L’enseignement néerlandophone à la cote à Bruxelles. Et les petits flamands ne sont pas les seuls à le fréquenter. De plus en plus de francophones et allochtones n’hésitent plus à faire le pas, poussés par des parents qui espèrent faire de leurs enfants de parfaits bilingues. Ils sont, cette année, 12 000 enfants dans l’enseignement maternel néerlandophone et 13 000 le primaire. Toutes les écoles neérlandophones seraient complètes selon le ministre en charge de l’Enseignement à la commission communautaire flamande, Guy Vanhengel (Open VLD). C’est particulièrement le cas à Bruxelles, Laeken, Schaerbeek, Etterbeek, Saint-Gilles, Neder-Over-Heembeek, Evere et Saint-Josse-ten-Noode. Dans l’enseignement primaire, c’est surtout le cas à Bruxelles, Schaerbeek et Saint-Josse.
Le développement démographique bruxellois dépassant la capacité d’enseignement, le ministre estime qu’il est temps de construire de nouvelles écoles. Et lorsque la Flandre lui rétorque que ces écoles accueillent de nombreux allophones, il répond :
Si les parents décident que le meilleur choix est l’enseignement néerlandophone, le politique doit suivre. Ils font d’ailleurs le bon choix : l’enseignement néerlandophone compte moins de doubleurs que le francophone.1
Avec le FDF qui tient un discours similaire à la Communauté française, il faudrait que les prochains ministres de l’enseignement soient aveugles et sourds pour ne pas prendre les décisions qui s’imposent.
- La Libre – 19.03.09 [↩]
Il aurait pu ajouter que les résultats aux tests Pisa sont meilleurs, il aurait pu rappeler que les inscriptions respectent la mixité ET le choix des parents, …