L’asbl ELEVeS et le collectif Décret Lotto ont été reçus hier matin par la ministre de l’Enseignement obligatoire, Marie-Dominique Simonet. Les deux associations se disent satisfaites que la CIRI oblige les parents d’enfants « multi-inscrits » à déterminer leur école de préférence. Le courrier envoyé cette semaine aux parents par cette dernière et qui les invite (oblige) à définir leur ordre de priorité dans les écoles où leur enfant est inscrit, parfois en ordre utile, était, semble-t-il, « attendu depuis des mois ». Pour autant, ELEVeS.be estime que même si les parents jouent le jeu, ils seront toujours plus d’une centaine sur le carreau le 1er septembre.
Afin d’accompagner les parents dans leurs démarches et leur fournir toutes les informations qui leur seraient nécessaires, l’absl réclame la création d’un call-center ou la désignation de personnes-contact.1
- 7/7 – 20.08.09 [↩]
Au risque de paraître quelque peu brutale, il serait temps en effet que les parents des multi inscrits fassent leur choix définitif.
Sans ce choix, trop d’élèves vont rester sur le carreau.
D’autre part « bloquer » des places me semble faire preuve d’un certain incivisme.
Le décret est ce qu’il est, mauvais. Mais est-ce une raison, à 15 jours de la rentrée pour bloquer certains.
Après moi les mouches, voilà ce que cela m’inspire.
L’attitude de blocage ne fera qu’une chose, inciter la CF à placer d’office certains élèves et là, les recours feront encore traîner les choses.
Pensons aux enfants sans écoles bon sang.
C’est bien la preuve que les parents sont prêts à collaborer, si on leur propose quelque chose de pas trop bête!
Pour montrer toute l’aberration du système :
Je reçois aujourd’hui un appel d’un athénée qui avait notre 2ème préférence en novembre dernier, au moment de penser à la future école de ma fille.
A l’issue du tirage, elle y était classée à plus de 100 places d’une place en ordre utile, alors qu’elle était reçue dans une école qui lui convenait moins car selon nous, trop snob et élitiste et surtout trop éloignée de ses activités sportives et musicales de l’époque.
Contraints et forcés, nous nous sommes organisés pour déplacer ses activités, nous avons changé sa petite soeur d’école pour qu’elles puissent rentrer ensemble, nous nous sommes résolus à fonctionner dans cette optique élitiste (ce dont ma fille, avec +/-95% à ces CEB, est capable, mais quelle perte pour l’ouverture aux autres !…).
Voilà aujourd’hui que l’athénée de notre deuxième choix nous rappelle pour dire que la liste s’est résorbée au point qu’elle peut venir demain pour la rentrée…
J’ai regardé mes filles en train de préparer leurs affaires pour demain. Je me suis demandé ce qu’il fallait faire. Leur dire que tout ce qu’on leur dit de positif sur ce qui leur arrive, c’était faux ? Que finalement, un système absurde en a décidé autrement à la veille de la rentrée ? Que le monde des adultes est un monde de cons dangereux ?
Il est trop tard pour tout défaire. J’explique au préfet que je décline son offre avec, sans exagérer, une certaine envie de vomir.
Que dire de notre premier choix ? J’ai rencontré une maman d’un garçon qui y est inscrit pour demain. Ca lui pose énormément de problème : elle visait l’école dans laquelle ma fille ira demain. Elle est isolée et va devoir se partager entre les trajets de ses enfants plus jeune, qui vont en primaire dans cette école, tout comme l’ainé d’ailleurs.
Le bon sens voudrait qu’il soit possible d’échanger nos places, sans influence ni favorable, ni défavorable pour le restant de la liste. Ben non. Légalement, bien-sûr, cette chance « au grattage » est interdite, puisqu’elle favoriserait les relations sociales qui nous ont fait rencontrer cette maman.
Aujourd’hui, je ne décolère pas. Parce que ce système absurde qui dégénère, tous les observateurs sensés le prédisaient depuis le premier décret Arena.
L’entêtement des ronds-de-cuir et ministres successifs dans ce dossier est coupable, jusqu’à Mme Simonet qui nous sort ce sparadrap surréaliste des garderies d’attente, en contraire à toutes les obligations de la communauté française, à commencer par les articles 5, 18 et 28 de la convention des droits de l’enfant.
Impunité ?
@L. Van Damme
J’ai envie de vomir aussi.
Vous êtes un autre exemple de la contre productivité de ce décret imbécile.
On obtient l’inverse de ce que l’on voulait!
A votre place j’enverrais ce billet à madame Simonet.
Je crois qu’elle va avoir besoin d’arguments pour « briser la continuité »