Le 7 juin prochain, tous les citoyens seront appelés aux urnes pour élire leurs représentants dans les régions et communautés ainsi qu’à l’Europe. Seul hic, le 7 juin, c’est la veille d’un lundi… et donc veille d’examen pour les étudiants des hautes écoles et universités. Mardi, la Fédération des étudiants libéraux (soutenue également par la Fédération des étudiants francophones (FEF) qui avait introduit pareille demande lors des élections fédérales de 2007) a demandé à la ministre de l’Enseignement supérieur, Marie-Dominique Simonet (CDH), de bien vouloir inviter les hautes écoles et les facultés à ne pas prévoir d’examen ce jour-là.
Leurs arguments? Beaucoup d’étudiants koteurs devront parcourir de longues distances pour s’acquitter de leur devoir électoral. Certains seront même assesseurs et souhaitent remplir au mieux la mission qui leur a été confiée.
Le cabinet de Mme Simonet s’est dit sensible à la demande des étudiants. La ministre écrira très bientôt aux recteurs et directeurs des Hautes écoles pour leur recommander de ne pas organiser d’épreuves le lundi 8 juin. Il ne s’agira que d’une invitation et non d’une obligation, les facultés restant libres d’organiser leur session de juin comme bon leur semble. Mais si la demande a été accueillie (officiellement) avec plus ou moins de bienveillance, il se dit pourtant qu’il ne sera pas facile de suivre cette recommandation, l’élaboration des horaires étant parfois un véritable casse-tête. De plus, le calendrier serait en passe d’être bouclé.
Et certains, en coulisses, ricanent sec.
Les pauvres petits! Ils ne pourront pas étudier le dimanche des élections! Alors qu’il savent de longue date que le 7 juin est jour de scrutin. Va-t-on interdire aux avocats de plaider le lundi et aux éditeurs de ne pas publier de journal parce qu’il y a eu les élections la veille? Il faut rester sérieux.1
Le recteur de l’UCL, Bernard Coulie, interrogé par les micros de la RTBF, mercredi soir, y est aussi allé de son petit commentaire :
J’ai envie de dire qu’il n’y a pas que les étudiants qui sont face à cette contrainte, il y aura des tas de gens qui devront travailler le lundi, lendemain d’élections et se rendre sur leur lieu de travail, tôt. Et après tout, apprendre à gérer les contraintes d’agenda, ça fait partie de l’apprentissage de la vie d’adulte.2
Voilà les étudiants prévenus…
Bizarre ! il y a des lustres que les élections se déroulent en juin et c’est la 1ère fois que l’on pense aux étudiants !
Si cela peut se faire tant mieux mais j’en doute, les horaires sont déjà réalisés depuis longtemps !
Ce n’est pas vraiment la première fois que le cas se présente, je l’ai vécu quand j’étais à l’unif. On a simplement reçu un papier permettant à nos parents de voter à notre place. Donc pas de quoi en faire un plat, si on ne souhaite pas se déplacer on n’est pas obligé !
De là à dire qu’un étudiant qui doit bloquer un syllabus énorme et a eu exam le vendredi qui précède « n’a qu’a se dire que c’est pareil pour les autres », je ne suis pas vraiment d’accord. A mes yeux, ce n’est pas du tout comparable. Tout le monde n’a pas ce niveau de stress et ce boulot de mémorisation à fournir pour aller bosser le lundi ! Les étudiants domiciliés super loin de leur université vont perdre la totalité de la veille de leur examen s’ils y vont, c’est pour moi totalement inconcevable !