Même le plus chevronné des romanistes en perdrait son latin. C’est dire…
Ce midi, les enseignants et étudiants qui regardaient les informations télévisées se sont peut-être rendu compte que les deux journaux (RTL-TVI et RTBF) dressaient un tableau très différent de la situation dans les écoles. D’un côté, il y a pénurie et de l’autre, c’est bouché jusqu’en avril 2008. Alors quoi ?
Sur enseignons.be, on aime ce qui est clair. Nous avons donc recoupé les informations…
Allons voir sur RTL-TVI…
Constat inquiétant à quelques jours de la rentrée scolaire, les instituteurs vivent de moins en moins bien leur quotidien et certains n’hésitent pas même à prendre un nouveau départ après quelques mois seulement passés dans les classes. Une pénurie est donc fort possible…
Les reporters suivent Céline, jeune institutrice dont c’est la troisième année dans l’enseignement. Motivée, elle se prépare à accueillir ses nouveaux élèves dans une petite école de l’entité de Jurbise. Mais Céline est malgré tout un peu désabusée en cette rentrée : « Je ne crois pas beaucoup à la pénurie. Au début de l’année, certaines écoles perdent des élèves, d’autres en gagnent et là, c’est le jeu des chaises musicales. Il est possible qu’au mois d’octobre, je me retrouve sans emploi ». Elle ajoute « Il y a un mal-être quotidien (…) financièrement, c’est très difficile. Si on a un loyer à payer, des autos… c’est la catastrophe ». Céline pense donc à la reconversion. La réalité du métier est là, enseigner est une lutte de tous les jours.
Le reportage continue : salaire trop bas, conditions de travail parfois difficiles… Céline n’est pas la seule à remettre en question son avenir professionnel. Ils seraient nombreux dans ce cas. L’ONEM craint même une pénurie à terme et propose aux chômeurs de suivre une formation pour pallier le manque d’effectifs dans les classes. Une formation bradée en quelque sorte. Quelle catastrophe !
Et donc, parce qu’il n’y a pas pénurie, Céline et d’autres sont tentés de partir. Et ces départs provoqueraient une pénurie… Vous avez dit bizarre ?
Et du côté de la RTBF ?
Y-a-t’il trop peu d’instituteurs pour accueillir la rentrée du primaire ? C’est la question que se posent les deux journalistes qui sont allés jeter un coup d’œil (et de caméra) dans une école primaire liégeoise.
Le reportage commence. Tout le monde est à l’ouvrage dans cette belle petite école. Chaque enseignant met la main à la pâte pour rafraîchir les locaux ou passer un coup de torchon sur les sols… qui en ont bien besoin. Ici, on se tracasse davantage de savoir si les classes seront accueillantes et le tableau bien propre que de qui sera devant, la craie à la main. En effet, les effectifs sont au complet. Les instits sont prêts et l’école compte même des assistants.
Le directeur de l’établissement : « Parler de pénurie d’institutrices et instituteurs maternelles et primaires ? Non, je ne pense pas ».
C’est l’ONEM qui est peut-être fautif dans cette histoire. Il n’y aurait pas de pénurie à ce moment-ci de l’année mais bien plus tard… en avril, mai et juin… où les remplaçants se font rares. Les enseignants vont-ils attendre ? C’est une autre histoire…
« Au niveau du 3e trimestre, lorsqu’il faut remplacer des professeurs absents, cela devient de plus en plus difficile de retrouver une candidature, continue le directeur, j’imagine que les jeunes n’ayant pas eu d’emplois en début d’année se sont réorientés ou ont peut-être changé de vocation (…) mais par expérience, je peux vous dire que avril, mai et début juin sont vraiment des périodes très délicates pour engager des intérimaires ».
Pas de pénurie donc. Les directeurs croulent sous les CV et certains n’ont même pas encore été lus…
Alors bilan de ces deux reportages. L’un annonce une pénurie imminente, qui serait la conséquence de la non-pénurie actuelle, et la mise en place de formations accélérées pour les demandeurs d’emploi. L’autre dresse le tableau d’un métier dont les perspectives d’emploi sont quasi nulles et dans lequel, si on veut s’engager, il vaut mieux être plus « printemps » que « automne ».
Au final, on retiendra que question pénurie, on a connu pire et que pour enseigner… en juin il vaut mieux revenir.
Sources : Journaux RTL et RTBF de midi – 29/08/07
Je suis assez d’accord avec l’analyse de la RTBF : j’enseigne depuis 5 ans et cette année-ci est la première année où je n’ai eu aucune proposition d’emploi (et c’est le cas pour 4 autres collègues de ma connaissance qui enseignent dans des branches identiques aux miennes).
Je sais on n’est pas encore en Septembre, les effectifs dans les écoles ne sont pas encore « totalement » complet et il peut y avoir des heures qui se créent grace à des déboublements de classe ou à des « rentrées » exceptionnelles… Mais bon il ne faut pas de voiler la face, si au 10 octobre je ne trouve rien dans l’enseignement, je ne vais pas rester chez moi à rien faire en restant devant mon téléphone pour avoir deux semaines d’intérim à 60km de chez moi!
L’année passé j’ai eu la farce j’habite dans le Tournaisis où je viens d’acheter une maison et j’ai eu une offre d’emploi d’une école près de Ciney où le directeur avait lourdement insisté sur le fait que si je ne voulais pas me « taper » la route je n’avais qu’à louer un appart là-bas… heureusemnt j’avais eu d’autres propositions plus proches par la suite et j’ai pu échapperà cette situation (qui selon certains aurait été difficilmeent « refusable » malgré la distance si je ne voulais pas avoir de « représailles » via l’onem).
C’est donc clair que si je ne trouve rien d’ici un mois j’entamerai une formation ou j’essaierai de trouver un job compatible avec mon diplôme de régente! Et c’est dommage car comme dit dans l’article je sais la difficulté que les directeurs auront lors de leurs recherches d’intérimaires plus tard dans l’année, mais comme c’est si bien dit : « il faut payer le loyer »!!!
Pénurie ou pas ??? institutrice en primaire, je sais qu’il est très difficile de nous remplacer en cas de maladie : on culpabilise !!!
je pense aussi que l’on ne fait pas grand chose pour rendre notre profession attrayante : respect du métier , respect de l’enseignant , etc …. qui s’en soucie encore ? bien peu de monde en tout cas .
Ceci dit :
S’il n’y avait que les enfants et rien d’autre …. un pur bonheur que l’enseignement .
Tant RTL que la RTBF oublient une donnée essentielle : les données diffèrent grandement entre provinces ! Et de fait, Liège ne connait pas de pénurie. Par contre, à Bruxelles ou dans le Luxembourg…
En tout cas, de mon coté, je n’ai eu aucune difficultés à trouver, c’est à bruxelles, ok, mais dans une école très respectable.
Je comprends evidemment que certains enseignants refusent certaines places ….
Tiens, en passant, l’idée du recrutement anticipé de remplaçants finira-t-elle par s’imposer un jour ? Ce serait bien utile pour éviter les surcharges de classe durant l’année et les longues journées où les gamins restent désoeuvrés (9 jours d’absence avant un remplacement, si j’en crois les dernières conventions, 5 jours en D+) et pour éviter de perdre les enseignants qualifiés.
J’apprécie toujours ce site, même si j’y râle parfois
Il y a autre chose qui n’a pas été dite, c’est le nombre d’article 20 qui enseignent. C’est à dire des gens qui n’ont pas le diplôme requis. Je travaille à Bruxelles et un de mes « collègues » (déjà depuis 2 ans) n’a même pas son CESS. Alors la communauté française prétend que tout va bien, mais quand on est confronté à ce genre de situations, permettez-moi d’en douter. Ils sont un peu près 3000 dans le réseau officiel.
De qui se moque-t-on lorsqu’on parle de pénurie???!!!
Le fait d’attendre 6 mois un intérim de 2 semaines est-il réellement considéré comme un « métier » à part entière? On ne manque pas du tout de profs, on a juste besion de « bouches-trous » que l’on jette aussi facilement qu’on les a trouvés!
En fait, c’est tout le système des remplacements qu’il faut revoir. On laisse les jeunes profs débutants dans des conditions déplorables. Réaliser des intérims est la situation la plus difficile qui soit : il faut sans cesse « s’affirmer » devant de nouvelles classes, s’intégrer dans de nouvelles équipes pédagogiques, reprendre des situations au pied levé… Or, ce sont les jeunes qui ont le moins d’expérience qui sont confrontés aux situations les plus difficiles! C’est quand vous démarrez votre carrière et que vous n’avez encore
aucune prépa derrière vous que l’on vous demande du jour au lendemain de donner telle ou telle matière… Dès lors, comment s’étonner que les plus motivés, les plus consciencieux se sentent impuissants face à la tâche qu’on leur impose et laissent tomber les bras?
Et que dire du système tout à fait aléatoire des désignations?
Untel peut attendre un poste pendant des mois (oserai-je dire des années?) alors que tel autre, qui a les bonnes « connaissances », trouve plus facilement des intérims? A quand un système plus juste, uiformisé et contrôlé?
@ Jessica : s’il n’a pas son CESS, il ne respecte pas la loi. Alors tu portes plainte. C’est aussi simple que cela.
Lis cet article : http://www.enseignons.be/actualites/2007/03/15/un-interimaire-professeur-de-maths-sans-diplome-d-humanites/
…S’il n’y avait que les enfants et rien d’autre …. un pur bonheur que l’enseignement …
Phrase qui résume bien ce que je pense!
Je me souviens qu’a une certaine époque an 98 quand je suivais des court en Promsoc A l’ICET certainqui donnait cours était de simple élèves en graduat. Hors il y avait des profs compétents dans le secondaire de cette même école. C’est pas normale encore une fois le socialisme.
Tout à fait d’accord avec Haupert: s’il n’y avait que les enfants, quel bonheur d’enseigner!!!!
@ Jonathan
En quoi le collègue ne respecte-t-il pas la loi ? L’article 20 du statut des enseignants (1969) ne précise pas des titres requis : il énonce simplement qu’une dérogation est envisageable pour chaque fonction. Par contre, le PO viole la loi s’il embauche, dans l’enseignement public, un « article 20″ alors qu’un « titre requis » reste sur le carreau… Un recours est donc envisageable contre le PO dans ce cas…
D’où l’intérêt d’une mesure précise de la pénurie, malgré le maquis des réseaux…
Je suppose que s’il n’a pas son CESS, il n’a pas de diplôme tout court. Et si, il existe une liste de titres requis et jugés suffisants.
» Et si, il existe une liste de titres requis et jugés suffisants. »
Pas dans tous les réseaux ! Donc, par défaut, le texte d’avril 1969 s’applique…
Oups, j’ai oublié quelques éléments…
Par contre, la dernière négociation sectorielle prévoyait (enfin ?) un classement des « article 20″. Toujours aucune nouvelle à ce propos, malgré la pénurie
)
A part cela, pour être très explicite, qui est responsable de la situation très contrastée que nous connaissons ? Le bougre qui saisit un emploi ou le PO qui s’avère incapable de gérer sa réserve de candidats ?
C’est cela aussi la qualité de l’enseignement.
Jessica parle de l’officiel à la CF ubu. C’est pour cela que j’affirme qu’il existe une liste des titres requis et suffisants.
Bien sûr que si … enfin, peut-être moins dans le primaire, mais je vous assure que dans le secondaire bruxellois, on ne peut plus parler de pénurie, c’est carrément un trou noir !!!!
Rentrés depuis 3 jours, tous les postes ne sont pas encore pourvus dans mon école … et nous avons « déjà » perdu un prof fraîchement engagé …Il aura tenu 2 jours !!!!
PS : école en D+, certes, mais enseignement général uniquement …
… pour preuve, aller donc faire un petit tour du côté d’www.actiris.be … recherche enseignement/formation (instit ou secondaire d’ailleurs !)…. nouvelles demandes tous les jours …
Stéphanie résume fort bien la situation!!! Je suis sortie en 1998. J’ai servi de bouche trou pendant 4 ans… attendre qu’on m’appelle!!! Super quand on a envie de faire sa vie, d’avoir son foyer, son chien, son bébé… aucune stabilité matérielle… J’ai heureusement eu la possibilité de partir travailler ds le secteur des télé-communications, après deux ans la commune qui m’utilisait (…) m’appelle et me promet un temps plein, une classe, le rêve puisque j’ai fait ces études par passion… je quitte donc mon emploi (où j’avais un CDI!). Le jour de la rentrée, on m’annonce que je vais retomber à mi-temps au 1er octobre! Imaginez ma tête… car là, j’avais mon nid, mon chien et mon bébé! aujourd’hui, 3 rentrées scolaire plus tard je vais avoir mi-tps instit en 3è-4è ET 8h de morale!
donc, la pénurie, s’il vous plaît…
Bonjour à tous,
Je suis l’enseignante du reportage RTL TVI et tenais à apporter certaines précisions.
Lorsque l’on m a demandé s’il y avait pénurie, j’ai répondu clairement « non » sauf fin mai car on ne sait plus remplacer les remplaçants. Je trouve honteux que l’ONEM puisse offrir une indemnité
de chômage à des personnes qui vont suivre la formation juste pour être « tranquille » et garder leur chômage pendant 3 ans!!!
J’aime mon métier, j’y voue une réelle passion,mais il est clair que les différentes contraintes (pour emprunt maison, enfants, …) que je rencontre me font hésiter au changement de carrière.
je viens de relire mon commentaire et m’aperçois que j’ai fait des fautes d’orthographe… honte à moi! Méa Culpa!
Bonne année à vous toutes et à vous tous.
Encore un effet d’annonce pour engager des jeunes dans des filières bouchées!
Evidemment, c’est juste une histoire de gros sous pour maintenir le cota d’étudiant dans l’enseignement supérieur pédagogique. ET oui car un étudiant rapporte de l’argent sous en entendu bien sûr les subsides. La RTBF et RTL devraient avoir honte!
J’ai mon diplôme depuis juin 2007, j’ai envoyé un maximum de CV… pénurie d’instits?! J’ai toujours pas de place.
eh bien cher Romain accroche toi!!!
Bonjour tout le monde…
Expérience personnelle… J’ai travaillé dans le privé durant 15 années. J’ai quitté mon poste pour revenir dans l’enseignement, il y a 5 ans déjà. Ma sécurité d’emploi s’est envolée, mon salaire a été divisé… par 2 !
Pourtant, je travaille jusqu’à minuit ou 1 heure du mat’, quasiment chaque jour de l’année scolaire. C’est-à-dire beaucoup plus que dans le privé…
« Il est fou ce Gaulois »… Oui, sans doute… Je dirai que ma vie de fammille s’est beaucoup améliorée, que je ris en pensant à mes anciens 22 jours de congé par an, que j’exerce un métier que j’adore. Je n’ai chômé que 2 mois en 5 ans, mais la pénurie n’existe qu’en fonction de la région. Avis aux amateurs pour Bruxelles…!
Le mot de la fin (celui de notre inspecteur): « Choisir… C’est renoncer… »
Bonne année, collègues !
Merci à tous ceux qui pensent que c’est honteux de pouvoir suivre une « formation » en touchant du chômage. Et bien, je peux vous dire que je viens de terminer cette formation qui est la même que celle que vous avez suivie, c’est-à-dire, l’école normale pendant 3 ans (ce n’est en rien une formation au rabais!!!!!!!!), l’onem n’a rien payé pour cela si ce n’est mes allocations de chômage qui auraient été les mêmes si j’étais resté chez moi à glandouiller !!! C’est moi qui ai payé le minerval, les bouquins, les frais etc. J’étais considéré pareillement que les autres étudiants et c’était très bien comme ça.
Vous serez contents quand je serai là pour vous remplacer au printemps prochain!!
Je n’ai rien trouvé non plus en ce début d’année et de plus, j’ai l’handicap de l’âge
Bon, j’arrête de râler et je dis encore que je n’ai pas fait cette formation pour être « tranquille » pendant 3 ans mais parce que le métier d’instit m’attire et me passionne.
he bien henri, je suis d’accord avec toi… moi je commence cette annee la formation grace a l’ONEM. j’ai 24 ans, j’ai tj reve depuis toute petite d’etre insit mais pour raisons de sante, je n’ai pu le faire à la sortie des humanites. le temps à passe, il fallait vivre, j’ai commence à travailler, faire ma vie, et deux enfants. depuis 5 ans, je regrettais à chaque rentree de n’avoir pu le faire… et voila qu’en cherchant une formation (car trouver un emploi de secretariat ou educatrice (quand à 24 ans on en parait 17…) c’est pas evident); une dame me demande ce que j’aurais voulut faire si je n’avais aps eu ces soucis de sante… je lui reponds instit et elle m’annonce tellement heureuse pour moi que je pourrais le faire. imaginez vous ce que c’est de pouvoir realiser son reve. sans une petite « paie » par mois il m e serait impossible de le faire (et pourtant, je ne saurais meme pas vous dire combien j’aurai par mois. mais je ferai des concessions). l’onem ne paie rien d’autres et je n’ai rien demande. Alors je pense qu’au lieu de critiquer, meme si les raisons de fond sont reelles, il faudrait voir au cas par cas… car il est facile aussi de dire qu’il est honteux a l’onem de payer pour faire la formation et permettre d’etre « tranquille » 3 ans, mais pour cela il faut reussir du premier coup… donc pas etre « tranquille ».
Je ne peux contrôler ma réaction épidermique à la lecture du mot de l’ instit(30/8/07) se réjouissant d’ enseigner dans une école respectable…
toutes les écoles, leurs élèves et leurs équipes pédagogiques méritent le même respect…
Le rôle de l’ enseignant est capital lorsque l’ élève a réellement besoin de l’ école pour trouver sa place dans la société…si les enseignants veulent être respectés davantage la notion de respect mérite une réflexion approfondie…
eh oui!, nous sommes fin septembre et malgré mes 9 candidatures je n’ai toujours rien, pas un appel et quand on reussit à avoir quelqu’un du ministère (car il faut beaucoup de patience et de chance), on me répond la même chose: il faut attendre. je râle contre toutes ces personnes qui enseigne 3 ans afin d’avoir leur 200 jours pour être dans le classement de la C.F. et qui après, pendant 10 ans ou plus se tournent vers un autre secteur tout en continuant d’envoyer tous les ans au mois de janvier leur candidature pour continuer d’être dans le classement.ces mêmes personnes reviennent dans l’enseignement avec 13 candidatures et seulement 200 jours d’activité et ne s’en sortent pas, même avec les plus petites classes. ces personnes reviennent dans le circuit pour des raisons très diverses, la plus courante étant qu’avec des enfants, il ne faut payer personnes pour les garder.ne riez pas, c’est du vécu. je sais très bien que quelque part, dans une zone que j’ai demandé, il y a quelqu’un qui a moins de candidatures que moi et qui a un emploi parce que il ou elle connait les bonnes personnes mais il faut la (le) trouver et que la haut, « on » accepte de faire le nécessaire. malheureusement, je ne connais pas ces personnes qui pourraient m’aider et de toute façon, je ne veux pas de leur aide, je voudrais juste quecomme il y a ce fameux classement, l’ordre soit respecté mais c’est malheureusement utopique.
je suis bien d’accord avec toi Laurence… Peut-être peut-on aussi ajouter… la valeur de notre diplôme… j’ai réussi mes études avec la mention « distinction » et mon TFE « grande distinction »… à quoi notre travail rime-t-il quand on sait qu’un chef d’école m’a dit texto « On s’en fout! »? Une autre annecdote: un bourhmestre m’a dit clairement qu’il n’engageait que des hommes cette année-là… inutile de vous dire que quand je suis sortie de notre entretien j’ai crié scandale…
il y a aussi ceux qui à la fin de l’entretien vous disent « innocemment »: « vous ne seriez pas de la famille de…. , je le connais très bien, il ne fait pas partie de la même famille politique que moi. » et là, avec cette simple petite phrase, on sait déjà qu’on ne travaillera pas dans les écoles de la commune on l’on habite depuis parfois 20 ans. Heureusement que les politiques ont décidé de s’occuper des désignations afin que plus personne ne puisse bénéficier d’appuis politiques.
Même situation que Romain…J’ai obtenu mon diplôme fin juin, j’ai envoyé pas mal de CV dans diverses écoles de Bruxelles, le secrétariat de l’enseignement de Bruxelles l’a recu également, et je suis toujours sans emploi ce 3 octobre …
Je ne désespère pas après « si peu de temps d’attente », mais je suis forcée de constater que, même à Bruxelles (où, d’après mes profs, il y a de l’emploi à revendre) on ne s’y retrouve pas forcément …
Désespérée… C’est le seul mot qui me vient. Comme beaucoup j’ai été diplômée en juin et comme beaucoup j’ai travaillé durant trois années pour donner le meilleur de moi-même. Finalement ma grande diss me sert-elle réellement à qqu chose? Aujourd’hui nous sommes le 3 octobre 2007, il est 15h42 et j’attends toujours chez moi… un emploi! Un intérim ququ chose quoi! Je demande à travailler tout simplement. Des candidatures? j’en ai envoyé une vingtaine et pas un seul retour jusqu’à maintenant! Lorsque je téléphone auprès des directeurs c’est toujours le même discours: « Rien, pas de place pour l’instant… » Vraiment y a de quoi être déprimé, avoir travaillé autant durant trois ans pour arriver à rien…
Bienvenue dans l’enseignement!
La pénurie?Je dis oui et non. Je viens de sortir de l’école et c’est très difficile de trouver un emploi. Je fais 10 jours par-ci, 3 semaines par-là. Mais, il y a de nombreuses offres demandant des instituteurs primaires en immersion linguistique. Quand je me suis inscrite à l’école pour commencer mes études d’instituteur primaire, Madame la Ministre venait de supprimer l’option « néerlandais »! Pourquoi? Pour laisser de la place aux régents. Mais consultez les offres, les employeurs ne veulent pas de régents mais bien d’instituteurs primaires! Les instituteurs francophones ne peuvent donc enseigner dans cette branche pourtant enrichissante et importante à mes yeux. Voilà pourquoi il manque tant d’emplois!
Pour ma part, j’ai travaillé un an 22h/sem dans une école…. qui a subi un recomptage ce 1er octobre… et me voilà sans emploi… même en ayant envoyé 60 CV dans la province de Liège…pas de boulot prou l’instant! ma mise en ménage avec ma moitié est fort compromise ( nous devons nous installer durant le moi de novembre ).. dur dur!
On peut aimer un boulot… encore faut-il qu’on nous donne la possibilité de le faire de manière épanouissante…
Je trouve ça vraiment super pour les futurs instit!!! On y met tout notre coeur, pour en retour ne ps avoir de boulot en sortant! pénurie ou pas, ils ne sont jamais d’accord, et cela fait bien des années qu’ils en parlent! 2008, 2012 ! on ne sait plus où donner de la tête!
je suis étudiante en deuxième année, et savoir ça, ça ne me donne pas vraiment envie d’aller plus loin meme si ce métier me plait! Surtout que je suis d’accord avec l’un des reportages, le salaire n’est pas très élevé… et même si je ne travaille pas pour le salaire, mais pcq j’aime ce métier, ça nous « coupe la chic » de connaitre le montant du salaire au début… et à la limite, même à la fin. On se casse la tete pour faire de bonne prépa, il change tout du jour au lendemain mais on abandonne pas pour entendre de bonne nouvelle comme celle là …
je le repète, super!
Je suis directrice d’une école fondamentale spécialisée et je me bats depuis 3 semaines pour trouver une institutrice ou un instituteur primaire (orthopédagogue) pour un remplacement
d’un an !!! (Enseignement de type II- 8 enfants). Les candidats ne se bousculent pas, les listes de la CF et des différentes écoles normales ont été consultées. Rien….
Six candidats se sont présentés à ce jour et à chaque fois la réponse est la suivante: trop loin de chez moi,je ne tiendrai pas avec ce genre d’enfants, je n’ai pas l’habitude du type II……
Parmi eux des candidats tout juste sortis de l’école d’orthopédagogie !!
Alors à tous les candidats motivés qui ont vraiment envie de « donner » à ces enfants: prenez immédiatement contact avec notre école: une belle place vous attend dans une super équipe et dans un magnifique cadre.
Bonjour je decouvre ce site. Je suis diplomée depuis juin 2000, institutrice maternelle et ces 2 denieres années j’ai eu la chance de travailler dans la seule ecole maternelle de ma commune. Cette année je me retrouve sans amploi et je dois recommencer toutes les demarches pour retrouver un emploi (la galere!). Et je dois dire que a part envoyer des cv, completer un cv en ligne sur le site de la commnunauté francaise et sur le site de mon syndicat je ne sais pas ce que je pourrais faire d’autre…. Si quelqu’un a des infos sur ce que je pourrais faire de plus parce que ayant 2 enfants (et oui j’en ai eu marre d’attendre un eventuel boulot qui ne vient toujours pas…)j’ai besoin de travailler!
Merci d’avance a vous et bonne recherche d’empoi (il parait qu’il y a penurie….)
Je suis une jeune institutrice primaire (sortie en 2006). L’année passée, j’ai eu la chance de travailler à partir de 10 octobre jusqu’au 30 juin en passant par plusieurs écoles. Cette année, nous sommes le 27 octobre et je n’ai rien. J’habite la région de Charleroi et les écoles à difficultés ne me font pas peur…. Pourtant je n’ai toujours pas de boulot. J’ai accepté un travail provisoire dans une grande surface. Le loyer et l’assurance voiture sont là il faut les payer!!!!
Je tiens à préciser qu’en tant qu’étudiant en 2NP, ces deux reportages sont très déstabilisants! Avons-nous choisis, nous étudiants, un métier d’avenir qui nous fera mener une vie tout ce qu’il y a de plus normale (ou banale) ou sommes nous condamnés à se retrouver sur le marché de l’emploi, sans apothéose, à érrer entre chômage et petit boulots ou encore à changer d’orientation malgré notre motivation certaine!?!
Je ne suis pas étonnée de ce constat! En effet, je suis au chômage depuis plus d’un an, je suis sortie avec l’ambition de devenir institutrice primaire et actuellement je doute beaucoup… Je me suis d’ailleurs réorientée au mois de novembre 2006, et ce, vers un autre domaine (j’ai été trop souvent dégoûtée du système mis en place dans les écoles…).
J’ai des amis qui ont été engagés alors qu’ils avaient une 3ème sess, ils avaient donc déjà leur classe en septembre sans avoir le diplôme et avec des examens à repasser. Moi, qui suit sortie en juin, je suis restée sur le « carreau », j’ai envoyé une multitude de candidature et je suis restée sans réponse, espérant trouver un intérim et enfin gagner ma vie! On m’a appelée au mois d’avril pour un remplacement d’une semaine à 70 km de chez moi (école où je n’avais pas postulé!), bien évidemment, j’ai refusé car je partais perdante niveau financier!
Enfin bref, je n’arrive toujours pas à comprendre ce système et je suis de plus en plus déçue de l’enseignement!
le métier d’instit…
j’ai 29 ans, un compagnon instit lui aussi et un enfant de 3 ans
je travaille à bxl et y suis nommée depuis 5 ans
j’habite à 65 km de mon lieu de travail et ai dès lors des difficultés le matin et le soir pour reprendre mon fils, heureusement que maman est là…;
nous avons commencé à bxl car pas de boulots dans la région! on n’avait pas postuler pour bxl car trop loin mais pas eu le choix, on voulait notre vie, notre maison…;
maintenant on est bel et bien coincés là-bas car nommés à la ville et non à la communauté!
je pense de plus en plus à changer de boulot car les trajets sont chers et fatigants!
mon rêve : travailler près de chez moi, pouvoir conduire mon gamin à l’école!!!
pénurie…. que dans les grandes villes et encore!
Je viens de commencer ma 5ème année de travail comme institutrice. Sans ai-je eu de la chance, je n’ai chômé que 8 jours puis fait des intérims durant ma première année.
Dans la commune où je travaille, il est vrai que nous avons du mal à trouver des remplaçants en cours d’année. De là à dire qu’il y a pénurie, je ne crois pas : tout dépend du moment de l’année… Dans les écoles normales, ici en province du Luxembourg, on rencontre énormément d’étudients luxembourgeois (3/4) qui sont formés ici puis partent.
Comme certains l’ont dit sur ce forum avant moi, beaucoup sont découragés et préfèrent quitter le métier : manque de reconnaissance, salaire, toutes les heures après journée (on est pas tjr en congé comme certains le pensent), enfants et parents de plus en plus difficiles…
Cette histoire de faire juste une formation pour pouvoir enseigner, je trouve ça vraiment dévalorisant ! A quoi ont servi nos trois ans d’études ?
Enfin, si je reste, c’est pour les enfants et parce que j’aime mon métier… Nous avons des avantages mais quand même pas mal d’inconvénients…
Une pénurie en maternelle, certainement pas !!!!!!
Sortis depuis cette année, peu de personnes de ma classe on trouvé un emploi (même un intérim) ! En primaire il y a moyen de trouver, mais je ne pense pas que ce soit une réelle pénurie non plus !
Tout dépend de la région également!
Je suis sortie en juin dernier. Sur Liège, d’où je suis originaire, rien ou quasi rien à l’horizon.
Le preuve en est que dans tous les étudiants que je connais, sortis en juin comme moi, 3/4 d’entre eux n’ont encore eu aucun intérim.
Pour ma part, voulant absolument travailler dès la rentrée, j’ai orientée ma recherche vers Bruxelles.
Et j’ai trouvé quasi directement… Quelques jours avant la rentrée, la directrice de l’école où je suis désormais m’a contactée, car elle cherchait absolument deux personnes pour la rentrée et mon cv était le seul qui lui restait!
Elle a réussi a trouvé une deuxième personne, venant de Mons, car là aussi, c’était « bouché ».
Alors je suis étonnée de voir de jeunes instits diplômés en juin dernier à Bruxelles dire qu’ils n’ont encore eu aucun intérim!Tout dépend de la manière dont on cherche!
Bonjour, je suis diplomée institutrice maternelle depuis 1996 et je ne suis nulle part parce que je n’ai pas de poussant politique!!!! par contre mademoiselle x fille de monsieur x est sortie en 2004 et elle, ben elle a des gros interims et moi on a le culot de m’envoyer 1 jours à 50km de chez moi pour une adorable petite fille seule en classe!!!! si je fais le calcul de mes jours en maternelle 68 jours en 11ans et 198 jours en primaire pffff suis vraiment nulle part. Ce que je ne comprends pas, dans l’enseignement spécial primaire, une classe première primaire a un niveau maternelle pourquoi ne pas y mettre des institutrices maternelles voilà que je dois preter mes cours!!!!
Bonjour, voilà je suis une ancienne institutrice maternelle, je suis sortie en 1997, j’ai effectué mes études sans prob, mais le problème arriva après et oui il fallait un bon poussant politique, malheureusement ce n’était pas trop mon cas, et oui, et je voyais passer devant moi des filles qui venaient à peine de sortir de l’école qui passaient devant moi !!!!!! J’ai fait de multiples remplacement mais dans différentes entités pour qu’ensuite on vienne me dire que je ne pouvait pas cumuler mon ancienneté des différentes entités !!! De ce fait j’ai du me résoudre à arrêter ma passion pour payer mes factures etc….
E ce moment je suis outrée, car mes filles viennent de rentrer en 1 ère maternelle en septembren et elles ne sont nulles pas et oui instit toute jeune, pistonnée comme pas possible et qui ne fait rien, une pédagogie à ras des paquerettes, une farde de travaux que j’ai dû réclamer pour voir ce que mes filles effectuaient à l’école, cette farde m’a d’ailleurs donne des sueurs froides, et le pire c’est que je n’avais pas vu un seul travail depuis le 3 septembre, jour de la rentrée, j’ai attendu le dernier jour avant les vacances de Noël, pensant voie la farde, mais non rien, même pas un bricolage, rien de rien !!!!!!!
Ce week-end, je vais aller rechercher mes cartons et organiser une classe maternelle jusque fin juin dans mon salon pour mes filles, pour qu’elles aient les acquis nécessaires pour passer en DM !!! Et si cela continue je vais me remettre sur les listes !!!!!!!! Etant donné que l’emploi que j’occupe depuis 5 ans risque de s’achever d’ici 1 an !!!!
Comment peut-on mettre des institutrices qui ne sont pas motivée, qui font ce métier « qui pour moi était une passion », pour avoir des vacances ou autre !!!!
Bonsoir,
C’est aujourd’hui que je découvre ce site. Pour moi il n’y a pas de pénurie, c’est certain! Sortie en 1997,j’ai ramé pendant plus de 7 ans avant de trouver une stabilité d’emploi. Après dix ans d’attente avec un rythme de près de 300 CV envoyés sur une année, j’ai enfin décroché un emploi à Bruxelles où j’ai été nommée l’année dernière. Je n’habite pas Bruxelles et je fais partie du lot des navetteurs quotidiens qui se rencontrent tout les jours à la gare. Je fais à peu près 3h de trajets par jours pour un salaire qui devient de plus en plus maigre chaque jour vu le coût de la vie qui augmente. Des élèves et des parents de plus en plus excécrables à chaque année qui passe. Si j’avais le choix d’un boulot près de chez moi et devoir quitter l’enseignement, je le ferais tout de suite. En plus, il n’y a plus de respect ni de reconnaissance du métier. Je suis las de me lever tout les jours à 5h du mat, de réveiller mes enfants à 6h pour n’avoir en retour qu’agressivité et bien peu de reconnaissance. Moi je cherche ailleurs…Mais, c’est pas facile quand on est prof de maternelle, on est classé!
Bonjour, je suis institutrice primaire depuis 2002. Les 4 premières années, j’ai travaillé à BXL, un emploi fixe, ma classe, nickel. Je n’étais pas nommée. Puis on s’est marié, on a acheté une maison, loin de BXL, et là mon choix a été vite fait : pas question comme « Benouille » de faire des navettes de fous, de lever des enfants à 6h du mat’… Nous voulions une qualité de vie, des horaires décents… Cela fait donc depuis un an et demi que je cumule les intérims de 10 jours, les plus longs furent de qq semaines, pas facile non plus ! Il faut faire sa place, s’intégrer dans une équipe pour 10 jours (l’accueil n’est pas toujours là!).
Et comme je travaille par petites périodes, je touche « un rien » du chômage (we et 3 semaines depuis un an et demi!!) Je suis donc considérée comme chômeuse !! Et maintenant, quand je ne trouverai réellement pas de remplacements, je ne toucherai que des clopinettes !! Je suis las de tout ça!
On verra combien de temps je vais pouvoir tenir… Et heureusement que mon mari gagne sa vie sinon je ne pourrais pas me permettre d’être dans l’incertitude toutes les semaines !!
Bonne chance à tous!
Je viens de lire vos commentaires et je tire le même constat que la plupart d’entre vous. Je suis sortie en 2005 d’un régendat en français-français langue étrangère et durant un an et demi je me suis battue comme vous pour toujours avoir du travail mais sans jamais aucune certitude de ce que sera le lendemain, sans pouvoir faire de projets, en devant toujours compter sur mes parents au cas où… Après un an et demi dans cette situation j’ai choisi d’abandonner l’enseignement et de me trouver un job d’employée administrative; un boulot qui ne me plait pas du tout mais qui au moins offre une meilleure qualité de vie (contrat à durée indéterminée et revenus fixes tout simplement!). A quand l’organisation d’un nouveau système dans l’enseignement qui n’encourage pas les débutants-prof encore passionnés à se reconvertir dans autre chose???
Je suis instit primaire. Je suis sortie de l’école en 2002. Depuis, j’ai accumulé toutes sortes de remplacements. Quand j’habitais encore chez mes parents je pouvais accepter tout car je n’avais pas de factures à payer. Maintenant, j’habite seule et ce n’est plus le cas. Cette année, on m’a proposé que des remplacements de deux semaines. Sachant qu en dessous de 15 semaines, on est payé a terme doublement échu, comment fais je pour vivre car les factures, elles, n’attendent pas!!!
J’adore mon métier mais je vais devoir changer d’orientation car financièrement ça ne va plus.
Pénurie, oui certainement mais à Bruxelles ou alors pour des petits remplacements.
L’année passée, ayant vraiment envie de travailler j’ai accepté un emploi en tant qu’article 20 (enseignement secondaire spécialisé). Mes jours ne s’accumulaient pas à ceux d’instit,pourtant j’ai un titre pédagogique et j’effectuais mon métier mais à la seule différence que c’était à des ados.
Il faudrait peut etre revoir tout le systeme sinon l’enseignement va perdre tous ses enseignants motivés!
On en arrivera à une situation telle que chez les pompiers. Des pros et des volontaires.
Notre métier n’en est pas un. Nous ne produisons rien. On peut donc nous imposer une pression réelle sur quelque chose qui n’existe pas …
COnditions de travail déplorable, non-respect de l’enseignant, harcèlement moral de la part de certaines directions, elles aussi harcelées par le P.O…
La réalité est que près de 40 % des enseignants pensent ne pas terminer leur carrière là-dedans.
Et vous ?
l’enseignement : le plus beau métier du monde parraît-il … oui, mais pour ceux qui ont le courage d’attendre jusqu’à la nomination !!!!!!!!!!!!!!
voilà, j’habite dans le hainaut occidental, je suis sortie de l’école normale en 1999, ça fait un bail déjà !!! Et pensez-vous que je sois nommée? mais bien sûr que non ! pas d’emplois vacants dans mon P.O.. pas encore de classe fixe. là, j’avoue que ma patience arrive peu à peu à son terme. Je n’en peux plus.
J’adore mon bulot, mais il faut être réaliste : il faut avancer dans la vie ! j’ai 30 ans et je n’ai pas encore su acheter une maison car pas encore d’emploi sûr ! vous trouvez ça normal vous?
Donnez-moi le nom d’une société ou d’une firme où les jeunes doivent attendre + de 10 ans avant d’avoir un CDI !
C’est honteux !
qu’on ne vienne pas me parler de pénurie car ça me fait sortir de mes gongs : c’est du n’importe quoi dans notre région ! Il y a un tas de jeunes sans emploi, c’est normal qu’ils cherchent dans d’autres domaines puisque la situation est bloquée !
Je suis institutrice depuis 13 ans dans le Libre. J’ai eu la chance d’être engagée dès ma sortie de l’école et nommée très jeune. Même si je sais que maintenant beaucoup de personnes cherchent un travail; dans notre entité il y a pénurie. Mes collègues et moi venons en classe malades avec de la fièvre car on ne trouve personne pour nous remplacer et quand on trouve quelqu’un c’est du baby-sitting. Dans ma région et mon entité je peux dire qu’il y a pénurie mais ce n’est pas le cas partout. région de Charleroi, école en D+
Bonjour à tous.
Je découvre ce site aujourd’hui (bien qu’étant passée quelque fois mais sans m’y arrêter concrètement) et je suis plutôt découragée par tous ces témoignages.
Je vais être diplômée en juin en tant qu’institutrice maternelle, et je suis effrayée à l’idée de ne jamais pouvoir exercer ce métier qui me tient tant à cœur. Comme notre société est mal faite … je ne trouve pas normal que les personnes pistonnées mais n’aimant pas ce métier puisse avoir priorité. Si j’ai choisi de faire ce métier, c’est par amour et je suis complètement investie là dedans. J’ai déjà envoyé des candidatures dans plusieurs communes et écoles, mais je n’ai que des réponses négatives. Je suis révoltée de voir comment tourne les choses… d’autant plus que de nos jours, on retrouve des classe avec pas loin de 30 enfants…voilà qui rend la pédagogie différenciée difficile… ne serait-il pas plus simple de faire deux classe de 15 et d’offrir de ce fait un emploi à quelqu’un?
Le problème de l’enseignement fondamental est dramatique pour les jeunes candidats ne bénéficiant pas d’un coup de chance, c’est-à-dire un remplacement d’une personne absente pour une très longue période, ou d’un « appui politique ».
Dans le libre, il est presque impossible, sauf coup de chance ou région en grande pénurie style Bxl ou Luxembourg, de trouver un emploi stable. Ceci ne s’applique pas aux gens qui bénéficient des faveurs d’un membre du PO….ceux-là sont nommés rapidement, il existe des petits trucs pour embaucher les gens dont on veut….
Dans le communal, politisation et favoritisme sont la règle. Je ne compte plus les gens de mon entourage ayant été nommé à 23 ans…face à d’autres prolongés d’année en année quand tout va bien (parfois à charge de la commune, plus faciles à éjecter en cas de copinage politique)
A la CF, réseau supposé le plus objectif, beaucoup de choses pas nettes se produisent également…réaffectés sortant d’on ne sait où, personnes passant devant d’autres personnes plus prioritaires. La règle est simple: pas vu, pas pris. Si vous êtes bien pistonné, il est très difficile de vous évincer. Et vu que les désignations ne sont pas publiées de manière officielle, il est très simple pour le cabinet ministériel de placer les copains. Je trouve gravissime qu’un cabinet ministériel soit chargé de procéder aux désignations. La Belgique doit être le seul pays civilisé où cette pratique est de mise…
Je souhaite beaucoup de courage aux gens qui ne sont pas « aidés ».
MARRE!!!!!
Il faut arreter de redier chaque annee la meme chose : il manque des enseigants====>>> C’est FAUX!!! Il manque des BOUCHE-TROUS!!!! Cela fait 4 ans que j’enseigne et chaque rentrée est un moment douloureux que j’observe a travers mon petit écran!! Je suis mariée et maman d’un petite fille. Combien d’années vais-je encore tenir avant que je n’abdique face à un quotidien fait de factures et ce même en septembre!?? Combien de mois puis-je résister à un chômage qui ne nous fait pas vivre???
Eeeeeeh oui chère cathy…Voilà 10 rentrées scolaires que je tremble! Cette année, enfin, un temps plein! mais l’an prochain??? courage à toi! J’en profite pour remercier toutes celles et ceux qui gèrent ce site… pourvu que ça ne s’arrête jamais!
Bonjour à tous
Anciennement hôtesse de l’air, j’aurais beaucoup voulu exercer en tant que maîtresse spéciale de néerlandais. Je me prépare à suivre un CAP mais je n’arrive pas exactement à savoir si cela vaut la peine ; Est ce un diplôme valable aux yeux des directeurs d’écoles primaires, ou faut il absolument être instit ? Je ne connais pas bien les réalités de ce métier (y a t’il du travail en suffisance ?, comment comptabilise t’on les périodes de travail ?…)
Je vous serai extrêmement reconnaissante de bien vouloir me donner qq tuyaux car il est impossible de joindre qqn à la Communauté francaise, en tout cas qqn qui me donne une réponse valable…
J’ai lu une bonne partie de vos commentaires, à vous les « anciens », je suis en 1ère normale primaire sur Namur, enfin ceci est un détail, ils ne nous parlent pas forcément des réalités de la vie lorsqu’on en sort, qu’il faut attendre avant d’être nommé, qu’il faut pleurer pour avoir un travail fixe, et ne pas servir de bouche trou. Maintenant, enfin il y a déjà un bon mois, ils nous ont proposé de faire passé les études de 3 ans à 4 ans, ce qui nous permettrait soi-disant de toucher plus, et d’alléger nos études. Avantage ou inconvénient, je ne sais pas vraiment… Pour moi personnellement ça ne m’arrange pas du tout, étant donné que j’ai 22 ans (cette année 23 déjà) donc ce qui me ferais sortir de la à 25 ans !! Et sachant qu’il faut je ne sais combien de temps pour obtenir un emploi fixe… Franchement je commence à me poser des questions, pourtant j’apprécie énormément de faire ces études là. Mais 4 ans, je trouve cela long et même très long, de plus il parait qu’avant les études duraient deux ans, qu’ils ont ajouté une 3ème un peu pour le « fun » qui ne sert pas vraiment à grand chose d’ailleurs un prof à nous nous a dit qu’ils avaient créer la 3ème mais ne sachant pas quoi y mettre ils avaient mis des stages qui durent pratiquement la moitié de l’année. A quoi servirait donc une 4ème. Maintenant cela permettrait peut-être de réguler un peu l’emploi des instits et pour certains d’entre vous d’obtenir un emploi fixe…
D’avance pardonnez moi pour les fautes si ils y en a, je fais mon possible pour que ça n’arrive pas.
Ce qui faudrait avant tout, c’est changer le système!
Quand une personne travaille dans un restaurant, un magasin, peu importe… s’il ne convient pas, s’il fait des erreurs ou ne fait pas correctement son boulot, il est licencié sur le champs!!!
Cela fait 6 ans que suis sortie de l’école normale, 2 ans d’intérim, 2 ans de polyvalence, 1 an ma classe et de nouveau interim. Je rencontre beaucoup de gens… Et des « qui n’en n’ont rien à foutre, je vous garantis il y en a!!! Les enfants n’ont pas le niveau, on colorie 5 fois sur la journée, on ne fait pas de journal de classe et si l’inspection passe, on l’a oublié, on raccourci les fêtes d’écoles parce qu’on est plus motivés, on est malade 4 fois sur l’année… Ce qui est malheureux, c’est que ces personnes passe devant des jeunes qui bossent tous les soirs, qui sont motivés pour lancer pleins de choses, faire bouger l’école (même avec des enfants en bas âges et en pleine construction!).
Alors, anciennetés, priorités, pour des instits qui en veulent, je suis d’accord, c’est normal!
Pour ceux qui font ça comme une routine, piochent des activités dans des classeurs qui datent de plusieurs années sans se remettre en question, ne veulent pas collaborer avec leurs collègues, c’est dégeulasse!!!
Je fais mon boulot correctement, même parfois de trop pensent certains, on est très content de moi quand je quitte une école, et j’ai des très beaux rapports d’inspections… A quoi bon…
Je n’en veux pas à tous ceS directeurs qui me promettent de m’appeler dès qu’ils le peuvent, parce qu’ils le font… mais quand ils le peuvent…
Je tiendrais bon, j’aime trop mon métier, mais je suis trop déçue! Merci Monsieur Dupont!
Tout d’abord bonjour à tous!
Il est vrai que tous ces commentaires sont vraiment motivant , je recommence
en septembre ma troisième année d’étude en tant qu’institutrice maternelle.
Ayant dû les arrêter trois ans auparavent.
Actuellement retombée au chômage , j’ai decide de reprendre mes etudes qui
me motivait vraiment. Je travaille depuis l’âge de 18 ans et j’ai travaille
les week-end ainsi que les vacances pendant que je faisait mes études aussi.
J’ai raté ma troisième année et me suit poser la même question que vous.
Pourquoi continuer sur cette voie? Surtout que pour moi , ce n’était pas mes
parents qui payaient les frais de scolarité mais moi.
Je vous assure que travailler tout le temps quand ce n’est pas pour l’ecole,
c’était au boulot, j’étais epuisée.
Alors, j’ai fait comme beaucoup d’entre vous , j’ai arrete et travaillé dans
un boulot qui payait peut être tous les mois mais dans lequel je n’avait
aucune satisfaction personnelle, j’allais travaillé avec les pieds de plombs
tous les matins. Pour remerciement, j’ai perdu mon emploi en mars avec cette
salete de crise économique.
D’un autre côté , je suis encore plus motivée de recommencer ma dernière
année de formation . Au moins, j’aurai un diplôme , avec de la chance , je
travaillerai rapidement et je serai motivée à chercher de l’emploi.
Loin de moi sera le boulot qui me déprimait tous les matins.
Oui c’est un boulot peu payer, peut être fait que de remplacements, mais
c’est un métier que vous aimez tous.
Je vous assure que j’étais beaucoup plus épanouie quand je travaillais en
même temps qu’étudier et préparer mes stages.
Mon épanouissement personnelle vaut bien deux euros en moins sur le salaire.
Puis avec mille euros au chômage , je préfère gagner 1200 dans une ecole, même
si je dois me deplacer à 5 heures du matin et rentre tard.
L’EPANOUISSEMENT PROFESSIONNELLE N’A PAS DE PRIX