La bulle des inscriptions ne se dégonfle pas

Le ministre Dupont avait demandé aux parents dont les enfants sont inscrits dans plusieurs écoles de faire leur choix au plus vite. La date butoir était ce vendredi 9 janvier. L’espoir du ministre était d’enfin y voir un peu plus clair dans le brouillard épais des inscriptions multiples. Seulement voilà, rien n’oblige légalement les parents à faire leur choix avant la rentrée prochaine!

Les parents se cabrent ! Nombreux sont ceux qui n’ont pas obtenu une place dans l’établissement de leur (premier) choix pour leur enfant. Et la majorité d’entre-eux refusent de faire un choix dans l’urgence. Il y a donc fort à parier qu’ils attendront le début de l’année scolaire pour bouger…1

Voilà qui ne fera pas l’affaire du ministère de l’enseignement… ni des écoles.

Les écoles, justement, parlons-en. A Bruxelles, le tribunal des référés a remis au 15 janvier l’audience de plaidoiries dans le dossier des inscriptions en première année secondaire des écoles de la ville. Le réseau a enfin remis de l’ordre dans ses listes et les avocats ont maintenant jusqu’au 14 janvier pour échanger leurs conclusions écrites. Les parents espèrent obtenir la clarté sur les tirages au sort. Pour rappel, les listes que de nombreux parents (regroupés en comités) avaient obtenues ne correspondaient pas à celles de la Ville.

Par ailleurs, une quatrième action a été entamée par les associations de parents. Ils réclament cette fois des dommages et intérêts au ministre Dupont pour blessures psychologiques.

  1. Source : JT RTBF – 9.01.09 []

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8 réponses à La bulle des inscriptions ne se dégonfle pas

  1. franbene dit :

    Dire que la majorité des parents qui n’ont pas obtenu leur premier choix attendront le début de l’année scolaire pour bouger, n’est-ce pas faire un raccourci un peu rapide? La maman que l’on voit dans le reportage de la RTBF est-elle représentative de l’ensemble des parents concernés? Les gens ne vont-ils pas plutôt se contenter d’un deuxième ou d’un troisième choix, pourvu qu’ils aient une place ferme et définitive assez rapidement? Vous auriez envie, vous, d’aller le 1er septembre avec votre enfant frapper à la porte de votre école préférée pour voir si éventuellement il leur reste une petite place?

    Personnellement (égoïstement ?), j’ose espérer que les parents (plus ou moins) comblés annuleront leurs places, effectives ou sur liste d’attente, devenues inutiles. Et que cela permettra à ma fille d’avancer sur une liste d’attente ou l’autre, et de savoir avant la fin de sa sixième primaire dans quelle école elle ira en septembre… Nous l’avions inscrite dans 3 écoles, sa meilleure place est 46ème sur liste d’attente « commune », ce qui, en fonction des proportions commune / hors commune annoncées par l’école, la place environ en 80ème position. Qu’elle se dégonfle donc, cette bulle, et pas trop lentement de préférence. Ni notre fille ni nous n’avons envie de rester dans l’incertitude jusqu’au 1er septembre…

  2. Xavier dit :

    La situation est grave, quoi qu’en dise les politiques.

    Je ne reviens même pas sur le fond du décret: c’est un sujet complexe qu’il faut aborder avec calme.

    La situation actuelle demande une action intelligente, sans dogme, quelle que soit l’opinion que l’on a du décret.

    Cela coûtera de l’argent. Tant pis. On ne peut pas « sacrifier » des élèves, quel que soit le nombre.

    Je ne connais pas la solution, ne connaissant pas le problème.

    C’est donc bien la première chose à faire: analyser le problème. Tant mieux si le nombre d’élèves sans écoles, ou étant inscrit dans une école de « son second choix » est faible.

    Et puis les moyens existent pour confier le « mixage » des listes à une organisation indépendante et contrôlée.

    Messieurs les politiques, le temps passe.

    Ne demandez pas aux parents de faire ce que vous ne feriez pas vous-même. Aidez-les à choisir.Aidez-les à agir.

    Il en va de la qualité de l’enseignement et de l’épanouissement de nos élèves.

    On en vient à regretter les files, c’est le comble

  3. echocynique dit :

    Un éclairage intéressant sur les décrets de l’enseignement depuis des années.

  4. Pironet dit :

    Un décret ne suffira pas à supprimer la connerie. La source
    de cette idéologie égalitariste,utopique et destructrice, c’est
    le « décret-missions » de 1997 dont on n’a pas fini d’avaler les
    couleuvres. Les premières victimes sont les enseignants qui
    déguerpissent l’un après l’autre, malgré leur immense conscience
    professionnelle. Les dégâts collatéraux se situent dans les rangs
    des élèves, de plus en plus déboussolés comme le monde dans lequel
    ils surnagent (jusqu’à quand ?)

  5. Pironet dit :

    Mon langage n’a rien d’excessif. Qui dérange-t-il ? Ceux qui ne connaissent pas l’enseignement ou ceux qui l’ont fui depuis longtemps ? 42 années d’enseignement suffisent
    pour pouvoir tenir ces propos.

  6. Xavier dit :

    J’ai essayé d’expliquer pourquoi je n’adhérais pas au décret dit Mixité
    http://www.economiques.eu/actualite/decret-mixite.htm

    J’espère que nos responsables auront le courage d’analyser réellement les choses.

    Il en va de la qualité de notre enseignement

  7. pascal dit :

    A ma connaissance, dans les écoles de Liège, chaque enfant a une place. Je ne connais pas d’enfant non inscrit, quel que soit le réseau. Je me base sur mes collègues et sur les infos du syndicat pour l’affirmer.
    Ce phénomène ne serait-il que bruxellois ?

  8. Dominique dit :

    Même pour la 1ère maternelle je ne trouve pas d’école de mon choix proche de mon domicile ou à + grande distance aux alentours, je n’ai pas le choix hormis où il reste de la place après les frères et soeurs de familles nombreuses, la mixité oui mais pas à n’importe quel prix mon fils à droit à une scolarité de qualité et tiré vers le haut…