Lettre aux éducateurs de Nicolas Sarkozy

Ceux qui s’intéressent à la politique française auront certainement entendu parler de la « lettre aux éducateurs » envoyée par Nicolas Sarkozy à l’ensemble de la communauté éducative française.

Extraits choisis :

Les technologies de l’information doivent être au coeur de la réflexion sur l’éducation du xxie siècle. Mais il ne faut pas perdre de vue que la relation humaine entre l’éducateur et l’enfant reste essentielle et que l’éducation doit aussi inculquer à l’enfant le goût de l’effort, lui faire découvrir comme une récompense la joie de comprendre après le long travail de la pensée.

Au risque de la confrontation religieuse qui ouvrirait la voie à un choc des civilisations, qu’avons-nous de mieux à opposer que quelques grandes valeurs universelles et la laïcité ?

Intéressant à l’heure de l’éclatement (wallon) du dossier cyberclasse ou de l’explosion du succès des écoles privées catholiques en France. Votre avis sur le sujet ?

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12 réponses à Lettre aux éducateurs de Nicolas Sarkozy

  1. xavier dit :

    Ils ont de la chance en France, un Président qui s’intéresse à eux.

    Xavier

  2. L’envoi de ce document de 32 pages à tous les enseignants français a couté 500 000 euros alors qu’une diffusion par internet n’aurait rien coté.
    Tous les enseignants dont les classes sont sous-équipées râlent et un mouvement se dessine qui recommande, vu que le courrier pour l’Élysée est libre d’affranchissement, de renvoyer le livret sous enveloppe avec une mention du genre « Rendez-nous nos 500 000 euros ! »

  3. xavier dit :

    « L’envoi de ce document de 32 pages à tous les enseignants français a couté 500 000 euros alors qu’une diffusion par internet n’aurait rien coté. »

    Soyons critiques tout de même, 500.000 €, cela fait combien par enseignant? Et combien par élève?
    Pour une fois qu’un homme au pouvoir envoie une lettre avec des idées claires et précises (que l’on soit ou pas d’accord), il faut aussi avoir l’honnêteté intellectuelle de comprendre le message.

    Xavier

  4. pascal dit :

    Ce pays est décidément ingouvernable. J’ai lu cette lettre. Je l’ai trouvée convaincante et bien construite. Ses arguments sont forts et reposent sur une éthique de la conviction. N’est-ce pas ce qu’on attend d’un homme politique ? Pour autant, cette lettre doit faire face à une corporation enseignante largement de gauche qui, par définition, pratique le soupçon généralisé et veut toujours voir une main invisible derrière toute intention politique. Ici : on a dépensé 500 000 euros pour ça ! Ce n’est pas lui qui l’a écrite, il a forcément un nègre (un agrégé de lettres), et quid de l’école libre, etc. Triste France… qui bientôt n’aura plus que son équipe de foot et son rap pour briller dans son siècle ! Alors, parler de Renaissance à un instituteur fraichement décoré par un IUFM pour faire de l’animation ? On peut rêver…

  5. Maître ignorant dit :

    La fameuse lettre aux éducateurs du professeur Sarko n’a pas encore fait pleurer (de rire ou d’émotion) dans les salles des maîtres, tant il est vrai que les infos destinées au peuple passent d’abord par l’adoubement des médias aux ordres… Les enseignants concentrent assez de haine (de la hiérarchie, des anti-pédagogues, des intégristes néoconservateurs, de tous les cocus du fascisme mou qui s’installe en France) pour ne pas hausser les épaules devant le mépris (on a l’habitude) et la démagogie (là, on est impressionnés !)de la (je cite) « …détestation du laid, du médiocre et du petit ». La Renaissance que nous promet notre Grand Démiurge fleure bon le retour (de matraque ?) au saines valeurs pétainistes qui ont fait le bonheur de nos épopées coloniales. « L’aplatissement de la Terre » que craint notre Conducator cache difficilement l’ennemi obscurantiste, de préférence basané et labelisé Al Qaïda, piteux faire-valoir des valeurs nationalistes au service des fous de Dieu de Washington. Or donc, la missive était bien destinée aux électeurs (même enseignants)pour faire avaler la pillule sociale (blocage des salaires depuis plusieurs années sans rattrapage de l’inflation)en noyant dans le verbiage les onze mille postes supprimés à la rentrée, dont les effets se font déjà sentir dans nos banlieues : les classes de maternelle à 30 ? C’est bon pour la racaille !
    Les politicards (y compris syndicalistes), en mettant leurs pieds dans le même sabot, ont ruiné les espoirs de nombre d’enseignants qui croyaient encore aux valeurs démocratiques, qui se bouchaient les yeux devant les rafles des sans-papiers et les enfants que les flics de Sarko venaient chercher jusque dans leurs écoles.
    En attendant, moi qui travaille quotidiennement dans des classes de Seine-Saint-Denis, je constate la cohérence dans le beau programme idéologique de notre président : chez nous comme dans la lettre aux éducateurs, cela pue le mépris des possédants envers le petit peuple. La résistance (même Guy Môquet aura été récupéré par notre Grand Démagogue) à l’oppression (un article de la constitution française…) saura être à la mesure de l’enjeu.

  6. Maître ignorant dit :

    La fameuse lettre aux éducateurs du professeur Sarko n’a pas encore fait pleurer (de rire ou d’émotion) dans les salles des maîtres, tant il est vrai que les infos destinées au peuple passent d’abord par l’adoubement des médias aux ordres… Les enseignants concentrent assez de haine (de la hiérarchie, des anti-pédagogues, des intégristes néoconservateurs, de tous les cocus du fascisme mou qui s’installe en France) pour ne pas hausser les épaules devant le mépris (on a l’habitude) et la démagogie (là, on est impressionnés !)de la (je cite) « …détestation du laid, du médiocre et du petit ». La Renaissance que nous promet notre Grand Démiurge fleure bon le retour (de matraque ?) au saines valeurs pétainistes qui ont fait le bonheur de nos épopées coloniales. « L’aplatissement de la Terre » que craint notre Conducator cache difficilement l’ennemi obscurantiste, de préférence basané et labellisé Al Qaïda, piteux faire-valoir des valeurs nationalistes au service des fous de Dieu de Washington. Or donc, la missive était bien destinée aux électeurs (même enseignants) pour faire avaler la pilule sociale (blocage des salaires depuis plusieurs années sans rattrapage de l’inflation) en noyant dans le verbiage les onze mille postes supprimés à la rentrée, dont les effets se font déjà sentir dans nos banlieues : les classes de maternelle à 30 ? C’est bon pour la racaille !
    Les politicards (y compris syndicalistes), en mettant leurs pieds dans le même sabot, ont ruiné les espoirs de nombre d’enseignants qui croyaient encore aux valeurs démocratiques, qui se bouchaient les yeux devant les rafles des sans-papiers et les enfants que les flics de Sarko venaient chercher jusque dans leurs écoles.
    En attendant, moi qui travaille quotidiennement dans des classes de Seine-Saint-Denis, je constate la cohérence dans le beau programme idéologique de notre président : chez nous comme dans la lettre aux éducateurs, cela pue le mépris des possédants envers le petit peuple. La résistance (même Guy Môquet aura été récupéré par notre Grand Démagogue) à l’oppression (un article de la constitution française…) saura être à la mesure de l’enjeu.

  7. révelard dit :

    Merci de m’avoir permis d’accéder sans doute à la première oeuvre fondatrice de la nouvelle Renaissance : un concept de communication d’entreprise, particulièrement humiliant envers le corps enseignant.

    Derrière l’accumulation de toutes ces belles phrases , c’est tout de même de la velléité de la maîtrise du genre humain dont il s’agit et personnellement cela ne me fait plus rire quand on connaît un peu l’histoire …

    J’ai au moins appris une chose, c’est que notre président avait aussi inventé l’eau chaude et la multiplication des petits pains.
    Bon courage.

  8. Gérardin Manuel dit :

    « Chacun d’entre vous comprend que la révolution de savoir qui s’accomplit sous nos yeux ne nous laisse plus le temps pour rempenser le sens même du mot éducation. »
    N. Sarkozy, Lettres aux éducateurs, p. 30.

    Cette lettre est la dernière expression présidentielle de la volonté du Prince de hiérarchiser les valeurs depuis le principe d’autorité selon lequel c’est le chef qui décide.
    L’idée selon laquelle « Etre bousculé dans ses habitudes de pensée, dans ses certitudes (…) est une incitation (…) à faire un effort sur soi-même, donc à se dépasser » (p.12) est au principe de l’idéologie de M. Sarkozy, idéologie pragmatique, ou pragmatisme idéologique censé(e) refonder une République en grande souffrance sur les bases d’une morale renaissante saine. Et cette idée forte qu’il faille bousculer l’enfant dans ses certitudes, cette entité non finie, ce truc ignorant, violent et sale, pour qu’il puisse se hisser au statut de « main d’oeuvre bien formée » à disposition de « notre économie » (p. 30), doit rester, dans le système Sarkozy, unilatérale. L’impératif catégorique de Kant, fondateur de toute éthique réellement humaniste, et dont la leçon n’arrive qu’à une partie infime de nos enfants (celle qui atteint les cours de philo de la terminale littéraire -et encore…), impose à celui qui agit de pouvoir retourner sur lui-même la maxime qui est à l’origine de son action. En gros, permet à l’autre ce que tu fais, applique à toi-même ce que tu exiges de lui. Dès lors, se remettre en question est un devoir pour tout un chacun, ce doit être le fait autant de l’enfant que de l’adulte. Aprés avoir travailler prés de sept ans auprés des collégiens et lycéens, je sais que nous apprenons autant d’eux qu’ils apprennent de nous. Et ces petites « racailles » qui font si peur à nos économies peuvent se lever quand vous rentrez dans une salle en osant un geste déplacé dissimulé (ou non). Par contre tous vous seront éternellement redevables sans que vous exigiez d’eux une marque d’asservissement poli, si vous êtes à leur coté (idée égalitariste incompréhensible à au moins 53% de la population -chiffre : Ministère de l’Intérieur) quand ils ont besoin de vous.
    Evidemment cela ne colle pas avec l’idée du maître, celui qui sait où se trouve le bien, le juste, le beau, le grand, le vrai, le profond, et qui vous évite de perdre votre temps dans le mal, l’injuste, le laid, le petit, le mensonger (à ne pas confondre avec le faux!), le superficiel et en bonus, le médiocre, parce qu’il est question d’une refondation méritocratique tout de même. Non, le maître ne se remet pas en question. Le supérieur direct ne se remet d’ailleurs jamais en question, c’est ce qu’on apprend trés vite à l’usine, et dans le joyeux monde de l’entreprise en général d’ailleurs, pas besoin d’une refonte des principes éducatifs ou pédagogiques pour cela.

    Comprenez donc, faite cet effort méritoire pour tous (et non pour la défense d’une classe sociale en particulier -tous les sociologues s’accordent sur le fait qu’il n’en existe plus qu’une : la bougeoisie) que depuis moins de six mois, nous allons plus qu’ »à rebours de l’égalitarisme » (p.28), plus qu’à rebours « d’une certaine idée de l’Homme et du progrés ». Au lieu d’atteindre les cimes des Lumières, dont M. Sarkozy n’a semble-t-il toujours pas saisi le sens, nous plongeons inéluctablement dans les profondeurs obscurantistes de l’ancienne Inquisition, où le religieux a cédé sa place à la culture selon Sarkozy.

    Quand on promet aux parents qu’ils pourront aller travailler -tranquilles- puisque leurs enfants entrés en maternelle ne seront plus livrés à eux-mêmes une fois la classe terminée (p.26), que les familles n’inculquant pas à leurs progénitures le « on dit merci à la dame » auront des comptes à rendre à la société, mesure justifiée sur le mode d’une normalité ad hoc (p.27), qu’un élève de CM2 devra apporter la preuve de sa réussite future au collège (p.24), ou qu’il faille préparer l’enfant à vivre dans le monde de l’entreprise (p.21) en bonne main d’oeuvre polie (p.30), je pense que cet homme est dangereux pour l’avenir de notre pays et du peuple qui le façonne. Mais c’est la Nation qui intéresse les empereurs et leurs généraux. Ainsi qu’une certaine idée de l’Homme et du progrés…

  9. Albiback dit :

    Ton dernier paragraphe est véritablement risible, tu critiques certains points sans expliquer clairement tes reproches. Qu’y a-t-il de mal à prétendre que les enfants ne seront pas livrés à eux-mêmes, à vouloir que les élèves qui entrent dans une nouvelle étape aient correctement franchis les précédentes ?

    Tu n’aimes peut-être (sansdoute) pas Sarkozy et tu dois avoir tes raisons, mais fais l’effort de relire cette lettre et si tu penses encore que tout ce qui s’y trouve ne vaut rien, alors, argumente clairement.

  10. St Just dit :

    Ainsi donc, NS a commis une « Lettre aux éducateurs ». Comme sur le fond, tout ou presque a été dit, intéressons-nous un peu à la forme. Quoique un journaliste du Monde se soit extasié (ce qui est révélateur de son niveau de connaissance de la langue, ou plus exactement de méconnaissance de celle-ci), on peut s’étonner qu’il y ait eu si peu de commentaires alors qu’il y a tant à dire.

    L’exercice n’est pas aussi futile qu’il peut paraître si l’on ne perd pas de vue que l’occupant actuel de l’Élysée a la prétention d’exiger de ceux qui souhaitent s’installer en France qu’ils en maîtrisent préalablement la langue. Petits enfants, ce n’est plus la peine d’apprendre l’orthographe et la grammaire. Écrivez n’importe quoi n’importe comment, vous serez avocat, agrégé de lettres (puisqu’il paraît que l’est le nègre de NS) ou Président de la République.

    Quelques remarques sur la forme à propos de la « LETTRE AUX EDUCATEURS »

    Relevons brièvement que la ponctuation est parfaitement indigente et parfois même tout à fait fautive. A peu près toutes les pages étant concernées, on ne donnera pas de liste.

    Beaucoup plus intéressant :

    1 – « L’éducation (…) amenait à se dépasser malgré soi » (p.5, l.3)
    Jusqu’à la lecture de cette lettre, je croyais naïvement que le dépassement de soi était le résultat d’un effort fait, précisément, sur soi. Mais peut-être ai-je de cette expression une compréhension abusivement restrictive (toutefois, voir p.12, lignes 6 & 7 !!!). Si un linguiste (un vrai) veut bien m’éclairer, je lui en serai reconnaissant.

    2 – « Le but n’est ni de se contenter d’un minimum fixé à l’avance, ni de submerger l’enfant sous un flot de connaissances trop nombreuses pour qu’il soit en mesure d’en maîtriser aucune. » (p.8, l.8 à 11)
    « Pour que » marquant le but, la finalité, la conséquence (Hanse), c’est donc un complot ourdi par les éducateurs qui est dénoncé ici! Mais surtout, si vous êtes certain(s) qu’il y a aucune remarque à faire du point de vue grammatical, c’est qu’il y a aucune faute et que je connais plus rien à la grammaire et à la forme négative du verbe ayant pour complément l’indéfini « aucune ».

    3 – « Nul ne peut vivre sans contrainte » (p.9, l.19)
    Ah! Si dans l’existence il pouvait n’y avoir qu’une seule contrainte!

    4 – « En même temps, il nous faut élever le niveau d’exigence, non pas en quantité mais en qualité. » (p.24, lignes 14 & 15)
    Ben oui Nigaud-las, mais avec « exigence » au singulier dans « le niveau d’exigence », la question de la distinction entre quantitatif et qualitatif est tranchée et la remarque est superflue, non? A moins de prendre ses lecteurs pour de parfaits imbéciles incapables de comprendre ces subtilités sémantiques si on ne leur met pas le nez dedans.

    5 – « Nul ne doit entrer en 6ème s’il n’a pas fait la preuve qu’il était capable de suivre l’enseignement du collège ». (p.24, lignes 20 à 22)
    Qu’est-ce qui impose l’imparfait dans la subordonnée? J’ergote? A débattre!

    6 – « La confiance, la coopération, l’échange, l’esprit de responsabilité doit régner. » (p.26, lignes 2 & 3)
    Un pur joyau, une vraie perle d’inculture! Il n’y a aucun imbécile, sarkophile ou pas, qui arrivera à me faire croire qu’avec quatre sujets (QUATRE !), on peut mettre le verbe au singulier. A imprimer dans tous les livres de français destinés aux élèves de cours moyen, avec le nom de son auteur et dès la rentrée prochaine, pour illustrer, par la façon de ne pas l’appliquer, une règle élémentaire!

  11. Albiback dit :

    « Nul ne peut vivre sans contrainte », tout à fait exact. Le « sans » permet de mettre le singulier. Renseigne-toi !

  12. La princesse de clèves dit :

    Ca n’en fait qu’une sur 6…une lettre destinée à donner des conseils sur l’éducation aux éducateurs écrite par quelqu’un qui fait de telles fautes semble être une blague…et c’est sans compter la syntaxe très souvent hasardeuse! Mais on ne peut sans doute pas trop en demander à un homme qui a « beaucoup souffert sur la Princesse de Clèves » et qui trouve inepte de connaitre une oeuvre littéraire par coeur…