Les études supérieures coûtent encore trop cher aux étudiants et à leurs familles. Ce n’est pas tellement le minerval qui est mis en cause, même si, selon la FEF, des efforts sont encore à faire, car si on le compare avec ceux des pays voisins, force est de reconnaître que la Belgique n’est pas si mal lotie. Pour la Fédération des étudiants francophones (Fef) et leurs homologues flamands de la VVS, qui viennent de réaliser une enquête auprès de 5000 étudiants, ce sont essentiellement les frais de logement, de nourriture, de transports ainsi que les supports scolaires qui grèvent le budget.
Mathias El Berhoumi, le président de la FEF :
Les études PISA de l’OCDE le démontrent chaque année, on a peu de mixité sociale dans l’enseignement supérieur en Communauté française et en Communauté flamande. Donc, il y a vraiment des efforts à faire et nous on a l’impression qu’une des causes de ce manque d’accès démocratique à l’enseignement, c’est le coût des études. On a fait une petite enquête au sein des étudiants de la Communauté française en essayant de représenter les différents profils qu’il pouvait y avoir et on est arrivé au constat qu’un étudiant non-koteur, pour une année d’études, devait dépenser jusqu’à 8000 euros et qu’un étudiant koteur devait dépenser de 10.000 à 12.000 euros. On parlait aussi du minerval évidemment, ce minerval en Communauté française, qui, même s’il est plus bas que celui de certains pays où on fait payer des sommes astronomiques aux étudiants, reste encore un montant relativement fort pour toute une catégorie de la population, alors qu’il y a des pays comme la Finlande où l’inscription est gratuite.
Ces deux fédérations ont mis sur pied la plate-forme ResPACT, se basant sur le Pacte de New York relatif aux droits économiques et sociaux, ratifié par la Belgique en 1983 et dont l’article 13 stipule que l’accès à l’enseignement supérieur doit être facilité par « l’instauration progressive de la gratuité ». Cette plate-forme regroupe, outre la Fef et la VVS, une vingtaine d’associations d’étudiants et compte bien interpeller les pouvoirs publics d’ici les élections régionales de 2009 en mettant sur pied diverses actions locales et nationales. Une pétition est également lancée et disponible sur le site.
Source : La Libre Belgique – 14/03/08.
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