Première édition de « Qu’auriez-vous à dire à », les interviews participatives d’Enseignons.be (les enseignants posent leur question sur le forum du site et nous les transmettons aux responsables de l’enseignement en Communauté française). Aujourd’hui, nous sommes allés poser vos questions aux responsables syndicaux : en vidéo : Prosper Boulangé (CSC), Michel Vrancken (CGSP-FGTB) et Yves Delbecq (SLFP) pour l’interview écrite. On y parle décret inscription, mixité sociale, utilité du syndicat, salaire des enseignants, pénurie, DPPR, grèves des années nonante dans l’enseignement.
Video: Générique des interviews participatives
A propos des rapports Syndicats – Ministère sur les décrets en cours
Quelle est votre position par rapport à la fusion des réseaux ? Si vous y êtes favorable, que pensez-vous d’une fusion des syndicats ?
Video: Fusion des réseaux en Communauté française
Réponse du SLFP :Cette question n’est pas à l’ordre du jour. La Communauté française compte trois réseaux d’enseignement ( deux pour l’enseignement officiel et un pour l’enseignement libre). Le SLFP affilie uniquement dans les réseaux officiels ( enseignement organisé par la C.F. ( ex-Etat) et enseignement officiel subventionné ( Provinces, Villes, Communes, …) Si une fusion des réseaux devait être mise en projet, le SLFP soutiendrait sans aucun doute la création d’un seul réseau d’enseignement géré par le service public. Hors de question de fusionner les deux réseaux officiels en un seul, tout en garantissant le maintien du réseau libre ! Dans cette perspective de fusion des réseaux, sans doute une restructuration des organisations syndicales suivrait ; ces repositionnements sont déjà réalisés à l’échelon des syndicats européens de l’Education.
J’ai entendu dire, qu’à la CSC, seul trois centrales étaient contre le décret inscription et que donc, les responsables syndicaux ne s’étaient pas mobilisés contre celui-ci. Trois centrales donc x dizaines, voire centaines d’enseignants, c’est donc à ce point si anodin qu’ON n’en tient même pas compte ?
Video: Position de la CSC sur le décret inscription
Et votre position par rapport au décret inscription ? Favorables ou pas ?
Réponse du SLFP : Sans doute, l’interlocuteur veut-il parler du projet de convention sectorielle 2007 – 2008 qui a été soumis à la signature des organisations syndicales, fin décembre dernier. Seul le Syndicat libre de la Fonction Publique ( SLFP – Enseignement ) et l’APPEL, sa Centrale pour l’enseignement libre, n’ont pas signé cette convention, relayant ainsi parfaitement le mécontentement exprimé par ses affiliés lors des consultations.
Madame Arena, et d’autres, semble vouloir refiler l’enseignement professionnel aux industries, au privé. Il est clair que l’enseignement professionnel coûte cher en machines et entretiens de celles-ci et que l’école ne sera jamais à la pointe des dernières innovations technologiques. Mais l’école est là pour former des ouvriers polyvalents, capables de s’adapter à la demande dans le domaine qui est le leur. Elle ne formera jamais d’ouvriers qualifiés hyper spécialisés qui, s’ils perdent leur emploi, ne seront pas capables de se recycler dans autre chose. Etes-vous prêts à défendre l’enseignement professionnel ? Etes-vous contre le fait de l’ouvrir au privé et aux abus que cela engendrerait ?
Video: Enseignement professionnel au privé
Réponse du SLFP :
L’enseignement technique et professionnel doit resté organisé ou subventionné par la Communauté française ! Nous partageons totalement la thèse reprise dans la question ; l’industrie a certes un besoin important en main-d’œuvre bien formée et spécialisée, mais pas à ce prix ! Seules des synergies / collaborations entre l’enseignement, les Régions et le secteur privé peuvent être davantage développées.
Est-ce que le tronc commun amènerait une nivellement par le bas dans les compétences exigées des élèves ?
Video: Tronc commun et décret missions
Questions concernant le salaire des enseignants
Où en est le projet de loi visant à faciliter le paiement des salaires des temporaires ? En début d’année scolaire, et malgré les nombreuses promesses faites depuis longtemps, c’est toujours la croix et la bannière pour être payé. Quand cela va-t-il changer ?
Video: Salaire des temporaires
Réponse du SLFP :Il s’agit d’une revendication syndicale, datant de plus de vingt ans, qui a enfin pu être rencontrée, tout au moins pour une grande partie des temporaires. Pour les remplacements de longue durée ( plus de 15 semaines), le paiement intervient dorénavant à la fin du mois ou, au plus tard, le 15 du mois suivant. Pour les intérims de durée plus courte, il est difficile de payer les traitements plus rapidement car la fin de l’intérim est rarement connue au moment de la désignation. Payer plus tôt, conduirait à verser des sommes indues et, ensuite, à des demandes de remboursement du trop-perçu, avec toutes les complications que cela entraînerait, aussi pour les membres du personnel. Il faut aussi tenir compte des délais nécessaires pour codifier et traiter les données, tant par les services de l’administration que par l’ ETNIC. Le SLFP estime cependant que des améliorations pourraient encore être apportées à ce système. Une solution serait que des fonds soient mis à la disposition des établissements scolaires qui pourraient rémunérer les personnes, au terme de l’intérim. Se pose cependant le problème de la surcharge de travail qui serait ainsi imposée aux établissements, alors qu’ils ont déjà tellement d’actes administratifs à réaliser.
Quand serons-nous payés réellement à terme échu? (cf. mois de décembre au cours duquel la Communauté Française se prend un beau bénéfice/enseignant)
Réponse du SLFP : Problématique constante depuis plus d’une quinzaine d’années ! Revendication syndicale mise sur la table des négociations avec les membres des gouvernements, depuis autant d’années ! Il y a quelques années , nous avons obtenu que le versement de la prime de fin d’année ( programmation sociale) soit effectué en décembre, alors que cette prime était aussi payée au début du mois de janvier suivant. Le SLFP poursuit ses démarches afin que le traitement de décembre des membres du personnel leur soit versé le même mois. Au niveau du gouvernement de la Communauté française, la question pourrait être réglée et nous avons d’ailleurs obtenu un accord de principe à ce sujet. Le problème se situe essentiellement au niveau fiscal. Il est évident que l’année civile qui verrait le salaire de décembre payé effectivement fin décembre compterait alors 13 mois de rémunérations, avec comme conséquence fiscale pour chaque membre du personnel un supplément d’impôts à payer ( estimation moyenne : 500 € ). La solution se trouve donc dans le camp du gouvernement fédéral, auprès du Ministre des Finances en particulier, que nous avons interpellé et qui a mis à l’étude cette question. Nous attendons sa réponse qui pourrait être une mesure fiscale exceptionnelle ou un étalement sur plusieurs exercices d’imposition.
Questions précises sur le statut de l’enseignant
Nous sommes actuellement en situation de pénurie. De plus, les autorités cherchent à ce que les travailleurs poursuivent leur carrière plus longtemps. Or, les enseignants âgés de 60 ans et plus n’ont pas le droit de bénéficier d’une réduction de charge (DPPR précédant la pension de retraite) s’ils peuvent prétendre à une pension de retraite à charge du Trésor Public. Autrement dit, à 60 ans, ou bien on travaille à temps plein, ou bien on s’arrête définitivement. Ne pensez-vous pas que cette disposition devrait être modifiée au plus tôt afin de conserver en classe un certain nombre de membres du personnel ?
Réponse du SLFP : Compte tenu de la pénibilité de la fonction, le SLFP soutient le maintien du dispositif d’aménagement des fins de carrière dans l’enseignement, dès l’âge de 55 ans, et a obtenu un accord avec le précédent gouvernement pour que ces dispositions ( mise en disponibilité précédant la pension de retraite – DPPR ) ne soient pas remises en cause jusqu’au moins le 31 décembre 2009. Notons que les membres du personnel qui ne souhaitent pas bénéficier de cette mise en disponibilité peuvent travailler à temps partiel, même après l’âge de 60 ans, en sollicitant une interruption partielle de la carrière ou des congés pour prestations réduites.
Il y a des années déjà on a supprimé l’heure de correction pour les profs de français. Ces profs sont surchargés de travail dans des classes complètes avec une foultitude de compétences et de corrections à fournir. Quel combat les syndicats mènent-ils en faveur de ces collègues? et en faveur des élèves qui ne peuvent avoir un enseignement de qualité dans ces conditions par rapport à leurs homologues français. Dans tous les pays on reconnait cette particularité à l’enseignant de la langue maternelle. J’ai souvent l’impression que si on ne travaille pas en D+ on n’existe pas pour les syndicats ou alors qd on approche de l’âge de la pension…
Réponse du SLFP : Le « bonus langue maternelle » a effectivement été supprimé dans les années 80, à l’époque des « pouvoirs spéciaux » où des recherches d’économies financières étaient la seule préoccupation de nos gouvernants. Les gouvernements successifs n’ont pas accepté de réinstaurer cette mesure pourtant admise par tous et défendue avec détermination par notre organisation syndicale depuis sa suppression. La diminution des prestations des enseignants dans l’enseignement secondaire, par la suppression de la plage horaire ( = horaire complet à 22 heures au degré inférieur et à 20 heures au degré supérieur ) pouvait rencontrer nos revendications pour l’ensemble des disciplines, et par là même celle des professeurs de français, mais la Ministre-Présidente ARENA a rejeté rapidement cette demande légitime, lors des négociations visant un protocole d’accord pour 2007-2008. Pour rappel, le SLFP n’a pas signé cet accord, pour cette raison notamment !
Pourquoi les professeurs de psychomotricité dans les écoles maternelles ne sont-elles pas reprises commes des instits à part entière, avec donc la possibilité de postuler dès qu’une place se libère ET que leur ancienneté le leur permet !?
Video: Professeurs de psychomotricité
Réponse du SLFP :
Les activités de psychomotricité à l’école maternelle sont organisées par le décret du 3 juillet 2003 (M.B. 22.08.2003). Le décret du 13-07-1998 (M.B. 28-08-1998) organisant l’enseignement fondamental a été adapté en conséquence. L’un des buts, non dissimulé de l’opération, consistait à permettre aux enseignants de maternelle de voir leur horaire passer 28 à 26 périodes. Là résidait une première amélioration des conditions de travail des membres du personnel. La fonction de maître de psychomotricité est en conséquence apparue à l’organigramme des fonctions dans l’enseignement en Communauté française. Des moyens évolutifs jusqu’à 2010 ont été alloués par le Gouvernement. Ils visaient à permettre l’engagement ou la désignation de maîtres de psychomotricité. Si les conditions de travail d’une catégorie de membres du personnel s’en est trouvée améliorée nous nous sommes retrouvés avec une nouvelle catégorie dont l’emploi était précaire. Dans l’attente de pouvoir asseoir la carrière des maîtres de psychomotricité, comme cela a commencé enfin à se faire pour les puéricultrices, certaines dispositions visant à améliorer leur situation ont été défendues par les syndicats et ont été prévues aux termes du décret. Ainsi les Commissions zonales d’affectation ont reçu pour mission de veiller, entre autres, à ne pas disperser les horaires des membres du personnel, à assurer la stabilité des équipes pédagogiques. En outre et pour une période allant du 1er septembre 2003 au 30 juin 2010, dans des situations exceptionnelles où des déplacements importants sont exigés du maître de psychomotricité, le nombre minimum d’heures requis pour former une fonction à prestations complètes de maître de psychomotricité peut être réduit à concurrence de deux périodes maximum par les commissions zonales.
Questions qui fâchent : Du rôle du syndicat
Dans certaines écoles on ergote des mois sur quelques heures de cours mal attribuées mais quand il s’agit de l’avenir de toute une génération d’élèves ou d’un type d’enseignement, il n’y a personne ! Ce n’est pas la vision que j’ai personnellement d’un syndicat !
Réponse du SLFP : Les services qu’offre un syndicat sont bien plus étendus que cette vision ici exprimée ! L’interlocuteur devrait s’informer avant d’exprimer de telles affirmations. Les syndicats ne peuvent tout assumer, ils ne sont pas consultés sur les méthodes et les programmes. Surfer sur le site du SLFP Enseignement peut déjà lui apporter quelques éclaircissements.
Je ne suis pas syndiqué ! Je ne vois pas l’utilité de l’être. Depuis les grèves des années nonante, les syndicats de l’enseignement se sont dévalorisés d’année en année aux yeux de leur base. Aucune loi n’a été contrée, aucun décret n’a été retiré. Si négociations il y a eues, c’est en secret et en tout cas sans relai auprès des affiliés. L’image de marque des enseignants que l’on voulait revaloriser n’a jamais été aussi mauvaise et les syndicats restent dans l’ombre. Ma question : à quoi servez-vous en 2007 ?
Video: Utilité des syndicats CGSP
Video: Utilité des syndicats CSC
Réponse du SLFP : Sans doute cet interlocuteur n’a-t-il jamais eu besoin d’une aide dans le cadre de sa carrière ; et tant mieux pour lui ! Nombreux sont ceux qui se félicitent d’avoir contracté une assurance professionnelle, sous forme d’une affiliation syndicale, notamment pour défendre leurs droits statutaires et réglementaires, auprès des autorités ou des juridictions. Vos accusations sont injustes vis-à-vis des syndicats et du SLFP Enseignement en particulier. Il est fréquent d’entendre des plaintes contre le gouvernement d’Arena mais tout aussi fréquent d’entendre que les plaignants ne changeront pas leur choix électoral !
Trop régulièrement, le gouvernement de la Communauté française a soumis ses projets de décrets, lors des négociations / concertations avec les partenaires sociaux, en utilisant la procédure de l’urgence, c’est à dire, en leur soumettant les textes seulement trois jours avant la séance. A chaque reprise, ce jeu stratégique du gouvernement ARENA a été fustigé. En agissant de la sorte, c’est bien une forme de mépris envers les membres de son personnel qu’a exprimé à plusieurs reprises ce gouvernement. Ceci dit, au SLFP, nous nous attachons à débattre de tous les projets en consultant nos instances, même dans les conditions difficiles décrites ci-avant. On ne peut cependant pas dire que les médias n’aient pas relayé les réactions syndicales.
Les grèves des années 90 ont-elles affaibli le corps enseignant ?
Video: L'impact des grèves des années nonante
Comment réagissez-vous à cette interpellation ? >Les premiers fossoyeurs de la Wallonie sont les syndicalistes de l’enseignement. On part pour trente-ans de sous-développement en Wallonie.
Etienne de Callatay, économiste à la Banque Degroof
Video: Syndicalistes, fossoyeurs de la wallonie ?
Réponse du SLFP : C’est insultant ! Citez seulement une mesure pris par les différents gouvernements qui se sont succédés et qui ont apporté une réelle avancée de la qualité de l’enseignement et de la qualité de la formation de l’enseignant. Le seul objectif atteint est une réduction des coûts et, par là même, de la qualité de notre enseignement. Encore une fois, les méthodes et les programmes sont décidés, sans concertation syndicale par le pouvoir politique issu des élections. Des associations de parents, des groupes citoyens pourraient se mobiliser pour revenir à un enseignement plus rigoureux, dans le domaine du français (ex-langue maternelle) notamment.
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Moi je dit merci Benjamin pour ce travail fourni.
Très bien fait et très clair.
Merci.
Excellente idée ce format.
Je n’ai encore écouté que ce qui m’intéresse directement mais je suis surpris de constater avec quelle force les responsables défendent le projet de tronc commun et vont même jusqu’à le souhaiter jusqu’à 16 ans ! Ils accordent une foi indéfectible aux enquêtes PISA.
Dire qu’un tronc commun est socialement plus rentable, c’est nier le droit qu’à chaque enfant de choisir sa formation, son avenir.
Précédemment, ces mêmes responsables prônaient une formation technique et professionnelle plus pointue pour répondre à la demande des entreprises. Mais comment former des techniciens de manière optimale en deux ans ? C’est abérrant.
Il y a là une politique qu’il faudrait m’expliquer.
Par contre, je les rejoins quand ils disent qu’avant d’imposer un tronc commun au secondaire, il faudrait s’assurer que TOUT est fait dans le fondamental pour éviter le décrochage scolaire !
Quand un responsable syndical dit avec aplomb qu’il n’y a plus eu aucune mauvaise mesure prise pour l’enseignement depuis 1996, je reste coi !
Ce n’est pas parce que les décrets et mesures Arena ne touchent pas aux emplois qu’ils sont bons !!!!
Je suis très étonné du peu de réactions à cet entretien.
Personnellement, tout cela me conforte dans mon opinion des syndicats.
Un contre pouvoir ? Mon oeil ! Ils sont gentiment rentrés dans le rang et ne font surtout pas de vagues.
Je partage assez ce que je lis plus haut. J’espérais plus de "parler vrai", moins de politiquement correct. Pas un mot sur la trentaine de décrets de cette législature. Pire ils disent même qu’il n’y a eu aucune mauvaise mesure depuis les grandes grèves de 90.
Pfff
Et oui, une fois de plus… ces personnes font de l’autosatisfaction, ils sont sur la défensive et ils ne se remettent jamais en cause (politique, syndicat même combat). Je dirai simplement ceci: 3 derniers ministres, Onckelinks a détruit l’enseignement, Nollet a mis du temps mais commençait à comprendre notre monde et Arena a poursuivi le travail de sa comparse… Allez zou, à la trappe. Egalité= oui mais de façon intelligente. Politique de solidarité OUI MAIS cohérence avec le monde actuel. Ex: Bruxelles= capitale de l’Europe mais impossibilité pour nos écoles primaires d’apprendre une autre langue que le néerlandais (Wallonie oui, Flandres oui)… oui oui je sais c’est important… et l’anglais non! Merci de nous laisser le choix et voyager dans le monde (j’ai fait l’Asie, l’Amérique, l’Afrique, personne ne comprend notre pays) J’ai 18 nationalités dans mon école, allez dire à un chinois, un italien, un autrichien que le néerlandais est obligatoire, que dans notre petit pays avec nos petits esprits, les politiques se battent autour de la langue…. Dans 10 ans, je suis sûr qu’on en reparlera… Par contre 100 fois oui pour apprendre une autre langue.Bien à vous.
Oui je m’énerve et j’oublie certaines phrases… oups. politique de solidarité et d’égalité pour Arena veut dire si 2 enfants su vingt ne partent pas en classe de neige, les 18 autres par solidarité ne peuvent (sauf dérogation) pas y aller. Ecole gratuite: j’ai une vingtaine d’euros pour fournir quasi tous les outils nécessaires à un enfant pour un an. Et j’en passe… La liste est longue. Allez soyons fou et imaginons un jour un ministre qui y sera par conviction par choix personnel comme tous les enseignants qui se battent chaque jour pour que nos enfants aient les meilleurs apprentissages possibles.
Je suis surprise du peu de réactions à tout cela. Ceux qui ont posé des questions sont-ils satisfaits des réponses ?
Moi, non !
A quelques semaines des élections, il serait bon de rappeler à nos ministrables que nous sommes là et que nous ne sommes pas satisfaits des conditions de travail qui sont les nôtres.
Réagissons, c’est la bonne période !
Beaucoup d’atermoiements !
Je suis délégué syndical dans mon établissement depuis bientôt quatre ans et je vais de déceptions en déceptions : le silence de mes très hautes instances m’effraie. A part quelques actions locales dédaigneusement négligées par nos têtes pensantes, mais heureusement parfois soutenues par des comités locaux, je me demande jusqu’à quel point le syndicat reste à l’écoute de ses affiliés…
A bientôt
Merci Ubu de témoigner dans ce sens. A entendre les responsables quand cela ne va pas c’est la faute des délégués et quand ça va c’est grâce à eux. Je suis heureux de lire ta réaction car je la partage !
Syndiqué et impliqué, même si je ne suis pas délégué, je me demande de qui on rit ?! J’espère que Benjamin Nizet transmettra aussi nos réactions à ces messieurs !
Professeur de français, je remercie la personne qui a posé la question relative à la surcharge de travail dans cette matière et à l’indifférence générale qu’elle suscite.Et je suis désespérée de lire la réponse des syndicats qui, visiblement , refuse de considérer la spécificité de cette matière et qui ne montre aucune combativité sur cette question. A quand un grand mouvement des profs de français ?
Réponse à Pascal (8 mai)
Deux ans sont bien suffisants pour former un technicien à condition qu’il aie de bonnes bases générales. Avant, les gradués étaient formés en deux ans!
Tout dépend évidemment de comment le tronc commun sera organisé. Mais peut-on dire que c’est par choix qu’un élève de 12 ans rentre dans l’enseignement professionnel?
Venez dans mes classes, Josée. Venez discuter avec mes élèves de 1B et demandez leur ce qu’il préfère : français, math, langue (!!??)… ou travaux pratiques, activités artistiques, activités technologiques.
Venez voir l’or qu’ils ont dans les mains quand il s’agit de réaliser une lampe, une maquette, un porte manteau et les larmes (je n’invente rien) que certains versent quand ils doivent rédiger dix lignes de texte ou mémoriser trois lignes de définitions !
Après ça, on en reparlera !
De nouveau, cela repose pour moi le rôle des syndicats.
Et je fais la différence importante entre les délégués syndicaux dans les établissements qui souvent jouent leur rôle de manière professionnelle et ce que les organisations communautaires ne font pas.
Demander un arrêt de travail parce qu’un directeur a été agressé (alors que rien n’est fait quand une enseignante est agressée), c’est "gentil" mais était-ce vraiment efficace?
Quant à la négociation avec notre Ministre pour le budget, je me demanderai toujours pourquoi les syndicats n’ont pas obtenu simplement le maintien des bidgets (pour rappel et si j’interprète bien, Arena a accepté que l’argent économisé grâce aux postes non pourvus soit transféré à d’autres budgets à la Région).
Dommage, devant le manque de vision de la Ministre, les syndicats devraient avoir cette vision et la suggérer. C’est cela leur rôle réel.
Xavier
Intérimaire pendant de longues – longues années, j’ai fait appel à M. Vrancken que je connaissais bien puisqu’il était mon collègue lorsqu’il était enseignant. Je lui ai expliqué pendant de longues minutes, l’enfer que vivait les intérimaires – le paiement très tardif, l’ancienneté qui ne se comptabilise jamais et …l’exclusion du chômage pour cause de dépassement de la durée moyenne… . M. Vrancken m’a déclaré qu’"il passait ses journées à trouver des solutions aux cas particuliers comme le mien" . J’ai alors attiré son attention sur le fait que tant de travail indiquait peut-être que le problème était important!!!Mais également que les jeunes enseignants que nous étions seraient les affiliés de demain…ou non.
Le manque de clairvoyance de nos politiciens n’a d’égal que celui des syndicats !
Aujourd’hui, j’ai quitté l’enseignement car j’ai été exclue du chômage et de fait j’ai réorienté ma carrière. Nous sommes si nombreux dans le cas !!!
très intéressant….pourquoi ne pas avoir interrogé un représentant syndical du SEL-SETCa? Ce syndicat a toujours été à la pointe des combats dans l’enseignement libre et a des questions "réseau unique" et "tronc commun"une vision intéressante qui se démarque de celles de la CSC et du syndicat libéral
Pour ceux que ça intéresse….et qui veulent voir ce que le tronc commun pourrait apporter pour une école plus égalitaire…je vous conseille de consulter le site de l’apped (appel pour une école démocratique")
il faut supprimer l’irréresibilité lors des dppr
je voudrais juste dire quand même que les syndicalistes interrogés ont eu le courage et l’honnêteté de dire que le redoublement est négatif et de dire aussi qu’il y a des problèmes dans l’enseignement, malgré tous les commentaires que je vois. je ne suis pourtant pas du genre à opiner du chef devant des hautes instances du ouvoir, soit-il syndical ou politique. Je veux juste remettre les choses à leur place. Ils ont rason de dire (et ils le disent, quoi qu’en affiment certains) que le système éducatif va mal, et ils se tournent vers les pays où cela marche mieux. Sauf que dans ces pays, on réalise les réformes à fond, ce quene font pas les politiques de Belgique, et les syndicats n’ont rien à voir là dedans. Les syndicalistes et les syndicats, dans la plupart des cas, sont des gens bien qui font tout pour aider les professeurs à leur échelle. Je pense que rejeter la faute du dysfonctionnement de l’enseignement sur les syndicats est mauvais pour les professeurs. La faute est du côté des politiques et non des syndicats, la faute émane du pouvoir, non du contre-pouvoir! Si on veut de meilleures conditions de travail, il faut s’unir et non se diviser. Or, c’est grâce aux syndicats que l’on s’unit! Ce n’est pas en rejetant la faute sur ceux qui nous défendent que l’enseignement ira mieux, bien au contraire. Il ne faut pas oublier que dans notre société, quel que soit le niveau oùm l’on travaille, ceux qui détiennent le pouvoir(politiques ou patrons) font tout pour que les travailleurs se divisent, en coàmmençant par les monter contre les syndicats. par la suite, ils sont obligés de tout accepter ou presque. VW est un bon exemple. Ne tombons pas dans ce piège, restons unis grâce à nos syndicats!