Les négociateurs de l’Olivier en devenir ont bouclé jeudi le volet « enseignement » de la prochaine législature. Il a évidemment été question des conséquences du décret mixité et ces nombreux enfants qui restent pour l’heure sans école. Les trois présidents de parti ont juré qu’une fois le gouvernement en place, ils prendront des initiatives pour solutionner les éventuels cas qui subsisteraient. Les grandes lignes de l’accord pourraient être présentées lundi, le lendemain de la St-Olivier. Le nom du futur ministre de l’enseignement est également attendu dans les tous prochains jours. On sait que PS et CDH ont un moment proposé de scinder ce portefeuille en trois ministères (fondamental, secondaire et supérieur) comme ils l’avaient fait en 1999 à l’époque du gouvernement Arc-en-ciel mais Ecolo y serait farouchement opposé. Des noms circulent déjà. Celui d’André Antoine (CDH) pour l’enseignement obligatoire et celui de Françoise Dupuis (PS) pour le supérieur. Mais pour l’heure, rien n’est gravé dans le marbre…
La nouvelle majorité s’est engagée jeudi à poursuivre l’effort de l’encadrement différencié. Et il sera même amplifié à raison de 40 millions par an. Cet argent ira aux écoles dont l’indice socio-économique est faible et qui pourront bénéficier grâce à lui d’un encadrement renforcé. A terme, lorsque les moyens le permettront, il se muera également en financement différencié portable (subside lié à l’indice économique de chaque élève).
Les socles de compétences seront très certainement réévalués car ils sont aujourd’hui jugés trop flous. L’Olivier veut élaborer des indicateurs de maîtrise des matières plus précis.
La faisabilité d’allonger la formation initiale de 3 à 5 ans sera aussi rapidement étudiée. Mais vu l’argent disponible, certains négociateurs pensent que les futurs instituteurs et régents peuvent dormir tranquille. S’il ne lance pas rapidement cette réforme, le futur gouvernement sait qu’il ne pourra pas la mener à bien. Mais la promesse figurait dans les programmes de trois partis de la coalition, ne pas la mettre en oeuvre serait déjà un échec cuisant.1
- Le Soir – 9.07.09 [↩]
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40 millions, soit 0,1 % du budget!
« … des mesures de remédiations immédiates… » dans mon bahut en première et seconde les élèves ont 2h obligatoires de remédiations…. s’ils n’ont pas envie de bosser…ces 2h be servent à rien.
Remédier…ok mais donner une bonne base en primaire…Et surtout valoriser le travail fourni et non des subterfuges pour « passer » en n’ayant rien fait… JE peux vous citer des élèves de 1ères complémentaires allant en 2ème avec une moyenne de 27% et rendant feuilles blanches pcq ils savent que du point de vue de la loi, ils peuvent passer en 2ème…. C’est valorisant pour ceux qui bossent…Et pour leurs profs.