Quelque 650 enseignants -selon les forces de l’ordre- issus de tous les réseaux de la Région bruxelloise ont manifesté mercredi, à l’appel du front commun syndical, dans les rues du centre de la capitale, pour appuyer l’arrêt de travail organisé en fin de matinée, et exprimer leur opposition aux premières mesures d’économie de la ministre Marie-Dominique Simonet.
Ils n’ont pas oublié les banques, jugées responsables par les syndicats de la crise qui force tout le monde à faire ceinture, en faisant une halte devant le siège de Fortis BNP Paribas, peu après leur départ, à 13 heures, sur la Place Royale.
« Des milliards pour les banques= la crise pour tous », « Fortis tu nous dois des sous », « Que les responsables paient », lisait-on sur leurs calicots aux pieds de l’immeuble de béton et de verre, siège de la défunte Fortis, dans un chahut à ce moment plus prononcé.
« Sous la plage, les pavés », arborait un autre enseignant, faisant allusion à la problématique des plages horaires des enseignants visée par la ministre de l’Enseignement obligatoire Marie-Dominique Simonet dans sa première ébauche de mesures d’économie dans le secteur.
Le Front commun syndical estime que l’école n’est pas responsable de la crise financière, qu’elle n’a pas à en payer les conséquences, et qu’elle ne peut se permettre de se passer des milliers d’enseignants que la ministre envisage, selon lui, de licencier.
Une crainte de pertes d’emplois
Cette crainte de pertes d’emplois a été tout particulièrement mise en avant au syndicat socialiste CGSP. Celui-ci a accusé le gouvernement de la Communauté française de mensonge lorsqu’il affirme vouloir donner la priorité à l’enseignement, à la lutte contre l’échec et à la revalorisation du métier d’enseignant. La CGSP redoute que la détérioration des conditions de travail n’accentue la pénurie d’enseignants que l’on observe déjà actuellement.
Côté CSC, on a insisté sur le fait que les enseignants étaient prêts à produire leur part d’effort face à la crise, mais pas à n’importe quel prix.
Tout en se disant solidaire avec l’ensemble des travailleurs confrontés aux ravages sociaux de la crise financière, le comité régional bruxellois de la CSC a ainsi profité de la manifestation pour signifier que les enseignants ne pouvaient à nouveau faire les frais d’économies budgétaires auxquelles ils ont déjà largement contribué pendant les vingt dernières années.
« Vouloir accroître le temps de travail des seuls enseignants de dix pour cent, sans compensation financière est considéré comme du mépris pour les personnes et leur travail », a-t-il ajouté.
La manifestation s’est achevée peu avant 15 heures sans incident, après un lâcher de ballons devant la Bourse, symbolisant l’envol dans la nature de millions d’euros lié à la spéculation boursière.
Les syndicats tirent un bilan positif de la journée
Des tracts ont également été distribués aux passants et aux automobilistes à Charleroi.
Selon la permanente de la CGSP, Valérie De Nayer, les syndicats en ont tiré un bilan positif, estimant le nombre de manifestants à 800, soit bien au-dessus des 500 qu’ils souhaitaient voir défiler dans les rues.1
- Belga -30.09.09 [↩]
On attend les commentaires de Echocynique comme d’hab !!
Les commentaires constructifs de Echocynique… (à la Arlette Laguiller) « Collègues, collègues ! Le grand syndicat nous ment, il nous spolie ! ».
Il n’y pas de commentaires à faire: lisez dans la presse comment 650 personnes ont de nouveau détruit l’image de l’enseignement
Puisque les syndicats, les grèves et les manifestations détruisent l’image de l’enseignement ! J’aimerai savoir, Monsieur Echocynique, comment, d’après vous, nous pourrions défendre les intérêts de l’enseignement et des enseignants ?
Il est facile de critiquer mais quelles sont vos propositions, vos solutions ?
En attendant de vous lire, je serai à la manifestation de ce lundi à Bruxelles !
Je vous ai déjà lu à de très nombreuses reprises Echocynique.
Aujourd’hui je vous pose une question, simple je crois, que proposez vous pour (re)faire de l’enseignement quelque chose de valable à vos yeux?
J’ai lu par ci par là quelques unes de vos propositions, pouvez-vous en faire une synthèse s’il vous plaît. Merci d’avance.
Bien vu Catherine, je tombe dans le même travers que les syndicats. Merci de me le faire remarquer!
Tout d’abord c’est difficile de ne pas rester dans des principes alors que je n’ai pas accès comme les syndicats aux chiffres détaillés des budgets.
Dépenser moins et mieux (tout ce qui n’améliore pas la qualité de l’enseignement à la poubelle, éviter la bêtise Cyberclasse, etc?)
Contrôler ce qui se fait: évaluation continue des profs et des écoles.
Abandonner les idéologies dévastatrices (premier degré, décret Mixité)
J’ai envoyé un mail à la ministre pour proposer mes services, à partir des chiffres du budget pour éviter les slogans « comme les syndicats »
Qu’en est-il pour lundi?
Dans certaines écoles il est dit que même s’il n’y pas grève officielle, ceux qui font grèves sont couverts par le syndicat, d’autres qu’il faut y aller si on n’a pas cours.
Je ne vois rien dans la presse…