, quand on te le dit, et où on te le dit ».
Sommes nous prêt à cela ? et nos enfants, puisque c’est d’eux qu’il s’agit au fond.
Attention danger !
Les divers communiqués de presse de notre ministre, Marie Arena, ne vous ont pas encore tout révélé
au sujet du décret inscription 1er degré…
Le nouveau décret, bien plus que donner une date pour le début des inscriptions, implique l’interdiction pour l’enfant de changer d’école en cours de cycle. En clair, cela signifie qu’un enfant inscrit en 1ère dans une école est obligé de finir son 1er degré en 2 ou 3 années au sein du même établissement. Il est donc primordial de choisir l’école qui convient le mieux à SON enfant.
Quand on cherche la meilleure école pour son enfant, on ne se pose pas toujours les bonnes questions en se disant : « Si ça ne va pas, je pourrais toujours le changer d’école ». Eh bien non, ce ne sera plus aussi simple à compter de septembre 2008 !
Et si la presse parle de cet aspect là du décret à notre ministre, on peut s’attendre à ce que celle-ci évoque les clauses d’exceptions qui permettront soi-disant aux élèves en difficulté dans telle école de changer pour une école qui réponde mieux à leurs besoins. Ne soyons pas dupes ! Cette exception nécessitera l’accord de la direction et ne pourra pas dépasser un certain quota (3% de la population).
Avant de faire un choix définitif, s’est-on demandé …?
- Si l’école choisie donnait la chance à chacun de réussir ?
- Y existe-t-il de réelles années complémentaires destinées à remettre l’enfant sur le chemin de la réussite au cas où cela serait nécessaire ? Ces années complémentaires présentent-elles des différences réelles avec l’année que vient de suivre l’enfant?
- L’école choisie prévoit-elle des remédiations, de la guidance, de la logopédie au cas où l’enfant rencontrerait l’une ou l’autre difficulté au cours de son cycle ?
- Le 1er degré d’enseignement est-il complet dans l’école qui a la préférence des parents ?
- Cette école convient-elle au rythme de l’enfant ? Tiendra-t-elle compte de son rythme en cours de cycle ?
- L’enfant, avec sa personnalité, y trouvera-t-il une place où il se sente bien ?
Force est de constater qu’on ne peut pas répondre « OUI » à ces questions dans toutes les écoles, y compris les écoles dites « élitistes ». Ces écoles, où on risque de faire la file, vont-elles justement convenir à chacun ? Les structures existent-elles pour parer à toute éventualité, pas seulement à « Tout va bien, mon enfant suit, il reste à bord, il arrivera à bon port ». En définitive une « bonne » école n’est–elle pas celle qui convient le mieux à chaque enfant, avec ses particularités ?
Bonjour.
Certes,avec ce décret la mixité sociale est assurée.Seulement elle n’est que binaire!
En effet,dans les établissements côtés,il n’y aura plus que les enfants de Rambo et ceux de crésus.
Le premier pour ses capacités de survie exceptionnelles en milieu urbain,passer trois nuits sur le macadam ce n’est pas évident;le deuxième pour pouvoir allonger deux mille euros pour trois nuits automnales à un étudiant.Il est une troisième solution,ignoble celle-là qui consiste à payer quelques litrons de pinard à un clochard!N’étant ni Rambo ni Crésus encore moins ignoble,je suis dans le
désarroi pour l’avenir de mes enfants!
Effectivement, entre les riches qui vont payer des substituts, les femmes/hommes au foyer qui vont peut-être pouvoir dégager du temps sans permission d’un patron et les participants de koh-lanta….je ne vois pas qui pourra être ravi d’un tel décret.
Si en théorie, il part sans doute d’un bon sentiment, ses effets secondaires auraient dû faire réfléchir (pour autant que ce soit possible bien sûr) l’andouille qui a pondu ça…..apparemment il n’en est rien…..
Je ne suis pas encore dans le cas et j’espère que d’ici là une partie du cerveau de certains de nos dirigeants va se remettre à fonctionner….
sinon dans le même ordre d’idée , pour éviter la discrimination dans les boulangeries, on réserve un jour par semaine où on peut faire la file à la commune pour retirer des tickets, on s’assure ainsi qu’une famille n’a pas plus de tickets qu’une autre, ou s’approprie sauvagementl les tickets croissants du dimanche….tous égaux devant les croissants…..
ps (rien à voir avec elio..) : je me demande si on verra des politiciens dans les files…
Ping : Décret Arena ou la dernière grosse blague belge « Lowett Weblog
Je pense que le décret est fondé sur un bon sentiment, mais n’y avait-il pas d’autres injustices à combattre? Certaines écoles délivrent des attestations B uniquement pour se débarrasser en toute « légalité » des élèves dont elles ne veulent pas ou plus. Certains profs (méritent-ils seulement ce titre?) pensent afficher toutes leurs qualités pédagogiques au travers du grand nombre d’élèves qu’ils ont « coulés ». Et on pourrait encore citer bien des cas. On pourrait peut-être commencer par là pour lutter contre les inégalités, non?
Eh bien! N’est-ce pas ridicule ces pseudo-sdf en file indienne sur le trottoir? Tout ces gens qui font cela dans l’ »intérêt » de leur enfant. La belle excuse que le prétexte de vouloir la meilleure instuction pour leur enfant. Pourquoi se voiler la face? Sont-ils au courant qu’il n’y a pas que le Collège St Michel ou le Sacré Coeur de Linthoudt? Beaucoup de bonnes écoles plus petites, moins connues ou qui ont l’air moins « upscale » méritent certainement le détour. Ce décret va obliger les parents à une ouverture d’esprit à laquelle ils n’avaient pas pensé jusque là. Les petits esprits fermés qui ne voit que le « paraitre » d’une école et non sa qualité vont tomber de haut,certes. Mais qu’est-ce que ce sera instructif pour leurs enfants d’apprendre à se mélanger, à découvrir d’autres cultures, à apprendre dès leur adolescence qu’au 21e siècle, on vit dans un monde qui, en fait, n’est qu’un « village ». Cela les aidera énormément tout au long de leur vie (professionnelle, affective). C’est là qu’est le véritable effort à fournir par les parents : mettez vos oeillères de côté, vous vous rendrez compte dans quel monde vous vivez. Tout ne se résume pas à la réputation ou à l’argent. Remettez vos croyances en question et …vous ne serez plus obligé de faire le trottoir !
Ludivine, quel commentaire plein de bons sentiments. Mais qu’est-ce qu’il est simpliste et en-dehors de la réalité. La mixité sociale, est une bonne chose certes, mais elle doit être mesurée! Sinon, c’est un nivellement vers le bas (déjà bien en cours) auquel nous assisterons. La vie ne se fait pas que d’amour et d’eau fraîche. Humaniste ne rime pas avec utopiste…
Alors, quelle n’ a pas été ma réaction de voir ce matin une file d’une cinquantaine de personnes devant l’école de ma petite soeur. Je l’y conduisais quand, arrivée à proximité, je les vois, tous enrobés de gros manteaux et vieux chales de 4 mètres sur 6…
-Bah, qu est-ce qui se passe??
-..hein? Ah, ca… Ils sont la depuis hier soir.
O_O’
Et puis je me rappelle. Haaaa, biensuuur!! C’est les inscriptions…
===> Ils ont campé TOUTE LA NUIT. Ce m’a fait rire, mais je suppose que c’est seulement parce que je n’ai pas d’enfants moi-même. Je ne sais pas si j’aurais envie de passer la nuit au frais en plein novembre (pré-décembre en fait) pour que ma gosse puisse continuer au secondaire.
Mais a propos, encore une remarque, ces personnes qui attendaient étaient plus ou moins toutes du même niveau social. Je ne pense pas que « conditionner » ainsi les inscriptions portera nécessairement à une mixation des classes. Les habitués du général semblent avoir tendance à y rester, de même pour les habitués du technique. Comme quoi, ce décret en réalité ne fait que casser les pieds aux parents qui doivent passer une nuit dehors pour assurer la continuité du parcours scolaire. Pour le reste, inutile de répéter ce qui a été dit. Nous avons un bon éventail des conséquences trèèès positives que portera ce décret. Par chance j ai encore le temps, pas de gosses pour moi pour l instant. C’est a vous, parents, d’assister à la dégringolade intellectuelle de vos angelots ^^’ Et à moi ensuite d’engager des bons à rien, mais ca, ca ne me concernera qu’un peu plus tard…
Je suis pour la mixité sociale et donc contre le décret inscription
« Le constat peut faire mal mais c’est un constat…la procédure d’inscription ne renforce pas la mixité sociale…pire il amplifie le problème en exacerbant la concurrence entre les écoles. Tel est la conclusion sans appel de l’étude scientifique indépendante sur le nouveau décret inscription »
Horreur et damnation, aurais-je rêvé…moi qui justement rêve d’une école cultivant le droit à l’égalité des chances et la mixité sociale,…la flèche n’atteindrait-elle pas sa cible ? J’ouvre grand les yeux et…ouf…ce n’était qu’un mauvais rêve…mais tant qu’à avoir les yeux grands ouverts…ce rêve…n’est-il pas prémonitoire ?
Il est bien entendu trop tôt pour évaluer sérieusement l’impact du décret actuel…mais, en analysant un peu, le doute est vraiment permis. Explications :
Beaucoup de parents, et c’est plutôt légitime, veulent le meilleur pour leur enfant. Comment y répondre non pas individuellement mais collectivement ? Au niveau du monde des écoles, la réponse semble évidente : il faut que l’ensemble des écoles permettent à chaque enfant d’avoir un bagage adéquat (pas que scolaire d’ailleurs) pour se construire un avenir digne de ce nom en donnant à chaque élève la possibilité de construire et d’utiliser pleinement son potentiel. C’est là que l’effort doit être mis. Le « hic », c’est qu’y arriver n’est pas une mince affaire et que les différences actuelles, perçues et/ou réelles, entre les écoles font que certains parents mettent en branle tout un système pour tenter d’obtenir une place dans une école classée dans le bon lot. Et même si cela peut sembler absurde et inhumain que ces parents passent ainsi une ou deux nuit dehors fin novembre dans une file, ce qui n’est finalement pas grand-chose au regard du sésame qui s’ouvre ensuite…tous les enfants de la famille ont la garantie d’une « bonne école ». Un « investissement » bien rentable non seulement pour les années scolaires mais bien souvent aussi pour toute la vie…
Accéder à une bonne école est effectivement un sésame fort important. C’est d’autant plus vrai que, pour les parents de ces futurs adolescents, une « bonne école » ne se limite pas à une école qui forme bien au niveau scolaire : il faut aussi que le cadre qui entoure cette formation soit propice à l’épanouissement de cet enfant devenant adulte. La manière dont est positivement géré le respect des normes mais aussi le respect de soi et de l’autre qu’il soit enfant, professeur,…sont ici essentiels si nous voulons demain une société qui se construit sur la justice et la démocratie.
Le décret part d’une intention courageuse en s’appuyant sur le principe que chaque enfant doit avoir le droit d’avoir sa chance. Mais encore faut-il que cette chance ne soit pas que théorique et, pour cela, le vrai enjeu ce n’est pas prioritairement l’inscription mais le fait d’atteindre une amélioration significative de l’ensemble de nos écoles tant au niveau scolaire que cadre de vie. Le décret inscription serait d’ailleurs nettement moins polémique s’il venait s’appuyer sur cette amélioration et non la précéder (même si des efforts ont déjà été faits). Cependant, attendre cette amélioration est socialement totalement inacceptable…d’autant plus…qu’on risquerait de devoir attendre bien longtemps…. Première conclusion : même si on met la charrue avant les bœufs, s’attaquer à la mixité sociale au niveau de l’inscription se justifie d’un point de vue démocratique et social.
Malheureusement, la manière de le faire semble plutôt renforcer l’inégalité :
Examinons tout d’abord, l’inégalité du décret actuel par rapport aux écoles « prisées » : Cette inégalité est triple : Premièrement, la capacité de mettre en branle tout un système pour tenter d’obtenir une place dans une école classée est fortement biaisée socialement. Ici, c’est une course entre moyennes et grosses cylindrées et si l’on peut constater qu’il y a l’une ou l’autre mobylette, ce n’est que l’arbre qui cache la forêt. Qui planifie et s’organise longtemps à l’avance en étant prêt pour faire l’effort de passer deux nuits dehors ? Qui s’organise pour être « prévenu » et donc présent dès que la file commence ? Qui peut se permettre de choisir entre aller travailler et aller dans la file ou qui peut se permettre de payer des jobistes ? Les personnes plus fragilisées (personnes handicapées, familles monoparentales, femmes enceintes, …) ont-elles aussi ces mêmes facilités ?
Deuxièmement, même si l’on en parle moins actuellement, à l’avenir, afin de se « garantir » une place comme prioritaire, quelques parents plus « astucieux » vont mettre en place d’autres stratagèmes dont le plus immédiat est de modifier les inscriptions dans les écoles primaires. Et là aussi, il y a une inégalité en terme d’accès à l’information, d’anticipation, de capacité d’organisation… Cette priorité dites d’écoles adossées ou avec convention n’est, bien sûr, que temporaire mais ceci sera parfois dramatique pour certaines écoles primaires et peu compréhensible pour les parents à qui on annonce que maintenant tout le monde est sur le même pied d’égalité dans la course à l’inscription….mais qu’il n’y a plus de place…tout étant pris par les « prioritaires ».
Enfin et surtout, l’inscription n’est que la porte d’entrée dans l’école, et la vrai mixité doit se juger à la porte de sortie…mieux vaut être dans une famille qui motive, encadre et suit bien son enfant pour être encore dans la course quelques années plus tard…sans même aborder l’aspect économique. Les écoles « prisées » sont aussi souvent scolairement des écoles exigeantes et les chances de réussite comportent aussi des biais sociaux…ce ne sera pas facile…y compris dans les écoles qui mettent en place des mécanismes d’appui.
Mais qu’en est-il alors de l’efficacité du décret sur les autres écoles ?
Un mot d’abord sur l’impact des files dans ces écoles : les files sont d’abord devant les écoles où hier il y avait déjà bien avant la rentrée au secondaire plus de demandes que de places disponibles. Certaines autres écoles, heureusement pas trop nombreuses actuellement, où il n’y avait pas par le passé de problème aussi aigu d’inscription, connaissent maintenant aussi des files…y compris même quand tout le monde pourra clairement être inscrit…. La médiatisation amplifie le phénomène. D’ailleurs, si j’étais directeur d’école, j’enverrais vite quelques copains commencer une file…car finalement, pour l’image de mon école…vous vous imaginez ! Car c’est un des drames du décret, le renforcement de l’image de l’école à seulement deux vitesses : l’une bonne et l’autre forcément (nettement) moins bonne. Hors rien n’est moins faux, et même s’il y a des progrès indispensables à faire dans le monde de l’enseignement, il y a bien davantage de bonnes écoles que les rares qui ont des « files » et dans la plupart des écoles, vous trouverez de nombreux professeurs, à qui je voue une réelle admiration, qui continuent à croire et à s’investir dans la finalité essentielle de leur métier bien au-delà de l’exercice d’un simple travail.
Mais toutes ces écoles auront beau crier qu’elles sont toutes aussi bonnes ou qu’elles sont bien adaptées à votre enfant en offrant tel ou tel autre avantage…la loi du marché a parlé. Et ici, ce système d’économie de marché mettant les parents dans une position de concurrence exacerbée s’exerce, paradoxalement, par sa main visible, soit par l’hypermédiatisation de quelques écoles…médiatisation prévisible mais contre-productive et, ni souhaitée ni souhaitable.
Revenons à l’efficacité du décret sur les écoles qui les années précédentes n’avaient pas de véritables problèmes de liste d’attente : un décret était-il nécessaire pour elle ? Spontanément, nous pourrions répondre que non. Je pense que c’est une erreur et qu’il convient aussi d’examiner l’impact en terme de mixité sociale dans ces écoles. En simplifiant, je pense que l’on peut distinguer les écoles qui, les années précédentes, avaient encore de la place (peu avant ou même après la rentrée scolaire) et celles qui se remplissaient au fur et à mesure sans toutefois devoir s’y inscrire X mois ou années à l’avance. Pour celles où il restait de la place, le décret sera non seulement inutile mais surtout, nuisible…car il renforce l’idée d’école poubelle dans l’imaginaire collectif …et ce peu importe d’ailleurs le niveau réel de l’école. Rien que pour cet effet là, et par respect pour le corps professoral et sa direction, ce décret mérite d’être sérieusement revu.
Pour les autres, dans le court terme et dans les écoles ne le pratiquant pas encore, il y aura probablement, à l’inscription, une plus grande mixité sociale. En effet, en annonçant une même date pour tous et en la médiatisant, les personnes (tout milieu confondu ce qui était moins le cas avant) vont aller inscrire leurs enfants relativement tôt. Mobiliser tôt et simultanément l’ensemble des classes sociales n’est pas chose aisée. Le décret donne ainsi une opportunité. Mais du coup, il va induire une pression sur ces écoles et à nouveau la mixité sociale sera biaisée par la capacité à sortir gagnant de cette course à l’inscription. Par ailleurs, rappelons que la mixité ne se juge pas qu’à l’inscription et que celle-ci risque bien d’être encore moins atteinte lors d’un éventuel changement d’école…il y a donc au-delà de l’inscription un travail en profondeur à faire pour que cela puisse fonctionner.
Côté positif, toujours pour ces écoles où la pression n’est pas trop forte, le système permettra d’éviter (sauf fraude) quelques passe-droits ou réduira les refus d’inscription pour « raison sociale ». Mais quel est le nombre d’élèves et d’écoles concernées et surtout, cela concerne-t-il vraiment ces écoles à « moyenne ou faible course à l’inscription » ? A défaut d’avoir des données objectives sur le nombre et les lieux concernés, on ne peut se prononcer mais si jamais c’était malheureusement significatif, d’autres approches sont alors nettement plus efficaces pour combattre cette pratique.
Côté négatif, le point qui m’affecte le plus est l’impact psychologique que le décret pourrait, sans le vouloir, avoir sur les enfants. En effet, il provoquera un niveau d’angoisse inutile, découlant de la logique induite du système qui pousse, que l’on le veuille ou non, à considérer que seule telle école est vraiment adaptée à mon enfant, raison pour laquelle je me déplace pour l’y inscrire. A l’angoisse de l’attente (d’autant plus difficile à gérer si je suis placé temporairement en liste d’attente), peut venir se rajouter la désillusion de l’absence finale de place dans l’école « premier choix ». Comment alors expliquer à mon enfant qu’il se trompe quand il me dit « que je n’ai pas réussi à l’inscrire à l’école de la réussite » ? Et ce phénomène sera encore amplifié par le fait que des parents en attente sur une liste « premier choix » mais ayant assuré leurs arrières en ayant une inscription ferme sur une autre liste, ne vont pas rapidement délaisser la liste d’attente. La gestion de ces « autres files d’attentes », celles des files informatiques liées aux inscriptions multiples, est d’ailleurs un des points particulièrement problématiques de ce décret…bien plus d’ailleurs que les files d’attentes dans les rues. Mais pour terminer sur l’aspect psychologique de nos enfants et parents, imaginez enfin, la pression sociale mise sur l’enfant en difficulté scolaire demain dans l’école où justement les parents avaient obtenu LA fameuse place. Malheureusement, il est à craindre que ces enfants provenant justement de cette fameuse mixité sociale ne soient guère épargnés.
En résumé, il est juste de tendre à une égalité de droit entre enfants mais elle doit être fonctionnelle et pas que formelle ou théorique et donc ne peut se limiter au droit d’inscription. La seule approche fonctionnelle et positive sera d’augmenter globalement le niveau de l’enseignement et de travailler sur le cadre qui entoure la fonction scolaire. L’objectif est d’avoir un environnement respectueux et un enseignement de qualité permettant à ce que chaque enfant puisse construire, en puisant au maximum dans son potentiel, un bagage adéquat pour son avenir. Ce travail doit se faire dès la crèche et l’école primaire en améliorant les structures actuelles. Car, l’iniquité de notre enseignement ne résulte nullement de l’existence de très bons établissements scolaires mais de la différence scandaleuse, de niveau et de cadre, qui existe entre les écoles dans notre communauté. C’est en tirant vers le haut que nous grandirons et non l’inverse. Les mesures et moyens existants sont à ce niveau nettement insuffisants mais plus encore que des mesures, cela nécessite souvent un changement de mentalité et de pratique qui ne dépendent finalement que relativement peu des décrets et des questions de financements.
Plus spécifiquement, au niveau du décret inscription, celui-ci ne permettra pas d’augmenter la mixité sociale, même si à la marge, il produira quelques aspects positifs mais aussi d’autres plus négatifs. Pensez que sans le modifier fortement, cela fonctionnera comme dans la Communauté Flamande est une erreur car le niveau d’enseignement y est nettement meilleur et les critères de priorités choisis, facilitent cette mixité (sauf pour les francophones !).
En conclusion, osons d’abord reconnaître qu’à moyen terme, l’atteinte d’une véritable mixité sociale au niveau de l’ensemble d’une communauté demeure, au moins partiellement une inaccessible étoile. Mais nous pouvons aussi travailler pour que cette étoile qui nous guide soit bien plus qu’un simple point lumineux dans le ciel. Et, au niveau de l’inscription, il existe des pistes très concrètes pour réellement augmenter le niveau de mixité sociale et d’utiliser ainsi davantage l’école comme ascenseur social et comme lieu de citoyenneté.
Pour pouvoir en débattre, il faut d’abord accepter de sortir du rêve…et d’évaluer donc sans tabou ce décret. Cette évaluation ne devra pas, malgré sa médiatisation, se centrer trop sur le fonctionnement des inscriptions (files, priorités, inscriptions multiples,…) car, ce qui importe, c’est d’évaluer ce décret par rapport à son objectif visé, celui de la mixité sociale. Et j’espère sincèrement qu’il en sortira que mes propos ci-dessus ne soient finalement qu’un mauvais rêve.
Merci à vous d’avoir lu jusqu’au bout.
Vous etes préparé sur la question Cesan, merci beaucoup, votre post est complet, je ne peux qu’être d’accord avec vous.
Maintenant, étant donné que je suis encore relativement jeune, je ne peux m appuyer sur mes connaissances en matière pour donner un avis valable sur la question. Mais je me demande une chose (suite à une découverte faite il y a quelque jours): j ai lu que le changement fondamental de niveau scolaire en Belgique s’est opéré en début des années 80. Avant cela, nos écoles primaires et, en moindre importance mais quand meme, nos secondaires, toutes deux prises globalement, étaient inscrites parmi les meilleures en Europe. Ce n’est seulement après 80 que le niveau a considerablement baissé et que sont nés les établissements dits « poubelle ». Certains diront « C’est parce qu’il y a eu une vague migratoire qui a rempli nos ecoles de mauvais elements… ».
De mon coté, je n ai pas pu m empecher de constater que durant cette periode furent adoptees des reformes scolaires qui ont induit l etat a couper considerablement l apport financier à l enseignement, menant au licenciement de nombreux professeurs et à bien d autres désagréments.
Voici mes questions:
-serait ce en faisant un pas en arriere et en réinvestissant un peu plus dans l enseignement que le niveaux GLOBAL peut s ameliorer?
-si c est le cas, ne pensez vous pas que c est plutot dans cette voie qu il faudrait agir, non pas pour « mixer » les classes sociales mais plutot pour uniformiser le BON niveau scolaire de non enfant?
La derniere est plus sarcastique qu autre chose… mais bon, puisque je suis jeune et que je suis la :p
-A votre avis, pourquoi notre chère ministre et le groupe d intellos qui l entoure a choisi ce décret inhabituel pour arranger cette crise de l enseignement?
Hum Hum…
Je sais que ce n est pas facile pour l etat de subvenir aux besoins de tout un chacun, mais il s agit de futurs citoyens, je pense qu on leur doit bien ca.
Comme beaucoup de gens, d’une part je pense que l’objectif du décret est louable (égalité des chances, éviter les écoles ghetto) mais que d’autre part, il n’a pas abouti. Il faudra faire une évaluation objective de ce qui s’est passé (par un organisme indépendant de ceux qui ont voté le décret). La compétition stupide de file indienne à laquelle on a assisté dans de nombreuses écoles ne mène pas à une situation plus juste (car ceux qui s’organisent pour faire la file, ou qui paient des gens pour le faire à leur place, sont en majorité des privilégiés). Pourquoi ne pas remplacer ça par un processus qui prend en compte des critères équitables comme la proximité du domicile (ça minimise le CO2 produit), avec in fine un tirage au sort si nécessaire ?
Est-il bien normal d’obliger les parents à camper plusieurs jours devant la porte d’une école où ils souhaitent inscrire leurs enfants ? De provoquer un risque de pugilat, devant les écoles alors qu’avant aucun problème d’inscription ne se posait…Eh oui j’habite près de deux écoles renommées où vont d’ailleurs mes fils…jamais de problèmes les inscriptions étaient bien gérées..puis voisci Madame Arena et sa stupidité et les problèmes commencent…D’autres ordres moins connus en provenance de son cabinet avaient d’ailleurs déjà posés multes problèmes debonne organisation dans les écoles….
Un ministre de l’éducation nationale ne devrait-elle pas plutôt veiller à l’amélioration de la qualité de l’enseignement dans les établissements dit « mauvais » en lieu et place de semer la pagaille dans les autres…
Ping : Association des Parents - Centre Scolaire Blankedelle & Collin » Décret inscription voté le 28 février 2007, le connaissez-vous vraiment ?