Nos écoliers ont des problèmes de lecture
C’est une récente enquête de la Communauté française qui l’affirme1. De plus en plus de jeunes éprouvent des difficultés à lire et surtout… à comprendre ce qu’ils lisent. Les résultats des dernières évaluations externes réalisées dans toutes les école de la Communauté sont éloquents.
En 2e primaire, quatre enfants sur cinq réussissent brillamment les tests de lecture. Mais trois ans plus tard, 30% des élèves rencontrent d’importantes difficultés.
En 2e secondaire, ils sont plus de 50% à avoir des problèmes de lecture. Un élève sur deux. Un chiffre pour le moins inquiétant.
Dominique Lafontaine, professeur en sciences de l’éducation à l’ULg :
On ne constate pas cet espèce de saut qualitatif qui est attendu par les instructions officielles et qui fait que les élèves seraient à même véritablement de comprendre et d’interpréter un texte au-delà de la surface de ce texte.
Pour expliquer ce phénomène, différentes causes sont avancées, parmi lesquelles une trop faible utilisation par les enseignants des outils didactiques mis à leur disposition. Et puis il y a ce constat troublant chez les étudiants qui entament des études pour devenir professeurs. Un examen réalisé dans une Haute école révèle que 79% d’entre eux échouent à l’épreuve de vocabulaire.
Dominique Lamotte, chargée de mission-Conseil de l’Education et de la Formation de la Communauté française, explique :
Les étudiants qui s’inscrivent dans les départements pédagogiques des Hautes écoles et qui se destinent donc à devenir enseignants sont en général ce qu’il est convenu d’appeler de piètres lecteurs. On a très peu d’étudiants qui sont de bons lecteurs!
Ceci explique donc cela. Il faudra donc avant tout réconciler les futurs professeurs avec la lecture et les former davantage aux stratégies de compréhension de textes… On ne peut pas s’étonner du faible niveau de nos élèves si leurs professeurs ne sont pas capables de mieux faire…
- Source : JT RTL – 30.08.08 [↩]






1
2
3