Coup de sang à Mons

Dans la rubrique « faits divers », c’était l’info de la semaine. Il y a quelques jours, les élèves de troisième secondaire à l’école du futur de Mons participaient à une leçon sur le sang… leçon dispensée par leur professeur de biologie. Jusque là, rien de bien anormal. Mais l’enseignant, dans le but d’illustrer concrètement son propos, a successivement pratiqué une petite saignée sur ses élèves. Chaque ado a ainsi été piqué à la pulpe de l’index avec une petite lancette – une seule pour tous les élèves – que l’enseignant désinfectait à l’alcool après chaque prélèvement. Les élèves étaient ensuite invités à observer quelques gouttes de leur propre sang au microscope.

C’est un parent, urgentiste de profession, qui a donné l’alerte. Il a immédiatement contacté la direction de l’établissement tout en soulignant que ce type de pratique était incompréhensible dans le chef d’un professeur de sciences. En effet, le risque de contagion de virus du type mononucléose, hépatite ou HIV est évidemment possible.

Contactés, les parents des 29 élèves qui avaient assisté aux cours ont été informés de ce qui s’était passé en cours de bio. La province de Hainaut, PO de cet établissement, a demandé au médecin scolaire d’évaluer le risque sanitaire. Ce dernier a été qualifié de « minime », aucun des enfants n’étant, selon leurs parents, porteur d’une maladie contagieuse et la quantité de sang échangée étant infime. Une prise de sang à tout de même été exigée. Rien à signaler mais en tenant compte d’une période d’incubation de trois mois, il sera sans doute nécessaire de soumettre les élèves à des contrôles ultérieurs.

A la sortie de l’école, les parents étaient divisés quant à l’attitude à adopter vis-à-vis du professeur. Mais la majorité refuse de porter un jugement, préférant laisser au pouvoir organisateur le soin de mener son enquête et de prendre la sanction adéquate.

Annie Taulet, députée provinciale :

Le professeur – âgé d’une cinquantaine d’années et jouissant d’une trentaine d’années d’ancienneté – est anéanti. A aucun moment, il n’a imaginé faire courir un risque à ses élèves.

Mardi, la ministre CDH Catherine Fonck a annoncé que les médecins inspecteurs de la Communauté française avaient « invité la direction à assumer ses responsabilités par rapport au professeur ayant commis cette grave négligence ». Il ne pourra en tout cas pas échapper à une procédure disciplinaire qui pourrait déboucher sur une réprimande, un blâme ou même… la révocation pure et simple.

Sources : « Le cours de biologie tourne à la gaffe » (Le Soir du 22/01/08) & « Une prise de sang pour rassurer tout le monde » (Le Soir du 23/01/08)

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Vos commentaires

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  1. lily dit :

    Triste mais pas neuf!!!!!
    J’étais en 3ème ou 4ème rénové au début des années 90 quand en bio notre prof a procédé de la même façon pour son cours, alors …

  2. pascal dit :

    Peut-être beaucoup de bruit pour rien vu l’âge des élèves et le fait que le sang ait été « aspiré » sur le doigt et non dans le doigt.

  3. Tilquin dit :

    J’ajouterais que s’il sagit effectivement d’une lancette et pas une aiguille de seringue (creuse), le fait de désinfecter devrait suffire. Ceci dit, des recommandations ont été émises par l’inspection pour éviter ce genre de manipulation. Si l’envie persiste, il y a moyen d’acheter en pharmacie des lancettes stériles emballées individuellement.
    Quant à l’âge des élèves ce n’est malheureusement pas un critère « sûr ».
    Mais bon, prudence, prudence …

  4. Catherine dit :

    Espérons que cet accident ne jette pas le discrédit sur toute l’école car cela ne serait pas mérité…