Les syndicats restent inquiets

image003C’est à l’Elysette, le siège du gouvernement wallon, que les partenaires sociaux de l’enseignement, accompagnés de Marie-Dominique Simonet, ont été reçus hier par le ministre-président Rudy Demotte, flanqué de Jean-Marc Nollet et André Antoine. Cette rencontre avait un double objectif. D’abord, rassurer la ministre de l’enseignement, bien seule ces derniers jours. Ensuite, répéter aux représentants syndicaux que l’école reste – et restera? – la priorité numéro un de l’Olivier, malgré une conjoncture économique et budgétaire plus que défavorable.

Mais si les syndicats espéraient enfin savoir à quelle sauce l’enseignement allait être mangé, il sont malheureusement restés sur leur faim. Car si d’économies il fut bien question, les ministres se sont cette fois bien gardés d’évoquer des pistes concrètes. Chat échaudé…Conclusion, nous allons devoir payer… Mais nous ne savons toujours pas comment.

Mais les ministres le savent-ils eux-mêmes? Pas sûr. Ils se sont bornés à assurer que l’enseignement serait préservé au maximum et que les mesures de redressement engagées par le gouvernement précédent seraient maintenues. Par ailleurs, il ne serait plus question de « coupes » sombres dans les budgets des écoles mais plutôt d’un « lissage » – terme soigneusement étudié – de certains investissements dans le temps. L’idée est de soulager aux maximum les budgets 2009 et 2010 qui, on s’en doute, encaisseront le plus gros de la crise. Il faut donc impérativement dénicher 12 millions d’euros avant fin décembre… et 44 millions en 2010. Cet effort, assure Rudy Demotte, ne pèsera pas plus de 0,2 et 0,6% du budget de l’enseignement. Mais que se passera-t-il après 2010 si la situation ne s’est pas améliorée? Le gouvernement ne veut visiblement pas encore y penser. Mais cela inquiète les syndicats qui se disent pourtant rassurés de voir les pistes susceptibles de toucher à l’emploi abandonnées. Pour cette année… Car si la Communauté française, comme la région wallonne, espère atteindre l’équilibre en 2015, il faudra compter sur une contribution plus importante, dans tous les secteurs, à partir de 2011. Ce qui est acquis aujourd’hui ne le sera donc pas nécessairement demain.

A quoi pouvons-nous nous attendre? Les ministres auraient aimé que les syndicats mettent d’emblée des balises et épinglent ce qu’ils seraient prêts, ou non, à accepter comme effort financier de la part des écoles. Mais ces derniers ne souhaitent visiblement pas leur mâcher le travail. Il ne reste que quelques jours au gouvernement pour boucler son conclave budgétaire. En face, on prépare déjà la riposte… La fin de semaine risque d’être agitée.1

  1. Le Soir – 7.10.09 []

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Une réponse à Les syndicats restent inquiets

  1. Echocynique dit :

    Les syndicats ont fait le choix: les avantages matériels plutôt que la qualité de l’enseignement

    Pauvre CF