Prof à charge réduite? Salaire réduit !

euros2Les syndicats avaient empêché, en septembre dernier, que la ministre ne s’en prenne à la charge horaire des enseignants. Pas d’allongement d’horaire pour les profs du secondaire ! Une bataille gagnée… Mais la guerre n’est pas terminée. Vous en voulez une preuve? Parmi les mesures d’économies prises lors de l’élaboration des budgets 2009 et 2010 figure la réduction du traitement de l’enseignant mis en disponibilité partielle, faute d’élèves pour assurer une charge professorale complète. En clair, si vous vous retrouvez avec une charge horaire réduite, vous toucherez un traitement d’attente. La ministre souhaite que ce traitement reste complet durant 2 ans… avant de le réduire de 20%(!) chaque année.  Une réduction qui n’affectera que la part de traitement relative aux heures qui ne sont plus prestées. Une limite, en-dessous de laquelle on ne peut descendre, aura heureusement été fixée. Si l’enseignant veut conserver un salaire plein, il pourra effectuer des tâches de remédiation pendant ses heures perdues. Mais celles-ci ne pourront pas excéder 1/4 de l’horaire complet.

Les syndicats jugent cette mesure choquante car il y a « un paradoxe entre la pénurie de profs et le fait que l’on va tomber sur le dos d’agents qui ne trouvent pas à prester un horaire complet ».1

Prosper Boulangé :

On n’en serait pas là si le gouvernement avait créé un système de réaffectation qui marche un minimum. S’il avait réaménagé les titres requis pour enseigner aux fins de faciliter la circulation des profs d’une école à l’autre, d’un réseau à l’autre. Ou s’il s’occupait de requalifier les enseignants qui perdent des charges. Les gouvernements successifs n’ont pas agi. Et maintenant, au lieu d’agir sur les causes, on s’attaque aux conséquences.

Une chose est sûre : ce n’est pas avec ce type de mesure que l’on attirera de nouveaux profs dans nos écoles…

  1. Le Soir – 9.11.09 []

A lire également



Vous êtes responsable de ce que vous publiez, aussi bien civilement que pénalement. Sont donc interdits sur ce site les propos: diffamatoires, haineux, obscènes, injurieux, menaçants, racistes, illégaux ou ne respectant pas la vie privée des personnes.

Merci de relire votre message avant de l’envoyer. Nous n’acceptons pas les commentaires comportant des erreurs orthographiques, grammaticales et syntaxiques.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Connect with Facebook

*

28 réponses à Prof à charge réduite? Salaire réduit !

  1. Christine dit :

    Je suis enseignante, depuis 8 ans.
    Je trouve cette mesure tout à fait NORMALE.
    Et j’espère bien qu’il n’y aura pas de grèves concernant cette mesure pcq ce serait SANS mon soutien…
    2 ans avec un salaire plein quand on ne travaille PAS (ou en partie).. je trouve déjà cela TRES confortable.

    Je ne vois pas pourquoi on continuerait à payer indéfiniment les gens qui ne travaillent pas …

    En 2 ans, on a le temps de se retourner et de viser d’autres horizons !

    Ca m’énerve que les syndicat trouvent cette mesure choquante.

    Quelle image va-t-on encore donner de nous.

    Pfff.

  2. François dit :

    Merci Christine pour votre témoignage. Vous prouvez que nous sommes des enseignants raisonnables et constructifs. Nous le savions, mais il faut que nous l’exprimions.

    Cela me semble aller de soi qu’en période de pénurie d’enseignants, ceux qui ne travaillent pas et ne sont pas demandeurs de travailler, ne perçoivent pas d’indemnités.

    Au contraire, mesdames et messieurs les syndicalistes, cela attirera des jeunes motivés car le système va donner plus de sens. C’est dans un système cohérent qu’ils veulent s’engager où leur travail sera reconnu.

    Si par ailleurs, ces heures peuvent servir à organiser des heures supplémentaires de remédiation, alors je ne comprends vraiment pas qui peut s’en plaindre.

  3. Xavier dit :

    Me semble en effet plus que logique.

    Les syndicats feraient mieux de lutter pour une meilleure protection des profs non nommés. Un temporaire qui enseigne depuis 10 ans dans une « place non vacante » peut perdre toutes ses heures du jour au lendemain et se retrouver au chômage.

    Pourquoi ne pas prévoir une « période de préavis » pour ces profs, « préavis » qui pourrait être presté (remédiation, dédoublement de classes, etc.)

  4. anaïsnin dit :

    Juste pour dire que même si je suis globalement d’accord avec vous, on n’a parfois pas la possibilité de prester les heures perdues !

    Je suis dans ce cas (petite école, nommée en janvier mais peut-être plus assez d’heures dans mon école l’an prochain pour assurer mon volume horaire), que vais-je devoir faire? Faire 15h de trajet en plus de mes 15h hebdomadaires pour prester 5h divisées en trois fois dans une école à 50 km de celle où je suis nommée car pas possible de me « recaser » dans une école proche? Je n’ai absolument pas demandé cela. Je le ferai si on me l’impose évidemment mais il est logique que je trouve cela inconfortable. Et pas toujours possible de créer des heures de remédiation, surtout dans des écoles en perte d’élèves, il ne faut pas l’oublier, les profs veulent bien travailler mais sont coincés par le fameux NTPP !!! Et faire 30h de route par semaine, faut pas exagérer non plus. Enfin, c’est mon avis. Il faudrait trouver un « juste milieu » ! Je ne demande nullement à être payée « à ne rien faire » mais je ne souhaite nullement qu’on m’envoie à l’autre bout de la Belgique pour prester les 5h que je vais perdre ! Évidemment que je rêve de l’horaire complet dans une seule et même école mais que faire quand c’est impossible? Et n’oublions pas que les profs qui sont dans ce cas de figure ne savent pas sur quel pied danser durant tout l’été (et oui, il faut attendre les examens de septembre) et doivent partir compléter leur horaire ailleurs vers octobre (quand la rentrée est déjà bien « lancée ») car avant octobre les chiffres sont trop fluctuants … Et dire que j’avais osé penser que la nomination m’apporterait un peu de stabilité …

  5. Christine dit :

    La situation précaire de certains enseignants (moi y compris, comme toi, pas nommée et petite école avec de fortes variations de population, et + souvent en baisse qu’en hausse, évidemment)… justifie-t-elle de payer quelqu’un qui ne travaille PAS pendant + de 2 ans… je ne le crois pas… je me répète… 2 ans, je trouve que c’est un filet de sécurité tout à fait acceptable… comme toi, je n’ai aucune envie de passer ma vie à faire des trajets… mais il y a d’autres métiers que l’enseignement pour des licenciées en romanes comme nous… et nous ne serions pas les premières à devoir changer de boulot à cause de la situation déplorable de notre « économie »… je ne vois pas pourquoi nous serions davantage protégés que les autres… 2 ans… je trouve cela très juste…

  6. anaïsnin dit :

    Ah oui je répète que je suis loin de m’insurger contre cette nouvelle mesure. Deux ans c’est déjà énorme !

    Mais non, je n’ai pas envie de me tourner vers une autre profession, j’ai choisi d’être prof parce que j’aime ça et je n’ai pas envie de faire autre chose en raison des mauvaises conditions ou plutôt … d’un mauvais système qui fait qu’on ne peut pas toujours me faire travailler dans mon école ou dans une école proche si je perds une classe ! J’ai fait les romanes pour enseigner !

    Et il ne faut pas oublier qu’un prof en disponibilité peut être appelé à tout moment, donc je ne suis pas sûre qu’il soit si simple que cela de trouver un autre boulot sur le côté pour compléter ! Surtout quand on fait un temps partiel proche d’un horaire complet avec d’une année à l’autre un horaire de cours qui varie beaucoup !

  7. prof dubitatif dit :

    Bonjour,

    Je suis assez étonné de lire les commentaires ci-dessus… Pour rappel, après la suppression du cumul des congés de maladie, les avantages de la nomination et la pension, sont les 2 seuls acquis qui restent liés au métier de prof… Contrairement au privé, vous n’avez pas une indemnité de licenciement (cas vécu dans mon entourage, indemnité qui peut être énorme). Autre réalité, si vous perdez votre métier de prof: pas droit au chômage !
    A votre place, je réclamerais aussi une réduction de votre future pension de 50% pour la mettre au niveau du travailleur indépendant !!!

  8. Prof PP dit :

    Je suis, quant à moi, consterné : ceci représente une nouvelle attaque contre le statut de 1969 de l’enseignement officiel. Puis-je vous rappeler, chers collègues, que nous faisons partie, enfin certains d’entre nous, de l’enseignement public ? Donc, pas de contrat de travail mais un statut dont se joue un peu trop le monde politique, à des fins de mauvaises économies.

    A propos, qui est responsable du déficit de la CF ?

  9. hedwige dit :

    Comment peut-on être d’accord avec des projets qui visent à rendre le métier de prof encore plus fragile?

    La protection quand on est nommé est un acquis (un des rares).

    Alors sachez également que les deux ans « annoncés » seront rétroactés. Donc, les profs qui sont en IDS seront déjà stigmatisés dés septembre. De plus, n’oublions pas que ce n’est pas au prof (en CF) à démarcher pour une place mais le ministère qui doit faire SON boulot et trouver des heures!!!!

    Demandez à vos chefs d’établissement…. le ministère ne FAIT plus son job. Aujourd’hui, c’est au préfet à faire son marché s’il veut avoir son personnel au complet.

    Auj., peu importe que vous ayez le titre requis ou non. il manque un prof, on demande à qui passe si ça le botte d’assurer des « cours » et il est pris. JE connais des cas de personnes qui n’ont que le diplôme de secondaire supérieur et qui enseignent!!!!

    Les statuts sont une protection pour tous. De plus, la nomination aujourd’hui est très rapide. J’ai dû attendre 10ans avant de pouvoir devenir temporaire prioritaire. Aujourd’hui, en 3ans on est nommé.
    Et des postes, il y en a!!

    Comment peut-on accepter que l’on sabote ainsi notre fonction???

  10. Christine dit :

    Et pourquoi n’aurait-on pas droit au chomage ?
    J’ai bien droit au chomage en complément quand je ne preste pas un temps plein et durant mes vacances d’été avec mon statut de temporaire.
    Moi aussi, je suis dubitative au sujet de cette remarque ?

    Au cours d’histoire, en secondaire, je ne pouvais que m’insurger contre le principe des privilèges à l’époque des chartes… il en va de même à notre époque… parachutes dorés, primes insensées, avantages démesurés… je ne suis pas pour… je suis pour la justice et l’égalité des travailleurs.
    Rester 2 ans à être payée en ne travaillant pas pour cause de mise en dispo… je trouve l’avantage juste suffisant… je ne vois pas pourquoi cela durerait plus longtemps…

    Anaisnin… moi non plus je ne désire pas changer de métier puisque je le vis avec passion… mais je crains que nombre de travailleurs aient été forcés de devoir changer d’orientation… sans le désirer mais juste pour faire face à des restructurations, licenciements etc… alors pourquoi pas nous, si par malchance nous y étions contraints ? C’était le sens de ma remarque.

    Et enfin, selon mon très humble avis de prof encore un peu débutante, c’est à cause d’avantages (qui n’existent plus aujourd’hui) exagérés/injustifiés (les fameux profs « indéboulonnables ») que les profs ont si mauvaise presse aujourd’hui…

  11. Christine dit :

    Aujourd’hui, 3 ans, on est nommé ? LOL LOL et re LOL
    8 ans de travail temps plein dont 5 ans dans la même école… pas de nomination ici. Et je n’ai pas assez de mes 10 doigts ni de tous ceux de mes collègues pour compter tous les profs qui ne sont pas encore nommés après 10 ans dans mon entourage…

    « La protection quand on est nommé est un acquis »… certes… c’est néanmoins un des acquis que je trouve disproportionné dans la façon dont il est mis en place dans notre métier. Quand je regarde autour de moi ce que deviennent certains profs après leur nomination… c’est presque à en avoir envie de n’être jamais nommée…

  12. Prof Dubitatif dit :

    @ Christine,

    Renseigne-toi avant d’accepter ta future nomination! Un prof nommé, en perte de charge, n’a pas droit au chômage! Et puisqu’il n’y a pas une indemnité de licenciement, ce salaire garanti est sa seule sécurité! Puis, si tu trouves ces avantages disproportionnés, tu peux toujours quitter le secteur public non ?

  13. Prof Dubitatif dit :

    @ Christine,

    Ensuite, ta remarque sur les profs nommés est une belle insulte ! Si l’image du métier est ternie, c’est en grande partie à cause de collègues dans ton genre qui se permettent de diffamer sur les autres avant s’arrêter sur leurs propres incompétences !

  14. hedwige dit :

    Il y a des brebis galeuses partout. Des nommés qui ne font pas leur travail, tout comme des temporaires qui profitent de la crise pour faire leur marché et en faire le moins possible.

    Evidemment, les places ne sont pas toujours là où on le souhaite…. c’est une autre histoire. Ceux qui souhaitent être vite nommés acceptent les écoles pas faciles voire dangereurses puis font des mutations. Là je ne parle que de statut. Pas de passion ni autre.

    Des profs nommés indéboulonnables…. c’est parce que les directions l’acceptent…il y a des moyens légaux pour les déboulonner.

    Quant à être payé en ne fichant rien… les IDS (en général) ne concernent que quelques heures… et les écoles occupent ses professeurs dans des tâches scolaires à l’école. Ce ne sont donc pas des heures de congé au chaud à la maison.

    Je suis nommée c’est vrai mais je suis aussi outrée de voir que les temporaires doivent chaque année retourner au chômage…Je ne sais pas si vous avez connu le temps où on bossait dés le 1 septembre et où le salaire tombait le 01 NOVEMBRE???? Si nous n’avions pas lutté pour ces acquis-là…

    Bref, la ministre réussit très bien sa fragilisation de l’enseignement : diviser pour régner.

    PS. Je preste 24h au lieu de 22 plus des tonnes d’heures bénévolement pour le prêt du livre…. Donc je ne suis pas en IDS.

  15. Prof PP dit :

    Si certains enseignants jugent que des dispositions statutaires sont des « privilèges », libre à eux d’en refuser les avantages. De même, libre à eux de juger en méconnaissance de cause les mesures qui sont mises en place : tout le monde n’est pas censé se rappeler ce qu’était l’enseignement il y a 10 ou 20 ans. Donc, face à une telle volonté d’ignorance, je respecte la liberté de dire n’importe quoi, de porter des jugements hâtifs sur les collègues, de ne prendre en compte que sa propre petite situation, de transformer des préjugés en étapes d’un raisonnement douteux : ce sont sans doute les « qualités » attendues de l’enseignant du futur…

    Je suis heureux d’être un fossile, malgré mon âge :)

  16. Xavier dit :

    @Hedwige: chez les Flamands, ils sont évalués chaque année/ Deux (trois pour les nommés) rapports négatifs et « buiten »

    @Prof dubitatif: les deux ans ne sont pas remis en cause et c’est bien une diminution progressive, avec la possibilité de faire des heures de remédiation

    @Hedwige; c’est pour les profs non nommés qu’il faut faire quelque chose: avec 10 ans d’ancienneté un prof peut perdre toutes ses heures du jour au lendemain, sans préavis ni indemnité. l’enseignement est le seul secteur où l’on peut avoir des « CDD » à l’infini

  17. Christine dit :

    Prof dubitatif… lol… que viennent faire mes (in)compétences là dedans… « un prof dans mon genre »… ad personam, ad personam… je dis toujours à mes élèves que c’est l’argument du faible ;)

    Hedwige : j’ai été payée le 30 octobre cette année… rien avant ;) Je bosse depuis 5 ans dans la même école pourtant…

    Prof PP : pourquoi tant de mépris (même club que celui de prof dubitatif ? :) )
    Ce que vous qualifier d’ignorance, de raisonnement douteux, de jugement hâtif… est MON avis.
    Dans mon école, il y a une mise en dispo (temps plein) car prof de couture et le cours tend malheureusement à disparaitre. Elle est jeune (petite quarantaine)… on doit la payer jusque ses 60 ans ? Sans charge de cours ?
    Si je suis votre raisonnement, oui…
    Si je suis le mien, non… elle a 2 ans pour trouver une autre voie qui lui permette d’execer ses talents… comme de nombreux de travailleurs victimes de restructuration…

    De nouveau, pourquoi protéger les profs à tout prix ? Et + que les autres ?

    Sur ce, je retourne à mes incompétences :)

  18. Prof PP dit :

    @ Christine,
    Je pense que vous avez commis une erreur : le site s’appelle « Enseignons », pas « C’est mon choix ». Dommage d’ailleurs, vous auriez été admirable dans une émission du type : « Je raconte n’importe quoi mais je partage mon avis ». Désolé de ne pouvoir répondre à des arguments qui n’existent pas… :)

    @ Xavier : la stabilisation des temporaires existait pour l’année scolaire en cours en D+. A part cela, d’accord avec vous.

  19. pascal dit :

    « Il y a des moyens légaux pour les déboulonner »

    Ah oui ? Lesquels ?
    J’ai plein d’exemples, j’en cite un.

    Mr P arrive en classe après midi en sentant l’alcool. Cela se produit plusieurs fois. Le directeur l’interpelle: il prend un congé.
    Il revient et recommence. Un blâme est donné: il reprend un congé.
    Il revient, même topo. Convocation au PO : il prend un congé. Arrivent les grandes vacances.
    Septembre, Mr P est bien là. Etonnement de beaucoup !
    Une autre année scolaire remet le compteur à zéro. Les congés d’été sont sensés avoir tout réglé. En tout cas, l’ardoise est effacée.

    Alors dites-moi vite quels moyens ont les directions ?

  20. Christine dit :

    @ Prof PéPé : euh ? … ok :)

  21. anaïsnin dit :

    « moi non plus je ne désire pas changer de métier puisque je le vis avec passion… mais je crains que nombre de travailleurs aient été forcés de devoir changer d’orientation… sans le désirer mais juste pour faire face à des restructurations, licenciements etc… alors pourquoi pas nous, si par malchance nous y étions contraints ? C’était le sens de ma remarque. »

    Oui oui je l’avais bien comprises mais la différence c’est que dans cette logique le prof en disponibilité change de boulot – car perte d’heures – alors qu’il reste des tas de temporaires qui débutent dans sa fonction???

    Si je ne dis pas de bêtise, lorsqu’on est en dispo on vous recase uniquement dans des heures vacances (c’est là le hic apparemment). Là je suis désolée mais on est dans un cas de figure qui n’existe nulle part ailleurs !

    Et je confirme qu’un prof qui preste 15h par ex. gagne trop pour avoir un complément de chômage.

    Et je rappelle que je n’ai jamais dit qu’il fallait payer les profs à ne rien faire durant des années, mais trouver un meilleur système pour « recaser » les profs qui sont mis – contre leur volonté je le rappelle – en dispo partielle …

  22. samuel dit :

    Sans entrer dans le débat, je trouve dommage que nous (vous) ne puissions nous parler sans nous mordre le nez. Un peu de courtoisie, s’il vous plaît.

  23. Prof PP dit :

    « Et je rappelle que je n’ai jamais dit qu’il fallait payer les profs à ne rien faire durant des années, mais trouver un meilleur système pour « recaser » les profs qui sont mis – contre leur volonté je le rappelle – en dispo partielle … »

    Ce qui me semble, en effet pertinent mais pose un double problème, actuellement : d’abord, les limites de nominations, différentes selon les réseaux (d’un PO qui correspond à une ou deux écoles à un Po beaucoup plus large, il y a une marge de manoeuvre : le cas de la CoCof est emblématique) ; ensuite, les différences entre les professeurs « spécialisés » et les « généralistes », qui ne disposent pas des mêmes choix. Si un généraliste (cours généraux, et encore pas tous) peut retrouver un poste sur une zone académique, il n’en va pas de même dans les cours techniques, par exemple, à moins de parfois changer de réseau et de perdre le bénéfice de sa nomination.

    Si l’on parle en termes de « privé », comme certains s’amusent à le faire en négligeant notre statut, il s’agit donc de CDI qui sont virés pour cause de restructuration économique, si je ne me trompe : vu l’âge de nomination moyen, ceux-ci ne font qu’obtenir leur préavis, pas toujours complet d’ailleurs, et ne bénéficient pas nécessairement de mesures de reclassement prévues dans ce cas de figure. Bref, une telle comparaison est peu pertinente parce qu’elle ne reste que très partielle, à moins d’en arriver à la situation désastreuse de la grande distribution, par exemple, où le temps partiel est devenu depuis longtemps un moyen de gestion du personnel.

    Donc, la nomination reste une protection tant que la gestion de l’enseignement se fera de cette manière, très théoriquement (en pratique, c’est encore pire…): et ça fait plus de quarante ans que ça dure…

    Parfois, je me sens très vieux 8)

  24. Prof PP dit :

    Cher Samuel,
    Courtoisie ou déontologie ? J’admets avoir été discourtois, comme à chaque fois que l’on admet que des collègues perdent leur boulot suite à des mesures de restructurations et non, en dépit de certains amalgames, parce qu’ils étaient incompétents. Je n’apprécie certes pas tous mes collègues mais je n’aime pas cette patience qui semble nous saisir dès que nous ne nous sentons plus directement concernés.

    Tiens, à propos, combien de profs d’artistique dans le lot des recalés de cette dernière mesure ?

    Bien à vous.

  25. Patricia dit :

    Chère Christine,
    Je suis enseignante en fin de carrière et je fonctionne toujours avec un horaire plus que complet… Je trouverais malheureux que dans notre confrérie, un professeur qui connait une perte d’heures ne soit pas payé s’il est nommé… De plus, je peux vous dire que vous n’êtes pas un élément de fierté pour le corps enseignant car dans votre remarque déplacée j’aimerais vous dire que quand un nom commun est précédé d’un article « les », le nom prend la marque du pluriel… donc ce sont « les syndicats » et non « les syndicat » comme vous l’écrivez… Et ne me parlez pas de faute de frappe!!!

  26. Christine dit :

    « Vous n’êtes pas un élément de fierté pour le corps enseignant »…

    Je pense, très (peu) chère Madame, que vous déraillez complètement, pour vous adresser à moi de cette façon :) (<— ceci est un smiley, pas une coquille ;) )

    Je pense, au contraire, être un élément de fierté pour ma "confrérie" (comme vous dite LOL LOL et re LOL) en regardant le travail que je fais pour mes élèves, mon école et tout ceux qui en dépendent ;)

    Bonne fin de carrière alors :p

    Et ah oui, l'essentiel, je n'en démords pas… continuer à être payé, pour un temps, quand on perd ses heures… OUI… mais être payé ad vitam aeternam (ça va, j'ai bien épelé ce coup-ci ? :p) quand on n'a plus d'heures à prester est insensé… il faut bien mettre des limites ;)

    PS : je ne me relis pas, comme ça je vous laisse faire joujou avec vos remarques contructives sur la médiocrité de ma langue ;)

  27. pascal dit :

    Que d’agressivité !

    Donc, si je comprends bien, nous devons tous parler d’une même voix et être tous d’accord car nous sommes tous profs ?
    Bonjour la pensée unique !

    Même si sur ce site, il n’y a que de bons profs consciencieux, avec une déontologie irréprochable et des pratiques géniales, et des cours parfaits… OUVREZ LES YEUX. On n’est pas tous pareils !

    L’instinct grégaire pour l’instinct grégaire, NON !
    Je revendique mon droit à la pensée divergente !

  28. Séverine dit :

    Bonjour à tous,
    Si je me permets d’intervenir au sein de votre discussion, ma foi fort mouvementée, c’est que celà va bientôt faire trois ans que je suis DECLAREE en IDS. Je m’explique: voici quelques petites années que je suis nommée dans une école en perte d’élèves, perte d’heures NTPP,… afin de sauver un maximum nos options, mon chef d’établissement déclare quelques-uns de ses professeurs en IDS alors qu’ils prestent tous une charge complète (24 heures). Maman d’un petit bout et toute récente « propriétaire », je risque donc d’être payée 18 heures alors que j’en preste effectivement 24…