Le communiqué publié hier par le CdH, qui précisait que « les idées d’économie citées pour l’enseignement ne sont pas des propositions imaginées par Marie-Dominique Simonet, mais bien les pistes d’économie évoquées avant sa désignation par l’ensemble des négociateurs de l’Olivier » n’a pas beaucoup plu à ses partenaires socialistes et écologistes. Depuis jeudi dernier, ils se réfugient dans le silence, préférant observer, de loin, la tempête qui se lève…
Les Verts ont bien tenté une explication ce lundi :
Les négociateurs de l’Olivier, en juillet, ont en effet évoqué des pistes. Mais aux ministres, ensuite – c’est leur travail… – de faire des choix, de vérifier la pertinence des pistes évoquées, d’éventuelle ment chercher des alternatives.1
Ecolo et PS et CDH qui, il y a 3 mois encore, étaient farouchement opposés à ce qu’on alourdisse les charges des enseignants.
Toujours est-il que les pistes proposées par Marie-Dominique Simonet ne sont peut-être pas si « négociables » qu’elle veut bien le dire. Le ministre André Antoine (CdH) estime que l’allongement de l’horaire ciblant le secondaire devrait, selon lui, épargner le technique/professionnel. Réaction immédiate du cabinet de la ministre de l’Enseignement qui estime que cette immunité pour le qualifiant est « parfaitement discutable« . Cela veut-il dire que le reste l’est moins?
De plus, la sortie de Rudy Demotte qui qualifiait les pistes proposées de « supputations » a été jugée « dénigrante » par le CdH. Un nouveau signe qu’on ne plaisante pas.2
Il y a quelques mois, Enseignons.be rencontrait pour vous les différents partis politiques en campagne. Les idées étaient bonnes et nos interlocuteurs semblaient avoir pris la mesure du problème. Il y a quelques mois, c’était la crise. Les banques venaient d’être sauvées à coups de millions d’euros et tout le monde savait que la nouvelle législature ne serait pas une promenade de santé. Et pourtant, ils nous assuraient que tout serait fait pour rendre meilleures les conditions de travail des enseignants, pour revaloriser un métier en pleine crise, pour favoriser la réussite d’un maximum d’élèves…Le ciel ne nous est tout de même pas tombé sur la tête le 1er septembre !?
Simonet est donc bien seule face aux pistes évoquées, au sein de son parti et de la majorité. Un communication malheureuse aura suffit à mettre le feu aux poudres. Car enfin, malgré tout le mal que l’on peut penser de ces propositions, elles n’ont encore jamais dépassé le stade oral. Entre ce qui est proposé aujourd’hui et ce qui sera réellement appliqué demain, on peut tout de même espérer quelque différence.
Excellent article. Il reflète bien le désarroi des profs.
Je voudrais juste y ajouter une chose: plutôt que de réfléchir uniquement sur la charge de travail, les ministres pourraient peut-être réfléchir aussi sur les conditions de travail (je parle ici des profs, mais aussi des élèves), tant matérielles que pédagogiques. C’est ce dernier point qui est lamentable chez nous.
Et si la CF commencait par rationnaliser son administration ? Je me rends parfois Bld Léopold 2 pour des formations. Je suis toujours surprise du nombre de bureaux vides. Où sont-ils ces fonctionnaires ?
Comme le disait si bien Dutron : « Je retourne ma veste, toujours du bon côté… »
Au fait, merci monsieur Di*** d’avoir, par manque de courage politique en tant que bourgmestre de Mons, fermé une école fondamentale de très bonne réputation.
Non seulement le PS ne se mouille pas, mais ECOLO se désolidarise
Nollet: « L’école ne paiera pas pour les banques »
http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/529340/nollet-l-ecole-ne-paiera-pas-pour-les-banques.html#comments
Non point du tout mais certains nihilistes sont là !!!