Bientôt un "bac" en fin de secondaire?

C’est le même principe que le bac. En gros, les mêmes objectifs que le bac. Mais ce n’est pas le bac. De quoi s’agit-il? Mais du « Tess » pour « Test d’Enseignement secondaire supérieur« . Un examen externe unique… pour tous les élèves de 6e année étudiant en Communauté française.1

L’idée est du ministre Christian Dupont… enfin, c’est ce que le PS chercherait à faire croire car le nouveau patron de l’enseignement recycle en fait un vieux projet de l’ancien ministre Pierre Hazette (MR) et de Marcel Crochet, alors recteur de l’UCL. Françoise Bertiaux a d’ailleurs qualifié cet après-midi M. Dupont de « Coucou », laissant entendre par là que l’homme ferait son nid « dans celui des autres ». Il est vrai que le PS ne s’était pas vraiment montré favorable au projet à l’époque.

Christian Dupont ne souhaite pas que l’on compare le « Tess » avec son célèbre voisin français. Pas question ici d’obliger le jeune à réussir cet examen pour pouvoir entreprendre des études supérieures (contrairement à ce qui a été annoncé par RTL-TVI dans son édition du soir). Le dernier mot restera à l’enseignant et au conseil de classe. Alors pourquoi? Le ministre explique :

Aider l’élève avec des formes d’évaluation externe, cela professionnalise l’outil, ça renforce la qualité et surtout cela donne de bonnes infos sur le niveau au (secondaire) supérieur.2

Je ne suis personnellement pas partisan du bac. Mais je suis partisan de formes d’évaluations externes qui viennent pondérer, modérer, donner une idée au professeur de ce qu’est une évaluation plus globale d’une partie de la matière et qui permet aussi de voir où on en est exactement. Ce sera un outil précis permettant aux enseignants de situer leur propre évaluation et permettant de dire, effectivement, quels sont les résultats et, à partir de là, de voir ce qu’il faut faire mieux et ce qui va déjà bien.3

Il faut donc avant tout y voir un outil qui devrait aider les enseignants à se situer dans leur école et par rapport aux autres établissements de la Communauté. Un outil qui offrirait enfin la possibilité de voir ce que valent nos étudiants à la fin de leurs études secondaires, à boucher le fossé entre le secondaire et le supérieur. Un outil qui, à terme, pourrait mettre toutes les écoles sur le même pied, fixant ce qui est évalué et ce qui est évaluable.

Rédigé par un collectif d’enseignants et d’inspecteurs, sous la houlette de l’administration, cet examen ne serait pas obligatoire, dans un premier temps. Une période d’adaptation de deux ans serait envisagée. Ensuite, il deviendrait incontournable… même si non contraignant pour l’élève.

Les enseignants sont partagés. Si certains se prennent à espérer que l’enseignement ne pourra plus à l’avenir se voiler la face sur le niveau parfois très médiocre de certaines de nos écoles, d’autres constatent que l’autonomie des établissements – et des enseignants – est une nouvelle fois mise à mal. Et de citer les exemples de la Finlande qui a fait de l’autonomie de ses écoles une véritable religion.

Mais l’idée fait son chemin, petit à petit. Soulager les profs de leur rôle d’examinateurs, ce ne serait pas un luxe, tant les professeurs ont parfois du mal à jongler entre formation et certification. Mais attention toutefois au risque d’un « classement des écoles »!

Le seGEC est en tout cas ouvert à la discussion, tout en précisant attendre d’en savoir plus sur les modalités du projet. Les réaction des autres partis politiques et des syndicats ne devraient pas tarder. Voilà une nouvelle affaire à suivre…

  1. Source : Le Soir – 16.09.08 []
  2. Source : RTL-TVI – 16.09.08 []
  3. Source : JT RTBF – 16.09.08 []

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18 réponses à Bientôt un "bac" en fin de secondaire?

  1. echocynique dit :

    Moi j’ai pas de problème quand un socialiste reprend une idée libérale.

    C’est la preuve que chez les socialistes aussi il y a des gens intelligents.

    La Wallonie irait bien mieux si tous les socialistes faisaient comme lui

  2. echocynique dit :

    « d’autres constatent que l’autonomie des établissements – et des enseignants – est une nouvelle fois mise à mal. Et de citer les exemples de la Finlande qui a fait de l’autonomie de ses écoles une véritable religion. »

    Tiens, vous confirmez les conclusions du sénateur Destexhe.

    M’en voilà bien aise.

  3. JonathanF dit :

    Je ne confirme rien. D’autres enseignants semblent penser comme M. Destexhe en effet. Je ne pouvais donc passer sous silence ce sentiment.
    Mon travail n’est pas de prendre position.

  4. Jean-Marie dit :

    A priori, je ne suis pas hostile à une évaluation externe, je m’interroge quand même sur son opportunité et sur sa faisabilité (en tout cas à court terme).

    - Si le but est seulement de se situer, n’est-il pas possible de constituer une base de statistiques avec les études entreprises par les étudiants d’une école et leur taux de réussite dans le supérieur ?
    - Nous risquons d’aller vers un Bac qui ne dirait pas son nom. Qui dit dit Bac, dit bachotage et ça, c’est la pire des choses pour notre enseignement dans le supérieur.
    - Le Bac « à la française » avec ses 83,3 % de « réussites » est tellement affligeant parfois, que le Ministre français actuel essaie de remotiver ses troupes de students en proposant de distribuer des médailles à l’instar des jeux olympiques !
    - Les questions seront nécessairement à la nouvelle mode des grilles d’évaluation des compétences. Est-on prêt ? Sommes-nous tous convaincus de cette façon de faire ?
    - Dans certaines matières, l’évaluation externe devrait être possible. En Math, en langues… les choses sont assez claires et les programmes ne varient pas trop d’une école à l’autre. Pour d’autres, ce sera mission impossible. Les programmes varient terriblement d’un réseau à l’autre et les compétences attendues sont très(trop) vagues pour permettre une épreuve commune qui soit le reflet de la formation reçue. Sauf à prendre le plus petit commun dénominateur…
    - Pour que le public ne sache pas quelle école est « la bonne » ou « la mauvaise » les résultats seront « secret défense ». Comment éviter les fuites et les dérives ?
    - Dans la tête des gosses (pour ne pas traumatiser), on parlera encore de « réussi » ou « pas réussi ». Comment promouvoir l’excellence ? Comment les amener à ne pas se contenter de peu ?
    - Si cette épreuve vient en plus des autres, quand la fera-t-on ? La première quinzaine de juillet ? Le budget est-il prévu pour payer tous ces concepteurs et surtout tous ces correcteurs ???
    - Etc.

    Une vraie bonne idée ou un gadget électoral de plus ? Et si nos excellences s’attachaient aux vrais problèmes et consacraient toute leur énergie et leurs budgets (???) à réduire l’écart-type des statistiques de PISA en lançant un vrai plan Marshall de l’enseignement technique et surtout professionnel ???

    P.S. : J’en ai marre d’entendre les critiques de PISA et autres. Notre enseignement est tellement mauvais que le nombre de diplômés du supérieur ne cesse de croître (un des plus hauts taux d’Europe) et que les Français n’arrêtent pas de franchir la frontière pour bénéficier d’un enseignement tellement décrié mais tellement apprécié.

  5. franufle dit :

    Ne vous en déplaise, cette idée, qu’elle émane du PS ou du MR, n’est pas une bonne idée. Je suis tout à fait d’accord avec Jean-marie. La priorité, c’est l’enseignement technique et professionnel. Inévitablement, cette évaluation servira à comparer les résultats des écoles et donc à attiser les concurrences entre réseaux, puis entre écoles du même réseau. C’est stupide et improductif. Qui peut prouver qu’une école est « bonne » parce que ses élèves obtiennent des meilleurs résultats qu’une autre?

    Quels sont les meilleurs profs ? Ceux qui obtiennent de bons résultats avec des élèves de milieux aisés ou ceux qui obtiennent des résultats satisfaisants avec des élèves de milieux défavorisés ? La réponse est dans la question. Tout le monde sait quelles sont les écoles soi-disant huppées et quelles sont les écoles avec une mauvaise réputation. Ces images sont très injustes car derrière, il y a des profs qui font souvent du bon boulot !

    A « echocynique »
    Votre critique du PS devient pathologique. Encore une fois, je ne voterai sûrement pas pour eux en juin 2009 mais de là à faire l’apologie d’un membre du MR en ricochet, c’est un peu triste. On peut constater aujourd’hui où les économies libérales nous conduisent : un tel dérèglement du marché que ce sont les Etats qui doivent intervenir pour sauver de la faillite de entreprises privées. Le socialisme n’est sûrement pas la panacée mais ce mépris de l’humain qui caractérise souvent les théories libérales me hérisse le poil. Je trouve d’ailleurs, qu’en tant qu’enseignant, nous devons mettre l’humain en avant, ses besoins, ses droits, et ses devoirs aussi bien sûr. Mais l’homme avant le MARCHE !

  6. echocynique dit :

    Mais l’homme avant le MARCHE !

    OUi, je mets l’homme avant le marché et avant l’Etat!
    Je ne critique pas le PS en tant que tel. Mais chaque fois qu’ils proposaient quelque chose (du temps d’Arena en fait), c’était la catastrophe.

    Relisez mes posts, vous verrez que je suis positif vis à vis du ministre Dupont. Je vois un homme qui croit en ce qu’il fait et agit sans autotélie.

    Il ose déclarer que les élèves doivent viser l’excellence. Cela fait longtemps qu’un ministre n’avait pas osé dire cela.

    Enfin, je vous encourage à relire les théoies libérales. Si faire confiance plus à l’homme qu’en l’Etat, c’est le mépriser….

  7. franufle dit :

    Bien sûr que le libéralisme place l’homme avant le marché. Mais le problème, c’est que ce système encourage l’homme qui entreprend, qui réussit. Malheureusement, il y a des gens qui tombent malades, qui souffrent d’un handicap, qui ne savent pas s’adapter à un nouveau métier, … . Non seulement le libéralisme méprise ces gens mais il les laisse sur les côtés sans un regard en les excluant, en ne voulant pas partager les richesses produites. Ce n’est pas cette orientation que je souhaite pour l’ humanité. Pourquoi croyez-vous que tant de Russes sont nostalgiques de l’ère communiste ? Parce qu’ils n’ont pas su s’adapter à l’ultra libéralisme de leur société et de notre monde en général. Voilà pourquoi je ne voterai jamais en droite même si je reconnais que le MR, par exemple, est loin sur l’échiquier droitier des partis anglais ou américains. Mais prenons garde, l’Union européenne, institution hypocrite et admiratrice des Ricains, souhaite que l’Europe devienne un vaste marché où TOUS les secteurs seraient en concurrence. Regardez ce qui se passe dans le secteur des postes. Ce n’est pas rentable les postes dans les campagnes ? Et bien, on les supprime. Vous pensez bien que les partis de droite ne vont guère défendre les services publics. Et cet exemple peut être élargi aux secteurs des transports et pourquoi pas demain l’enseignement ? Bologne pousse déjà les Hautes Ecoles à accepter des enquêtes externes sur la qualité de leur enseignement. Le but paraît louable mais l’intention ne l’est pas. Derrière cela , se cache l’objectif de fusionner les Hautes Ecoles ensemble voire avec des univs ? Résultat ? Perte d’emplois et déplacements accrus pour les étudiants des campagnes. Vous avez dit « qualité » !!!

    Un point où je suis d’accord : Arena était une calamité, Dupont est un ancien prof, ce n’est pas un gage de qualité mais au moins il a été confronté à la réalité du terrain.

  8. echocynique dit :

    @Jean Merie

    Vous dites « que les Français n’arrêtent pas de franchir la frontière pour bénéficier d’un enseignement tellement décrié mais tellement apprécié. »

    1. On parle de l’enseignement supérieur qui heureusement est lui encore de qualité chez nous.
    2. Si les Français viennet chez nous c’est parce qu’il n’y a plus de place chez eux

  9. Prof dit :

    Le bac, c’est comme certains bateaux : la coque en est jolie mais le naufrage est en vue… Alors, penchons nous sur ce « Tess », nouveau radeau de secours…

    L’idée n’est pas mauvaise en soi mais il faudra dépasser l’effet d’annonce, ce qui sera beaucoup moins évident…

    1. Le ministre Dupont est l’un de ces multiples ministres intérimaires que l’enseignement francophone se paie depuis des années : les échéances proposées n’engageraient éventuellement que ses successeurs.

    2. Qui mettrait au point le Tess ? Des profs choisis selon des critères vagues ? Des inspecteurs toujours pas brevetés, comme ceux qui sont actuellement en fonction ? Des spécialistes de la pédagogie en chambre ? Les P.O., les syndicats ou les partis ? Les A.S.B.L. qui organisent de fumeuses formations inscrites au catalogue de l’I.F.C. ? C’est bon de rire un peu.

    J’ai bossé, dans le temps, sur des évaluations externes partiellement certificatives avec l’inspection (ancienne cuvée) et un formateur du CAF : le boulot était plus qu’intéressant et permettait de construire une continuité didactique. L’expérience, quoique menée à son terme, ne fut pas renouvelée. Le détricotage était déjà en gestation : dont acte.

    A bientôt.

  10. Jean-Marie dit :

    @echocynique

    Tu affirmes sans connaître !

    De nombreuses écoles du secondaire sont très fréquentées par les Français ! Il suffit d’aller à Tournai, Mouscron… Et ce n’est pas parce que nous serions plus faciles !
    Je ne suis pas béatement optimiste, mais je suis certain que la plupart de nos écoles du secondaire restent performantes au niveau international. La moyenne (trop moyenne) et surtout l’écart-type (bien trop élevé) des résultats PISA s’expliquent principalement par l’indigence des moyens accordés à nos écoles professionnelles. Il est plus facile de noyer le poisson TESS dans du bla-bla psycho-machin-chose que de trouver les budgets.

  11. JonathanF dit :

    « Ensuite si je me rappelle bien, l’idée du ministre Hazette était un peu différente et selon moi meilleure. Il voulait organiser une épreuve non certificative avec comme objectif de donner des indications aux élèves et peut-être aux profs. Par exemple sur la probabilité de réussir en supérieur. Indications meilleures que des “évaluations définitives” car je suis convaincu que comme moi vous avez connu des élèves qui ont obtenu leur diplôme de secondaire “de justesse” (grâce à la délibé et la levée d’un ou de plusieurs échecs) et qui ont ensuite fait de superbes études supérieures. »

    Xavier, relisez l’article, c’est le projet de Dupont aussi.

  12. Xavier dit :

    Au temps pour moi JonathanF.

    Je ne peux dès lors que féliciter le ministre Dupont.

    Vivement que ces tests existent.

    Vivement aussi que les « outils d’évaluation » soient promus pour que chacun les utilisent.

  13. Xavier dit :

    @JonathanF

    Il serait bon que le ministre précise sa pensée.

    Sur le site du PS
    « Si l’essai est concluant, le Tess deviendrait ensuite obligatoire. Cependant, le Ministre n’exclut pas que les écoles adoptent une « formule mixte, mélangeant évaluation propre à l’enseignant et évaluation externe ».

    sur le site http://www.actu24.be/article/belgique/un_bac_en_fin_de_secondaire/190012.aspx

    « Le « Tess » du ministre Dupont serait pour sa part un examen certificatif commun à la fin du secondaire, destiné à aider les enseignants à situer leur classe dans l’ensemble des autres classes de 6e secondaire »

    La nuance est importante. Si c’est certificatif, cela risque de mener au bachotage comme en france.

  14. William Brose dit :

    Bon je vais répondre dans un premier à Jean-Marie car je viens de faire des bons digne d’une médaille d’or au JO.

    Premièrement notre enseignement supérieur n’est pas bon jute parce qu’il y a plus de diplômé chez nous que dans les autres pays d’Europe. Au contraire, notre enseignement supérieur est bradé, les exigences ont diminué, la réforme de Bologne instituant la réussite à 10 sur 20 au lieu du 12 en a été l’un des moteur. En effet, en rabaissant la côte minimal de réussite, bon nombre de professeur n’ont pas adapté leurs exigence en conséquence!
    Pour ce qui est de la raison des étudiantes français chez nous n’est pas du à la qualité de notre enseignement supérieur mais bien à la facilité d’accès de celui-ci d’une part (tout le monde peu y rentrer hormis dans certaines branches comme les sciences appliquées) et d’autres part au faible niveau de difficulté de celui-ci. Combien de français viennent chez nous après avoir échoué une ou deux fois dans leur pays!

    Notre enseignement est vraiment mal en point, il est malade et il faut trouver une solution pour le guérir. Et toutes solutions est bonne à prendre.

    Concernant les compétences, qu’on le veuille ou non, elles sont là et il faut les appliquer. Le problème vient justement des récalcitrants qui veulent continuer à enseigner comme avant, à ne pas respecter les décrets, programme,… Si on applique pas les compétences, il est simple de venir dire après que cela ne fonctionne pas! J’en ai assez d’avoir des élèves qui arrivent chez moi sans n’avoir jamais été exercé aux compétence. Pour ce qui est de l’histoire, par exemple, bon nombre d’enseignants disent ne pas savoir appliquer les compétences terminales, ou ne pas les appliquer correctement (souvent pour se justifier de ne pas le faire). Il est pourtant assez simple, pour cette discipline, à se référer aux ouvrages de Jean-Louis Jadoulle et consort sur le sujet. Donc il n’y a pas besoin de prendre un contenu minimal, mais tout simplement d’évaluer la maîtrise complète des compétences d’une discipline!

    J’en arrive maintenant aux problèmes délicats de la publicité des résultats d’un tel « bac ». je ne vois pas en quoi cela poserait problème de montrer que dans telle école le taux de réussite est meilleur que dans une autre. C’est de l’avenir d’enfant dont on parle, et moi si j’étais parent, je voudrais pouvoir choisir en âme et conscience l’école la plus appropriée pour mon enfant. De plus, la peur d’être montré du doigt, remotiverait peut-être certains collègues qui se laissent bercer en attendant sagement leurs pensions! Si nous voulons un enseignement de qualité, il faut faire le tri dans nos écoles. Les pistonné, planqués, etc, doivent quitter le navire. Qu’on le veuille ou non, l’école est devenu un business. c’est peut-être malheureux, mais c’est comme cela et ce sont les directions qui ont commencé le jeu en diffusant de la publicité pour leurs établissements comme l’on ferait de même pour une poudre à lessiver.

    En ce qui concerne les correcteurs, le problème est vite résolu. Ce sont les enseignants qui corrigeraient les copies. Mais évidemment ce ne serait pas les copies de ses élèves et encore mieux, pas les copies d’une école de son PO, afin de garantir toute transparence. Et pour les personnes qui crieraient au scandale, du travail supplémentaire, la réponse est simple : Vu que vous ne corrigerez plus les copies de vos 6ème, et bien vous en corrigez d’autres ce qui en revient au même!

    Allons de l’avant et saisissons l’opportunité d’une telle chance. Évidemment, l’idée est à discuter, amender,… Personnellement, je préfèrerais que ce Bac soit institué de manière durable, indépendant des directions et PO et qu’il soit certificatif au risque d’être vite jeté au …BAC. Donc, une sorte de mixte entre la proposition des Ministre Hazette et Dupont.

  15. William Brose dit :

    franufle,

    Il n’y a pas que l’enseignement technique et professionnel! Je travaille dans les deux donc, je me permet de prendre la parole. Personne n’a jamais dit que l’on allais comparer le transition avec le qualifiant! On ne compare pas des pommes et des poires! Revaloriser l’enseignement qualifiant, n’empêche pas d’améliorer tout l’enseignement de manière structurel!
    L’obstination que vous et Jean-Marie avez à revenir sur le seul sujet de l’ensignement qualifiant est également pathologique!

    Quand au regroupement des hautes écoles, il était temps! Regrouper des écoles est un gage d’économie au niveau de l’administration, de l’infrastructure, des moyens pédagogiques (une seule bibliothèque bien documenté au lieu de plusieurs mais peu fournie),…

    Cette idée de regrouper les écoles devrait être aussi appliquée dans l’enseignement secondaire avec la création de campus. Dans ceux-ci, il pourrait y avoir différentes ailes (techniques, générales, innovation pédagogique comme Freinet ou autre, sportive…), dirigées par des coordinateurs. Cela économiserait des moyens, mais permettrait surtout d’avoir un équipement de qualité! Au lieu de plusieurs veilles machines, de nouvelles machines à la pointe du progrès ; au lieu d’installations de sport inadéquates, des installations professionnelles,… Et cela n’est pas un rêve, ça existe déjà en Belgique à WATERMAEL-BOITSFORT !
    Allons vers l’avenir! Sinon l’avenir se fera sans nous!

  16. Jean-Marie dit :

    @ William Brose qui fera sans doute des bon(d)s…

    J’aimerais connaître vos sources,statistiques et études concernant les études supérieures : sur quelles bases jugez-vous la qualité de nos hautes écoles et universités ? Les étudiants qui participent aux échanges Erasmus et autres ne me paraissent pas du tout partager votre sentiment.

    Au moins dans un premier temps, le TESS viendrait s’ajouter à nos évaluations. Ma question relative aux concepteurs et aux correcteurs me paraît rester pertinente.

    Lorsque Franufle s’interroge : « Quels sont les meilleurs profs ? Ceux qui obtiennent de bons résultats avec des élèves de milieux aisés ou ceux qui obtiennent des résultats satisfaisants avec des élèves de milieux défavorisés ? La réponse est dans la question. Tout le monde sait quelles sont les écoles soi-disant huppées et quelles sont les écoles avec une mauvaise réputation. Ces images sont très injustes car derrière, il y a des profs qui font souvent du bon boulot ! », je partage à 100 % son opinion.

    Quant aux compétences, lorsqu’elles sont bien comprises et viennent non pas remplacer nos pratiques mais bien les enrichir, je ne peux que m’en réjouir.

  17. Anna dit :

    Peut-on qualifier de « bons enseignants » ou « bonnes écoles » des établissements qui accueillent 300 élèves en 1e et n’en diplôment que 80 en 6e ?
    Un bon enseignant n’est-ce pas celui qui mène le plus loin possible chaque élève qui lui est confié plutôt que d’avancer avec les meilleurs en laissant les faibles sur le côté de la route ?

    Quant à ce fameux TESS, il n’est pas encore né ! Quand je vois que la CF n’est pas apte à réaliser l’évaluation externe de cette année en sciences, le sera-t-elle pour confectionner ce TESS ?

  18. pol dit :

    Allons z’enfants de la …. le rattachement n’est plus très loin !!! Un BAC et puis quoi encore ? Quoique, il y a bien l’examen cantonal à la fin des primaires.(sorry mais j’ai oublié le nouveau terme) Sans certification pq pas ? Il ne faut pas que cela ne serve qu’à l’enseignant. Il devrait aussi être utile aux parents et aux élèves. L’explication devrait être complète.