Questions à la une consacré à l'enseignement

Vous aimez (ou pas) Jean-Claude Defossé ? Vous aimez (ou pas) l’enseignement en Communauté française ? Je vous conseille de regarder ces deux reportages sur l’enseignement (un se penchera sur ce parangon qu’est le fameux exemple finlandais) qui passeront ce mercredi sur la Une télé (:

– Interview de Damien Van Achter

Le premier pose la question suivante : »Echec scolaire: notre enseignement est-il discriminatoire? » (sans regarder, on pourrait répondre oui, à la lecture des indicateurs de l’enseignement) et le second : « L’école de la réussite est-elle possible ? », deux interrogations au coeur des réflexions portées par le Contrat pour l’Ecole, à travers ses différents décrets, qu »ils s’appellent décret inscriptions ou réforme du premier degré

Gageons que l’émission soit correctement informée (pas trop détachée de la réalité concrète des enseignants) ni (trop) fataliste, deux écueils courants dans le traitement médiatique des phénomènes touchant à l’enseignement en Communauté Française.
L’émission sera disponible ici prochainement.
Visionnez ci-dessous le reportage complet du Questions à la une consacré à l’enseignement :

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23 réponses à Questions à la une consacré à l'enseignement

  1. hedwige dit :

    Perso, j’en ai ras le bol qu’on compare la Belgique et la Finlande. Tout cela est bien beau mais nous n’avons pas la mentalité des Finlandais. Facile de dire que en Finlande avec le meme budget ça fonctionne mieux… Nous sommes deux pays différents avec un mode de culture différent. Continent europe..d’accord; mais c’est tout. On peut alors aussi comparer le taux de ceci entre la Belgique et la Finlande on trouvera autant de disparité.

    Je ne suis pas pour le redoublement à n’importe quel prix mais je ne suis pas contre non plus…car on peut échouer une année pour x ou y raison. Là où il a problème c’est qu’aujourd’hui, comme il n’y a aucune règle en matière de redoublement on a des jeunes qui une fois passé le cap des 3ans réglementaires pour faire le DI redoublent allègrement leurs années… Voire triple ou quadruple. A quand une limitation d’age légal pour etre en troisième, quatrième… parce que franchement… 18ans en 3ème pcq on la recommence 3-4fois…. c’est du grand n’importe quoi.

  2. Yesitizme dit :

    Je suis outrée quand une prof là bas dit : « Nous avons simplement les meilleurs profs du monde »

    Je suis désolée mais je suis tout à fait d’accord avec Hedwige, il faut arrêter de nous comparer avec la Finlande!

    On n’a pas les mêmes élèves non plus ho!

  3. archiboldo dit :

    Quel est le taux d’immigration en Finlande? IL y a t’il un enseignement adapté aux élèves de la langue maternelle différente du finlandais?

    La comparaison est-elle pertinente? qu’apporte-t’elle de neuf depuis la conférence de l’APED (appel pour une école démocratique). Le pourcentage du PIB accordé par la Belgique à l’enseignement semble suffisant en comparaison aux autres pays. Dès lors, si c’est argent est mal réparti ou mal utilisé qu’attend la Communauté Française pour accomplir des réformes de fond??

    1) Fusion des réseaux? cela engendrerait moins de frais et améliorerait peut-être la qualité de l’enseignement.

    2) plus de classe d’alphabétisation, un accueil de qualité des primos arrivants, plus de logopèdes dans les écoles,

    3) Stpooer la concurrence institutionalisée dans les écoles en Communauté Française. Arrêtre le marché de l’école à la carte et des réputations et donc des inégalités.

    4)Promovoir une formation commune pour tous les enseignants du secondaire et du primaire (de type long). Aligner les salaires.

    5) Lutter contre les seigneuries et baronnies présentes au sein de certains établissements. Promouvoir un gestion transparente de la comptabilité des écoles. Qui a dit, il n’y a pas de caisses noires dans mes écoles?

    6) Promouvoir un gestion transparente du Pouvoir Organisateur qui est nébuleux dans le Libre, et politisé dans le communal ou dans à la Ville de Bruxelles.

    7) Objectiver les conseils de classe au maximum, enseigner la législation concernant les réorientations des élèves. Instaurer des critères objectifs et positifs pour l’élève au lieu de relégations vécues comme des voies de garages.

    8 ) améliorer techniquements nos filières profesionalisantes pour toutes les écoles et pas une école de pointe pour faire de la pub au JT et toutes les autres qui travaillent avec du matériel de l’an 40.

    etc

    Si le pouvoir politique désire réellemnt améliorer la qualité de l’enseignement et non seulement faire valoir son image pendant son mandat ce qui est toujours le cas. IL devrait se pencher sur des problèmes de fond et ne pas considérer le poste de Ministre de Communauté Française comme un faire-valoir personnel ou un tremplin pour un poste plus intérressant. Politique et éducation ne font pas très bon ménage…

  4. michel dit :

    Pour éviter quelques raccourcis éventuels dans l’émission, voici quelques différences et particularités de l’enseignement finlandais:

    - Les professionnels de l’enseignement (instituteurs et professeurs) ont tous une large formation universitaire de 6 ans (bref autant que les médecins). Ils sont invités avant tout à « soigner les plus malades à la base » en se fondant notamment la remédiation et le dépistage. Le postulat de base est que l’élève doit réussir et l’échec est avant tout considéré comme une mission ratée des pédagogues. Les enseignants sont reconnus et disposent d’asse large liberté pédagogique pour remplir leur mission. Pas spécialement bien payés pour autant, ils restent des idéalistes.
    Professeurs et élèves constituent une équipe formée pour passer ensemble le cap de l’évaluation externe finale.
    Certes, il existe un tronc commun jusqu’à 16 ans mais très équilibré et où chaque matière est importante : la musique, le sport, les maths ou le finnois…(comme nous, suite à leur histoire rapprochée avec la Suède, ils sont bilingues finnois/suédois, sans parler de l’anglais….).
    Les filières sont toutes valorisées et valorisantes et il y a d’excellents résultats professionnels dans tous les domaines.
    L’école publique occupe plus de 95% du marché et la qualité est au rendez-vous. Tout est gratuit : matériel scol., repas, transport,etc. les gens vont donc ds l’école la plus proche de chez eux sans se poser de questions mais ce n’est pas une obligation! (si ce n’est le cas, ils doivent alors payer eux-même le transport.
    En bref, Formation, remédiation, partenariat avec l’élève,tronc commun très « large », gratuité, liberté pédagogique, etc sont autant de facteurs de réussite pour la Finlande.

    A prendre en compte, les données « immigration » et « primo-arrivants » sont tout-à-fait différente par rapport à notre chère Communauté française. Ceci permet aisément de disperser les primo-arrivants et de les intégrer rapidement par une prise en charge spécifique dès leur arrivée.

    Transposer simplement le modèle finlandais est donc un leurre même si d’excellentes idées peuvent être repiquées.

    Michel

  5. michel dit :

    Quelques chiffres sur le modèle finlandais.

    * Résultats PISA (évaluation internationale sur 43 pays OCDE + associés)
    - en 2000 : la Finlande est première en lecture, 4ème en maths et 3ème en sciences
    - en 2003 : la Finlande est première en lecture, en maths et en sciences.
    Les différences entre établissements, entre filles et garçons et entre catégories sociales sont les plus faibles de tous les pays évalués.
    La proportion d’élèves en difficulté est très faible (6% contre 21% en moyenne)

    * Un taux d’encadrement exceptionnel
    - de 1 à 3 ans : 3 assistantes maternelle et une aide-ménagère pour 12 enfants maximum
    - de 3 à 6 ans : 2 enseignants, 1 assistante maternelle et 1 aide-ménagère pour 21 enfants maximum.
    - de 7 à 13 ans et collège : 1 enseignant et 1 assistant d’éducation pour 20 élèves maximum
    - Pas de collège de plus de 400 élèves, pas de lycée de plus de 500 élèves.
    - Enseignement spécialisé : dépistage précoce (dès le jardin d’enfants) et classes spécialisées limitées à 5 élèves.

    * Aide aux élèves en difficulté
    Chaque établissement dispose d’un maître spécialisé supplémentaire prenant en charge des groupes de 5 élèves maximum (17% d’élèves suivis).
    !!Les élèves primo arrivants (principalement russes) suivent un cours intensif de finnois et sont partiellement intégrés avec 1 assistant bilingue pour 5 élèves.!!

    * La lecture à 7 ans ?
    Si l’école obligatoire commence effectivement à 7 ans, 96% des familles choisissent de faire suivre un CP optionnel dès 6 ans à leur enfant. Les autres apprennent la lecture dans leurs familles. (FORTE IMPLICATIONS DES PARENTS DONC, CE QUI N’EST PAS LE CAS CHEZ NOUS DANS LA MAJORITE DES CAS) Les méthodes de lecture utilisées sont syllabiques.
    Un élève qui n’est pas prêt à l’apprentissage de la lecture peut être maintenu en jardin d’enfants jusqu’à 8 ans (IMPENSABLE CHEZ NOUS CAR REJET SOCIAL DE L’ECHEC?). Malgré tous les dispositifs d’aide et le taux d’encadrement, le redoublement reste autorisé (0,8%).

    * Evaluation des élèves
    Il n’y a pas d’évaluation notée avant 9 ans, après cet âge, l’évaluation est progressivement mise en place jusqu’au lycée. A partir du lycée, et jusqu’à l’Université, une réelle sélection compétitive est mise en place (examens de passage au cycle suivant, examens d’entrée et numerus clausus) (LE SEUL MOT « COMPETITION » EFFRAIE NOMBRE DE NOS LEGISLATEURS).

    * Evaluation des établissements
    Les enseignants sont recrutés par les communes et les directeurs. La liberté pédagogique est totale. Il n’existe pas de système d’inspection et de corps des inspecteurs. Les établissements sont dans l’obligation annuelle de rendre publics leurs résultats et leurs principes de fonctionnement. (TOTALE OPPOSITION AVEC NOTRE SYSTEME OU LA POUSSEE VERS LA CENTRALISATION EST DE PLUS EN PLUS FORTE)

    Eléments receuillis à partir de divers articles et enquêtes glanés sur le net.

    Faites-vous une opinion vous-même!

    Michel

  6. michel dit :

    L’étonnante réussite de l’éducation finlandaise n’est pas seulement due à la prouesse d’une savante construction technocratique : elle a partie liée avec une langue, une culture, un peuple qui a fait du développement de la personne humaine dans toutes ses composantes le but de l’éducation. Même si certains aspects de cette école peuvent être intégrés chez nous, il faut souligner que la réussite de l’école finlandaise est liée à la culture et à l’âme du peuple finlandais et à leurs caractéristiques propres.

    Il y a peu de chance que les Bruxellois et les Wallons se « finlandisent » même contraints et forcés. Et les Bruxellois et les Wallons savent également qu’une autre école modèle,… la coréenne…, repose sur un tout autre type d’école.

    Ces deux modèles ont pourtant un point commun : l’importance que ces sociétés affectent à l’Ecole, quelque chose d’assez important pour qu’un consensus apparaisse sur les questions scolaires. Si l’éducation était vraiment une priorité nationale, reconnue et partagée, pourquoi un consensus, transcendant les idéologies politiques, ne pourrait-il pas se dégager qui permettrait enfin d’avancer dans une direction mûrement réfléchie, sans à-coups et sans retours en arrière ? Le tout en redonnant à l’humain la place qu’il mérite dans cette réflexion…

    A la lumière d’une analyse circonstanciée, l’exemple finlandais indique cependant une voie et permet de mesurer la validité de certains discours ministériels.

    D’après Paul Robert et ses travaux d’analyse du modèle finlandais…

  7. viviane dit :

    J’ai une question à poser :
    quand j’entends Madame Arena dire lors d’un débat qu’elle paie un enseignant pour 8 élèves , je suis surprise vu que ma classe comprend généralement de 25 à 30 élèves!
    Et puis je réfléchis…
    Dans notre école,effectivement, elle paie l’équivalent d’un à plusieurs temps plein de maîtres spéciaux des différentes philosophies religieuses, qui ont très souvent un auditoire peu parsemé , parfois même un seul élève!
    Pourquoi ne pas supprimer simplement ces cours, mettre ou remettre certains( si pas tous!) de ces maîtres face à une classe bien réelle (de plus de 15 élèves), face à de réelles responsabilités: évaluation, inspection, titulariat…Ceux-ci ont très souvent des titres pédagogiques très intéressants et en pénurie: prof de math, de français à la base!
    Je ne supprime pas dans l’emploi, je rentabilise l’argent investi et remets un peu tout le monde sur un même pied d’égalité!
    Pourquoi donc cela n’est-il jamais à l’ordre du jour?
    Merci de votre lecture et de votre réponse.

  8. Anne dit :

    La Finlande : l’idéal pédagogique serait-il à l’extrême nord ?

    Quelles pistes pourrait suivre le Sud de notre pays ? En vrac quelques idées …

    1. Faire l’enseignement comme une priorité absolue pour notre société, sans un enseignement performant pas d’économie performante ….
    2. Augmenter la liberté d’organisation de chacune ds écoles liberté et responsabilité sont des conditions essentielles à la créativité (base de l’acte éducatif et de l’enseignement) cette créatvité doit pénétrer tout au long de la chaîne enseignante depuis le Pouvoir Organisateur (quel qu’il soit)jusqu’à l’élève en passant par les directions les ensegnants , les éducateurs , les équipes PMS /PSE , le personnel adminisratif et ouvrier sans oublier les parents
    3. Instaurer une organisation de l’enseignement pérenne.
    4. Evaluer les résultats obtenus et non les procédures (minimiser les charges administratives).
    5. Revaloriser la fonction enseignante (tous universitaires) en passant du discours aux processus : en vrac … leur rendre de la responsabilité et donc de la liberté, mettre en place des conditions de travail valables (infrastructures, bâtiment, équipement ( informatique et technique) , valoriser leurs compétences éducatives ….
    6. Détecter dès le plus jeune âge non seulement les difficultés techniques d’apprentissage et surtout les obstacles préalables à l’apprentissage.
    7. Mettre en place des stratégies de partenariat école/famille/société pour passer au delà de ces freins au désir d’apprendre. 2 exemples vécus : – sept enfants de moins de 12 ans dans une même chambre d’appartement social : bonjour les bâillements à l’école. – des enfants « hyperdoués » ne s’acceptant pas dans leur différence et donc refusant la bête école !
    Il y en a des tas d’autres…

    Anne
    N.B. Une information pour Archibolo : si la Communuté française devait financer toutes les écoles comme elle finance son propre réseau, elle peut se mettre en cessation de paiement immédiatement. eh oui les écoles CPEONS ainsi qe les écoles libres de ts styles sont plus responsales donc moins couteuses… A méditer peut-etre…

  9. fabrice dit :

    Une école de qualité demande non seulement un bon financement mais également une bonne formation des enseignants, des enseignants motivés (pas forcément idéalistes), et un modèle culturel.
    Du financement: Madame Arena répète à tout va que l’enseignement en CF fait partie des mieux financé. Les chiffres avancés sont une chose, la réalité sur le terrain est toute autre. Je rejoins Viviane qui mentionne les professeurs de cours philosophique. Nous sommes dans un état laïque je pense, alors changeons les cours de morale, religion islamique, protestante, catholique … pour un cours soit philosophique ou mieux un cours de civisme (et nous en avons largement besoin). Les économies ainsi faites pourrait alors rejoindre en partie le modèle finlandais quant à l’encadrement des élèves.
    Pensons aussi aux enveloppes données aux communes pour leurs écoles par la CF. L’argent sortant de la CF ne subi aucun contrôle quant à son affectation dans les communes. Ne soyons pas étonné alors de constaté l’état de délabrement de beaucoup d’écoles communales. Pour info, les titulaires de mon établissement (enseignement primaire spécialisé) se voient attribués à peine 150€ en juin pour commander le matériel de l’année suivante pour 12 élèves. Alors qu’on nous rappelle la gratuité de l’école, au vu de cette somme, il est impossible de fournir aux enfants la totalité du matériel de base. Serait-ce aller trop loin que de dire que certaines communes se refont une santé finançiaire avec l’argent de la CF?
    De la formation des enseignants est loin d’être la meilleure. Sur les trois années à l’école normale, les étudiants n’ont pas suffisamment de stages. Pourquoi ne pas envisager une quatrième année avec uniquement des périodes de stages et quelques retours en classe pour partager les expériences. La formation serait dès lors bien plus diversifiée. Prenons le stage dans l’enseignement spécialisé comme exemple puisque c’est celui dans lequel je travaille. Comment apprécier l’enseignement pour 8 types avec 15 JOURS en troisième année? Deux semaines qui sont effectuées en observation et pour lesquelles les étudiants s’entendent clairement dire que « ça ne compte pas ou si peu pour l’évaluation finale ».
    Des enseignants motivés: tout le monde connait au moins un enseignant qui « glande » dans sa classe. Parce que c’est tellement plus facile de proposer aux enfants ce qu’ils connaissent déjà sans essayer de les pousser à se dépasser. (J’ai un exemple plus que frappant chez nous) Nous éprouvons alors un sentiment d’injustice face à ce type d’enseignant qui, au final, dors tranquillement sur ses deux oreilles alors que nous nous creusons la tête à essayer de motivé nos élèves.
    Ou comment avoir encore la volonté aujourd’hui de travailler quand on se fait insulter voire agresser par des parents et des élèves?
    Du modèle social: La motivation mentionnée plus haut est primordiale pour nos enfants. Et au risque de jeter un autre pavé dans la mare, comment pouvons-nous encore convaincre nos enfants de l’importance de l’apprentissage quand ils constatent à la maison que papa et maman vivent bien sans travailler et de s’entendre dire par ces mêmes élèves que de toute façon, ils gagnent plus de sous au chômage que nous dans nos classes. Ou encore, la vie à l’école est loin de la vie en dehors. A l’heure où nos bambins de 5 ans jouent déjà de la souris sur le PC de la maison, nos écoles sont peu voire pas équipée d’un seul ordinateur digne de ce nom. Les enseignants se voient offrir des formations sur les nouvelles technologies (utilisation d’internet et autres logiciels, montages vidéo, montages photo numérique ….) puisque nous DEVONS former nos enfants aux nouvelles technologies. Quel utopie et encore une fois que d’argent jeté par les fenêtres. Ne faudrait-il pas que les classes soient équipées d’au moins deux ordinateurs correct avant, plutôt que de ces « vielles bécanes » exploitant Win 98 (et oui c’est encore la réalité chez certains)

    Tout ce qui est dépeint plus haut est malheureusement réel et tiré de mon vécu journalier. Personnellement, je pense que l’enseignement dans notre pays a trop longtemps considéré comme ne faisant pas partie des priorités budgétaires et que nous en payons maintenant les pots cassés.

    Alors Madame Arena, il est probable que l’effort financier de la CF est énorme, mais les vides à combler sont bien plus grands.

  10. Anne dit :

    Quel bel exemple que celui de la Finlande

    J’en retiens comme condition nécessaires à un enseignement performant :

    - une formation de tous les enseignants de haute qualité et surtout formés à la remédiation.
    - une organisation de l’école identifiant tout de suite les difficultés liées à l’apprentissage et organisant les conditions de remediation et cela dès la maternelle
    - un enseignement basé sur les besoins concrets des enfants en veillant leur bien-être – Une excellente qualité d’enseignement dans toutes les écoles
    – Un partenariat intensif écoles parents
    - Un consensus social sur l’investissement dans l’éducation et une grande reconnaissance sociale des enseignants
    - Une valorisation de l’enseignement professionnel toute simple tous les élèves suivent tous les cours y compris la cuisine, la menuiserie etc…
    Une grande liberté et donc responsabilité laissée aux parents dans le choix de l’école, aux enseignants, aux écoles dans leur organisation, pas ou peu d’inspecteurs……

    Vraiment source d’inspiration pour notre Communauté Française…

    Cette description m’interpelle que de contradiction avec les récents décrets inscription, inspection, premier degré et aussi celui en projet premier degré différencié ne sont-ils à l’opposé de cette recette finlandaise gagnante ?

    L’élève en chair et en os et ses besoins semble bien être le centre de la réflexion pédagogique finlandaise …. Toute idéologie semble oubliée : pas d’hiérarchie des formations, pas de notions de mixité sociale non un travail quotidien cible sur l’enfant tel qu’il est et avec sa famille.

    A méditer et à concrétiser…. Je l’espère et m’y attelle avec énergie…

    Anne

  11. Cath. dit :

    J’ai lu et relu les différents commentaires sur l’émission. Nulle part je ne vois apparaître un maillon essentiel: la direction de l’établissement.

    J’ai eu la chance de travailler dans une école où la concertation était de mise. La direction nous annonçait les heures disponibles par branche et les professeurs concernés se concertaient pour établir une juste répartition des classes. Plus de « pistonné » avec les meilleures classes, les moins bonnes pour les autres. Le chef d’établissement était là pour arbitrer et je peux vous assurer qu’il était rarement nécessaire de le faire.

    Il y a quelques années, j’ai changé d’établissement.

    Je me suis retrouvée face à un dictateur paternaliste qui m’a dit que la conscience professionnelle c’était dépassé dans l’enseignement !!! Que n’importe quel quidam chômeur qui passait devant la porte pouvait donner cours en professionnelle (j’enseigne les Sciences dans le général et était passible d’une « réorientation » de ma carrière parce que j’avais été absente!!). Cela en dit long.

    Changement de direction: pendant un an le préfet marche sur des oeufs. Cette année, changement radical : attributions complètement chamboulées, horaires exécrables, (jusqu’à 7 à 10 heures de fourche), mécontentement de tout le monde, regroupements de classes (5ème/6èmes professionnelles) et j’en passe.

    Autre désillusion : je passe d’une école correctement équipée à un quasi taudis, pas de matériel ou alors obsolète, des produits chimiques tellement anciens qu’ils ne donnent plus les bonnes réactions, un labo aucunement sécurisé (3 ans de lutte pied à pied pour finalement obtenir le strictement légal), quand je signale que je travaille à 2 mètres des élèves et que nous risquons, eux comme moi l’accident à chaque expérience je m’entends dire : vous je m’en fous, vous n’avez qu’à faire votre travail correctement!!. Je me fais copieusement insulter devant des collègues parce que je suis une emmerdeuse à toujours vouloir assurer la sécurité dans un laboratoire!!! Je ne parle pas de la sécurité dans les ateliers bois/mécanique et autres c’est le même topo.

    Chouette ! on change (enfin) les châssis en acier des fenêtres, les travaux commencent….. le vendredi précédant la rentrée.

    Rentrée que je ne fais pas, je suis en repos de longue durée pour fatigue chronique. Après 23 ans de bons et loyaux services, je suis épuisée, pas par les 16 ans passés dans l’autre école, par les 3 ans passés dans celle-ci où j’ai l’impression d’escalader un mur infranchissable (je dois être une réincarnation de celui qui roulait une grosse boule au sommet d’une montagne pour la voir à nouveau rouler vers le bas).

    Tout ceci pour dire quoi? Dans une école, il n’y a pas que les profs! Il avait été question de pouvoir élire le chef d’établissement, non seulement sur base d’une formation mais aussi d’un projet éducatif. Tant que la désignation d’un chef d’établissement sera subordonnée à l’appartenance politique, au copinage etc… il n’y a pas de raison que cela change.

    Ah oui! j’oubliais, mon ancienne école (à Bruxelles) était en D+ suite à l’extraordinaire mixité socio-culturelle de notre établissement et principalement sur base des nationalités d’origine des élèves. Passent les grandes charrettes de naturalisations (je n’ai absolument rien contre) et l’école perd sa D+ (exit les remédiations pour ceux qui baragouinent le français et les cours pour primo-arrivants, l’éducateur supplémentaire) parce que le ratio d’élèves allochtones est passé sous la barre fatidique. Tout le monde sait que rien qu’en devenant Belges ces élèves peuvent subitement lire, écrire, s’exprimer de manière compréhensible.

    L’exemple finlandais? Oui et non.
    La société finlandaise semble beaucoup plus homogène et surtout plus cohérente dans ses choix de société.

    Avant c’était l’école qui forgeait la société maintenant c’est l’inverse et tous les maux de la société sont entrés dans l’école.

    Et pourtant… j’y crois encore mais pas dans les conditions actuelles. Malheureusement il n’y a pas de raison que cela change à moins que… :

    - la profession d’enseignant soit complètement revalorisée et je ne parle pas d’argent (quoique…) je parle de statut, de reconnaissance sociale;

    - la formation des enseignants vise l’élévation et non pas le statu quo , la suggestion d’une 4ème année essentiellement basée sur des stages me semble une bonne idée (j’ai été maître de stage et j’ai plus qu’à mon tour été sidérée par le degré d’impréparation des jeunes profs et ce n’est pas eux que je mets en cause);

    - les infrastructures soient adaptées aux nécessités (investissements dans les installations scolaires…);

    - que l’on fasse un peu moins de théorie pédagogique et beaucoup plus de travail sur le terrain face à des vrais élèves et pas des modèles mathématiques et/ou statistiques;

    - que l’être humain revienne au centre des préoccupations (oui je sais ça fait campagne électorale mais n’est-ce pas essentiel?);

    - que l’on mette fin aux clivages dans l’enseignement (officiel, libre subventionné ou non, provincial, communal… ça fait beaucoup non?);

    - que, comme dans le système finlandais, chaque élève ait droit à la même qualité d’enseignement (nombre d’élèves par classe, remédiations, infrastructures…);

    - que l’on tire le système vers le haut et qu’on cesse de niveler par le bas (compétences MINIMALES, ce n’est pas avec le minimalisme qu’on tire vers le haut);

    Le seul problème est que tout cela nécessite un changement profond et radical des mentalités, en ce compris les nôtres, j’entends souvent dire : »avec cette classe là… pfff ce n’est pas la peine » et cela ne concerne pas que le technique et le professionnel !!!

    Beaucoup d’enseignants sont devenus, suite aux déceptions, à l’amertume, à l’immobilisme, des machines à enseigner qui s’éteignent à la fin de la journée de cours.

    Heureusement, il reste des gens formidables dans notre métier mais ceux-là, comme moi, s’épuisent à la tâche et subissent parfois les ricanements de ceux qui ont lâché prise.

    Aux formidables, je dis NOUS avons raison, NOUS sommes dans le bon mais nous sommes bien les seuls à le savoir.

  12. pascal dit :

    Savez vous qu’en Finlande, tous les élèves suivent les mêmes modules d’apprentissage ? Si un enfant doit changer d’école, il reprendra là où il est arrivé.
    Ces modules sont réalisés par le ministère et transmis aux écoles. Ce ne sont pas les enseignants qui créent leur cours, chacun dans leur coin, en réinventant l’eau tiède chaque année !

    Un de mes neveux y a séjourné et selon lui (et je veux bien le croire) la majorité des immigrés qu’il a rencontré sont là-bas pour leur formation ou leur travail. Il y a très peu de réfugiés économiques ou politiques. Cela aussi change la donne.

    Diminuer les cours philosophiques est une utopie. On y gagnerait des clopinettes. Vouloir règler les problèmes de notre enseignement sur le dos des cours philosophiques (religieux ou laïcs) me semble dépassé.

    « Il faut apprendre aux jeunes « la bonne parole », les valeurs évangéliques qui ont permis la démocratie et les droit de l’homme. Cet engagement leur permettrait de grandir.
    De la même manière, il faut leur apprendre les ressemblances entre toutes les grandes religions et les valeurs du monde laïque, pour sortir des guerres de religion obsolètes entre laïcité et chrétienté. Quand un jeunes comprend la différences entre Chiites et Sunnites, il met son intelligence au service de sa connaissance du monde, et il s’épargne un racisme sommaire anti-arabe. Si on pouvait offrir un voyage de rhéto à Jérusalem, les jeunes s’ouviraient le coeur et l’esprit. Ils comprendraient le progrès qu’est incontestablement la séparation du trône et de l’autel, et les conséquences graves qu’entraînent, pour la paix dans le monde, les pays où cette séparation n’a pas lieu. »
    Philippe van Meerbeeck

  13. xavier dit :

    C’est bien le problème de la manière dont on gère l’argent, mas la quantité.

    Plutôt que de vérifier cela, Arena préfère prendre des décrets inutiles pour les élèves mais très utiles pour elle-même et ses amis!

    Enfin, à ce qu’elle croit, car en lisant l’enquête dans Vers l’Avenir, on voit que cela ne fonctionne pas !

    Xavier

  14. Lara dit :

    Je trouve que ce documentaire consacré à l’enseignement n’est pas du tout honnête et ce, envers le collège Saint Pierre! Les journalistes n’ont pas réellement montré ce que notre collège est. Pourquoi avez vous prit un élève de deuxième secondaire, Gauthier, ayant des difficultés à étudier ? Saint pierre est loin d’être une école ou tout le monde suit comme des moutons et où on ne reçoit pas d’aide en cas de besoin. Loin de là, on est bien encadré, les professeurs sont toujours présents pour nous écouter et pour nous aider en cas de problème. Et il ne faut pas du tout plus de deux heures par jour pour étudier, une demi heure par jour en étant attentif pendant les cours convient parfaitement. De plus, peut être que Saint Pierre est une école élitiste mais ou est le problème ? Est ce que justement la scolarité des jeunes n’est pas le point le plus primordiale dans notre société? Ce sont les jeunes qui construisent l’avenir, hors c’est grâce à ces bonnes écoles qu’on arrive à faire évoluer notre société et à progresser… Saint Pierre n’est pas une école de bourge non plus, mais je ne nie pas le fait que 50% des élèves font partie d’une famille aisée. Et puis, il y a une très bonne ambiance et contrairement à ce que vous avez précisez, pour exemple cette année il y a 180rethos contre 250 premières, ce qui ne fait que 70élèves n’ayant pas atteint leur buts et non pas 50%…
    Le problème ne vient pas des écoles élitistes mais vient de la mauvaise formation et la non reconnaissance des professeurs mais aussi des exigences trop élevées (un prof de biologie ne devrait pas être obligé de donner cour de physique sans aucune formation) … Vous accordez plus d’importance au chômage qu’à la scolarisation, hors c’est nous, étudiants, l’avenir de notre société…C’est justement pour cela que le système Finlandais est si réussit! Ne serait-ce pas le moment de se poser cette question? Et de réagir avant qu’il ne soit trop tard…
    Il ne faut pas non plus oublier le fait tout le monde n’a pas la chance d’avoir des parents attentifs à leur enfant et qui les suivent jusqu’aux bout de leur scolarité. Les parents jouent un énorme rôle dans ce domaine … Si des parents pourraient plus ce préoccuper de l’avenir de leur enfant il y aurait déjà moins d’échec scolaire…
    Et enfin, je voulais rajouter que Marie Arena a des idées complètement insensées et qu’il serait bien temps qu’elle se remette en question et qu’elle comprenne qu’elle n’est pas faite pour ce métier…
    Il y a bien sur encore beaucoup de chose à dire … mais pour ma part, ceci est un bon début…

  15. Jules dit :

    Retraité depuis 5 ans, j’ai vu notre enseignement (pendant les 10 ans qui ont précédé) se détruire de l’intérieur.

    Déjà à l’époque (vers les années 90 donc), on nous montrait « le modèle finlandais ».
    On oubliait déjà d’insister sur des différences essentielles entre eux et nous:
    - peu d’immigration et prise en charge des nouveaux arrivants.
    - Pas ou peu de repli identitaire.
    - UN réseau unique (pas de surenchère pour attirer des élèves).
    - obligation de fréquenter l’école la plus proche (mélange des « sensibilités »).
    - implication totale et resposabilisation des parents.
    - mentalité « uniforme »

    Quand on voit dans l’émission que des enfants arrivent à l’école à n’importe quelle heure sans que les enseignants soient soutenus, on croit rêver.
    Accuser l’école (et donc les endseignants) des ratés de notre éducation, me semble un peu court. L’enquête doit être approfondie, tournée aussi vers les familles, TOUTES LES FAMILLES et peut-être surtout celles où on ne parle pas (ou peu) français, et celles où l’école n’a pas l’importance qu’elle devrait avoir.

    Chez moi, quand j’étais gamin, on n’était pas riche, mais mes parents voulaient que « j’arrive mieux qu’eux ». Les enseignants étaient soutenus et moi aussi.

    Qu’on ne fasse pas croire que c’est parce que les enfants de milieux favorisés ont accès à la culture et pas les autres. Chez moi non plus, on ne connaissait pas Homère, Hérodote, Corneille, Rabelais, Diderot, Hugo, …

    Et pourtant, j’ai réussi chaque année.

    Quant à la formation, quand je fréquentais l’école normale, en dernière année, nous passions une matinée par semaine à enseigner sous la direction des instituteurs tout en terminant les humanités. Mais on en voulait, on voulait y arriver.

  16. andrée dit :

    Une remarque d’une collègue sur le forum:

    J’ai été « choquée » d’entendre des élèves dire (et probablement le croire!) que si leurs parents s’en sortaient avec le chômage et le CPAS, ils pourraient faire la même chose! Vive l’assistanat!

    Et on y contribue, nous, instits…Et oui, chers collègues…pq étudier la grammaire, la conjugaison, travailler le calcul mental « à fond » alors que nous suivons « comme des moutons » le socle de compétences qui nous obligent à rendre la matère aussi ludique que possible… pq recommencer une année alors que le « chef » d’école risque de perdre qq € avec des élèves en moins qui changeront d’établissement si il double, restons dans les bonnes grâces du « chef »!!!
    Et pourquoi nous, parents ne mettrions nous pas nos enfants dans des écoles où l’instruction veut encore dire qq chose???

  17. Kema dit :

    7 ans d’enseignement et un bilan plus que négatif… Une formation des plus médiocres (à l’exception de quelques cours), pas de soutien dans ma première classe – une classe insoutenable-, l’argent de l’école ne finit jamais dans les classes, une chef hargneuse, insultante envers nous, les enfants et les parents, les adapteurs coincés au bureau plutôt que dans les classes, l’obligation de remplir des tonnes de paperasse mais aucun intérêt pour les gosses, un abandon total de la hierarchie, tout est prévu pour décourager les initiatives et l’entraide et susciter la discorde entre profs et j’en passe …
    Le système finlandais me fait rêver même si tout n’est pas transposable.
    Moi, je n’ai pas les épaules assez larges…faible , lâche, peut-être.
    J’ai adoré tous mes élèves même les pires mais je baisse les armes.

  18. pascal dit :

    Ah ces fameux Finlandais…

    Citez moi un Finlandais célèbre !
    Top chrono…

  19. Manu dit :

    Pour rebondir sur ce que disait Jules, il y a eu de gros changements dans les années 90, qui ont conduit à une dévalorisation très nette du métier d’enseignant dans la population.
    Puisque l’on parle du modèle finlandais, il est impressionnant de constater la différence à ce niveau entre nous et eux…
    Ici, un enseignant doit se battre contre les préjugés tel que le peu de temps de travail, les vacances permanentes, la dictature du prof ayant ses bonnes et mauvaises têtes, …
    En Finlande, le métier d’enseignant est très bien considéré, les meilleurs étudiants sont heureux de se lancer dans l’enseignement, ils sont respectés par les élèves ET les parents (on en est très loin ici !).
    De plus, chez nous, l’enseignant ne doit pas seulement enseigner, il doit aussi éduquer, être assistant social, psychologue,… le tout avec une autorité sans cesse remise en question et généralement sans soutien aucun…

    Alors, le modèle finlandais, oui, mais encore faudrait-il se rendre compte que sur pas mal de points on fait le chemin inverse…

    ps : à Pascal : Mika hakkinen, Harry Vattanen,… bon, d’accord, en dehors des pilotes de F1 ou de rallye, c’est plus compliqué :)

  20. WALTER dit :

    J’apprécie beaucoup l’émission « Questions à la Une » et son journalisme d’investigation.
    Quelle déception, quel gâchis et quel baclage que cette émission sur l’enseignement qui méritait tout de même mieux, le pauvre.
    Clichés, amalgames, exemples choisis dont on fait une généralité et j’en passe …
    La Finlande, le sujet a été suffisamment débattu …

    La démission des parents, le refus d’intégration, le repli identitaire, pondre des enfants à tire-larigo sans être capables de s’en occuper, le climat de terreur que vivent certains enseignants etc … voici des sujets qui sont d’actualité et qui minent l’enseignement.

    Le décret d’Arena, qui est passé de justesse et qui est de plus en plus contesté, intéressant aussi.

    Voilà ce qu’il eut fallu développer.

    A quand une nouvelle émission d’investigation sur l’enseignement, moins amateuriste cette fois-ci.

    Bonne soirée quand même, comme disait notre Jean – Claude national, Defossé ou Defossez, bien sûr.

  21. marie dit :

    je suis entrain de faire l’agrégation…
    j’ai envie d’être prof et je ne m’imagine pas (rassurez vous tous) que ce sera facile.
    je me demande simplement si qq part ds la société il serait possible de laisser une place ne fut ce que toute petite aux bons côté du métier d’enseignant et de l’école. une toute petite, juste pour ne pas généraliser la peur d’enseigner. franchement, je lis des forums des livres, j’écoute mes cours: le discours est général: il semble nous crier: être prof est le plus laid métier du monde. entre injustice, pistons dépressions fatigues chroniques, ressentiment; c’est dur de garder espoir.

    nous sommes dans une société qui transpire la peur: peur de la crise écologique économique familiale scolaire privée amoureuse congugale professionnelle… et le tiers monde on y pense? et tes déchets tu les tries? et ton mariage ca tiendra? et le chomage tu te sens prêt? et tes fns de mois t’as un plan?

    oh, je ne dis aps qu’il faut banaliser ou réduire, dire que ce n’ets aps vrai. je dis qu’un autre discours peut faire changer aussi.

    dans tous ces débats sur la finlande, je ne veux retenir qu’un truc: en trois ans la finlande a changé des choses pour améliorer son état en sciences et en maths.

    la vie laisse des possibles heureux.

    dispersons autre chose que la plainte la contestation, même s’il faut rester lucide: on poussera des geulantes sous formes de dialogue pour faire des choses.

    mais n’oublion pas la beauté qui reste ds certaines choses…

  22. C. De Cuyper dit :

    Le rêve d’une école qui s’adapte à nos enfants et à nos jeunes.

    L’obligation scolaire est perçue par nos écoles, nos enseignants, nos politiciens, les centres d’accrochage scolaire et les policiers qui ramènent un jeune en rupture à l’école comme une obligation des jeunes d’aller à l’école.

    Le jeune qui quitte l’école est décrit comme celui qui n’obéit pas à l’injonction scolaire, un jeune perçu erronément comme insuffisamment contrôlé par ses parents, qualifiés pour l’occasion, de « démissionnaires qui auraient perdu toute autorité sur leurs enfants, n’arrivant plus à les contrôler, incapables d’obliger leur jeune à étudier ».

    La convention des droits de l’enfant, prévoit que cette obligation scolaire, doit être envisagée comme une obligation des communautés, d’assurer à chaque jeune le droit à l’éducation, le droit à une école de qualité, qui assure l’aide et le soutien pour progresser dans les apprentissages, où le jeune pourrait s’épanouir, une école qui se sent responsable de la formation de tous, une école qui assure à tous de vraies chances de promotion sociale, une école qui amène chaque enfant au maximum de ses possibilités, une école qui respecte le jeune, respecte ses difficultés d’apprentissage, une école qui met en évidence les points forts de chaque élève, inscrivant chaque enfant dans une perspective de réussite, une école qui guide et conseille le jeune dans ses orientations, plutôt que de le reléguer et l’orienter négativement.

    Pourquoi y a-t-il tant de jeunes qui abandonnent l’école ? Il s’agit d’une question fondamentale à se poser si l’on veut y trouver des solutions durables et efficaces. Une fois les véritables causes trouvées, il convient de savoir où on veut aller, se fixer des objectifs clairs et décider de ce qu’il convient de mettre en place pour y arriver, fixer le rôle de l’école et comment envisager l’obligation scolaire en fonction de la mission qui lui a été confié.

    Qu’est ce qui amène un jeune à décrocher puis à abandonner l’école ? Si on prend la peine d’interroger les jeunes qui ont « lâché » l’école précocement, on s’aperçoit toujours que cet abandon scolaire est consécutif à un lourd passé d’échecs. Il n’est en effet pas indifférent à nos enfants d’être en échec. Il existe un seuil au delà duquel la dévalorisation liée à l’échec scolaire deviendrait intolérable à la survie psychique de l’élève. Ce seuil est différent d’un élève à l’autre. Un enfant en échec est en situation permanente de dévalorisation et ressent son environnement comme hostile et développe alors des réactions défensives pour la protection de son « estime de soi », c’est à ce moment qu’il décroche et abandonne l’école.

    Il y a beaucoup d’excellentes raisons pour SUPPRIMER l’échec scolaire.

    Tout d’abord, l’inutilité de cette mesure sur le plan pédagogique : de nombreuses études faites sur de grandes populations d’enfants (Holmes,…) font état du fait qu’un enfant promu dans l’année supérieure avec une aide ciblée sur ses difficultés, s’en tire mieux à court et à long terme que celui qu’on contraint à bisser.

    Le coût de cette pratique qui représente plusieurs centaines de millions d’euros gaspillés inutilement chaque année et qui est estimé à 6 à 10 % du budget de l’enseignement, selon les sources (Etnic ou IRE).

    En supprimant les échecs, les abandons scolaires qui concernent 30 % de nos jeunes, seront considérablement réduits, les pays qui n’ont pas ou peu de redoublements, ont très peu d’abandons scolaires.

    Nos performances à PISA augmenteront, puisqu’aujourd’hui, tout le monde sait que pour avoir un bon niveau, il est essentiel d’assurer la réussite du plus grand nombre, ce sont en effet les pays qui ont aboli le redoublement qui ont les meilleures performances au PISA et ce, sans cours particuliers externes.

    Les enseignants seront davantage motivés car rien n’est plus gratifiant que de voir ses élèves réussir et le métier d’enseignant deviendra plus attractif.

    L’enfant et/ou le jeune serait moins sous pression, il aura enfin l’impression qu’il peut maitriser le travail scolaire, voir ses effort couronnés de succès, se sentir reconnu dans ses efforts et valorisé, car la tâche demandée serait dans ses capacités, il se sentira soutenu par de la remédiation immédiate installée par l’enseignant (ou éventuellement un(e) logopède), par une pédagogie différenciée respectueuse de chaque élève, par une évaluation motivante qui n’humilierait, ni ne reléguerait.

    La raison la plus importante, pour nous parents est sans conteste l’épanouissement de nos enfants.

    Contrairement à une idée trop souvent répendue, le cadre scolaire n’est pas un cadre immuable, sur lequel il ne serait pas possible d’agir. Les changements pour aller vers une école qui ne laisse aucun enfant de côté, devront prioritairement concerner la nature de l’évaluation, le degré de difficulté des tâches demandées aux élèves, la conception que chaque enfant est précieux, la nature de la pédagogie enfin centrée sur l’enfant qui accompagnera ce processus verra le climat de la classe grandement amélioré.

    Nous avons un rêve, celui d’une école qui s’adapte à nos enfants et à nos jeunes, une véritable école de la réussite pour tous.

  23. Vanoutrive Johan dit :

    Bonjour,

    A la lecture d’un certain nombre de commentaires lus ici-même, j’ai les boules!
    Je vois une profonde peur de changer un système qui foire de partout, à tous les étages.
    J’y lis également la recherche d’un bouc-émissaire: les mauvais résultats, selon certains, seraient dus aux primos-arrivants. Ils ont des QI de deux ou quoi ces gens-là? Il serait peut-être temps de leur donner cours correctement, dans des écoles jolies avec des profs qui donnent envie de vivre non?
    J’y lis également un refus de se former, ce qui rejoint mon premier point. Allons donc: continuons à faire un peu plus de ce qui merde à 100%, tout ira bien dans le meilleur des mondes…

    Johan Vanoutrive