La proposition de Frank VandenBroucke et Guy Vanhengel de restreindre l’accès à l’enseignement flamand de Bruxelles avait provoqué plusieurs réactions. A l’heure du grand débat qui a entouré le décret inscriptions, Françoise Bertieaux avait d’ailleurs ironisé à propos de la réaction de Marie Arena qui en avait appelé à la liberté constitutionnelle de choix des parents.
Ce samedi, Elio Di Rupo y va de sa petite contribution dans la question du bilinguisme et de l’apprentissage des langues en Communauté Française. Il propose d’organiser un enseignement bilingue dans des écoles de Wallonie, de Flandre et à Bruxelles. Les professeurs se rappelleront du slogan de sa collègue ex-Ministre de l’Education tous bilingues en 2001
, resté, c’est peu dire, lettre morte. Le succès des expériences d’immersion linguistique dénote que cette question n’est délaissée ni par les parents, ni par les élèves, ni par le monde éducatif.
Les réactions de l’autre côté de la frontière ne sont pas du tout positives. Le Ministre Vandenbroucke n’est pas favorable à cette mesure (pourquoi précisément d’ailleurs ? ), mais avance plutôt l’idée d’une collaboration sous forme d’échanges avec les élèves, les enseignants et les directions. Les pourparlers avec notre Ministre de l’Education Marie Arena concernant l’enseignement bruxellois se borne à la gestion administrative des présences et inscriptions dans les écoles. Guy Vanhengel, à l’origine de la proposition de filtrer les inscriptions dans les écoles bruxelloises, n’est pas non plus partisan d’écoles bilingues dans la capitale.
Je frémis à l’idée d’écoles bilingues. Nous n’avons pas de bonnes expériences d’institutions bilingues à Bruxelles [1]
Notes
[1] Guy Vanhengel, Métro, page 2, 12/02/2007
Voici une réflexion sur le sujet.
Lorsque l’on perçoit le sérieux pédagogique dans le décret inscription récemment voté en Communauté française et sa cohérence avec d’autres décrets existants, comme le décret mission qui parle de continuum pédagogique jusqu’à la fin de la seconde année du secondaire; ou encore comme le décret immersion en préparation qui ne prévoirait pas dans sa version actuelle de test lors de l’inscription, on frémit à l’idée poursuivie en proposant le concept d’écoles bilingues. Imaginez donc les nouvelles incohérences à introduire dans la législation décrétale.
Appliquerait-on également dans ces établissements le principe d’inscription "premier inscrit premier servi?" cheval de bataille de notre chère Ministre-Présidente. Ou alors ce type d’enseignement serait-il soumis à une compréhensible dérogation à ce principe rétrograde et anti-pédagogique?
IL est grand temps que l’enseignement soit repris en main par une pédagogique suivie et réfléchie et que nos politiques n’en fassent plus un creuset pour expériences idéologiques visant des résultats électoraux à court terme.
En outre, quelles seraient les contre-parties politiques et constitutionnelles laissées en friche pour obtenir ce type d’écoles?
Définitivement, une franche collaboration entre Communautés est préférable à ces propositions politiciennes ne plaçant pas l’enfant au centre du débat…
Michel
je suis pour l’enseignement bilingue mais le problème c’est qu’il faut des profs qualifiés qui savent parler correctement le néerlandais et ça c’est pas évident…
Il faut aussi commencer ça tôt, en maternelle.
Je suis bilingue. Vis en Wallonie et j’ai eu mon éducation en Flandres ; je travaille en Wallonie. C’est possible ! Mais à quel prix. Faut être solide.
Quelle mentalité lamentable des deux parts du pays ! Mon avis est que la frontière linguistique est la source de tous ces maux. Que l’enseignement officiel de la Belgique doit être bilingue ; Mon voeu est qu’il y ait un nettoyage dans le système politique ; que la Belgique a besoin de simplicité et qu’on laisse la population plus s’exprimer et prendre la responsabilité par un référendum ! Que les étrangers qui ne veulent pas s’enseigner/et travailler ici en Belgique doivent retourner à leur pays d’origine.
Je suis tout à fait d’accord avec la position de Elsje. Etant francais, bientôt résident belge, travaillant en Flandres, je ne comprends pas du tout ce positionnement sectaire de vos politiques. L’apprentissage des langues étrangères par opposition à la langue maternelle devrait être le but de tout système scolaire. En Lorraine, en Alsace, nous essayons d’enseigner l’allemand à nos enfants, alors pourquoi les Belges qui ont la chance d’avoir 2 langues pour un même pays n’essaient-ils pas d’apprendre la langue de leur voisin? En France, notre devise est :Liberté, Egalité, Fraternité.
La Liberté est garantie grâce à notre système politque. L’Egalité reside dans l’apprentissage général des 2 langues (il n’y aura plus de Flamands ni de Wallons) et vous vous garantirez la Fraternité entre toutes les communautés du pays.
Un peu de courage politique des 2 cotés ne ferait pas de mal à votre beau pays.
L’enseignement bilingue est un grand atout pour la vie future.
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De nombreux enfants de part le monde ont déjà profité avec succès de ces outils merveilleux !
A très bientôt