Le PS veut continuer à gérer l'enseignement

di-rupo C’est la réponse du berger Di Rupo à la bergère Milquet revendiquant avec force le Ministère de l’Enseignement après les élections.

A la fin du Bureau du Parti la semaine passée, le président du PS Elio Di Rupo a présenté les priorités PS en matière d’enseignement en compagnie du ministre de l’Enseignement obligatoire Christian Dupont.

 Au centre des discussions : le décret Mixité

L’attitude de certains PO à propos du décret « Mixité » a été fustigée dans le cadre des efforts mis sur pied pour dégonfler la bulle des inscriptions multiples, en ne communiquant pas leurs listes d’inscrits.

Les clivages philosophiques entraînent de grandes difficultés, certains pouvoirs organisateurs ou piliers s’accaparant le financement public et les utilisent comme si cela ne regardait qu’eux
Elio Di Rupo.

christian-dupontPar rapport au décret « inscriptions-files-mixité-lotto » selon les modifications des différents ministres, c’est presque un aveu d’échec qui ressort du président socialiste :  » S’il y avait une méthode claire, on le saurait. On a fait comme on a pu« . Sa volonté est de repartir d’une « page blanche » (après une législature entière consacrée au sujet, sous Arena et Dupont…) et de créer un lieu où tous les acteurs de l’enseignement se retrouvent pour piloter ensemble les politiques menées.

Continuer le Contrat pour l’Ecole

Le PS propose de poursuivre le travail entamé avec le Contrat pour l’école (dont les objectifs sont atteints à 91% selon Christian Dupont) en renforçant les 5 axes suivants :

  1.  l’évaluation de notre enseignement
  2. le soutien aux directeurs d’école ;
  3. la poursuite de la rénovation des bâtiments scolaires ;
  4. la formation des enseignants ;
  5. la revalorisation de l’enseignement qualifiant ;

Pour information, dans le cadre de notre dossier « Spécial Elections », des 4 grands partis démocratiques (Ecolo, MR, CDH et PS), seul le PS n’a pas encore répondu à l’invitation de notre rédaction.

Commentaires

  1. Echocynique dit :

    Le PS prend les enseignants pour des débiles.

    91% de réalisé: c’est quantitatif, pas qualitatif, car aucune évaluation n’a eu lieu pour évaluer les résultats.

    Le plus piquant, c’est que le PS ne considère plus la mixité sociale comme étant une priorité.

    Comme le ministre a dit qu’il allait revoir le décret, il devrait tout de même annoncer la couleur!

    http://echocynique.blogspot.com/2009/05/pour-le-ps-ce-dont-les-enseignants-les.html

  2. franufle dit :

    « l’évaluation de notre enseignement »

    Mon école vient d’être sélectionnée pour faire partie de la nouvelle épreuve PISA en lecture. L’Université de Liège fait passer les tests et elle a choisi un échantillon d’élèves nés en 1993. Sur 35 élèves, il y en a près des deux tiers en technique et en professionnelle, sans compter parmi ceux-ci les élèves d’origine étrangère (ou carrément étrangers !). Je vous laisse deviner le résultat avec ces élèves qui ont d’ENORMES difficultés en français. Si l’ULG a procédé dans toutes les écoles sélectionnées comme cela, je peux déjà vous annoncer que la CF ne va pas remonter dans le classement.

    « la revalorisation de l’enseignement qualifiant »

    Que d’élèves sacrifiés depuis des décennies et des décisions prises en dépit du bon sens. Exemple: le 1er degré différencié avec un renforcement en français, math et en langues pou soi-disant essayer de raccrocher ces élèves en général. Personnellement, cela fait 20 ans que j’enseigne dans ce type de classes et j’ai vu UN seul élève qui a recommencé en 2e commune après avoir fait une 1re B et 2e P. Que d’argent gaspillé alors que tout prof sérieux sait que ces élèves ont des lacunes tellement abyssales qu’il est rigoureusement IMPOSSIBLE pour ces élèves de revenir dans le général. Sans compter qu’ils n’en ont souvent aucune envie. Dupont ferait mieux de descendre de son nuage et aller voir un cours de math ou de français en 1re Diff : au mieux le niveau d’une troisième primaire. Quand les pédagogues de mes fesses vont-ils enfin comprendre qu’on ne naît pas avec les mêmes capacités et que tout le monde ne peut pas faire des études intellectuelles ? Au lieu de pousser ces jeunes vers études pour lesquelles ils ne sont pas faits, pourquoi ne les oriente-t-on pas vers des structures du style CEFA où ils pourraient acquérir une qualification professionnelle au lieu de les laisser errer dans des écoles où ils sont méprisés et rélégués ?

  3. Baujoe dit :

    Bien d’accord avec Franufle à propos de la revalorisation du qualifiant

  4. elia dit :

    Si on lit autre chose que le quotidien du matin, on se rend vite compte que des 91% dont se targue Mr Dupont, près des deux tiers ont été réalisés grâce à l’acharnement des syndicats, tous réseaux confondus.
    Et dans ces 91%, on trouve tout et n’importe quoi : la revalorisation salariale des plus de 55 ans, la hausse du pécule de vacances (qu’on n’a pas encore), l’aboutissement du projet cyberclasse (4% du parc installé !!!), l’engagement d’instits supplémentaires au cycle 5-8 (à peine quelques heures/semaine/classe !!!)… C’est du grand n’importe quoi !

    A deux mois des élections, je lis et relis les déclarations politiques concernant l’enseignement, je scrute les programmes électoraux… et je ne vois pas grand chose qui tienne la route. Ecolo tout au plus à de bonnes idées (bonnes dans le sens de sensées) mais aurait-il la possibilité de les mettre en pratique ?
    Les politiciens crient fort mais oeuvrent peu en ce qui concerne l’enseignement !

    Quant à l’autosatisfaction dont fait preuve le PS, elle me met hors de moi, tant les réformes du 1e degré font de dégâts chez nos jeunes (et nous n’en sommes qu’au début). Tout cela au nom d’une pseudo égalité sociale ! Comme si l’école pouvait à elle seule réussir là où le monde politique a échoué !