Les profs respecteront un arrêt de travail le jeudi 17 septembre

arrêt de travailOn ne parle pas encore de grèves ni d’autres mouvements de grogne plus sévères. Il ne s’agit pour l’heure que d’une séance d’information et de mobilisation dont la durée ne devrait pas dépasser 50 minutes. A la demande des cinq syndicats du front commun (CGSP, CSC, Sel-Setca, SLFP et Appel), les délégués syndicaux de toutes les écoles de la Communauté française informeront leur base sur les mesures d’économie en préparation.

Toutes les écoles répondront-elles à l’appel? Pascal Chardome (CGSP), l’espère en tout cas.

L’allongement de l’horaire du professeur ne concerne essentiellement que le secondaire. Le primaire et le supérieur pourraient donc être tentés de se tenir en retrait. Qu’ils prennent bien conscience que tous les niveaux sont visés par la remise en question des possibilités de prépensions.

Balayer cette mauvaise image

Les syndicats n’oublient pas qu’il est également important d’informer les parents dont beaucoup ne comprendraient pas pourquoi les professeurs de leur enfant s’opposent à l’allongement des prestations.

(…) ils (les parents) ne réalisent pas que les nombres cités ne tiennent pas compte des prestations hors classe. Ils imaginent aussi que tous les professeurs partent à la retraite à 55 ans. Il y a des contre-vérités à rectifier.

Et c’est surtout cela qui met les enseignants en colère. Se serrer la ceinture pour sauver le budget, d’accord. Se laisser caricaturer par leur propre ministre en plus, c’est hors de question !

Pour de nombreux enseignants, cette mesure ne changera rien. Nous sommes déjà nombreux à travailler au maximum de la plage horaire. Mais cette idée de Simonet, c’est de la provocation. Que vont penser les gens? Que les profs se la coulent douce, ne travaillant que 20h/semaine? A l’heure où des milliers de personnes perdent leur emploi, c’est simplement irresponsable.

Les syndicats reverront la ministre le 5 octobre prochain. L’arrêt de travail du 17 leur aura permis de prendre la température et d’examiner la possibilité d’une action plus dure avant cette date.

La ministre, de son côté, espère que l’information qui sera transmise aux enseignants sera « objective » et qu’il sera rappelé qu’il ne s’agit pour l’heure que de pistes de réflexion. Ainsi, le passage des DPPR de 55 à 58 ans pourrait être accompagné de formules de tutorat (au lieu de donner cours, le vétéran accompagnerait de jeunes collègues). Mais peut-on y croire?1

  1. Le Soir – 12.09.09 []

A lire également



Vous êtes responsable de ce que vous publiez, aussi bien civilement que pénalement. Sont donc interdits sur ce site les propos: diffamatoires, haineux, obscènes, injurieux, menaçants, racistes, illégaux ou ne respectant pas la vie privée des personnes.

Merci de relire votre message avant de l’envoyer. Nous n’acceptons pas les commentaires comportant des erreurs orthographiques, grammaticales et syntaxiques.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Connect with Facebook

*

17 réponses à Les profs respecteront un arrêt de travail le jeudi 17 septembre

  1. mel dit :

    Comme d’habitude, les syndicats s’engoufrent dans la caricature. Ou étaient-ils pour réagir lors des mesures imposées du décret mixité et du décret inscriptions, qui a réduit leur profession a une simple loterie …

    Pourquoi n’ont-ils pas exiger comme mesures préalables des formations et des formateurs surtout à l’hétérogéinité en classe (ils l’ont glissé timidement hors caméra!), à l’amélioration des outils de gestion et de pilotage de l’enseignemet….

    Les conditions de travail des enseignants ne peuvent se limiter à des horaires de travail, la qualité, le bien-être, le respect des valeurs par les parents et les élèves, le respect de leur autorité en classe, etc… où sont les syndicats pour faire changer la donne sur ces éléments vitaux pour leurs conditions de travail?

    J’ai l’amère impression que selon la couleur du ministre, ils réagissent ou non mais ne défendent plus véritablement leurs adhérents sur les angles qui changeraient vraiment l’image de la profession.

    Nous parents, nous savons ce que les professeurs endurent et éprouvons la plus grande sympathie. Comment unir parents et professeurs pour modifier le paradigme?

  2. Julien dit :

    C’est bien, comme ça le corps enseignant s’attire encore les critiques de ces personnes qui ignorent tout de ce « métier ».
    La rage monte de plus en plus.

  3. hedwige dit :

    Perso, je n’ai pas lu l’article mais je vis de plus en plus mal la manière dont on traite le métier de prof que ce soit dans la presse ou dans divers forums. Suis-je la seule??? J’ai choisi ce métier par passion, j’espère l’exercer comme tel mais lire tout ce que je lis me mine. Ras le bol de lire tout çà.

  4. Xavier dit :

    Qui est responsable de la mauvaise image des profs?
    Vous avez vu le syndicaliste de service? Incapable d’argumenter.

    Et puis des gens qui prennent des élèves en otage avant même que les discussions commencent…

  5. wiphie dit :

    Ce qui m’interpelle le plus, outre la totale opposition par rapport aux différents programmes électoraux de ce printemps, c’est que personne ne semble réagir aux nombres de périodes octroyées (et donc de membres du personnel) en fonction du nombre d’enfants inscrits… de nombreux jeunes profs sont déjà sans emploi…ajouter 2 périodes aux autres, cela veut surtout dire perdre un voire plusieurs collègues, nommés ou non…les « quotas » vont-ils être « révisés » aussi?? Où est l’économie si ils doivent s’inscrire au chômage ou être mis en dispo?? Ridicule…

  6. Gomme dit :

    « Les profs respecteront… » : Les profs feront ce qu’ils ont envie de faire, individuellement.
    Les syndicats n’ont pas à dicter une attitude ou une autre.

  7. pascal dit :

    Après les grèves de 90 et 96 et la lamentable façon dont les syndicats ont géré la crise, près de 70% de mes collègues ont rendu leur carte d’adhérent, tous syndicats confondus. Depuis, moins de 50% sont syndiqués dans mon école.

    Ils ne s’occupent que du salaire et des « conditions » de travail (heures supp…) mais la qualité, c’est pas leur job, ça ne l’a jamais été.
    D’ailleurs qui s’en soucie à part les enseignants eux-mêmes ?
    J’ai écouté ici sur le site, les réactions de Prosper Boulanger et autres. Ils se gargarisent des « augmentations » de salaire obtenues ou du DPPR. Mais qu’ont-ils négocié d’autres ? Qu’ont-ils obtenu d’autres ?
    Voilà 13 ans qu’ils sont d’une disgression anormale. Rien ne nous a été épargné en 13 ans : pertes d’emplois fin des années 90 et conséquences ensuite, décret 1e degré (remanié plusieurs fois, toujours pire), décret inscriptions, regroupement d’écoles en zones…
    Si vous bougez, je bougerai. Mais là, ça fait 13 ans que j’hiberne de rage et je ne monterai plus seul au créneau !

  8. Belin Marie-France dit :

    Un syndicat, c’est sa base qui le fait. Si les personnes ne bougent pas, comment voulez-vous que le syndicat soit crédible? Oui, depuis, 96 (et non 93 où nous avons obtenu enfin un statut), nous xsommes trainés dans la boue. Oui8 tout a été fait pour nous décrédibiliser. Et si tous suivaient? Dans mon établissement, plus de 85 % des enseignants sont syndiqués.Pourquoi ont-il, à votre avis, gardé leur confiance? parce qu’ils sont solidaires et savent que ce n’est qu’ENSEMBLE, qu’on peut défendre ses conditions de tr

  9. Belin Marie-France dit :

    Je continue (aicliquétrop vite)… de travail.
    Face àce qui se passe actuellement: qu’en penser? Oui, la plage existe. mais peut-être faudrait-il penser autrement: l’horaire face aux élèves est de 20 h pour les licenciés et de 22 pour les régents. La plage n’est qu’un aménagement, un bon vouloir de la part des profs afin de permettre une organisation plus facile des écoles ( Par ex: un cours à 3h qui fait obtenir 1 vingt-troisième heure au prof.) Celui-ci accepte de la prester pour la bonne organisation de l’école. C’est un plus gratuit qui est donné. La manière de présenter de la ministre est plutôt de présenter cette plage comme un dû. Oublierait-elle que ces heures de « plage » sont des heures d’emploi en moins pour de jeunes ensiegnants? Dans mon établissement, la plupart des profs sont au minimum de leur plage. L’école accueille ainsi chaque année de nombreux jeunes collègues. Qu’en sera-t-il dans l’avenir?Est-ce cela assurer le renouveau, l’avenir,inciter l’engouement pour une profession trop souvent dénigrée? Quant à l’encadrement, le dynamisme d’une école passe par l’expérience des plus vieux mais aussi par la motivation, l’idéal des plus jeunes, cela fait un tout, Me Simonet veut-elle mettre cela à mal?
    Par de telles mesures, comment veut-elle que les profs, une fois encore méprisés, aient encore le coeur à l’ouvrage, l’imagination, la volonté de mettre en oeuvre toutes les réformes qui se suivent à une vitesse de train d’enfer?
    Maintenant, en fin de carrière, beaucoup n’en peuvent plus: classes plus difficiles, évolution radicale des mentalités, différence de génération, réformes sans fin qui ne permettent à aucun enseignant de s’approprier complètement l’une d’entre-elle, ni de la mettre en oeuvre avec une stratégie pleinement mûrie.Peut-on empêcher un enseignant qui ressent tout cela, de prendre ce qu’on appelle ailleurs une pré-pension? N’est pas mieux non seulement pour lui mais aussi pour l’encadrement des jeunes?
    Le CDh faisait de l’enseignement SON cheval de bataille. Oui mais personne ne pensait que la bataille du CDh était de le mener à l’abattoir.

  10. M'sieur dit :

    Oui oui oui , j’en reveux encore des grèves sans fin ! Oui oui oui , je m’en souviens de ces looooooooooooongues journées où les jeunes n’avaient pas cours ! Encore CAMARDES ! Encore Madame Simonet !!! apportez nous encore vos bonnes idées , celles qui feront de nos représentants syndicaux et de nos ELUS les stars du soir, les vedettes de demain. Et pourquoi une émission : Le Ministère des Secrets … ou ECOLanta … Lamentable diner presque pas refait …

    Mes 60 périodes (minimum) de concertations, mes 24 périodes et le peu de temps de travail qui me fait me coucher régulièrement après minuit ne me font plus peur, pas plus que les insultes, la violence ou le grand sentiment d’utilité que donne le droit des parents de décider de la réussite de leur enfant, car je l’ai choisi … en outre … si j’ai choisi le changement aux élections, je n’ai pas pu choisir qui sera la « nouvelle tête pensante » , héritière des Douches Impériales et des Files Indiennes parentales … mais que chacun prenne ses responsabilités… on aurait du savoir que l’Olivier sentirait mauvais … j’ai juste peur que l’école de demain ne soit pas aussi performante que celle d’il y a 20 ou 30 ans…

    Aujourd’hui , je ne suis pas plus convaincu par de telles décisions que par l’efficacité des représentants défenseurs de notre « Condition ».

    Quand pensera t on enfin à l’avenir de nos enfants ?

  11. Echocynique dit :

    Ai créé un groupe sur FB.

    http://www.facebook.com/home.php?#/group.php?gid=130148854182&ref=mf

    Suis pas content comme Simonet, suis révolté comme le syndicaliste, suis outré d’être pris en otage.

    Comme dit plus haut, les syndicats nous manipulent. Du fric, des congés payés à 55 ans, mais rien pour améliorer la qualité.

    D’ailleurs, améliorons les « conditions de travail » et tout le monde sautera de joie de rester jusqu’à 70 ans

  12. Gomme dit :

    Ce sont les syndicats qui ont appelé à voter pour l’olivier !!

  13. hedwige dit :

    Et depuis quand vote-t-on en fonction de ce que dit le syndicat????

    Je pensais que chacun votait selon ses convictions en fonction des programmes proposés.

    On peut avoir une sensiblité syndicale et une sensiblité politique différente.

  14. Echocynique dit :

    plutôt que respecter un arrêt de travail, ils feraient mieux de respecter leurs élèves.

    Si c’est tellement important d’être informés, qu’ils le fassent en dehors des heures de cours.

    Qu’ils soient cohérents: ils disent qu’ils travaillent plus que leur plage horaire (ce qui est vrai): qu’ils ne remplissent pas quelques formulaires débiles et écrivent dessus: arrêt de travail du 17/9

  15. fresa dit :

    Syndicat pas syndicat ? Un débat…peut-être ? Mais êtes-vous prêts à prolonger vos horaires, à travailler jusque 58 ans alors que beaucoup en bave? C’est ça le combat actuel ! On se plaint tous dans son coin mais personne n’ose bouger pour défendre le quotidien et l’améliorer … c’est peut-être une perche tendue pour défendre notre métier….à méditer !

  16. hedwige dit :

    Je trouve dommage de cracher dans la soupe des syndicats… car si certains ne se mouillaient pas, il y a plein d’acquis que nous n’aurions pas.

    Il ne faut pas faire des arrêts de travail pour rien… mais il est bon de rappeler que nous ne sommes pas un troupeau bêlant.

    Tout n’est pas rose dans l’enseignement mais sans syndicat…ce serait pire.

    A moins que vous soyez dans une école hyper syndicalisée…je pense que dans la majorité des écoles les délégués sont là pour informer les collègues de leurs droits et ne visent pas la guerre entre le PO et les profs.

  17. Frédéric dit :

    @ Echocynique…
    C’est votre droit de ne pas adhérer aux principes du syndicalisme, c’est également votre droit de le critiquer !
    Mais ce n’est pas une raison pour dénigrer le travail de milliers de profs syndiqués qui contrairement à ce que vous croyez, ne sont pas des grévistes en puissance, aiment leur métier et se coupent en 4 pour leurs élèves.

    De plus, en tant que non-syndiqué (je suppose) votre position est hypocrite : sans jamais vous mouiller, vous profitez des acquis défendus par les syndicats !