Comme il fallait s’y attendre, les chiffres et conclusions avancés par le sénateur MR Alain Destexhe – mercredi dernier dans les pages du journal Le Soir – ont fait beaucoup de bruit. Le ministre Dupont en a avalé son café de travers et dans les athénées et autres écoles de la Communauté française, on ne décolère pas. Mais quelle mouche a donc piqué M. Destexhe pour risquer, avec de tels arguments, de relancer une guerre des réseaux que l’on sait inutile et dangereuse? N’avons-nous pas d’autres chats à fouetter avant de jouer à celui qui pisse le plus loin?
D’autant que, le café finalement avalé, la contre-offensive ne s’est pas faite attendre. Et la réplique est féroce. Toujours dans le Le Soir1, Véronique Jamoull et Delphine Gilman, respectivement députée PS et collaboratrice PS au parlement de la Communauté française, montent au créneau… et démontent un à un les arguments avancés par le bouillant sénateur.
M. Destexhe, selon les deux jeunes femmes, a succombé à la plus accessible des erreurs de débutant : confondre lecture et interprétation, chiffre et signification. Oublier de prendre en compte le paramètre socio-économique, c’est commettre une grave erreur de nature à donner un tout autre sens aux chiffres initiaux. Ce paramètre pris en compte, la différence des résultats entre les deux réseaux disparait.
Pourquoi avoir omis d’intégrer cette information? C’est la question que nos deux femmes politiques se posent. Sans doute M. Destexhe souhaitait-il à tout prix placer ses idées d »indépendance » et d »autonomie » de l’enseignement… diagnostiquant alors un mal imaginaire dans le seul but de pouvoir administrer son remède de cheval.
Nos écoles, peu autonomes? Les deux socialistes ne le pensent pas et, chiffres à l’appui, le prouvent. Dans une étude réalisée sur le sujet par l’OCDE, les résultats montrent qu’en Communauté française, ce ne sont pas moins de 43% des décisions qui sont prises au niveau de l’établissement. Le pouvoir organisateur n’intervenant que pour 25% d’entre-elles et la Communauté française pour 32%. Et pour ceux qui imaginent que ces décisions prises par les établissements ne doivent pas avoir un grand poids, elles ajoutent que ces dernières concernent de nombreux domaines dont plusieurs se révèlent importants. Ainsi, l’école est souveraine pour fixer les contenus et les processus d’enseignement, la réglementation et l’organisation de la vie scolaire, l’utilisation de ses ressources financières, matérielles et humaines (autonomie dans les remplacements d’enseignants par exemple).
Ce même rapport avait d’ailleurs classé la Communauté française à la 4e place des systèmes éducatifs de l’OCDE les plus autonomes. Et puis, l’autonomie, c’est aussi la confiance faite aux enseignants, aux directions d’école, aux éducateurs, aux pouvoirs organisateurs dans la gestion de leur système.
Et à ceux qui pensent que l’autonomie, la vraie, la totale est un must, elles renvoient au même rapport Pisa que celui utilisé par Alain Destexhe qui classe dans les premières places des pays comme le Japon ou l’Australie, pourtant très centralisateurs… alors que la Hongrie et la République Tchèque, présentés comme des modèles d’autonomie, obtiennent des résultats fort médiocres.
Autre argument pertinent : si Destexhe oppose le réseau officiel au réseau libre, il en oublie que le premier compte en son sein différents enseignements subventionnés et organisés par les provinces et les communes, qui comptent de nombreuses écoles techniques et professionnelles ou en discrimination positive. Et elles accueillent bien souvent un public plus fragilisé. Si le sénateur avait opposé le réseau libre à l’enseignement organisé par la Communauté française seulement, il y a fort à parier que ses conclusions auraient été différentes. Très différentes même.
Enfin, mesdames Jamoulle et Gilman s’insurgent contre l’idée de voir l’école transformée en entreprise, soumise à une obligation de résultats, dirigée par un préfet qui serait plus un « gestionnaire contractuel » qu’un véritable chef d’équipe. Un tel service à la population, une institution aussi essentielle ne devrait pas être soumise aux lois néolibérales du marché.
De toute évidence, le sénateur libéral aurait dû potasser davantage son dossier. Si ses intention semblent louables – bien que de nombreuses personnes s’interrogent sur les bénéfices qu’il peut tirer de telles déclarations – il devra pourtant vite nuancer ses propos. Sur son site Internet, il persiste et signe tout en répondant aux critiques.
J’ai effectué tout mon parcours scolaire dans l’enseignement officiel et mes enfants y sont scolarisés. L’objectif est d’améliorer ce réseau et je suis convaincu que cela passe par une plus grande autonomie des établissements.
Comme il fallait s’y attendre, c’est l’argument socio économique qui est mis en avant pour contester mes conclusions. Mais alors qu’on m’explique pourquoi il y a une différence de 80 points dans les scores PISA en maths (le même test!) entre les enfants des mères universitaires scolarisés dans le libre flamand et ceux de l’officiel francophone?
La différence de résultats entre flamands et wallons est bien connue. C’est peut-être elle la priorité, non?
Pour le Dr Destexhe, c’est du côté de l’organisation de l’enseignement que se situe le problème. Et oui, le libre est plus performant que l’officiel. Il n’en démordra pas.
Au PS comme au CDH, on râle sec. Et au sein de son propre parti même, on semble prendre ses distances. Le trublion risque bien vite de se retrouver seul. Mais il n’aura heureusement pas à gérer le conflit qu’il vient d’amorcer… Espérons que l’affaire en restera là.
- Source à la base ce billet : Le Soir-23.05.08 [↩]
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Vous écrivez
« De toute évidence, le sénateur libéral aurait dû potasser davantage son dossier »
et
« Mais alors qu’on m’explique pourquoi il y a une différence de 80 points dans les scores PISA en maths (le même test!) entre les enfants des mères universitaires scolarisés dans le libre flamand et ceux de l’officiel francophone? »
C’est bien la preuve que le dossier état bien préparé mais que Véronique Jamoull et Delphine Gilman n’ont pas lu (voulu lire) ce qui était écrit.
Si ces dames avaient été voir les résultats en détail, elles auraient vu aussi que pour les immigrés de deuxième génération, les élèves atteignent 477.91 dans le libre et 449.35 dans l’officiel.
Je m’étonne tout de même que ces conclusions amènent autant de débat. Ce que l’on a voulu démontrer c’est que l’autonomie augmente la performance.
1. Si c’est le cas pour nos élèves, pourquoi ne serait-ce pas le cas pour les profs et les directions?
2. Enseignons.be serait-il ce qu’il est s’il devait demander l’autorisation à la CF avant de prendre une initiative ou d’écrire un article?
3. Cela fait 30 ans que dans le privé on applique ce concept
4. Qui ici pourrait dire « je veux moins d’autonomie »
5. Qui ici pourrait dire « si j’avais plus d’autonomie, mes élèves réussiraient moins bien »?
Bien sûr, le « syndrome de Pilate » est plus confortable: je ne peux rien changer, c’est à cause du facteur socio-économique.
Quel manque de respect vis à vis de ces personnes d’ailleurs.
Quel déterminisme raciste!
Encore un exemple fallacieux
« Et à ceux qui pensent que l’autonomie, la vraie, la totale est un must, elles renvoient au même rapport Pisa que celui utilisé par Alain Destexhe qui classe dans les premières places des pays comme le Japon ou l’Australie, pourtant très centralisateurs… alors que la Hongrie et la République Tchèque, présentés comme des modèles d’autonomie, obtiennent des résultats fort médiocres. »
Ici, on compare bien deux niveaux d’autonomie dans le même pays
Ici, on compare des élèves de même profil socio économique dans un système qui prône l’autonomie et dans un système qui prône le dirigisme
« Quel déterminisme raciste! »
Comme vous y allez cher monsieur !
Le raccourci que vous nous proposez est totalement déplacé. On parle de facteur socio-économique… On ne vise pas une population ou une culture en particulier – je ne parle pas de races car les races n’existent pas – mais vous, vous faites l’amalgame. Attention.
Je veux bien retirer « raciste », mais je garde le déterminisme.
J’entendais le racisme au sens large. C’est à dire toute classification qui enferme. J entendais que le déterminisme est raciste. Mais si je suis mal compris c est que je m exprime pas bien
Je répète que je trouve peu respectueux de déclarer que le facteur socio économique est un facteur explicatif de résultats faibles. En tout cas, je peux vous assurer que mes élèves le ressentent très mal.
Et surtout cela permet de donner moins de priorité à l’enjeu qui me semble le plus important: l’amélioration de la qualité de notre enseignement. Alors que nous avons tout pour cela: les moyens (Madame Arena a déclaré que les moyens étaient suffisants mais mal utilisés), les profs, etc.
Peut-être que lire ce qu’écrivent les personnes qui analysent les résultats Pisa, pourrait apporter une contribution positive:
« toutefois, certains pays ont apporté la preuve qu’un système éducatif dont la qualité globale est élevée peut permettre de limiter l’impact du milieu socio-économique d’origine des élèves sur les retombées de l’apprentissage »
Ma question: si on augmente les performances des élèves dont les résultats étaient les plus faibles de 30 %, mais qu en même temps les résultats des élèves dont les résultats sont élevés augmentent aussi de 30%, l écart restera le même. Cela voudra-t-il dire que nous aurons fait du mauvais travail?
Une chose me fait bondir dans cet article. Non l’école N’est PAS souveraine pour fixer les contenus et les processus d’enseignement, la réglementation et l’organisation de la vie scolaire, l’utilisation de ses ressources financières, matérielles et humaines.
Même si le monde politique voudrait le faire croire, l’école croule sous les directives, les circulaires, les décrets, les règlementations, les programmes, les compétences… Et la cohorte d’inspecteurs qui visite nos écoles dépuis deux ans nous prouvent bien qu’on ne fait pas ce qu’on veut, comme on veut.
Et que dire du boulot de directeur qui s’apparente plus à un travail de gratte-papier qu’à celui d’un conseiller pédagogique.
Quant à l’autonomie en ce qui concerne les ressources humaines, laissez-moi rire ! Vous pouvez toujours essayer de faire nommer (ou engager) Y qui a les titres requis, les qualités pédagogiques requises et le profil de l’emploi si X a une ancienneté supérieure !
On essaie aussi, régulièrement, de faire croire à l’opinion publique que le libre peut se séparer comme il veut des fauteurs de trouble. Mais si vous connaissiez la marche à suivre et les arcanes administratives obligatoires avant de pouvoir renvoyer un élève, vous vous rendriez compte qu’on est souvent en juin, quand l’élève peut effectivement être mis dehors. Et en juin, tout renvoi est interdit !
Je ne pense pas qu’un réseau soit meilleur que l’autre. Je crois juste que nous sommes tous dans le même bâteau qui prend l’eau, par l’incompétence des différents capitaines qui se sont succédés à sa barre !
Avant de lire cet article, je ne savais pas de quoi il s’agissait : je n’avais pas encore entendu parler de cette affaire.
Après l’avoir lu, et en avoir lu quelques autres sur le web, je pense que DESTEXHE A PARFAITEMENT RAISON!
Je ne comprends pas comment Véronique Jamoull et Delphine Gilman peuvent tenter de démonter l’indémontable. Quel aveuglement politicien!
Je pense aussi que Destexhe a raison. Quand, en 1971, je suis passé de l’enseignement libre à l’officiel (humanités classiques), ma prof de maths me donnait des devoirs supplémentaires par rapport aux autres élèves de ma classe. Non parce que j’étais un cancre mais pour conserver les 18 mois d’acquis que j’avais d’avance dans ce domaine!
« Une chose me fait bondir dans cet article. Non l’école N’est PAS souveraine pour fixer les contenus et les processus d’enseignement, la réglementation et l’organisation de la vie scolaire, l’utilisation de ses ressources financières, matérielles et humaines. »
Ce que vous nous racontez là est extraordinaire Pascal !
Donc, dans votre école, vous ne pouvez pas…
1. Choisir vos méthodes de travail;
2. Privilégier des pédagogies particulières;
3. Rédiger en toute indépendance votre projet d’établissement ou votre R.O.I;
4. Concevoir les horaires de vos professeurs et des élèves;
5. Acquérir du matériel type projecteur, papier à imprimer, cartouches, ordinateurs, tables, bureaux…;
6. Planifier la formation continuée de vos enseignants;
C’est incroyable ! Chez moi, cela est possible…
Changez bien vite d’école.
A propos d’autonomie, Pascal et Jonathan…
Certes, nous avons le choix des méthodes mais je serai bien plus heureuse de pouvoir laisser tomber le non essentiel des programmes pour privilégier l’essentiel.
Le ROI, soit, à condition qu’il ait l’aval du PO.
Acquérir du matériel… encore faut-il en avoir les moyens. Et dans le technique, les priorités ne sont pas toujours là où on voudrait qu’elles soient.
Quant au choix des enseignants, je ne peux que donner raison à Pascal. La seule règle de l’ancienneté n’est pas particulièrement une preuve d’autonomie des établissements scolaires.
vous écrivez « Et puis, l’autonomie, c’est aussi la confiance faite aux enseignants, aux directions d’école, aux éducateurs, aux pouvoirs organisateurs dans la gestion de leur système. »
Je crois rêver.
La confiance, c’est le décret inscription (ou mixité, je ne sais plus), la limitation de la liberté pour le NTTP, la limitation du nombre d’élèves par classe, l’imposition des programmes, les inspections (surtout pour compter les élèves, là on a du personnel pour passer une journée à tout vérifier)
Moi je conçois la confiance autrement.
Mais je suis peut-être d’un autre monde
pauvre CF
La règle de l’ancienneté est-elle vraiment la seule? Je n’en suis pas convaincu. Je reste persuadé que l’école dispose (ou peut disposer) d’autres critères… du moins non-officiellement.
Jonathan, j’aime beaucoup le « non officiellement ».
Sinon, je rejoins echocynique…
Comment la concevez-vous cette confiance echocynique? Concrètement.
Ce qui est amusant, c’est que les politiques essaient de diviser les profs pour mieux régner : si les résultats sont moins bons dans l’officiel, c’est qu’ils sont dans un système trop dirigiste. Curieux, j’ai travaillé dans les deux réseaux et je cherche encore une différence (ce qui soi-dit en passant une absurdité économique !). Je pense que c’est juste une questions de personnalité : certains profs tirent les élèves vers le haut, parviennent davantage à les motiver, … Actuellement, je suis dans l’officiel et je vois mon chef d’école tous les 6 mois, l’inspecteur tous les deux ans, alors je ris (un peu) du « dirigisme » dans l’officiel. Par contre, c’est vrai que la plupart des écoles à discrimination positive relèvent de l’officiel, ceci pourrait expliquer cela ?
A propos de l’ancienneté :
Je préfère un classement clair basé sur l’ancienneté que l’obscurantisme (tiens cela rime avec religieux ?) d’un PO (caché ?)
Il y a les bons et les mauvais professeurs. Et de bons et de mauvais professeurs, il en existe dans toutes les écoles.
Si les écoles en D+ sont essentiellement dans l’officiel, c’est peut-être une volonté politique, non ?
Mon école a été en D+. Deux ans. Puis on nous a retiré le titre et donc les subsides. Mais la population et les difficultés, elles, n’ont pas changé !
Ma soeur qui enseigne dans l’officiel est sortie de l’université en 1986. Depuis, elle a voyagé dans 17 établissements et n’est nommée que pour 12h. Et ce, depuis trois ans seulement.
Son défaut « non officiel » ? Ne pas vouloir adhérer à un parti quelconque.
L’obscurantisme n’est-il l’apanage que du libre ?
A JonathanF qui écrit « Comment la concevez-vous cette confiance echocynique? Concrètement. »
Cela demande évidemment de la réflexion et du travail. Mais je crois que le nombre de conseillers pédagogiques, inspecteurs, etc est suffisant pour cela.
1. Définir de manière claire les objectifs de l’enseignement.
C’est évidemment déjà un problème! Pour reprendre un exemple de ce forum: faut-il que les élèves puissent calculer 8-5 ou bien qu’ils puissent l’appliquer? Comment équilibrer le savoir et le savoir faire, etc. Mais la qualité passe par la définition claire des objectifs.
2. Traduire ces objectifs en instruments de mesure
Les évaluations externes sont à mon avis un premier pas en avant.
On pourrait par exemple prendre comme critère une amélioration des résultats pour les élèves. Cela encouragerait les établissement à accepter des élèves plus faibles. Il est plus facile de « gagner » 15 % avec un élève qui a 40 % qu’un élève qui en a 80…
3. Contrôler et motiver les profs
3.1. Un contrôle fréquent, positif orienté résultats. La réforme de l’inspection devrait aller dans ce sens, si les inspecteurs comprennent bien que leur travail consiste à améliorer la qualité et pas à juger simplement.
3.2. Permettre des recherches actions. Par exemple donner cours à des classes plus nombreuses et donner de la remédiation avec les heures dégagées.Par exemple essayer l’enseignement assisté par ordinateur. (motivation)
3.3. Favoriser les « échanges de bonne pratique ». Je suis étonné de voir le nombre de choses géniales qui se passent un peu partout. Les rencontres d’Enseignons.be ou le colloque TIC ou d’autres rencontres informelles permettent de s’en rendre compte. Malheureusement ces bonnes idées restent confidentielles pour la malheur de tous. (motivation)
3.4. Libérer quelques heures de la grille horaire pour permettre d’organiser des contenus spécifiques selon les écoles. Par exemple une formation aux TIC. Si l’on doit attendre que l’on vote de nouveaux programmes, ceux-ci seront dépassés lors de leur mise en application. Puis dans certaines écoles, cette formation n’est pas utile. Dans une autre école, ce pourrait être une initiation à la vie socio-économique. ou alors une information et un décryptage de l’actualité. Ou un renforcement en français, etc. (motivation)
3.5. Pourquoi pas des moyen supplémentaires pour les écoles performantes? Ou un avantage aux profs performants? sachant qu’il faut évidemment bien étudier les modalités pour éviter les dérives. Au fond pourquoi pas une évaluation annuelle avec licenciement à la clé si un prof ne fait pas son boulot?
3.6. Agir pour revaloriser l’image du prof.
Voilà quelques idées en vrac.
Je crois que nous sommes tous d’accord pour dire que nous fonçons contre un mur. Plutôt que de se disputer sur le libre et l’officiel, luttons pour améliorer la qualité. Nous aurons alors une génération montante compétente. pas seulement parce que cela rapporte, mais aussi parce qu’ils seront mieux armés pour réfléchir et pourquoi pas tendre vers le bonheur.
@franufle
A propos de l’ancienneté :
Je préfère un classement clair basé sur l’ancienneté que l’obscurantisme (tiens cela rime avec religieux ?) d’un PO (caché ?)
Justement, le dernier endroit où l’ancienneté joue, c’est l’Eglise.
C’est absurde de se baser sur l’ancienneté.
Au fond, non, je vais vous suivre: je vais trier mes élèves par âge et laisser passer les 70 % plus âgés. ce sera plus juste comme vous dites
@JonathanF qui écrit:
« Il y a les bons et les mauvais professeurs. Et de bons et de mauvais professeurs, il en existe dans toutes les écoles. »
Et il y a de bons et de mauvais employés et de bons et des mauvais joueurs de foot, etc
Le problème, c’est que les mauvais profs (nommés), ils restent jusqu’à leur pension.
Mais c’est vrai que l’éducation de nos jeunes est bien moins importante que de gagner un match de foot
Toujours à propose de l’ancienneté :
Je n’ai pas dit qu’un classement basé sur l’ancienneté était une panacée, mais cette expérience signifie quelque chose tout de même. Pas forcément une compétence absolue, mais une grande force d’adaptation face à l’évolution des mentalité des jeunes, aux incessantes réformes pédagogiques, au dénigrement de la société à l’égard de la profession, … Un prof expérimenté a fait face à ces problèmes pendant de longues années, la moindre des choses est de lui procurer une sécurité d’emploi !
Quand on voit que presque qu’on tiers des enseignants quitte la profession après quelques années, on ne peut avancer que c’est un métier « facile ». Donc, récompenser « l’ancienneté » n’est certes pas forcément récompenser la compétence, mais encourager le prof qui s’accroche à effectuer son travail adéquatement.
en réponse à echocynique :
« Justement, le dernier endroit où l’ancienneté joue, c’est l’Eglise. »
C’est vrai quand on voit la moyenne d’âge des dignitaires ecclésiastiques (évêques, cardinaux, …), quelle bande de gamins !!!