Elle se serait sûrement passé de cette polémique qui enfle, qui enfle… et qui va peut-être exploser. En moins de 24h, la ministre de l’Enseignement aura réussi à se mettre tous les enseignants à dos. Sa sortie sur les profs qui, demain, devront travailler plus (avec les mêmes moyens qu’aujourd’hui) rappelle un peu le projet qu’avait la candidate malheureuse à la présidentielle française, Ségolène Royal, d’instaurer les 35 heures dans les lycées.
Si elle n’ira pas jusque là, Marie-Dominique Simonet regrette que ses idées se soient retrouvées dans la presse. Elle explique avoir souhaité d’abord rencontrer les syndicats afin de leur soumettre des pistes de réflexion plutôt que de passer en force.
J’avais prévu de discuter de « pistes », pour avoir le temps d’en parler. On aurait pu ne rien dire, faire une joyeuse rentrée et puis, au conclave, faire des coupes sombres, réfléchies en chambre, et mettre les gens devant le fait accompli. J’ai voulu être franche, transparente, travailler en confiance.
Mais la ministre ne se décourage pas.
On est devant une difficulté. Peut-on discuter des dossiers, doit-on toujours vivre dans des tabous, peut-on parler ? Ce sont des pistes ; par définition, on peut les abandonner. Je ne suis pas naïve, je ne demande pas aux syndicats de se réjouir, ni de cautionner les mesures d’économies. C’est au politique d’assumer. Mais, souvent, les syndicats demandent à pouvoir partager l’information et intervenir.
Et lorsqu’on l’interroge sur les mesures coûteuses prises sous l’ancienne législatures et qui se trouvent être des problèmes budgétaires aujourd’hui, elle répond :
Il est vrai qu’on entend beaucoup parler d’économies, mais pas de la poursuite des investissements dans l’enseignement. Sous la législature écoulée, on a fait beaucoup d’efforts. On a engagé énormément d’enseignants. Sur la période 2004-2010, il y a eu + 6 % sur le salaire des enseignants.
(…) Mais personne ne savait, en 2004, 2005 ou 2006, qu’il allait y avoir cette crise. Nous avons voulu affecter des ressources nouvelles à l’enseignement et on ne peut pas nous le reprocher. Les enseignants ont donc eu une revalorisation supérieure à la moyenne, mais bien justifiée. On a connu un contexte global de revalorisation de l’enseignement, par toute une série de mesures – comme l’alignement du salaire des instituteurs sur celui des régents – et nous voulons continuer et immuniser ce contexte global. On a donc décidé de poursuivre, par exemple, la revalorisation salariale. Il reste 1 % à octroyer, nous allons le faire. Peu de secteurs auront 1 % d’augmentation en 2010. On a aussi travaillé sur les pécules de vacances. Par ailleurs, les DPPR à 55 ans (départs précédant la pension de retraite) sont garantis jusqu’en 2011. Mais il est quand même logique de discuter de ce qui va se passer après. Nos voisins flamands, beaucoup plus riches, ont changé de système, de même que la Communauté germanophone. Ce que je propose, c’est de réfléchir à une sortie de système intelligente. Lors de la dernière législature, on a octroyé une augmentation barémique à ceux qui continuent à travailler à 57 ans, et une autre à 58 ans, qui peut générer un salaire poche net de 150 euros. Ce n’est pas neutre, c’est motivant. Il y a donc moyen de trouver des mesures intelligentes. C’est de cela que je veux discuter. Et il pourra y avoir une certaine souplesse, par exemple via le tutorat (coaching des jeunes enseignants par des anciens, NdlR). Ce sont des pistes intéressantes. Il faut y réfléchir maintenant. Ce n’est pas à la veille de 2011 qu’il faudra le faire. Nous voulons poursuivre cette tendance à la revalorisation de l’enseignement et lancer de nouvelles politiques, comme l’encadrement différencié en faveur des écoles qui accueillent le public défavorisé.1
Marie-Dominique Simonet appelle donc au calme et au dialogue. Pour elles, les économies générées par ces sacrifices serviront à la fois à préserver l’emploi et à garantir le Contrat pour l’école. Elle attend des syndicats qu’ils ne rajoutent pas de l’huile sur le feu et jouent correctement leur rôle de relais entre les enseignants et le monde politique. Un vœu pieux? Pour cette semaine en tout cas, oui.
- La Libre – 12.09.09 [↩]
Madame Simonet, bravo.
Vous avez décidé de ne plus mentir comme vos prédécesseurs (qui ont dépensé à tour de bras en nous disant qu’il y avait trop d’argent)?
Vous avez voulu le dialogue.
Vous avez fait confiance.
La seule chose que l’on peut vous reprocher est d’avoir voulu dialoguer avec les syndicats qui refusent le dialogue (« c’est pas à nous à faire des propositions (sic)). d’avoir cru que vous pouviez faire confiance aux syndicats.
Je vous rassure, les syndicats représentent une toute petite partie des profs.
Il y en a encore beaucoup (j’espère la majorité) qui œuvrent pour le bien des élèves. Discutez avec eux.
Mais vous ne trouverez pas ce type de profs dans les syndicats.
Vous pensez bien que ces profs sont devant leurs élèves et pas derrière leur bureau ou leurs banderoles…
Du côté des parents, nous sommes également contents de cette nouvelle approche, plus proche des réalités et des faits que les précédentes, guyidées plus par l’idéologie et déniant les faits concrets (économiques et sociologiques, comme les résultats d’études internationales, suvent présentées de manière réductrice et naïve par certains acteurs).
Les professeurs doivent être écoutés, tous les les parents. SI les syndicats vuelent uniquemeht jouer le rôle politique partisan, je suggère à leurs adhérents de réagir et de passer par d’autres canaux de représentativité, pour se faire entendre.
Evidemment, ne tombons pas dans la caricature non plus, tout politique, tout syndicaliste, tout enseignant, tout parent ne peut être réduit aux éléments présentés dans la presse, dans les médias, par les diverses associations en place…
La crise n’était peut-être pas là au moment où on a « revalorisé » l’enseignement. Par contre, elle était bien présente au moment des dernières élections.
Je ne suis pas dupe, je sais que les promesses non tenues sont monnaie courante en politique et je ne croyais pas spécialement à la priorité de nos politiciens pour l’enseignement. Mais de là à lancer des « pistes » qui vont en sens inverse… là je dis non.
Je ne dis pas non à l’idée de travailler plus mais à celle de ne plus travailler du tout… Si chaque prof reçoit quelques heures supplémentaires, ce sont les horaires de jeunes profs qui vont sauter. Est-ce que la priorité ne devait pas également être donnée à l’emploi?
Echocynique
Je crois que vous généralisez un peu. Si je travaille dans un réseau où le syndicat peut aussi (souvent) servir de passe-droit (et cela ne révolte personne ), il y a quand même certains syndicalistes (peu) qui sont des profs valables (ce qui sous-entend évidemment que je me considère comme tel..) Pour le reste, même si je ne suis pas sûr d’être toujours d’accord avec vous, moi, en tout cas, comme vous, je serai non pas derrière mon bureau (je déteste être assis en classe) mais, debout dans la classe, parmi mes élèves défavorisés pour les raisons déjà exprimées dans un article précédent. Je ne pense pas que Simonet soit cette Hydre , cette Gorgone que l’on nous décrit partout . Par contre, elle devient tout à coup l’os à ronger pour toutes les frustrations, rancoeurs, et autres misères de l’esprit que certains, dans certains cas, peuvent parfois , à juste titre, , ressentir .Je vis dans une école sans idées, animée par un Po ultra politisé, qui ne vise qu’à son autoreproduction et qui n’engage par conséquent aucune politique éducative intelligente. Cela ne choque personne et les plus acharnés aujourd’hui sont aussi ceux qui s’accomodent le mieux des décisions les plus absurdes. Une école donc qui ne fait pas grand chose des aides trop généreusement accordées par une Communauté qui ne suit pas assez près les projets qu’elles financent et qui sont (souvent, parfois, toujours, au choix) parfaitement inadéquats, décidés sans concertation, sans cette vision large qui permettrait d’éviter le coup par coup et la courte vue.
Mais chuut il ne faut rien dire et suivre le credo de la bonne conscience et de la Belle Âme (fût-elle laïc)citoyenne.
C’est en tout cas ce qui se passe chez moi, mais je n’ai rien à dire du jardin du voisin …
rigaton,
Oui je généralise, bien sûr.
Comme les syndicats généralisent quand ils disent que « Tous les profs… »
Je ne suis pas sûr de vous avoir bien compris. je visais les permanents syndicaux, qui ne voient plus un élève que de loin.
Et je suis d’accord avec vous pour le reste.
« Partir d’une feuille blanche », c’est tout revoir, sans tabou.
Et j’espère avec comme objectif d’améliorer la qualité
@mel
« passer par d’autres canaux de représentativité, pour se faire entendre. »
Lesquels?
Si l’on ne m’avait pas stupidement dépouillé de ma liberté d’enseigner au nom de cette pédagogie constructiviste absurde imposée par le décret missions, je ne serais pas parti en retraite anticipée… Ceci dit, je suis prêt à revenir « dépanner » en classe quand on me le demandera (bénévolement s’entend).
Echocynique
d’accord avec vous si vous parliez des « permanents » du saint-dictat.
Mel, ne soyez pas naïf !
L’approche est certes plus directe, elle n’en est pas moins fausse.
On nous bassine avec les mauvais résultats de notre enseignement mais que met-on en place CONCRETEMENT pour que cela change ? Rien. Par contre, on va essayer de nous faire croire que les mesures d’économie qui vont être prises (ce n’est que le début, vous verrez) le seront pour améliorer la qualité !
Les enseignants doivent travailler au même titre que les autre s salariés car ils disposent d’avantages et de conditions de travail qui sont discutables et privilégiés et c’est un véritable scandale ! N’oublions pas leurs nombreux congés , leurs soit-disantes formation professionnelle permanente et si ils y assistent. Quant à la préparation des cours elle doit se faire au sein de l’etablissement et non prendre du temps libre chez soi . Oui les profs doivent travailler 35 heures comme les autres salariés . S’ils ne sont pas d’accord qu’ils démissionnent on fera appel , grâce à la carte bleue européenne à des enseignants étrangers plus disponibles et plus compétitifs…
C’est justement l(opportunité: le dialogue.
Plutôt que de faire grève (je sais c’est un arrêt de travail, mais la population ne comprend pas la différence), les profs feraient mieux de proposer des solutions pour faire mieux avec moins.
Pour rappel, l’enseignement en CF est d’un des plus chers au monde. Pas parce que les profs gagnent trop. Mais parce que l’argent est jeté par les fenêtres. Vous avez déjà fait un tour dans le s bureaux de la CF? Eux sont 36 heures dans leurs bureaux mais travaillent bien moins que 22 heures par semaine
Bien sûr Rigaton,
Je sais que beaucoup de profs se défoncent pour leurs élèves. Je nuance mal mes posts: suis d’accord qu’il faut améliorer la qualité de l’enseignement. Suis d’accord que la situation est difficile pour certains profs.
Mais je suis pour le dialogue.
@ Pascal,
Je ne suis pas dupe bien au contraire. Mais si je ne suis pas dupe quant aux politiques, je ne le suis pas non plus sur les représentants du monde enseignant qui négocient… Rien n’est vraiment fait pour changer les choses en classe…et améliorer les conditions de travail. On ne parle que d’horaire, de salaire et de pensions… C’est bien réducteur non?
On ne parle que d’horaire, de salaire et de pensions… parce que les syndicats ne s’occupent que de ça !
Ils ne sont pas là pour juger le pédagogique !
La qualité de l’enseignement, ce n’est pas leur affaire ! D’ailleurs ce n’est celle de personne ! On n’écoute même pas les profs qui se plaignent des décrets débiles à répétition, des compétences inutiles et mal comprises, des nouveaux programmes irréalistes truffés d’idées fumeuses…
Tout le monde s’en fout ! Mais qu’est-ce que tout le monde nous critique !!
A vienne et les nombreux autres belges qui pensent comme lui (ou elle):
Si les enseignants se sentent si mal, ce n’est pas à cause d’un nombre d’heures, mais à cause d’une dégradation de leurs conditions de travail. Vous pouvez inviter des profs étrangers pour venir travailler chez nous (ce qui se passe déjà, d’ailleurs, vu la pénurie de profs), ce la ne changera rien, car eux aussi auront envie de s’enfuir en voyant notre système pédagogique complètement débile.
Les profs n’arrêtent pas de se plaindre (et je comprends que les travailleurs non-enseignants n’aiment pas ça), mais le fond du problème n’est pas un nombre d’heure, mais la qualité de ces heures. Augmenter le nombre de ces heures de mauvaise qualité ne fera que leur donner (encore plus) envie de s’enfuir.
En ce qui me concerne, je suis enseignant (bien qu’ingénieur civil de formation), et je suis chaque jour plus tiraillé entre mon envie de rester (pour des raisons idéologiques), et de mettre le voile (car je me sens incompris par les politiques et par pas mal de gens en Belgique en fait).
Je terminerai par un fait, puis une question: en Finlande, il y a dix fois plus de candidats profs que de profs. Visiblement, le métier a l’air plus attrayant là-bas. Ne serait-ce pas ça la clé pour avoir un enseignement de meilleure qualité ?
@Elia
Faisons nous entendre!
D’accord !
Comment ? A qui ?
Je suis bien d’accord avec vous. Personnellement mes revendications principales ne concernent pas le salaire ni la pension (à la fois j’en suis loin) mais en effet les conditions de travail trop variables d’une école à l’autre, le manque de matériel, les groupes trop nombreux « qu’on ne peut diviser en raison du NTPP », le manque de clarté du ministère quant aux exigences administratives, … J’ai la chance cette année d’être dans une école « de luxe » : tout le monde a sa propre classe, j’ai une masse de dictionnaires récents, une télé et un lecteur dvd dans mon local. Waouw ! Mais je me souviens en avoir bien bavé dans d’autres établissements ! Avec plusieurs fois l’envie de quitter ce métier alors que j’ai toujours pensé « avoir la vocation » …
@Elia
Partout
Chez votre syndicat, ici, sur Facebook,
http://www.facebook.com/home.php?#/group.php?gid=130148854182
dans la presse, etc.
Bonjour à tous,
je suis jeune enseignant, licencié et je ne preste que « 20″ périodes devant mes élèves… Grâce aux mesures de Mme la ministre, si ces « propositions » deviennent des « décisions », je rejoindrais donc le rang, déjà fort encombré, des chômeurs. Faire 5 ans d’études pour attendre des miettes d’horaires, il ne va pas s’en dire que même si j’ai le « feu sacré », la tentation de nouveaux cieux sera plus que présente.
J’aime mon métier, j’enseigne depuis un an déjà et ce n’est pas le fait de prester deux heures en plus qui me révolte, mais bien de perdre simplement mon emploi. Les propositions de la ministre sont en fait des licenciements déguisés, une « restructuration du personnel ». Comment les gens peuvent-ils critiquer les enseignants sous le couvers de faux stéréotypes des « en congés quatre mois par an » « moi aussi j’aimerais finir à 15h30″ et j’en passe … qu’ils viennent corriger les copies de mes élèves jusqu’à des deux heures du matin, qu’ils préparent mes cours le week-end, qu’ils passent – et c’était mon cas- les deux mois d’été sans un rond et dans l’attente d’un coup de fil pour septembre… En effet le métier d’enseignant n’a rien d’attirant pour les jeunes: insécurité de l’emploi, insécurité financière… et si en plus on vient me retirer mes maigres espoirs de pouvoir au moins travailler …
Il faut savoir que cette économie en est une fausse en réalité: les 3000 profs qui seront liquidés iront donc grossir les rangs du chômage: de toute manière, il faudra les payer: soit pour travailler soit pour chômer et n’est-ce pas mieux pour la sociéter d’enseigner plutôt que de ne rien faire au quasi même prix! Il faut savoir qu’un jeune prof à mi-temps gagne moins qu’un chômeur à temps plein… comme quoi, il faut le vouloir…
ce qui me chagrine également, c’est de voir les gens nous considérer comme de la « merde » – pardonnez le mot – car c’est bien de ça qu’il est question ici: les gens sont mals informés sur le travail réel d’un prof, et que la ministre dise devant les médias que finalement deux heures en plus ce n’est pas si grave, c’est vraiment considérer Mon boulot – et je parle du mien ici – comme de la « merde », car je ne vaux rien donc à ces yeux puisque mon emploi n’est pas nécessaire.
Quelle ineptie quand on voit que l’enseignement chez nous se porte mal, que le niveau est « minable », si en plus on coupe dans le budget, quels seront les résultats!
On parle de pénurie, le précédent gouvernement avait annoncé des engagements: où en est-on? Sois disant pour « revitaliser » l’enseignement! pour l’enterrer oui!
J’ai des classes de 28 – 30 élèves en professionnelles à cause du nombre restreint de NTPP (heures profs), c’est pénible pour les élèves et pour moi !
Que ceux qui disent que l’on se plaint pour rien viennent faire mon travail à ma place…
Ici ce n’est pas une affaire de syndicat ou pas – c’est même hors propos – c’est una affaire de société : quel avenir pour les jeunes en communauté française? Si on crache sur l’enseignement si facilement et en toute impunité et de + avec un accord « tacite » de la populace, je rang mon tablier car le boulot de prof ne sert plus à rien … et je préfère me tourner vers le privé où j’aurai un « respect » de ma profession, un salaire équivalent au travail fourni et LA PAIX en rentrant chez moi après journée! Chaque profession à ces avantages et incovénients, c’est aussi ridicule que de dire qu’un ouvrier du batiment a de la chance d’être au grand air! Des congés oui mais pas payés!!!!! c’est le salaire de 10 mois étalé sur 12, qu’on arrête de dire qu’ils sont payés! (quand on est jeune prof et intérimaire, il n’y a que des miettes qui arrivent début du mois sur le compte en banque en juillet et août)
N’ayons pas peur des chiffre: du chômage, cet été, j’ai touché 350 euros au mois d’août. Qui serait attiré par un salaire si incertain?
Voilà mon avis, certe pas très structuré mais qui a pu j’espère en éclairer certains …
A ceux qui pensent que les enseignants ne travaillent QUE 22h, vous pensez aussi que le journaliste que vous voyez le soir ne travaille qu’1/2h par jour???
Pourquoi les politiques ne puisent-ils pas dans leurs avantages et font-ils toujours payer les citoyens, que ce soit les enseignants, les agriculteurs, les postiers…?
De plus, ces mesures ne font que déplacer le problème. Les « vieux » profs vont travailler leurs heures prenant la place des jeunes qui arrivent… Et ils vont aller où? Au chômage, plomber un autre budget!
Entièrement d’accord avec Pierre !
Le problème en Belgique, c’est que si une telle décision prend effet, c’est à vie. Si on demandait aux enseignants de faire un effort pendant un an seulement, ça permettrait déjà de faire quelques économies et ce serait beaucoup moins râlant.
@Sagesse
C’est peut-être une bonne piste pour les syndicats: accepter fin DPPR à condition que le volume de l’emploi ne baisse pas, accepter plages horaires tant qu’il y a pénurie (et donc s’il y a des cours vacants, les attribuer dans la plage ou même plus (payées) si les profs acceptent.
Mais en faire une « solution de crise » et couler dans le bronze que dès que la pénurie se termine, la plage est supprimée, remplacée par le minimum et que toute heure le dépassant est payée à 100% (et pas 80% comme aujourd’hui)
Je supprimerais de suite les DPPR sauf si celles-ci ne coûtent pas un centime à la Communauté. L’âge minimum devrait être celui décidé en Flandre (meilleure gouvernance) + 2 ans (tenir compte de notre niveau de richesse nettement inférieur). Bref, accepter de vivre en fonction de nos moyens (que nous n’avons plus depuis longtemps, par notre faute à nous, les francophones : du redéploiement économique de notre Région, nous n’avons pas pris le taureau par les cornes – Ne me parlez pas du mini mini plan Marshall).
Comme disent les Flamands, avec le PS on ne sait rien faire (changer), ou, avec les Wallons, on ne sait rien changer. Ce que nous faisons nous-mêmes, nous le faisons mieux.
Démontrez-moi qu’Ils ont tort.
Bien Ok aux détracteurs habituels , je propose ceci
1) qu’appelez-vous être prof ?
2) si vous n’êtes pas content allez dans le privé !!
3) Mettez à la retraite à 101 ans c’est une excellente mesure comme a fait Bismarck !!
Mais que fait le modérateur !!
nous terminons cette année scolaire avec 41 enfants en classe d accueil et de 1ère maternelle;nous espérions garder notre puéricultrice pour la prochaine année scolaire et nous avons eu la mauvaise surprise de savoir du ministère que c est NON.Ne pensez vous pas qu il serait bien utile que les classes maternelles puissent avoir une puéricultrice lorsqu elles atteignent un nombre de 15 enfants en 1ère maternelle car il est loin d être facile de gérer la classe et de s occuper des couches culottes,des accidents dans les culottes,la blessure qu il faut désinfecter…?merci d y songer