Le premier degré différencié, est, avec le décret inscription un autre point important du Contrat pour l’Ecole. Afin de remédier aux 15 % des élèves qui ne maitrisent pas les savoirs de base à la sortie du primaire, le parlement de la Communauté française a adopté le décret modifiant le premier cycle du secondaire, de nouveau majorité contre opposition. Il entrera en vigueur en septembre 2008, avec une phase de transition jusqu’en 2009, afin de coller avec la généralisation de l’évaluation externe commune. L’ambition est d’éviter que des élèves éprouvant des difficultés ne glissent trop rapidement dans l’enseignement professionnel, sans avoir un fait un réel choix positif. L’objectif est aussi de « tirer vers le haut » le maximum d’élèves en difficultés pour qu’il rejoignent ultérieurement le parcours normal de secondaire.
Quelles différences ?
Deux cas de figure :
- L’élève avec CEB (Certificat d’Etudes de Base) qui rencontre des difficultés se verra proposer deux heures de rattrapage, en plus du cursus normal de 32 heures de cours / semaine. Le cas échéant, il pourra rejoindre une année complémentaire.
- L’élève sans CEB ira quant à lui en 1re année différenciée. Au terme de cette année, s’il obtient le CEB, il pourra suivre une année complémentaire ou rejoindre la première année commune.Dans tous les cas, ils passeront trois années dans le premier cycle.
Les classes seront composées dix élèves ; les périodes de cours seront plus souples et orientées vers les compétences de base (8 à 10 périodes de français, histoire et géographie, 6 à 11 périodes pour l’enseignement des mathématiques) et les langues modernes. Plus de renseignements demain.
Critique
Tout en s’accordant sur les objectifs (comme pour le décret inscription), l’opposition écologiste s’est abstenue, alors que le Mouvement Réformateur a tenu à montrer son désaccord quant aux modalités dans un article fustigeant lest sept plaies du décret réputé complexe. Les libéraux plaident également pour un choix de filière plus précoce, allant ainsi à l’encontre de toutes les études montrant l’inefficacité du choix d’études professionnalisantes très tôt dans la vie de l’élève (comme en Allemagne par exemple).
La Ministre veut tuer une mouche au bazooka! Pour ces quelques élèves, il est urgent d’agir, mais plus tôt dans le cursus primaire au lieu de demander à la majorité de faire du sur-place. Une fois encore, le Gouvernement choisit de niveler notre enseignement vers le bas: on ne tire pas vers le haut les plus faibles en tirant vers le bas les plus forts
Marcel Neven (MR)
Selon Marie Arena, ils bénéficieront d’un « encadrement spécifique », mais les enseignants seront-ils formés aux méthodes spécifiques de remédiation, de français langue étrangère « spécifiques » à ces situations ? Si le Gouvernement applique, en partie, une des clés du succès finlandais (une remédiation adaptée, directe pour les élèves en retard), les enseignants ne risquent-ils pas de s’emmêler les pinceaux entre la volonté d’hétérogénéité des classes des derniers décrets et celle de regrouper dans un niveau spécifique les élèves présentant un certain retard scolaire (« donner un coup de pouce à ces élèves sans freiner les autres » Marie Arena) ?
On a commenté ce projet de réforme en salle des profs ce midi.
Voici nos réactions :
1. L’élève qui décroche après une 1ère commune est obligé
d’aller en 1ère complémentaire. Plus de possibilité de 2P
puisque celle-ci va disparaitre.
2. Après le premier degré de son choix (différencié ou non),
l’élève fait ce qu’il veux en troisième.
On pourrait donc avoir le schéma suivant : 1Diff – 2Diff – 3G latin-math!!!
3. Le nombre d’élève minimum pour organiser une classe de différenciation est de 10. Quelle est la limite maximale? Normes de dédoublement?
4. Les profs de terrain vont encore s’amuser…
Pourquoi ne pas VRAIMENT s’inspirer de ce qui semble fonctionner ailleurs?
Pourquoi n’en retenir que des aspects règlementaires dénaturés dans des décrets décousus?
La Finlande a institué l’école maternelle en tant que maillon essentiel de son système éducatif. Pas un seul enfant n’y échappe. Leur prise en charge dans l’école maternelle est de celle qui répond aux normes scientifiques. Elles y sont appliquées dans la stricte rigueur : architecture des infrastructures, équipement des locaux, régime pédagogique spécifique à cette tranche d’âge (horaires, activités, programmes.), encadrement de qualité (modalité de recrutement et formation). La traque à l’échec commence dès cet âge. Les équipes pluridisciplinaires (médecin , psychologue et éducateur) sont chargées de veiller à la bonne santé des enfants et ce, sur tous les plans, fussent-ils minimes, les handicaps et les troubles diagnostiqués sont immédiatement traités. Ce dispositif de détection et de prise en charge continue tout au long de la scolarité, pour englober la dimension d’apprentissage.
L’écolier ou le collégien finnois ne redouble jamais. Il ne connaît pas l’angoisse de la note/sanction et de l’examen/tribunal. Il évolue dans un cadre où les adultes sont obsédés par la réussite de leurs élèves. Toute la vie scolaire est réglée sur cet objectif. Il imprime le rythme de travail, conditionne la qualité des rapports humains et détermine les conditions à mettre en place, tant matérielles que psychologiques.
Pendant sa scolarité de base qui dure neuf ans — de 7 à 15 ans — l’élève de Finlande est assuré de ne pas rester à la traîne de sa classe. Dès qu’une difficulté se présente dans une quelconque discipline, il se rend dans la salle de remédiation : une autre innovation inspirée par le bon sens pédagogique. Dans chaque établissement scolaire existe des enseignants spécialement affectés à la remise à niveau des élèves en difficulté. Ils disposent d’un local et sont outillés exclusivement pour ce genre d’activité. Ils reçoivent une formation dans ce sens. Une fois le feu vert donné par le maître spécialisé, l’élève retourne en classe outillé en conséquence. Il aura atteint le même niveau que ses autres camarades. Pas d’orientation par l’échec.
Au sortir du collège, il a deux choix le lycée d’enseignement général (qui absorbe 50% de l’effectif) ou l’Enseignement professionnel. Pour rappel, ce dernier cycle ne recrute pas les recalés (ce vocable n’existe pas en Finlande) mais les meilleurs. Il est même parfois difficile d’y accéder. Il est vrai que l’attrait pour les filières de l’EP est encouragé par la société — le travail manuel y est valorisé — mais aussi par l’école. Pendant sa scolarité, l’élève apprend à cuisiner, à créer dans le travail du bois (menuiserie).
Bref, dans notre Communauté française comme dans nombre de pays,l’approche est beaucoup trop formelle. Comme le révèle la pléthore de décrets qui confondent le principe d’égalité avec l’uniformisation des programmes, des méthodes et de l’évaluation, nous ne sommes pas engagés sur un principe d’égalité réel, opérationnel, centré sur l’élève et sa dimension humaine.
Avec le faisceau de récentes mesures, dans l’enseignement, l’uniformité a tendance à prendre la place laissée libre par l’uniforme…
Il me semble que l’apport des finlandais est la remédiation dès qu’il y a difficulté, et pas l’enseignement maternel vu que les enfants rentrent en primaire à 7 ans et qu’avant ce sont des garderies ateliers qui sont assez différentes les unes des autres.
Il y a aussi le problème du CEB.
En effet, un élève ayant obtenu son CEB ne pourra plus, même s’il le souhaite, s’inscrire en 1e accueil. Or, il existe des élèves qui ne rêvent que d’études professionnelles. Attendre 2 ans est pour eux un calvaire. De quoi les dégoûter de l’école. Alors que ce qu’ils demandent c’est simplement suivre une forme d’enseignement, moins abstraite, moins théorique, plus pratique. Non seulement, on leur enlève d’autorité cette possibilité mais en plus dans leur formation pratique, on leur ôte deux ans de formation.
Et qu’on ne vienne pas me dire que c’est pour leur bien.
Moi je pense aussi aux petits poussins qui viennent de l’enseignement spécialisé et à qui on recommande souvent une 1ère accueil afin d’apprendre à se débrouiller. Si ils ont leur CEB ils doivent plonger dans la 1ère générale. Ce n’était pas du luxe pour ces enfants déjà au parcours difficile. Une chance demoins encore pour eux;..
Le commentaire d’Hedwidge est très juste et l’administration est au courant de cette problématique.
Lors d’un récent Comité de Pilotage, cet aspect a été abordé par les professionnels et il a été reconnu que pour éviter ces difficultés, certains instituteurs ne délivraient pas le CEB à ces enfants (pour les protégés contre l’automatisme des nouvelles règles).
Ceci est sidérant. Et tant l’administration que les politiques doivent revenir à la raison et garder l’élève et son bien être au-dessus d’un idéologie dépassée.
Certains entendant combattre le consumérisme et le mondialisme mais ils se dirigent vers les mêmes effets avec leurs considérations d’un autre âge, loin des besoins et des préoccupations des gens, des enfants, de la société…
Je vous laisse méditer la-dessus…
Je suis scandalisée du peu de cas fait à ces élèves qui essaient tant bien que mal de se raccrocher à l’école!Depuis plus de 25 ans , je donne cours ds le 1er degré professionnel et je sais combien les cours pratiques valorisent ces enfants.Que fait la ministre, cette femme d’un mépris et d’une incompétence rares,….elle sacrifie -au nom de dieu sait quelle idéologie stupide- des élèves qui reprenaient confiance en eux, dont l’image recommençait à apparaître dans le miroir de l’estime de soi!Et nous tout notre travail de réhabilitation à l’égard de l’Ecole, qu’en fait-elle? RIEN ,NADA,NOTHING…Elle s’en tape !
Dans mon école, on sous- entend déjà qu’il faudra faire deux types d’examens en fin de 1ère b:un pour ceux qui veulent poursuivre dans une 2P qui de toute façon à moyen voire à court terme va disparaître et un autre examen pour les petits loups qui vont aller se ramasser en 1ère dite générale avec à la clé,une sape psychologique sans nom!Je suis bouleversée de tant d’irrespect pour nos élèves et nous-mêmes! Quand allons nous l’envoyer bouler avec toutes ces réformettes (inscription, inspection etc….)? Quand allons-nous à nouveau relever la tête et dire NON ,ça suffit de bouger à notre outil de travail!!! QUAND?????
Je travaille dans un collège technique et professionnel. Je pense exactement comme Lucy. Nous voyons aux inscriptions des gamins qui sont heureux enfin d’arriver chez nous pour avoir de la pratique. Avec leur CEB, on leur casse leur rêve. Sachant que nous n’avons pas de classes primaires chez nous, contrairement aux autres écoles secondaires, il y a un risque!
Je suis d’accord avec HEDWIGE car je vis le cas actuellement et je ne sais plus où donner de la tête.
Ma fille a obtenu son Ceb dans l’enseignement spécialisé et est maintenant en première Générale.
Elle est complètement décalée et stressée et s’apprète à perdre deux ans dans le vide (surtout moralement) pour finir en professionnel et faire le métier qu’elle veut.
C’est à les dégouter de l’école.
Constat : On veut se donner les moyens mais on en a pas la capacité au vu des différents post lus
sur ce site sur différents articles.
C’est bien ce que disait le groupe de chercheur qui ont fait une analyse sur le « si de la scission
N-S »,la Wallonie est à la traîne dans beaucoup trop de domaine et possède une gestion proche
du nul…quoique de plus normal au vu de ceux qui nous dirigent.
Belgique,tous ses satellites (enseignement,admin,etc..) gravitant autour et le Titanic , même sort ?
Il me semblait que la majorité,n’était que l’apanage de la Flandre, or je constate que meme ici
en CF , une dame en impose,à elle toute seule , à une majorité.
Plus elle complexifie l’enseignement et moins il sera bon selon moi.
Formation de cloisemment et de castes entraine des école ghettos.
En tant que parent,je m’inquiète,car un élève de 1ere primaire ayant quelques difficultés ne peut meme plus redoubler son année , on le laisse passer en 2eme entrainant avec lui toujours les mêmes difficultés.Ex. un enfant ayant redoublé sa 3eme maternelle parce que pas assez mature,va en 1ere avec de grosses difficultés de lecture ,mais vu que bon en math,il est autorisé à aller en 2eme avec toujours ses mêmes difficultés,école et CPMS d’accord,il passe en 3eme parce que bon en math et c’est seulement à partir de la 3eme que l’on peut le faire redoubler ou l’envoyer vite fait,en enseignement type 8,sans chercher une autre solution,pas de remediation existante dans les écoles de primaire,pas le temps selon les instit.Ah! Arena avec tes décrets à la mord moi le noeud . A cause de toi,mon fils a toujours ce problème depuis 3 ans,je ne peux que le faire doubler que maintenant et je refuse le type 8,préferant une plus petite école ou une ecole plus disponible à classe plus petite où l’instit a la possibilité de faire de la rémediation.Ecole de village qui sait ?
On dit que l’enseignement est facile,simple….preuve du contraire meme pour un parent !!!!
Ah,j’oubliais l’enfant est quand même suivi par une logopède,ce indépendemment de l’école à nos frais.
Si c’est les parents qui doivent palier aux insuffisances de ce que Mme Arena ne prévoit pas
c-à-d le renforcement des élèves,ce à partir du plus jeune âge et qui,au vu de leurs difficultés,sont déjà dégoutés de l’école parce que l’école n’a pas les moyens de le renforcer , de solutionner son problème. Par manque de moyens,tant d’individus que financiers.
Système belge = système finlandais à la sauce belge,copy sans le coller,impression que me donne cet article. On prend toute la copie ou on ne prend rien ; vous contenteriez,vous,uniquement du sourire
de la Joconde , vous ?
Système belge = système finlandais à la sauce belge,copy sans le coller,impression que me donne cet article. On prend toute la copie ou on ne prend rien ; vous contenteriez,vous,uniquement du sourire
de la Joconde , vous ?
Je me demande pourquoi les syndicats se taisent.
Résultat de quel marchandage?
Xavier
En tant que parents,il y a quelque chose qui me chiffonne actuellement et peut-être pourriez -vous me répondre,me conforter dans la compréhension que j’ai eu en lisant vos articles sur ce site :
- Selon le CPMS qui s’occupe de la ville de Ans au niveau enseignement libre fondamental, le décret
inscription du secondaire n’est pas encore d’application puisque non voté faute de gouvernement,en affaire courante (papier à l’appui montré devant nous,parents) or apparemment c’est bien passé,non ?
Quid ????
- Deuxièmement , un enfant du 1er degré (secondaire),même si il y a échec(s) en 1ere passera d’office en 2eme donc ne redouble plus ? ou bien est-ce que l’enfant fait une seconde session comme on a toujours fait jadis et passera en 2eme si réussite de la session ou alors présence de remédiation en 2eme ? Concrètement sur le terrain , comment cela va t il se passer ? Un enfant en échec est il qd même lié avec l’école,devra t il qd même se farcir 2 ans d’une matière ou d’une école qui ne lui convient peut-être pas ? On ne pourra plus choisir,nous sommes,nous parents par conséquent coincés,non ?
Le CPMS de la Ville d’Ans devrait s’informer sur les compétences en matière d’enseignement. Celles-ci sont exercées par la Communauté qui n’est pas en affaire courante. Les prochaines élections auront lieu en 2009. Les arrêtés d’application ont été publiés le 12 novembre dernier et sont donc bien valables.
Votre interprétation de la mesure régulant les changements d’école au sein d’un cycle est tout à fait exacte. Sauf danger pour l’enfant, un changement entre la 1e année et la seconde année secondaire sera en principe interdit et en tout cas se fera avec l’accord du directeur de l’établissement. DOnc il devra se farcir un maximum de 3 ans (la seconde on peut la répéter! mais plus la première en principe) dans la même école…
Le mouvement ELEVeS le dénonce depuis mars dernier, faisant suite à la pétition sur ledit décret…
En conséquence , un enfant avec de petits problèmes les trainera en seconde année du premier degré,
ce n’est pas lui rendre un service, qu’il y ait remédiation pendant tout son cycle ok,c’est meme tres bien,mais si il s’avere que une répetition de l’année (soit pour cause d’aptation – transition primaire -> secondaire ou autre p.ex ) à problème soit nécessaire pour le bien de l’enfant,personnellement,lorsqu’on a mal a une dent,on traite la dent dès l’apparition du mal,on attend pas l’année suivante en laissant traîner ou empirer le mal ;l’école en accord avec les parents devraient toujours avoir cette possibilité ,même pouvoir changer éventuellement l’enfant d’école ou d’options,il s’agit de l’avenir de l’enfant ,pas d’un pion sur un échiquier ou du feuillet d’un chéquier ou d’un n°d’inscription pour subside !
C’est un être humain.
En gros,de quel droit,une personne derrière un bureau à la CF peut-elle décider de ce qui est mieux pour l’enfant d’un autre. Inimaginable !!!! Anticonstitutionnel ,abus de droit !
D’où l’importance du choix de l’école secondaire !
Un choix qui doit être réfléchi, mûri, adapté à l’enfant. Et non un choix basé sur la réputation d’une école !
En tant que parent,quelques questions d’utopiste idéaliste m’interpellent:
Qu’est ce qui distingue une « bonne » école d’une « mauvaise » (pas dans le sens de sa réputation)? Son projet pédagogique ? d’établissement ? son ambiance , sa direction , ses prof ?
Pourquoi pas tous le même projet ?
Pourquoi ne pas mettre ou remettre toutes les écoles ,par conséquent,au même niveau ? d’où l’enseignement serait,je crois,égalitaire non élitiste par conséquent puisque tout le monde roulerait avec les mêmes voitures ayant toutes les mêmes caractèristiques,seul le chauffeur du cours ferait la différence. Pour l’image,voir Schumi-Benetton,voiture pas le top et pourtant il gagna !
ou voir GP2,toutes les mêmes , seul le pilote fait la différence.
Le décret Arena n’étant qu’un emplâtre sur une jambe de bois même si le fond est honnête,la forme est à revoir !
Qu’est ce qui empêche de réaliser un tel projet : de remise à niveau de toutes les écoles ?
Quelqu’un de neutre,peut-il,répondre à toutes ces questions ?
Peut-on parler de « bonne école » quand on passe de 18 classes en 1e à 11 en 2e et 8 en 3e ?
Où sont passées les autres ?
Certes, le nouveau décret empêchera de changer d’école pendant trois ans. Mais si ces écoles ne mettent rien en place pour aider les jeunes qui décrochent, ne sont pas adaptés aux méthodes ou au rythme du travail, rien ne changera !
Ce décret n’est qu’un leurre.
A terme, grâce aussi au décret 1er degré, c’est la mort des écoles professionnelles voire techniques.
Trop de mesures tuent les mesures. C’est tout et n’importe quoi. En même temps.
Le nouveau décret permettra de ne pas changer d’école pendant 3 ans ….et si l’enfant,car c’est lui
qui doit être au centre ,ne supporte plus cette école pour diverses raisons, quid ? Ne lui resterait-il que toutes les larmes de son corps pour pleurer ? ou inspirer par un dégoût de l’école donc d’apprendre entrainerait dépression et suicide ? Est-ce que cela fait partie de la notion de danger de l’enfant ?
Rémediation ,oui, mais combien d’instit ou de profs pour assurer ce service ?
Déjà que le discours des instit de certaines écoles primaires est : « Surchargé,je n’ai pas le temps… » alors que pensez de cela pour les secondaires ? Opposition pratique à la théorie ? A qui la faute de cette surcharge ?Ne faudrait il pas prévoir des équipes spéciales d’enseignant sans emploi pour assurer ce service au sein des écoles ? Des enseignants qui ne feraient que cela comme des A.S pour les autres problèmes de violence p.ex.; tout comme au foot se trouve :un staff « technique »,un staff « logistique » etc…ayant chacun leur propre rôle à jouer pour obtenir d’une équipe des résultats ?
Effectivement, on peut se demander si « certaines bonnes écoles » ou réputées telles, le sont vraiment au vu des chiffres de leur population d’année en année.
A moins que ce ne soit un problème de choix au niveau des parents.
Doit-on choisir en fonction d’une réputation d’établissement ou en fonction des capacités de son enfant, de son rythme d’apprentissage et de son attitude face au travail ?
Le vrai débat est là !
Bonjour…
je pense que les bonnes questions ne sont jamais abordées…
pourquoi en 1958 les instituteurs avaient-ils tous assez de temps pour s’occuper de leur classe qui comptait parfois jusqu’à 30 élèves??
pourquoi, toujours en 1958, les élèves étaient-ils capables de travailler aussi chez eux leurs matières scolaires?? et ce dès la première année…!!! (devoirs, leçons)
et bizarrement pourquoi les échecs n’étaient-ils PAS plus nombreux que maintenant???
c’est dès le plus jeune âge qu’il faut pallier les difficultés des enfants et pas attendre qu’ils soient dégoutés de l’enseignement quel qu’il soit parce qu’ils auront accumulé échec sur échec pas tellement dans la matière proprement visée mais dans l’estime d’eux-même: « tu n’es pas bon en math mais tu passes en classe supérieure parce que ton niveau en français le permet… » son subconscient retiendra « tu n’es pas bon en math »… une fois, deux fois voire plus… à force de se l’entendre dire, il ne sera jamais bon en math… c’est un principe élémentaire de psychologie de l’enfant un peu oublié…
et pour finir: sujet ô combien délicat: si les parents voulaient vraiment s’occuper de leurs enfants au retour de l’école et les aider dans leurs démarches de devoirs et leçons au lieu de les envoyer au cours de gym ou de musique ou de théâtre ou de poterie ou les quatre à la fois pour ne pas devoir être à la maison pour eux…
c’est un leurre que de vouloir faire de chacun de ses enfants un génie dans tous les domaines…
ils auraient déjà tous le sens du respect d’autrui, de la politesse, le sens du travail bien fait (pour le travail et non pour l’argent…) le sens du partage…le sens de l’engagement de soi et de la fidélité à ses engagements… ce serait très bien et la société s’en porterait beaucoup mieux.
Plutôt que de payer le chômage, pourquoi ne pas verser une allocation de foyer et permettre ainsi à un des deux parents de rester chez lui pour aider son enfant à devenir adulte…
une présence attentive, bien plus que l’argent, est souveraine dans ce cas.
tant qu’on aura pas rendu leur vraie valeur aux mots éducation – travail – famille – amour – fidélité – on pourra faire tous les décrets et tous les arrêtés possibles, la société continuera à dépérir sous la coupe de l’argent tout puissant.
Je vous rejoins sur la fin de votre message.
En ce qui concerne le début, 1958 et 2008 sont à des lustres de distance !!!
En 1958, pas de télé (ou si peu), pas d’Internet, pas encore de culture des loisirs, une mère au foyer, du travail pour tous… ces « petits détails de l’histoire » expliquent aussi cela !
D’accord avec vous pour le rappel des valeurs tel le respect et l’éducation. Mais allez dire aux enfants de parents chômeurs, bien que diplômés, qu’ils doivent étudier s’ils veulent réussir dans la vie et vous verrez ce qu’ils vous répondront !
J’en ai des dizaines chaque année en classe ! Dur, dur, de motiver ces enfants quand ils n’ont jamais vu ou si peu leur parents partir travailler chaque matin ! Ou que leurs parents acceptent des emplois inférieurs à leur formation parce qu’il faut bien vivre !
Et oui, nous vivons dans un pays à deux ou trois vitesses ! Il serait bon de s’en rendre enfin compte !
Je crois qu’il faudrait organiser une manifestation contre les « divagations » de notre ministre de l’enseignement……
Que se passe-t-il si un enfant, sorti de primaire sans CEB, ne l’obtient pas au terme de sa première année différenciée ?
Si degré différencié il devait y avoir, je pense qu’il serait judicieux de créer, par bassin scolaire par exemple, une équipe pluridisciplinaire de volontaires, des gens motivés et, parmi eux, des gens chevronnés, mais aussi des plus jeunes. On réunirait les heures N.T.P.P. plutôt que les saupoudrer, on réunirait les moyens humains et financiers. Aux dernières nouvelles, une école obtiendrait 27 heures N.T.P.P. dès qu’elle organisera une classe dans le d°différencié et l’on ne serait plus à la norme de 10 élèves pour l’ouverture, mais d’1 seul élève. Si cette information se vérifie, cela confirmera que l’enseignement, c’est désormais la « Cour du roi Pétaud ».
bonjour, j aimerais avoir plusieurs avis car je me tracasse de la situation d une petite fille qui a eu des probleme familiaux et qui malgré cela a toujours bien travaillé a l’école, très intelligente.. malheureusement elle a raté sa 6eme primaire cause de beaucoup de pression et de stress, l école ne connaissait peut etre pas la situation familiale de cet enfant , dommage ils auraient peut etre seconder l enfant
Je suis révoltée contre ce nouveau système, les enfants qui ont un goût pour le travail manuel sont obligés de passer 2 ou 3 ans avant de reprendre confiance en eux, car bien souvent ces enfants n’aiment pas l’école qui les jugent uniquement sur des bases théorique. Les capacités manuelles ne peuvent que les stimuler et leur rendre confiance, mais pour ce, ils doivent attendre 15 ou 16 ans, de ce temps là, ils peuvent glisser vers un décrochage scolaire ou vers un refuge qui peut être la drogue ou le suicide.Franchement, il faudrait prendre conscience de ces dangers, avant que les statistiques ne le prouvent.Pourquoi vouloir à tout prix, que tous les enfants suivent la même direction d’enseignemet et ne pas reconnaître las valeurs de chacun? Pour certains enfants , l’école est synonyme de tortutre, mais une fois qu’ils peuvent s’épanouir en travaillant et en prouvant qu’ils sont capables de faire quelque chose, alors la motivation d’étudier la théorie est plus grande. Je pense que les parents sont suffisemment compétents pour guider, écouter et orienter leur enfant, sans que la loi ne leur interdise de choisir pour et avec leur enfant, l’orientation scolaire. On ne peut pas accepter un tel réglement, il faut réagier avant qu’il ne soit trop tard.
C’est à la base qu’il faut commencer à réformer , c’est un peu comme une maison: si les fondations ne sont pas solides, la suite de la maison en sera de même.
Bonjour,
Pourriez-vous m’envoyer le programme du 1er degré(différencié).
je donne cours à IPNC de Manage dans services sociaux et métiers de l’alimentation.
d’avance merci. Carine Sebille.
Ma fille de 13 ans vient d’entrer en 1er différenciée. Elle est dysphasique, a terminé un niveau 4e primaire après un cursus dans l’enseignement spécialisé de type 8. Consciencieuse, appliquée, elle aime l’école et apprendre …mais il n’y aurait pas d’autres solutions m’a-t-on dit ! Résultat : la voilà après un mois en première différenciée totalement découragée …pas d’enseignement adapté à son niveau (alors qu’il n’y a que 10 élèves en classe), enseignants motivés mais non formés, pas de logopède en soutien, la remédiation a été demandée mais ne sera effective que début 2012 ! Il était dit qu’elle pourrait profiter des deux années de différenciées pour terminer à son rythme son cycle primaire et aller ensuite en professionnel…et j’apprends que l’objectif est de réussir en un an pour passer dans le général (impossible pour elle)…Mon sentiment : encore un décret qui laisse croire que l’on répond à un problème, que l’on a des objectifs …mais qui ne se donne pas les moyens humains et matériels d’un vrai travail de fond. Si vous avez des informations sur un établissement qui acceuillerait ma fille dans le respect de ses difficultés …elles sont les bienvenues.