Pénurie : bientôt la fin des DPPR ?

La question de la pénurie d’enseignants est ressortie en Commission de l’Education[1]. Marie Arena a répondu en avançant plusieurs chiffres : un tiers des enseignants viennent d’entamer leur carrière et on note une augmentation du nombre d’étudiants dans les filières pédagogiques (plus de 20 % pour les futurs instituteurs et régents)[2]. Pour la Ministre de l’Education, la question de la pénurie ne se résume pas à un flux entre professeurs entrants et sortants, mais il s’agit aussi d’une question d’organisation

  1. des classes : Le nombre moyen d’élèves par classe est très bas nous rappelaient dernièrement les indicateurs de l’enseignement;
  2. des écoles : les bassins scolaires résoudront-ils cette mauvaise répartition des écoles sur le territoire et la concurrence établie entre celles-ci ?

Le système des DPPR (forme de prépension des enseignants à 55 ans) devrait être maintenu jusqu’en 2009, fin de la convention sectorielle. Au-delà, un autre système de fin de carrière devra être mis en place. Il s’agirait de mettre en place un autre système de fin de carrière anticipée [3] mais surtout un formule de fin de carrière allégée qui valoriserait l’expérience acquise. Le tutorat permettra aux enseignants plus âgés, déchargés de leur classe, de former les enseignants débutants.

Notes

[1] Lire les débats parlementaires

[2] Mais combien arrêtent au cours des cinq premières années ?

[3] Est-ce que celui-ci arrivera à se conformer au « pacte des générations » du gouvernement ? Cela devrait logiquement allonger la durée de travail des enseignants, interdisant les « pensions anticipées »



Vos commentaires

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  1. moune48 dit :

    Et voilà..c’est ce que j’ai toujours demandé de faire en fin de carrière !!être titulaire de formation pour les jeunes ..et maintenant c’est trop tard sans doute !! alors que j’ai tant de choses à transmettre ..flute et flute ….je suis en colère que l’idée ne sorte que maintenant !!
    A moins que je ne puisse réintégrer l’enseignement ???SVP….madame la ministre …..contactez moi….
    :-) )

  2. Vive l'école dit :

    Je n’ai que 40 ans et donc encore quelques années de carrière devant moi. Chouette!!! Je reçois chaque année des stagiaires – essentiellement féminines – dans ma classe. J’agis comme cela pour surtout partager mon expérience. Donc, je suis favorable à ce type d’aménagement de fin de carrière. C’est une façon de ne pas tout à fait couper les ponts. Du moins plus en douceur….
    Suite au prochain épisode.

  3. marie_1971 dit :

    Moi, je n’en ai que 36… mais je trouve la formule intelligente … Mais comme sait Thomas … il faudra que je voie pour y croire…

  4. rincevent dit :

    et bien moi j’ai … 55 ans … l’âge de la DPPR. L’année prochaine je passe en 3/4 temps et après … ????
    Pour être franc je suis un peu las de faire année après année toujours la même chose et pourtant j’aime ce métier.
    Sans être présomptueux je trouve qu’en fin de carrière on a acquis une bonne dose d’expérience et la partager ça serait bien. Mais comment ? Les projets de Mme Arena c’est beau mais il y a des élections avant, non ?

    BH

  5. SPASSIBA dit :

    Je ne crois pas qu’il manque d’enseignants… Peu, très peu de postes sont vacants au 1er septembre en tant que titulaire.
    Je crois que les écoles manquent d’enseignants acceptant les contrats de polyvalance dans plusieurs établissements et des remplaçants. Ce n’est pas évident, même jeune, même motivé, de trouver un poste. Des recrutements supplémentaires ne changeraient rien à mon avis.
    Par contre l’avis du tutorat est une belle idée

  6. pascal dit :

    Si, il manque des enseignants. Sinon comment expliques-tu qu’un poste de prof de religion soit vacant dans mon école depuis le début de l’année ? Et pourquoi n’arrive-t-on pas à remplacer un prof de langue pour un temps plein d’un mois, un prof de technique professionnel pour trois mois et un prof de sciences pour deux mois ? Et ce n’est pas faute d’avoir frapper à toutes les portes !

  7. keskispas dit :

    Je suis titulaire du CAP en français parlé(arts de la parole).Après un remplacement de 2 semaines (ens.sec.AESI français),je me suis vu refuser l’obtention de la dérogation des titres B ainsi que le paiement de mes prestations que j’ai effectuées à la plus grande satisfaction des élèves,du titulaire du cours,des collègues et de la direction!!!Je me suis donc retrouvée sans emploi et me suis vue contrainte de refuser toutes les offres qui ont suivi.Cette situation dure depuis 2 ans et j’ai introduit à l’époque un dossier en communauté française.Il parait que ça va bouger pour la prochaine rentrée scolaire.???

  8. Chrisben dit :

    Si on a des classes avec peu d’élèves dans les ateliers du professionnels , il est temps d’ouvrir des IPPJ car les rues vont déborder de jeunes non scolarisés.
    Quand on demande au SAJ de Namur d’intervenir il reste à attendre le mois de mai pour faire le suivit d’élèves en rupture scolaire.
    De qui se moque t’on ?

  9. Affligé dit :

    Les indicateurs de l’enseignement mélangent les chèvres et le chou ! Bien sûr que le nb d’élève par classe est bas quand on prend en compte les actifs, les malades, les intérimaires, les détachés !
    Mais moi en 3P, j’ai 19 élèves et je ne trouve pas ça normal !

  10. xavier dit :

    Le tutorat des jeunes ensignants…

    Ce n’était pas une idée du ministre Hazette? Idée qui n’avait pas été approuvée à l’époque.

    Mais pour uen fois qu’une idée d’Arena est bonne, oublions que cette idée n’est pas d’elle.

    Xavier

  11. viviane dit :

    "Le nombre moyen d’élèves par classe est très bas nous rappelaient dernièrement les indicateurs de l’enseignement"

    Eh bien en voilà une nouvelle surprenante, en tant que titulaire en primaire , la moyenne chez nous est de 25 à 30 élèves par classe, c’est vrai c’est un peu peu…. à quand les auditoires comme à l’unif!!! Ce serait un petit peu plus gérable au point de vue espace! sans rancune!

  12. GEGE dit :

    A LA RESPONSABLE
    IL EST TOUJOURS UN PEU TARD QUAND ON MET LES PROFS DEVANT DES CHOIX
    ON SE TRACASSE QUAND IL EST TARD
    IL VAUDRAIT MIEUX NOUS éCOUTER QUAND ça marche bien au lieu d’inventer des méthodes d’enseignement qui ne donne que du travail aux profs et des droits aux élèves
    les profs sont seuls des professionnels de l’école
    à méditer
    Bons congés d’étè non payés
    28 ANS DE SERVICE

  13. Mullan dit :

    J!ai 53 ans et j’ai toujours été passionnée par mon métier que j’ai d’ailleurs exercé à temps plein depuis le début dans des écoles techniques avec des élèves souvent difficiles . Je me suis donnée à fond dans mon métier et les élèves me l’ont bien rendu ..
    Avec un diplome universitaire j’aurais pu faire un meileur choix financièrement mais j’ai choisi un métier me permettant d’être en contact avec des jeunes et de les préparer à leur avenir.
    Malgré toute cette bonne volonté il faut admettre qu’il m’est de plus en plus difficile de donner mes cours vu la tension nerveuse que cela impose ( faut entrer dans une classe de 20 jeunes et tout gérer pendant 50 minutes sans faiblir ) et je quitte rarement une classe sans migraine, mal de dos, stress….
    Je suis donc obligée de reconnaitre que ce métier passionant devient pénible, si pas impossible à exercer physiquement quand on prend de l’âge et je me vois mal continuer dans ces conditions pendant 5 ou 10 ans.Pourtant je n’aurai pas droit à la diponibilé à 55 ans car néé un tout petit peu trop tard…
    A méditer ……

  14. BES dit :

    Bien d’accord avec « MULLAN » qui précède.J’ajoute que l’on peut se demander si le tutorat va réellement aider à quelque chose.Pour « l’ancien « prof,le stress et le contact avec les élèves ne va rien changer.Son autorité sur les élèves ne fera qu’occulter les imperfections du jeune enseignant.
    Finalement qu’est-ce que la société va gagner de plus à mettre un tel système en place?
    Faire reposer l’autorité des jeunes profs sur celle des anciens ?
    En D (AA) ou (++) je vous souhaite du plaisir.De plus aucun distinguo n’est fait entre les écoles
    « bcbg » et celles des quartiers défavorisés.Entre la ddpr d’un prof du professionnel, d’une puéricultrice à Bruxelles ou Molembeek ou d’un directeur tranquille d’une petite école de province…
    Si la ddpr était nécessaire entre 1995 et 2009 qu’est-ce qui à changé ?Rien :c’est pire encore!
    Courage collègues il reste ….la mise en maladie…qui n’arrengera d’ailleurs personne mais qui sera incontournable. (29° année dans le technique et professionnel en D++ et 52 ans….)

  15. BES dit :

    ups désolé:lire « dppr » en place de « ddpr » et »arrangera » en place de « arrengera »….merci

  16. BES dit :

    En ce qui concerne la « vision » d’Arena….Elle pense que les enseignants inscrits en régendats/bacheliers ou nouvellement engagés dans l’enseignement « combleront » les départs.GRANDE ILLUSION,Madame la Ministre.Les jeunes enseignants quitteront leurs classes intennables dans un cas sur deux au moins.
    Les conditions de travail et de traitement,les relations avec les directions,les relations avec les parents sont tous des éléments qui feront fuir les jeunes candidats.Pour finir dans cinq à dix ans,un nombre considérable d’enseignants seront des articles 20/titres B,qui participent à niveller
    par le bas à la considération que la société réserve aux enseignants.Bientôt plus besoin de titres
    pédagogiques et de compétences pour enseigner….Merci amis socialistes !!!!(il est vrai que cela permet de mettre des incompétents au travail par placement d’amis politiciens,chefs d’établissements
    complices et actifs dans ce domaine et incompétence des services ad hoc de la CF:de plus cela coûte beaucoup moins cher à la CF en matière de paiement.
    Courages chers collègues:nous n’avons pas dit notre dernier mot!

  17. Cordulie dit :

    J’ai bientôt 51 ans et suis institutrice dans une école d’enseignement spécialisé.
    Je ne regrette pas d’avoir choisi ce métier, créatif et diversifié.
    Mais depuis 3 ou 4 ans, je suis fatiguée…
    Est-ce moi qui vieillis ou les enfants qui ne sont plus comme avant ?
    Je les trouve de plus en plus dissipés,agressifs, irrespectueux…
    S’absenter sans motif, venir sans son matériel scolaire, cochonner ses cahiers ,injurier et frapper les autres enfants, parler grossièrement à son enseignant, dégrader le matériel scolaire, voler…sont choses courantes.
    Nous devons de plus en plus tâcher de remédier aux lacunes familiales en matière d’éducation.
    Pire,les parents non seulement ne nous soutiennent pas mais au contraire, à la maison,devant leurs enfants,parlent de nous avec haine !
    Nous devons expliquer, justifier chaque fait et geste, chaque réprimande, chaque sanction prise à l’égard de leur cher petit ange qui n’a jamais rien fait de mal (et qui dès le retour de l’école se permet de plaindre, ayant très vite compris que ses parents lui donnent toujours raison…).
    Si encore je pouvais me consoler en rêvant du futur des enfants qui me sont confiés…
    Les imaginer heureux, dynamiques, plein d’entrain, de projets…
    Non: les 13 enfants de ma classe (de 10 à 12 ans), pataugent dans la choucroute, et sont tout juste arrivés au niveau d’une fin de première-début de deuxième primaire.
    Je me tracasse, je m’investis, j’essaie d’innover, de trouver des activités motivantes, actives, ludiques, je me donne depuis des années…à quoi bon?
    Eux ne s’en font pas, ils seront au CPAS comme papa et maman, et alors?
    Ce n’est pas ça qui les empêchera d’avoir, comme leurs parents, 2 TV à écran plat, un ordinateur portable, 1 GSM par membre de la famille, des MP4 (le MP3 est dépassé parait-il…), une Nitendo et que sais-je encore?
    Tout ce qui sort , au fur et à mesure que celà est mis sur le marché…
    Ca n’empêchera pas non plus leurs nombreux enfants de partir « en vacances » (comprenez en classe de dépaysement), l’Amicale de l’école paiera …
    Et on parle de supprimer la DPPR ?
    Accompagner les jeunes enseignants?
    Je ne suis pas certaine que ces jeunes diplômés en soient heureux …
    Avoir un(e) vieil(le) enseignant(e) collé à ses baskets pendant des années ? Les pauvres! Quel stress!
    Autre chose: je croyais que les caisses étaient vides?
    On a de l’argent pour payer les jeunes et les vieux travaillant en équipes mais pas pour payer des DPPR ?
    Je ne comprends pas, il doit y avoir une astuce….

  18. Cheffert dit :

    Une question
    J’aurai 55 ans le 31 décembre 2009 à 19h45
    aurai-je encore droit à la dppr
    merci de » votre réponse

  19. Raymond dit :

    Depuis le 1er septembre 2006 je suis en DPPR de type IV à 1/2 temps.Peu avant la Toussaint 2007 deux de mes élèves adolescents m’ont enregistré à mon insus sur leur GSM. J’ai 57 ans et je n’accepte pas cette manière de faire. Je me suis senti profondément violé dans mon métier d’enseignant. J’ai saisi un des deux GSM et j’ai été le déposer sur le bureau de mon directeur en lui disant que je n’acceptais pas d’être enregistré à mon insu. Le diro trouve que le GSM est un outil du monde actuel et que d’ailleurs les enseignants ont aussi un GSM.Je n’ai reçu aucune aide de mon P.O.. Entre la Toussaint et Noël, c’est avec des pieds de plomb et une hantise que je suis retourné en classe. Je suis en congé de maladie depuis Noël et régulièrement je vais en traitement chez une psychiatre. Je ne pensais jamais terminer ma carrière ainsi. Lorsque j’ai déposé un document sur le bureau du diro, je l’ai informé que le médecin m’a mis en congé de maladie jusqu’au trente juin. Il a levé la tête de l’ordinateur et il a prononcé deux mots qui vibrent toujours dans ma tête: « bonnes vacances… »
    J’introduis une demande de DPPR de type 1 pour le 1er septembre.
    Je regrette d’avoir déposé le GSM sur le bureau du directeur. C’est à la Police que je devais le porter et déposer plainte contre ces deux adolescents.

  20. Raymond dit :

    Je termine mon message. En dépression post-traumatique, on a l’avantage d’avoir beaucoup de temps à soi. La preuve: bonjour l’insomnie. Ce que ces deux adolescents m’ont fait me fait plus mal que si j’avais été bardé de coups. J’avais confiance en eux. J’avais toute confiance en eux. Petite école, on se connaissait depuis des années.
    Il faut maintenir à tout prix le système DPPR car lorsqu’on arrive au bout du bout, et cela arrive parfois très vite sans prévenir, la DPPR est un moyen de sortir de la classe,du système, de souffler, de se protéger même si au final, on est pénalysé par une nette réduction du traitement en attente de la retraite définitive à soixante ans. Il y a une vie après l’école.

  21. anne dit :

    Bonjour,
    Je suis née en 1954 et j’envisage de réduire mon horaire l’an prochain et de partir en DPPR en avril ou en juin 2009. Mais j’ai beau fouiller les sites, je ne trouve rien sur ce à quoi je peux m’attendre d’un point de vue financier. Qui peut m’aider ?

  22. Jipi dit :

    Cheffert, d’après les derniers renseignements, la DPPR serait maintenue jusqu’au 31 décembre 2009, mais la demande doit être introduite au moins un mois à l’avance d’après ce qu’on m’a dit.

    Raymond, il faut absolument que vous demandiez de l’aide à votre syndicat. URGENT. Attitude inadmissible des responsables de votre école.

    Anne, difficile de répondre à votre question, car des données manquent : plein temps ? quel niveau ?

  23. GD dit :

    Bonjour.
    En réponse à la question posée par Anne, je vous fais part de ma propre expérience.

    Je suis né en décembre 1952. J’ai commencé ma carrière en septembre 1972 et j’ai enseigné sans interruption à temps plein jusqu’au 31 janvier 2008, soit une ancienneté d’un peu plus de 35 années. Je suis en DPPR depuis le 01 février 2008 (Un mois après mon 55e anniversaire).
    Mon traitement mensuel net actuel équivaut à 73,75% de mon dernier salaire en fonction.
    Attention: l’ancienneté doit être prise en compte puisqu’elle intervient dans le calcul du traitement brut annuel: 35/55 environ dans mon cas, soit +- 64%.
    En principe, vous aurez droit également à votre pécule de vacances et à la programmation sociale de fin d’année, réduites dans les mêmes proportions probablement, mais j’attends de les toucher pour en être sûr…
    En espérant que cela puisse répondre à votre question.

  24. EL dit :

    Bonjour,
    Demande de complément d’information à GD.
    Je serai bientôt dans des conditions d’ancienneté similaires aux vôtres.
    Votre traitement mensuel net en DPPR représente 73,75 % de votre dernier salaire net ?
    Pour ma part, je croyais qu’il représentait environ 62 % du net …
    Si j’ai bien compris, cela m’encouragera à prendre ma décision.
    Merci pour les renseignements.

  25. GD dit :

    Bonjour,
    En réponse à EL.
    En ce qui me concerne, voici les chiffres exacts: 65,28 % du dernier traitement mensuel brut, soit 73,59 % du net. Donc les 62% auxquels vous faites allusion correspondent plutôt au traitement brut. Bien-sûr, le montant que vous percevrez dépend de votre situation familiale (personnes à charge, conjoint actif ou non) … ainsi que de la durée de votre carrière (ancienneté, service militaire éventuellement).
    Si vous souhaitez obtenir des renseignements précis qui correspondent à votre propre cas, vous pouvez contacter par téléphone l’Administration générale des Personnels de l’Enseignement du Ministère qui vous concerne. On vous donnera volontiers le pourcentage exact de votre traitement brut actuel.
    En espérant avoir répondu à votre question et vous avoir aidé(e) à prendre votre décision.

  26. Claudine dit :

    Bonjour
    je suis née en août 56
    je souhaiterais connaître les probabilités de reconduction de la DPPR pour les personnes nées comme moi cette année là, la presse laisse sous entendre une reconduction …
    je travaille depuis 1976 en enseignement primaire spécialisé de T2 et il me semble qu’il est nécessaire dans ce type d’enseignement de se retirer à 55 ans
    j’aime beaucoup mon métier et suis engagée et le resterai dans l’associatif mais j’ai envie de laisser la place aux jeunes pour mes élèves
    c’est un travail intéressant enrichissant et qui demande beaucoup d’énergie physique …
    je ne souhaite pas que mes élèves soient limiter dans leurs projets à cause de mon âge!
    merci de votre réponse …

  27. JonathanF dit :

    Les DPPR seront maintenus jusqu’en 2011 au moins…

  28. Cordulie dit :

    …et au-delà j’espère !
    On veut nous tuer pour ne pas avoir à nous payer la pension ou quoi ?
    Pension pour laquelle nous avons payé tout au long de notre carrière !
    Moi, si on supprime les DPPR avant mes 55 ans, je crois que je ne pourrai plus me retenir…
    Entendez par là me retenir de donner les claques que certains méritent !
    Ca fait des décennies que je mets mes mains en poche afin qu’elles ne partent pas toutes seules…
    Hey, les politiciens, oyez oyez ! J’ai une idée : et si on payait les DPPR avec la caisse de chômage ? Cela ferait plaisir à beaucoup de jeunes qui pourraient prendre nos places (je connais plusieurs jeunes temporaires qui commencent à me demander mon âge d’un air intéressé….)
    Et je repose la question : comment se fait-il qu’on a les moyens de nous payer pour guider les jeunes enseignants mais pas pour nous permettre d’arrêter ?
    Deux profs, 1 jeune et 1 vieux, pour une classe coûtent moins cher qu’un jeune au travail et un vieux au repos (bien mérité!)? Moins cher aussi qu’un jeune au chômage et un vieux au boulot?
    J’ai beau retourner les situations dans tous les sens, je ne comprends pas l’astuce financière !
    A moins que…comme je l’ai dit plus haut, vous n’espériez nous tuer au boulot !

  29. pierre dit :

    Quel est le traitement qui est pris en compte pour le calcul de la DPPR ?
    S’agit-il du dernier traitement perçu ?

  30. Cordulie dit :

    Rentrée des classes …j’étais motivée mais ! Mais je n’aurais pas du allumer la radio ce matin là…
    Débats politiques sur la suppression possible des DPPR en 2011.
    J’aurai 55 ans en 2012 et je n’en peux plus !
    Il y a pénurie d’enseignants, c’est un fait !
    Mais ce n’est pas MON problème !
    A qui la faute ?
    Ce n’est pas moi qui ai dévalorisé cette profession, et je ne parle même pas ici de notre traitement…
    Ce n’est pas de leur salaire que j’entends mes collègues se plaindre tout au long de l’année, ce sont les conditions de travail, de plus en plus exécrables, le stress, l’ajout de charges administratives de plus en plus lourdes…qui nous éreintent !
    Tout le monde envie nos congés, peu poussent la jalousie jusqu’à épouser notre profession !
    J’arrêterai à 55 ans, que les DPPR soient maintenues ou non !
    J’arrêterai , même si je dois vivre sur l’assistance publique !
    Continuer afin d’assurer une confortable rentrée financière ?
    Qui me servirait à quoi ?
    A payer mes neuroleptiques, mes anxiolitiques, mes tranquilisants ?
    A être la plus riche du funérarium ?
    Je préfère manger du gruau d’avoine que continuer et me ruiner la santé !

  31. Galalou dit :

    Qui peut me dire comment cela se passe quand on est nommé mais qu’on n’a plus d’horaire complet pour la pension ?

    Et quand on n’a travaillé que 10 ans dans l’enseignement (auparavant ouvrier) ?

    Quelle est la différence entre pension et DPPR ?

  32. Lucky dit :

    Professeurs fatigués, ne vous découragez pas !

    Notre ministre veut supprimer les DPPR… Tant mieux, poursuivons notre carrière jusqu’à 60 ans, ayons notre prime à 58 ans… et tombons malade dès 55 ans !

    En remerciant les personnes qui nous ont soutenus lors des nombreuses grèves (89-90-95-96, etc).