L’an dernier, Marie Arena, alors ministre de l’éducation, avait sonné la charge contre les jours blancs. Elle s’y engageait personnellement, les écoles allaient devoir accueillir les élèves jusqu’au 30 juin.Coulée dans un décret que l’on croyait béton, la règle fixait précisément les dates avant lesquelles les écoles ne pouvaient commencer et terminer leurs examens. Ainsi, les examens ne pouvaient débuter plus tôt que le 15e jour du calendrier avant la fin de l’année et ne pouvaient se finir plus tôt que le 8e jour avant les vacances (soit le 19 cette année).
Malgré cela, très rares sont les écoles qui remplissent le contrat... et les rues grouillent d’élèves désœuvrés. Certains sont en congé depuis une semaine déjà1.
L’opposition MR-Ecolo a demandé au ministre une évaluation quantitative de la situation. Le décret est-il respecté par tous? Et si non, qui sont les resquilleurs? Ce dernier ne semble pas partager la même aversion pour les jours blancs que sa prédécesseur.
Ces jours blancs ne le sont pas blancs pour tout le monde. Pour les enseignants qui corrigent les épreuves, ils sont noirs! Souffler un peu pendant que les professeurs délibèrent ne m’apparaît pas comme un scandale.
Christian Dupont fait confiance aux écoles pour organiser différentes activités extra-scolaires, offrant ainsi aux élèves de ne pas être lâchés dans la nature. Sorties culturelles, parcs d’attractions, journées sportives… les idées ne manquent pas. « Mais encore faudrait-il en avoir les moyens », rétorque l’opposition.
Reste que cette période de l’année est rarement aussi calme qu’on le pense parfois : réunions de parents, remises des bulletins, fêtes de fin d’année… les portes ne sont jamais closes avant le 30 juin. Mais le ministre averti tout de même celles qui seraient tentées de mettre la clé sous le paillasson avant la date fatidique qu’il prendrait alors des mesures. Une école avertie…
Pour le nouveau ministre, cette année compte une nouvelle fois « pour du beurre ». Un coup pour rien. Il souhaite encore laisser un an aux écoles pour organiser cette période sensible. Gageons que l’an prochain, les élèves ne seront plus dans la rue près de 10 jours avant les vacances. Mais eux, où voudront-ils aller? Et leurs parents? Les aéroports belges attendent leur record de fréquentation pour le 26 juin… certains élèves ne viendront même pas chercher leurs bulletins…
- Source : Vers l’Avenirs – 20.06.08 [↩]
La barbe avec ces jours blancs !
J’ai eu fini mes examens ce 20 juin et deux de mes élèves étaient absent car dans l’avion pour le soleil !!!
Mais de ça, on ne parle pas ;(
absents (désolé, suis en colère)
C’est peut-être ma vue qui baisse mais je crois que l’article mentionne le fait que beaucoup d’élèves partiront en vacances plus tôt.
Bien sûr, s’ils fichent le camp dès les examens terminés, pourquoi se gêner alors si une offre alléchante se présente avec un avion le 18 juin?
Mais les jeunes ne sont pas en cause ici. Éduquons d’abord les parents. Ce sont eux les responsables.
Quelle hypocrisie encore une fois des politiques. Oui, les vacances d’été sont trop longues, pratiquement deux mois et demi (du 20/6 au 3 ou 4/9)mais tout le monde sait que c’est le lobby des vacanciers qui « obligent » les gouvernants à mettre les élèves en congé à cette époque. Quand on voit le budget « vacances » des familles belges en HAUSSE, on se rend compte que c’est pas demain qu’on aura un ryhtme scolaire équilibré, au lieu de ce gouffre idiot en été où les élèves oublient de se lever tôt, s’ennuient le plus souvent (pour les plus jeunes), travaillent parfois pour s’acheter une mob mais bien peu révisent leurs cours (sauf ceux en examens, mais chut ! il y en a déjà beaucoup trop, il faudrait supprimer le redoublement pour récompenser les élèves qui glandent toute l’année !!!. Il serait bien plus logique de séparer l’année en « blocs » d’environ six semaines de cours suivis d’une ou deux semaines de cours et un SEUL mois de congé en été. Mais c’est une utopie à cause des sacro-saintes vacances, vous avez dit « intérêt de l’élève ». Et nos politicards à courte vue s’indignent de voir des ados désoeuvrés la dernière semaine de juin mais bizarrement, en juillet , les mêmes ados ne les indignent plus du tout ! Quelle hypocrisie ! Il ferait de s’occuper du devenir du pays ! Lorsque les Flamands nous auront lâchés, on aura de sacrés autres soucis !!!
Ce sujet m’irrite car il fait croire, une fois de plus, qu’on ne fout rien dans l’enseignement et que tout ça, c’est la faute des profs. Hier encore, une émission de radio sur la RTBF en remettait une couche !
Moi j’ai une classe de 2P dont un élève est absent depuis quatre mois !!! Bien sûr, on l’a signalé à toutes les instances concernées. Mais qui s’en inquiète vraiment ? Qui a fait quelque chose ? Jusqu’ici, personne. De plus, en 2P, qu’on vienne ou pas à l’école, on ne rate pas. Il suffit juste d’être inscrit. Vous avez dit incohérence ?! Moi je dis inconséquence !!
Et ne parlons pas de tous ceux qui sont déjà dans l’avion ! Il y avait un monde fou hier à Zaventem (images RTBF) et surtout des familles !!!!!!!!!
Quand donc nos ministres et l’opinion publique s’inquièteront-ils vraiment des choses essentielles ?
Je voudrai répondre à franufle. Je suis tout à fait d’accord avec lui sauf quand il dit que les élèves avec examens en septembre sont ceux qui ne foutent rien… C’est une généralisation très pesante et les élèves qui bi-ossent mais qui ratent, il y en a beaucoup…
Invitons notre ministre à rééquilibrer les rythmes scolaires… max. 6 semaines pour le congé d’été (jours « blancs » compris), se détacher du calendrier des fêtes religieuses comme en France et organiser les congés de manière plus équilibrée: des rythmes de 5 à 7 semaines de cours entrecoupées de congé de « détente », moins de périodes par semaine pour permettre davantage d’activités extra-scolaires dont l’accessibilité à tous soit assurée. On peut rêver…
On peut aussi demander au Ministre de réfléchir à un allégement de toutes les formalités de fin d’année qui exigent (je dis bien exigent) tellement de temps
Tout à fait d’accord, les grandes vacances sont trop longues et les congés anciennement Toussaint et carnaval trop courts. A quand 6semaines d’école, 2 semaines de congé? On serait tous plus frais et dispos. Là moi j’avoue que je n’en peux plus de cette fin d’année qui s’éternise pcq Pâques est tombé si tôt. Et les enfants idem, ils sont épuisés.
pourquoi les jeunes ne pourraient ils pas « traîner » dans la rue fin juin(à mon avis c’est plutôt devant la télé ou partir en vacances moins cher) alors que juillet et août ça ne dérange personne ??? Quant à l’absentéisme, entre les enseignants qui ont des classes de 30 et qui sont contents avec un en moins et l’absence de sanctions lorsque le nombre de jours d’absence est dépassé ?