Le parti du Travail de Belgique est entré en campagne ce w-e. Ses membres ont dévoilé les résultats d’une enquête menée en 2006 dans les rues de Molenbeek auprès des couches populaires. Il en ressort que leur première préoccupation, en terme de qualité de vie, est l’enseignement.
Fort de ce constat, le parti d’extrême gauche a procédé depuis à deux nouvelles enquêtes d’opinion ciblées sur l’école. Son public-cible? Les Bruxellois, victimes, selon eux, de l’enseignement le plus inégalitaire du pays. Il est vrai que c’est dans la capitale que le fossé entre « bonnes » écoles et établissements « ghettos » est le plus marqué.
Les parents interrogé ne s’y trompent pas. Eux qui souhaitent le meilleur pour leurs enfants. Et si près du quart des sondés disent avoir du mal à inscrire leur enfant dans l’école de leur choix, ils sont un tiers à vouloir que la qualité des écoles soit la même partout.
Dirk de Block, la future tête de liste à Bruxelles, le résume ainsi :
Les gens veulent des écoles de qualité dans leur quartier, près de chez eux. A Molenbeek, Shaerbeek, Saint-Josse et d’autres communes comparables, on ne peut pas dire que c’est le cas.1
Et le décret mixité de Christian Dupont? Un fiasco! Pour le PTB, le texte du ministre a complètement loupé son objectif en voulant forcer la mixité dans les écoles. Le seul moyen pour y parvenir serait d’investir dans la qualité des écoles…
Ce décret a mis tout le monde dans l’embarras, y compris les parents de milieux populaires qui faisaient l’effort d’aller chercher une école de qualité même loin de chez eux.2
Mais comment arriver à faire de toutes les écoles, des écoles de qualité?
Un : en réduisant la taille des classes à 15 élèves au maximum. Deux : en augmentant l’encadrement de façon à ce que chaque professeur puisse se consacrer le plus vite possible aux élèves qui éprouvent des difficultés. Et trois : en améliorant la formation des enseignants. Le PTB estime que les écoles où le défi social est le plus important doivent revenir aux professeurs les plus qualifiés et non aux jeunes qui seraient ainsi envoyés au casse-pipe.
Le parti du Travail aimerait également que l’accent soit mis sur la remédiation plutôt que le tri. Et enfin, il souhaite que le bilinguisme devienne la règle dans toutes les écoles.
On en fait un problème alors qu’il serait un atout pour les jeunes.
De bonnes intentions donc… mais l’extrême gauche n’explique pas, par exemple, où et comment elle trouvera les enseignants supplémentaires qu’elle souhaite placer dans toutes les classes ou comment elle ferait pour inviter les professeurs les plus expérimentés à venir enseigner dans les établissements les plus difficiles. Car, défi social ou pas, c’est bien de cela qu’il s’agit.
Quel parti politique oserait dire le contraire ?
Quel parti politique le fera-t-il?
Voilà de bonnes idées.
Je pense pas que le PTB soit libéral, donc, l’argent il faut le prendre là où il se trouve et là où il est inutile à la société. Pourquoi ne pas faire une taxe spéciale sur les euromillionnaires ?
Damien,
La taxe, ils la payent déjà: 50% des mises….
Oui mais avant il y avait encore des tranches à 52 et 55 %. Qui n’existent plus aujourd’hui. D’autre part, l’impôt sur les euromillionnaires, c’est un impôt extraordinaire de 2 %. ce sont deux choses différentes. j’ai bien parlé de taxe spéciale.