Nouveau rebondissement dans l’« affaire Simonet ». Les propositions d’économie émises la semaine dernière par la ministre de l’Enseignement étaient connues des autres partenaires depuis plus de deux mois, depuis le mois de juillet exactement, à l’époque où les partenaires négociaient le nouvel accord de gouvernement. Le Soir s’est procuré une note de travail, une base de négociations pour les gouvernements de la Région wallonne et de la Communauté française. Certaines idées sont connues et ont déjà fait l’objet d’un accord : la réduction du nombre de ministres, les réductions des budgets de fonctionnement pour les cabinets et des parlements…
D’autres pistes doivent encore faire l’objet de discussions. C’est le cas de l’optimisation des plages horaires des enseignants et le réaménagement des fins de carrières des profs dès 2012. Comme le souligne fort justement le quotidien francophone, le fait, qu’elles soient reprises dans la liste tend à démontrer que personne, au gouvernement, ne pouvait l’ignorer. Les mâles et virils propos tenus ces derniers jours par certains ministres socialistes et écologistes, qui, feignant la surprise, faisaient mine de menacer leur partenaire CdH, ne seraient-ils finalement que du vent?
http://www.rtbf.be/info/sites/rtbf-info/files/piste_eco_2.pdf
« l’optimisation (!) des plages horaires des enseignants » : pas pour les professeurs de l’enseignement technique ou professionnel (métier trop pénible), pas pour les instits (métier trop pénible), pas pour les régents (ils gagnent moins que les licenciés), pas pour les temps partiels (?), il reste qui ? Devinez.
Belle hypocrisie de la part des socialistes et des écologistes !
L’hypocrisie-crasse de Di Rupette et consors. Lâches, que vous êtes … Comme dit très bien régis Dohogne, je cite : « (…) c’est entre 8 et 10% des enseignants du secondaire qui vont être licenciés dans cette mesure. Et ça on ne le dit pas! D’après mes calculs, c’est entre 2000 et 3000″ enseignants qui sont visés, détaille Régis Dohogne.
« C’est à peu près Opel Anvers au niveau de la Communauté française. Du côté flamand, tout le monde s’agite pour Opel Anvers; du côté de la Communauté française tout le monde est prêt à pactiser de cette manière. »
Tout est là …
Quand Opel Anvers licencie, on dit : « Dommage, c’est la crise, c’est malheureux ! »
Quand la Communauté française licencie des enseignants, on dit : « C’est bien fait, tous des fainéants ! »
rectificatifs obligatoires pour mettre fin aux ambiguïtés: 1. il ne s’agit pas de « réaménager » mais d’utiliser la plage existante au max. ce qui se faisait déjà beaucoup sans le déclarer. Même si le principe de la plage est utile dans l’organisation, il m’a toujours paru abusif d’obliger les gens à travailler 10% de plus pendant des mois sans contrpartie et ce n’est pas parce que cela existait que ce n’était pas un abus!
2. « les profs travailleront plus »: je suis étonnée de ne pas lire « enfin! » comme si les 20, 22 et autres heures en classe ne constituaient que le travail du prof. et comme s’ils n’avaient jamais travaillé. Mais la presse et le reste n’est pas à une image dénigrante près pour faire juter le public qui ne connaît pas le métier. Si c’était si facile nous ne devrions pas faire face à une pénurie galopante.
Ceci dit si la Communauté française dont on va fêter l’existence avec faste était une institution bien faite, il ne serait pas nécessaire de recommencer tous les 3, 4 ou 5 ans pour chercher des sous. Il sera bientôt impossible de remplacer les carreaux cassés dans les écoles.
Mais soyons justes: Madame Simonet a-t-elle le choix. En fait les cabinets socialistes précédents sont bien contents d’en être débarrassés, eux qui ne se sont pas mouillés.
la vérité ne peut pas être modérée, seulement la façon de la dire.
Comme la plage horaire est déjà prévue ( et pratiquée dans certaines écoles), une simple circulaire pour l’obliger et nous serons de la revue !
Et tous les partis sont d’accord !!!
Cette semaine, je viens de compter mes heures, beaucoup de préparations, peu de correction puisque, travaillant par projets,il me faut le temps de les lancer, le temps de faire comprendre les évaluations, les objectifs, les façons de travailler. Par conséquent, les corrections arrivent quelques temps après au moment même où j’ai beaucoup moins de prépa : avec séquences de leçon, compétences, grilles d’évaluation et grilles d’autoévaluation, deux corrections et mes cours (21 heures), j’arrive à 36/37 heures. Bon, avec les conseils de classe, les titulariats, comptons parfois un gros 40 heures. Ceci dit, c’est aussi, reconnaissons-le, une profession qui nous permet parfois de lever le pied. Je travaille dans un lycée professionnel et technique. Je ne me considère pas comme exploité. Il est normal de travailler comme je le fais. J’ai travaillé en sidérurgie sans qualification avant de reprendre des études (littéraires). C’est incomparable. Les réunions syndicales m’ont décu. D’accord pour l’embauche des jeunes, pour le reste…Ah oui, encore une chose, critiquant amèrement un po et une direction sans idée et sans projet, pire balançant l’argent par les fenêtres, je me suis fait rappeler à l’ordre par le délégué syndical : tu peux partir si tu veux…Pré carré d’intérêts personnels, vous savez, de ces choses qu’il faut taire…On signale des problèmes réels mais cela, c’est sans intérêt pour mon « syndicat »…
« Comme la plage horaire est déjà prévue ( et pratiquée dans certaines écoles), une simple circulaire pour l’obliger et nous serons de la revue !
Et tous les partis sont d’accord !!! »
De la revue ???
A condition d’appliquer la dite circulaire. La désobéissance est parfois une vertu !