L’été dernier, la Région wallonne avait financé près de 40 000 ordinateurs dans le but d’équiper 3 300 écoles primaires et secondaires. On croyait le dossier enfin clos. Mais non ! Alors que ces milliers de nouvelles machines doivent être installées dans les deux ans, le projet patine sec. Sur les huit cents écoles contactées pour recevoir les premiers ordinateurs, seules six ont finalement reçu leur matériel, fourni par la firme namuroise Priminfo. Cette dernière avait remporté cet important marché de 26 millions d’euros.
A ce train-là, toutes les machines ne seront pas livrées à temps. Le ministre Tarabella espérait pouvoir en fournir une centaine par jour… Mais ce sont les écoles qui semblent cette fois peu pressées. Aujourd’hui, seulement 30 établissements ont rentré le dossier réclamé par l’administration.
Devant le parlement wallon, le ministre s’est étonné de cette attitude des directions d’écoles. Est-ce la faute des directeurs? Une sortie qui les a fait bondir… Pour eux, c’est le dossier réclamé par l’administration qui est beaucoup trop complexe. De plus, il semble que de nombreuses écoles doivent réaliser des travaux d’aménagement dans leurs locaux avant de pouvoir accueillir les fameux ordinateurs. Aménagements qui exigent des budgets parfois conséquents.
Marc Tarabella ne compte pas laisser les choses s’enliser. Il prévoit d’organiser au plus vite des réunions d’information avec les directeurs de toutes les écoles et ce dans chaque province. Le phasage des installations serait aussi abandonné, ce qui permettrait à toutes les écoles de rentrer, dès qu’elles le souhaitent, leur dossier à l’administration. Le ministre espère que le retard sera ainsi rapidement comblé.
Priminfo se dit prêt à répondre aux demande des établissements scolaires. Les stocks informatiques ont été payés et la petite société namuroise espère ne pas enregistrer un retard trop important, synonyme de surcoûts financiers.1
- Source : Le Soir – 2.02.09 [↩]
Et ben…ça promet encore !!
des écoles attendent, attendent et ne vois rien venir alors que d’autres prennent leur temps…
je n’en reviens pas du retard que l’on a actuellement dans le domaine de l’informatique au niveau scolaire…
désolé de ce petit coup de gueule, mais j’en ai ras le bol de cette incompétence…
Quel gâchis.
Que de temps perdu, que d’argent perdu.
Alors qu’il aurait été si simple de permettre à chaque école de choisir la manière de gérer son budget.
Un exemple?
Vu le prix actuel des portables, il aurait été plus intelligent d’acquérir des portables, avec une solution WIFI. Au lieu de réserver un local, on réserve les PC.
« il aurait été plus intelligent d’acquérir des portables, avec une solution WIFI. » dit Echocynique.
Le WIFI n’est pas sans danger, les ondes n’étant sûrement pas anodines surtout pour des ados en pleine croissance. En Angleterre, le WIFI est interdit dans les écoles publiques. Le bon sens et le principe de précaution devraient donc interdire cet équipement dans des établissements scolaires. On stigmatise avec raison selon moi les méfaits des ondes GSM mais le rayonnement WIFI est presque aussi important donc…
Il aurait été plus simple d’agir comme en Flandres !
Les écoles ont reçu un budget pour se fournir en ordinateurs. Point. Il leur était juste demandé de fournir la preuve que l’argent avait été dépensé dans ce but précis.
Mais il est bien connu que les enseignants francophones ne sont pas compétents, pas sérieux, pas mûrs assez ! Alors, on leur impose tout !
Non seulement, ce ministre se fait de la publicité sur notre dos (« Voyez comme il est généreux, il procure aux écoles du nouveau matériel ») mais il n’est pas capable de tenir parole dans des délais raisonnables ! A ce rythme, les ordi seront dépassés quand ils nous seront livrés !
Sans parler des obligations stupides imposées pour être en ordre, comme d’avoir une alarme dans le local, relié à une ligne téléphonique unique, ne devant servir qu’à cet usage, par exemple ! Mais il y en a tant d’autres !
Tout ça, c’est juste de la poudre aux yeux !
Bonjour,
Il semblerait que cette info est simplement fausse. Notre école est prête et a rentré les dossiers très tot dans la procédure. Suite à cet article, nous avons recontacté le chef de projet de la CF et il a juste confirmé un énorme retard … de plusieurs mois. Je ne pense pas que la responsabilité soit à chercher du coté des directions, mais c’est sans doute plus facile comme excuse …
Philippe
Je suis directeur de l’Institut des Arts et Métiers de Pierrard-Virton. A toutes fins utiles, tout comme le dit Philippe ci-dessus, je vous signale que notre dossier est rentré depuis le mois d’octobre, tout est prêt sur le terrain, nous avons rencontré un responsable du MET, mais depuis, nous n’avons aucunes nouvelles…
J’utilise l’exemple « des ordinateurs non disponibles » pour les écoles comme une illustration parfaite du manque d’efficacité de l’impôt (en Communauté française de Belgique et en Région wallonne, et non pas comme certains l’écrivent, en Belgique !) et de l’inefficacité quasi totale de certaines administrations wallonnes. Les étudiants comprennent illico. Je sais, c’est facile à comprendre.
Que l’on me cite un pays de l’Union (27 pays) où c’est pire !
Les ordinateurs viennent de fêter leurs 10 ans !
Plutôt que de prendre exemple sur les nombreuses réussites de la Flandre (Voir enquêtes PISA), les ministres s’inspirent, disent-ils, de ce qui se fait en Finlande. Cela leur permet-il peut-être des voyages-découvertes plus dépaysant que d’aller voir la bonne gestion à Hasselt ?
Le ministre T. n’est pas le plus compétent que l’on ait eu.
Mais je suis persuadé qu’il y a encore moyen de faire bien pire. Espérons donc qu’il soit réélu en juin.
C’est à un point tel que plus personne ne râle, ne se plaint, parce-que, à quoi bon ?
Je suis directeur d’un établissement secondaire Namurois dont le dossier a été déposé il y a plusieurs mois. Aucune réaction de la cellule de la Région wallonne. Venir dire que le projet ne démarre pas à cause des écoles est plus qu’osé. Le premier projet CyberEcoles de 1999 avait été autrement géré. Les établissements recevaient alors des dates de planification d’installation, ce qui permettait à tout le monde de se préparer en toute connaissance de cause. Ici, rien du point de vue planification. Nous sommes prêts, nous attendons (depuis très longtemps) mais rien ne vient… Quelle étrange manière de gérer un projet pourtant financièrement très conséquent !
Où en est ce dossier?
Trois questions pourraient être posées:
1. Quelle est la situation à l’échéance des 3 ans accordés à Priminfo pour installer les 40.000 PC?
2. Si les 40.000 PC ne sont pas installés, quelle est la pénalité prévue au contrat pour ces retards?
3. Petit test sur le prix « obtenu » par la Région: les enseignants pouvaient acquérir le matériel aux « excellentes conditions », combien, sur les 100.000 profs ont saisi « cette opportunité extraordinaire »?
Mais aurons-nous une réponse à ces questions?