Nous vous en parlions le 1er septembre dernier, le décret « inscription » entre en piste cette année.
Mais quelques inconnues demeuraient comme la date unique du début des inscriptions. Janvier? Mars? Mai?
Le gouvernement de la Communauté française a tranché : ce sera le 30 novembre prochain.
Objectif de cette mesure : Garantir le libre choix de l’école à tous et ne pas le laisser seulement à quelques-uns.
Concrètement, les écoles devront donc attendre le 30 novembre avant d’inscrire de nouveaux élèves pour l’année scolaire 2008-2009. Seuls les frères et soeurs d’élèves déjà inscrits dans un établissement peuvent bénéficier d’une priorité de dix jours.
A chaque inscription, les parents se verront remettre un numéro d’ordre. Le premier arrivé sera le premier servi. Une fois les capacités de l’établissement remplies, il faudra passer sur la liste d’attente (que les parents auront le droit de consulter)… et espérer qu’une place se libère.
La ministre rappelle aux écoles – et aux parents – que le seul document qui peut être exigé lors de l’inscription en 1ère année du cycle secondaire est le CEB. Pas question de demander le bulletin ou d’évaluer l’aptitude de l’enfant dans telle ou telle branche. Certaines écoles ne se gênent d’ailleurs pas pour inviter ses « probables » futurs élèves à suivre des cours de rattrapage avant d’intégrer l’établissement. Honteux et interdit !
Et pour les élèves actuellement en 5e et 6e primaire dans une école disposant également d’une section secondaire? Ils bénéficient d’un petit cadeau : la priorité pour les deux rentrées scolaires à venir.
Bravo arena! maintenant les écoles primaires vont perdre des élèves en 5ème et 6ème puisque les parents vont les transférer dès la cinquième. Donc on ne résout rien, le filtrage se fera en primaire. c’est incroyable la stupidité de ce gouvernement CF!!!!
Erreur : c’est justement pour ça que cette mesure n’est valable que pour deux années scolaires (celle-ci et la prochaine I presume). Il s’agit de calmer les parents qui ont inscrit leur enfant en 5ème primaire dans une école dont ils visent le secondaire (c’est pas très clair mais tout le monde aura compris). Dans deux ans, cette priorité aura vécu. Ceci étant dit, je regrette la disparition de cette priorité. Mes enfants sont dans une école primaire dite à « pédagogie alternative » ou « nouvelle », il n’y a qu’une seule école secondaire à Bruxelles qui poursuit cette pédagogie, la leur. Très logiquement, l’école secondaire offre une priorité à son fondamental et aux autres écoles fondamentales dites « soeur » (qui offrent un enseignement du même type). Du coup, ma liberté de parent d’offrir à mes enfants un enseignement autre (et largement minoritaire) est gravement menacée. Je le déplore.
L’incohérence entre les différents décrets reste de mise!
Le décret « missions » prône la continuité pédagogique jusqu’au terme de la seconde secondaire.
Le futur décret « premier degré différencié » a pour objet de suivre les élèves en difficulté pour leur permettre d’obtenir leur CEB et de rejoindre le premier degré normal.
Donc, les dispositions du décret « inscriptions » rentrent en conflit avec ces deux autres décrets car : il rompt d’une la continuité pédagogique qu’avaient les élèves sortant d’une école primaire « adossée » à une école secondaire et d’autre part, l’interdiction de changer d’école durant le cycle 1_2 secondaires est en contradiction avec l’esprit du futur décret « premier degré différencié ».
De mon opinion, il eût été plus juste au niveau pédagogique de donner une priorité aux élèves issus d’établissements primaires ayant un partenariat avec l’établissement secondaire considéré.
Ceci aurait consolidé les efforts des directions et du corps enseignant qui se sont investis dans la mise en oeuvre consciencieuse des dispositions du décret « missions ».
Dans le cadre actuel, lorsque les dispositions transitoires ne seront plus d’application, ce sera la règle dudit « ticket de boucher », hautement pédagogique s’il en est.
Il n’est pas trop tard et les dispositions d’application de ce décret pourraient encore être amendées plus tard (voire le texte du décret lui-même, si les recours en justice n’aboutissent pas).
Je suggère à tous de s’impliquer dans les instances représentatives des parents (UFAPEC ou FAPEO, reconnues dans le décret « missions ») ou les associations qui puissent les informer sur le sujet (telle http://www.eleves.be).
Bien à vous,
Michel
Je ne vois pas comment la mixité sociale peut se faire ainsi. Nous allons vers des soirées où des parents vont camper pour etre le premier à avoir son ticket. Où les pots de vin vont aller bon train et j’en passe…
De toute manière, les moins nantis ne font pas la queue devant ces écoles déjà bouchées des années à l’avance, les parents regardent surtout à la proximité, à la facilité et au co^^ut… il y a tant d’autres manières de choisir sa population scolaire.
Le libre continuera à faire ce qu’il veut comme il veut. Et les parents plus aisés offriront encore un meilleur enseignement à leurs enfants.
Quand je pense qu’en France ils en reveinnent à leur carte scolaire, à la lecture par méthode globale,…
Ping : Questions à la une consacré à l’enseignement | Actualité de l’enseignement
Préparez vos tentes, vos réchauds et vos matelas, il va falloir camper devant la porte…
Selon les dires de Madame la Ministre lors de la présentation des arrêtés d’application : seules 20 écoles secondaires sur les 600 que comptent la partie francophone de notre petit royaume sont « overbookées » si je compte bien c’est 3% et pour 3% d’écoles 100% des enfants et leurs parents se voient imposer un « ticket boucherie » pour s’inscrire à l’école secondaire.
Légiférer pour tous au départ de l’exception : méthode efficace? Les parents apprécieront en faisant la queue …
Comment sera évalué cette nouvelle légisalation est une autre question à laquelle je serai ravie d’obtenir une réponse concrète.
Anne
« Comment sera évalué cette nouvelle légisalation est une autre question à laquelle je serai ravie d’obtenir une réponse concrète.
Anne »
Tu as déjà vu qu’on évaluait les décrets?
Moi pas.
Arena dira que c’est un succès (comme sa brochure sur l’homosexualité », que cette mesure a été « prise en concertation avec tous les acteurs » (elle l’a déclaré dans la Libre), et que tout le monde est content de son action « puisque cela fait trois ans que les enseignants n’ont plus fait grève » (resic dans La Libre.
Comme toi j’essaye de comprendre une telle mesure pour 3% des écoles. D’autre part elle a dit que pour assurer la mixité sociale, il fallait que 60% des élèves changent d’école.
Soit elle se perd un peu dans les chiffres, soit elle sait d’avance que ce qu’elle fait n’est que du vent
Xavier
Elle sait d’avance qu’elle fait du vent… médiatique. Et c’est tout ce qui compte…
Extrait évocateur d’un journal canadien sur les raisons de l’efficacité finlandaise :
une grande autonomie de gestion et une grande liberté pédagogique au niveau des écoles avec ne contre-partie moins d’administrations.
Ceci devrait faire réfléchir nos politiques sur les leçons à tirer de l’exemple finlandais. C’est peut-être ce que Mme Arena en retira après son passage au Québec, qui analyse également avec intérêt l’exemple finlandais…
www2.canoe.com/infos/international/archives/2006/03/20060306-054000.html
Le pouvoir aux directeurs!
La COmmunauté française gagnerait en remettant le pouvoir de dépenser entre leurs mains des directeurs, comme c’est le cas en Finlande. Plus les décisions sont prises près du lieu de l’action, plus on a de chances d’être performants.
Sur base de l’exemple finalandais, la décentralisation des pouvoirs vers les écoles mérite d’être explorée, la comparaison nous force à réfléchir.
Les faits saillants :
- Les élèves en difficulté sont au coeur des préoccupations du système scolaire finlandais. Dans chaque école, une batterie d’experts est mise à leur disposition.
- La Finlande ne connaît pratiquement aucun des problèmes de violence qui caractérisent de plus en plus les écoles du Québec.
- Le taux de décrochage des jeunes Finlandais est beaucoup moins élevé.
- La Finlande fournit gratuitement les effets scolaires et le repas du midi à tous ses élèves, du primaire jusqu’à la fin du lycée.
- Malgré cela, les coûts de fonctionnement du système finlandais sont moins élevés que chez nous.
- Les enseignants finlandais possèdent tous une maîtrise ou un doctorat. Mais ne sont pas nécessairement mieux payés que chez nous.
- La Finlande obtient les meilleurs résultats de la planète en lecture, mathématiques, résolution de problèmes et sciences au classement établi par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).
L’interdiction de changer d’école au milieu du 1er degré sera une catastrophe pour de nombreuses écoles techniques ou professionnelles qui voient leur population augmenter en 2e !
Ce qu’il faut faire, c’est informer convenablement les parents sur les écoles secondaires. Choisir une école en fonction de sa réputation et non des capacités et aptitudes de son enfant amène de nombreux parents à faire le mauvais choix.
[ Permettez-moi juste de vous demander d'écrire "Mme Arena" et non "Arena" ... faute d'orthographe répétitive dans les 5/8 commentaires que je viens de lire et, de plus, je trouve le dernier fort peu respectueux. En vous remerciant ]
Je ne comprends pas, courageux Anonyme, en quoi mon message est peu respectueux.
De plus je n’y cite même pas notre ministre !
« Le Libre continuera à faire ce qu’il veut comme il veut »
Hedwige, de grâce, arrêtez de vous en prendre à tout ce qui n’est pas vous. Ici, le Libre, là, les profs de cours philosophiques.
Le Libre n’a pas la panacée des bonnes écoles élitistes. Dans la région liégeoise, citons l’Athênée de l’Air Pur ou Charles Rogier qui fonctionnent sur le même schéma.
Ce n’est pas en nous divisant que nous règlerons les problèmes. Diviser, c’est justement le but de notre « chère ministre » (cela vous va, Anonyme, comme formule ?)
Arena ou madame Arena, OK.
Tu as raison pour le respect Anomyme ou anonme je ne sais pas -)
J’espère alors que madame Arena commencera à respecter ses ensignants et ls parents. Lis les débats parlementaires et tu comprendras ce que je veux dire
Jules
Bonsoir à toutes et à tous,
Certain(e)s d’entre vous ont-ils déjà fait l’objet d’un refus d’inscription pour leur enfant dans une « école de leur choix »? Des parents confrontés à cette situation s’adressent régulièrement à la FAPEO. Bien évidemment, nous restons impuissants et dans l’impossibilité de leur répondre. Sur le marché scolaire, le client (parent d’élève) à la recherche d’un produit (un école de qualité …) se voit transformé en marchand lorsqu’il franchit le seuil du bureau d’inscription (quand il y accède). Et là, il est parfois amené à faire l’article en ventant les qualités de sa progéniture. Sans parler des « contrats » léonins qui leur sont imposés dans la foulée(engagements divers qu’ils ne peuvent en aucun cas discuter). Ce paradoxe pseudo économique est malheureusement de plus en plus fréquent.
Le décret récent n’est effectivement pas à lui seul suffisant pour réformer un système scolaire peu transparent et particulièrement difficile à appréhender par de nombreux utilisateurs de ce qui devrait être un vrai service public éducatif et éducationnel.
Dans notre système scolaire il est devenu pratiquement impossible d’être à la fois un bon parent et un bon citoyen. D’une part, le clivage entre établissements est tel qu’il parfois faut jouer des coudes pour trouver un établissement offrant un minimum de qualité (stabilité des équipes éducatives, bon projet d’école ouvert et intelligent, cadre matériel minimum, mixité sociale et culturelle garantie, discipline raisonnable, etc…) et d’autre part, l’idéal social et politique voudrait que l’on inscrive ses enfants dans la première école venue. Or chacun sait malheureusement que la première école venue est parfois abandonnée de tous et doit se débattre dans des difficultés inextricables. Il faudrait que nous soyons nombreux avec grandeur d’âme et esprit de sacrifice pour inscrire nos enfants où leur venue et notre présence attentive pourrait changer la donne. Et bien, puisque le « client » (y compris votre serviteur) ne le fait pas d’initiative, il faut bien que la collectivité s’y mette.
Mais peut-être avez-vous d’autres solutions à proposer?
Bien à vous,
Philippe Schwarzenberger
« Le client (parent d’élève) a la recherche d’un produit (une école de qualité) se voit transformer en marchand… »
Chacun verra la chose selon son bout de lorgnette !
Moi je vois des parents qui inscrivent leur enfant dans deux ou trois établissements afin de pouvoir choisir à l’aise (sans se soucier de bloquer des places pour d’autres ou de pertruber l’organisation des écoles en septembre) et n’ont pas la politesse de désinscrire quand le choix définitif est fait.
Cette année encore, deux élèves inscrits sur la liste de ma classe ne se sont pas présentés. Et un troisième est arrivé le 10 septembre après avoir passé quelques jours dans deux autres écoles. Il nous a sans doute trouvés sympas (!!) parce qu’il a décidé de rester.
Est-ce une attitude normale ?
Quant à ces malheureux parents qui s’adressent à vous désespérés combien sont-ils en réalité face aux nombres réels de parents d’enfants en âge scolaire ? 5% ? 20 % ? 60 % ?
Il faudrait qu’on sache vraiment de quoi on parle !
Et où vivent-ils pour la plupart ? A Bruxelles ? Charleroi ? Mons ? Arlon ?
Un peu plus de transparence à ce niveau-là ne serait pas du luxe non plus !!
Bonjour,
Mon commentaire constitue un élément de réponse à Philippe que j’en profite pour saluer.
Si l’on peut souscrire sans problème au souhait que chaque école devrait être de qualité, force est de constater que ce n’est point le cas. Je demande donc à ce que Philippe ou tout autre lecteur apporte des éléments de réponse concrets sur l’apport que va faire le décret inscription à cette problématique.
Personnellement je pense qu’il va se borner à « faire tourner » une faible partie du public de certaines écoles vers d’autres dans la proportion des places obtenues dans certaines files. Cela se passera dans certaines régions de manière structurelle (Bruxelles et Brabant Wallon) et de manière nouvelle (et inattendue) dans d’autres.
Cependant, les faibles moyens de certaines établissement et leur niveau de qualité n’en seront pas modifiés d’un iota pour autant. Si l’enseignement en Communauté française est dans l’état que nous connaissons et reconnu malheureusement internationalement, c’est à la politique décousue et minimaliste poursuivie depuis de nombreuses années en ce domaine. Cette politique vise à « centraliser » un maximum de prises de décisions, à augmenter un ratio de réussite mais sans réels progrès sur les connaissances intrinsèques (les élèves arrivent certes à obtenir leur CEB mais beaucoup ne savent pas lire correctement, ne peuvent pas aligner 20 lignes de rédactions, sont devenus médiocres en orthographes, etc…). Ensuite ils vont grossir les rangs du chômage…
Comme diraient certains : « Le chien aboie et la caravane passe… »
Les décrets sont pris morceaux par morceaux, sans cohérence et coordination entre leurs textes dans plusieurs cas, poursuivant plus une idéologie béate et d’arrière-garde que proposant des réponses modernes et des répères concrets pour le monde enseignant, les parents et les élèves.
A quand une réelle réflexion sur la qualité, l’efficacité et l’équité de l’enseignement, non marquée par une idéologie ou l’idée d’uniformisation à outrance mais construite sur les constats des différents acteurs du monde enseignant, tenant compte et respectant les différences et besoins de chaque élève pour une assimilation optimale des savoirs dispensés.
L’enseignement des élèves d’aujourd’hui forment les travailleurs de demain. L’idéologie ne suffira point pour combattre les lacunes constatées aujourd’hui et la fusion des réseaux ne produira pas la panacée ultime non plus. Il faut rendre la confiance aux directions d’établissement, leur donner les moyens appropriés (de manière différenciée s’il échet), les responsabiliser et laisser champ aux différentes méthodes pédagoques car nos enfants sont multiples et n’ont pas tous besoins de suivre le même chemin pour développer leurs capacités. La solution passe par l’humain et non par l’administration à outrance qui tend à déresponsabiliser enseignants et parents (on pense pour eux et ils ne s’inquiètent pas).
Regardez la Finlande où les inspections scolaires ont presque été totalement abolies et les fonds y étant consacrés ont été réinjectés dans le système scolaire d’une manière plus opportune. La plus grande autonomie est donnée au directeurs d’établissement et aux méthodes pédagogiques des enseignants pour arriver au résultat que nous connaissons… Si une école y est effectivement proposée aux parents, ces derniers ont toutefois la possibilité d’en choisir une autre mais dans ce cas doivent supporter les frais de transports ordinairement pris en charge par l’état.
A quand un transport scolaire gratuit organisé en Communauté française pour permettre à chaque enfant de rendre à l’école située près de chez lui? A quand des parents motivés et suivant la scolarité de leurs enfants (c’est entre autre l’un des éléments des écoles dites « de qualité »?
Je peux fournir un rapport détaillé sur le système finlandais aux intéressés. COmparons certes mais comparons en profondeur.
Michel
Cher Affligé
Je ne parle hélas qu’en tant que mère qui se demande bien où mettre ses enfants pour qu’ils puissent bénéficier d’un enseignement de qualité que ce soit le primaire, le secondaire et le spécial.
Je parle aussi en tant que prof qui voit dans son quotidien un immense clivage entre l’établissement où je bosse et qui est vraiment ouvert à tous…et d’autres établissements sur la m^eme commune qui sont déjà full jusque 2010… Dans ce sens là, Mme Arena n’a pas tort.
Pour le reste… je dis les choses comme je les ressens…
Nous habitons près d’un petite ville qui a par chance une excellente école secondaire à dimension humaine. Jusqu’ici les inscriptions se faisaient comme prévu dans le décret de Madame la Ministre Maria Arena si ce n’est que les élèves des écoles primaires de l’entité avaient la même priorité que les frères et soeurs d’éléves déjà inscrits dans l’établissement secondaire. Les parents » de l’extérieur » devaient faire la queue le matin pour recevoir leur numéro d’inscription ou de liste d’attente, aucune restriction quant aux résultats en primaire ou au statut social des parents. Il fallait simplement se lever (très) tôt.La seule sélection en fait était la motivation des parents et c’est déjà énorme à l’heure actuelle.
Ce que je regrette dans le décret , outre les points exposés précédemment, c’est qu’on n’accorde plus la priorité aux enfants de l’entité et que dès lors certains enfants risquent de ne pas trouver de place dans l’école de leur ville et devront chercher à 10 ou 20 km d’ici. Cela me semble abérrant en terme de « convivialité communale », de sécurité pour nos jeunes et,c’est à la mode, d’écologie vu les déplacement que cela entraînera. Notre entité compte beaucoup de petits hameaux oubliés par les transports en commun et le co-voiturage fonctionne beaucoup pour ces petits trajets.
Chère Hedwige,
Vous parlez vous aussi d’écoles complètes jusqu’en 2010. Mais bon sang combien sont-elles EN REALITE ?
Ni Philippe Schwarzenberger, ni « Madame Arena » ne réponde à cette question. Pour quel pourcentage d’écoles légifère-t-on encore pour l’ensemble ?
Cela rejoint le décret des quotas d’excursion, ou celui des photocopies/manuels ou celui de… A cause d’une minorité, on pénalise la totalité ! On fustige l’ensemble et on le montre du doigt !
Tout ça parce qu’on n’est pas capable de faire entendre raison à ceux qui commettent l’erreur ou désobéissent. Voilà qui aurait fait de bien piètres enseignants !!
Maintenant, si votre école si accueillante n’est pas d’un niveau suffisant pour y accueillir vos propres enfants, peut-être faudrait-il remettre en question vos méthodes ou manières de faire… Est-ce la faute à l’école d’à côté qui est trop bonne ou à la vôtre qui ne croit pas assez en son potentiel ?
J’en parle très librement car j’enseigne en professionnel.
Et je ne pense pas du tout dispenser un sous enseignement. Seulement un enseignement différent. Mais là tout est question de point de vue…
Veuillez excuser les erreurs du texte précédent que je n’ai pas pu prévisualisé.
Une seule façon d’éviter à l’avenir ce type de décret fantasque: se faire représenter de la manière la plus large possible au sein des deux associations de parents reconnues dans le décret missions : la FAPEO (écoles officielles) et l’UFAPEC (écoles libres catholiques).
Un article paru récemment dans la presse mettait à l’index que la FAPEO représente 5% à peine des écoles officielles alors que la FAPEO est ces derniers temps toujours de l’avis de la Ministre de l’Education. Il est peut-être temps de s’y faire représenter de manière large et modérée pour que le point de vue de tous soit entendu. La démocratie ne peut rester l’affaire de quelques-uns! Participez-vous aussi.
[modéré]
Ne restez pas à vous morfondre, réagissez! J’ai cité deux pistes, il y en a d’autres, saississez celle qui vous sied le mieux mais ne laissez pas toujours d’autres le faire à votre place: l’enseignement d’aujourd’hui est l’avenir de demain.
Membre d’une AP, je me demande comment y faire entendre ma vois en haut lieu. Notre rôle étant d’être un support collaborant à l’équipe pédagogique de l’école de nos enfants. Nous veillons à leur bien être en trouvant des moyens de faire entrer de l’argent dans nos caisses, argent qui est intégralement versé aux enfants sous forme de cadeaux de St Nicolas, de participation aux frais d’excursions scolaires et d’aménagement des infrastructures.
Qui s’intéresse vraiment plus haut à ce que l’on pense ? Qui, parmi les instances supérieures, cherhe à nous rencontrer ?
Je me le demande vraiment !
Ma voix !
Petit mot pour Pascal :
Aller frapper du côté de la Fapeo ou de l’UFAPEC (leurs sites sont en lignes), ce sont des endroits qui ont besoin de parents membres d’A.P. pour par exemple le comité de pilotage …et oui ce comité réunissant les pontes des PO, des syndicats, des fédérat° d’associat° de parents, le cabinet..
Pour Pascal et ceux que cela intéressent.
Le décret mission reprend clairement l’UFAPEC et la FAPEO comme organes représentatifs des parents et devant être concertés lors de nouveaux décrets. L’UFAPEC et la FAPEO disposent de mandats représentatifs dans des comités tels que notamment le comité de pilotage de l’enseignement, le conseil de l’éducation et de la formation, et les organes de concertations (au niveau régional et local dans ce dernier cas). Au sein de ces comités, les représentants de parents cotoient ceux des pouvoirs organisateurs ou des syndicats d’enseignants.
Alors, que vous soyez professeurs ou parent ou encore P.O., demandez à vos représentants de communiquer en toute transparence les discussions aboutissant aux nouveaux décrets et tentez de vous y faire représenter si votre sensibilité n’est pas défendue ou même entendue.
Le prochain décret « Association de parents » revêt à cet égard une importance particulière car il précisera la manière pour les parents de se faire représenter et donnera encore plus de crédibilité aux fédérations de parents.
La démocratie est l’affaire de tous. Intéressez-vous y avant qu’il ne soit trop tard…
J’ai envoyé un mail à trois responsables de l’UFAPEC jeudi dernier. Je n’ai toujours pas de réponse. C’est la deuxième fois que j’écris et personne n’avait daigné me répondre non plus auparavant.
Cela ne me motive pas vraiment à faire partie d’organes de concertation ! Si c’est ainsi qu’on y traite les membres !
Rebondissement dans l’affaire du décret inscription.
Un projet de décret complémentaire a été soumis en urgence ce jour (09/10) en Commission Education et devrait être voté, toujours en urgence, ce mercredi 10 octobre au Parlement (vers 17H?).
Trois priorités : les élèves inscrits en internat, les élèves inscrits en immersion (et provenant d’une école primaire en immersion) et les élèves issus d’écoles primaires « adossées » mais ces derniers pendant 2 ans seulement (rentrées 2008-2009 et 2009-2010).
Si l’on ne peut que saluer ces corrections à ce mauvais décret, il est regrettable de voir que la priorité pour les écoles adossées est limitée à 2 rentrées scolaires et devoir que nos mandataires accordent plus de priorité à certaines couches de population qu’à d’autres (les élèves en immersion valent-ils mieux que ceux qui suivent des apprentissages donnés avec une méthode pédagogique particulière ou qui désirent bénéficier d’une continuité pédagogique au sein de la section secondaire de l’établissement (tel que préconisé dans le décret mission)).
Ceci montre la limite de ce décret inscription, qui n’a pas bénéficié de mesures d’études d’impact et qui démontre que les personnes en charge de l’enseignement dans le gouvernement procédent plus par essais et erreurs que par réel pilotage.
Les méthodes de concertations des parents (encore une fois le décret missions mis à mal!) ont également été bafouées alors que les P.O. et les syndicats ont reçu apparemment une meilleure écoute.
Ce second décret passera-t-il en cour constitutionnelle pour juger de sa conformité? Une journée me semble court pour obtenir cette analyse!
Vivement les prochaines élections pour remercier les uns et les autres à la hauteur de leurs compétences et de leurs contributions au débat démocratique.
Cher Pascal
Non, je n’estime pas donné un enseignement de moindre qualité, mais différent.
Pour des raisons privées, j’estime qu’un enfant n’a pas à subir ses parents dans son cadre scolaire. Etre fille de profs (mon mari l’est aussi) est déjà suffisamment handicapant aux yeux des autres (si si) que pour en plus se « taper » les collègues et cie de ses parents.
Parlant des associations de parents… dans mon établissement on pleure pour en avoir, mais cela n’intéresse pas ces-derniers.
Je susi également d’accord quand vous dites que ces quotas pour tout handicapent la majorité à cause d’une minorité.
Bref, en tant que mère, je ferai le pied de grue tot le matin devant l’établissement bruxellois que nous avons choisi (et qui n’est pas du tout élitiste ni hupé) simplement une école où je pense que ma fille fera de chouettes études dans une chouette ambiance.
J’aime l’école où je travaille, mm s’il y a des aspects négatifs, mais je sais que ce n’est pas devant la porte de ma direction que l’on fera le piquet… pcq les parents ne s’intéressent à l’école de leur enfant qu’au retour de leurs vacances en septembre. (D’accord, j’exagère… un peu.)
Ping : Une date et des exceptions pour le début des inscriptions | Actualité de l'enseignement
Et oui, chez nous non plus, on ne fera sûrement pas la file le 30 novembre. Pourtant, si les parents savaient…
Je pourrais en écrire des livres entiers sur les élèves que j’ai accueillis après un an ou deux dans de « bonnes écoles » et qui sont arrivés cassés, dégoûtés, meurtris, complexés…
Je pourrais en écrire autant sur les qualificatifs donnés à des écoles comme la nôtre : 2e choix, de relégation, de seconde zone…
Et plus encore sur les trésors d’imagination dont nous faisons preuve pour les remotiver, les remettre debout et leur apprendre un métier.
Mais pour rien au monde je ne donnerais ma place !
Les témoignages de Lucy et d’Hedwige rappellent que l’un des problèmes de notre enseignement est que certains parents n’accompagnent pas la scolarité de leurs enfants. Il est difficile pour les enseignants de suppléer à ce manque même si nombre d’entre eux réussissent à limiter les dégâts.
Le décret inscription n’apportera assurément aucune solution à cette problématique et la mixité sociale tant recherchée ne sera pas au rendez-vous de ces mouvelles mesures.
Par contre, seront bien présentes le 30 novembre dans un grand nombre d’établissements :files d’attente (même dans les établissements où il n’y en a pas forcément habituellement, perte de temps et surcharge pour le cadre administratif de l’école et les parents, altercations pour être le « premier dans la file », absences de professeurs qui feront eux-mêmes la file si leurs enfants ne fréquentent pas l’école où ils travaillent, augmentation du nombre inscriptions multiples, problèmes de circulation autour de certains établissements la journée du 30,…
Bref, beaucoup de tracas et de bouleversements pour pas grand chose de neuf et en tout cas pas d’avancement au niveau pédagogique ni de la mixité sociale.
Espérons que les parents resteront dignes et que les files d’attente qui se créeront dans certains établissements se feront dans le calme, la courtoisie et la bonne humeur. La meilleure réaction de contestation : le recours contre le décret inscription (voir pages précédentes sur enseignons.be)
A Lucy
Ton école m’intéresse. STP dis-moi tout sur mon mail ou même ici.
Merci