Simonet reçoit les représentants des communes à facilités
Plusieurs bourgmestres et échevins des communes à facilités de la périphérie bruxelloise ont été reçus lundi au cabinet de la ministre de l’Enseignement obligatoire Marie-Dominique Simonet pour une rencontre informative sur l’enseignement francophone en périphérie bruxelloise. Il s’agissait de la première rencontre entre la ministre et ces mandataires locaux depuis leur entrée en fonction en 2006.
Les interlocuteurs ont abordé la question du décret flamand visant à attribuer à la Flandre l’inspection pédagogique dans ces écoles, un texte contre lequel le parlement de la Communauté française va intenter un recours devant la Cour constitutionnelle. En attendant, les inspections en français se poursuivent. Mais les mandataires locaux ont aussi insisté sur une série de soucis du quotidien qu’ils voient comme autant de tracasseries visant au final la suppression de l’enseignement francophone en périphérie bruxelloise, a observé Corinne François, échevine FDF-UF de l’Enseignement à Drogenbos.
Il en est ainsi de l’examen linguistique préalable à la nomination de l’enseignant, de l’impossibilité d’inscrire dans une des écoles concernées un enfant qui n’est pas issu d’une commune à facilités mais qui habite pourtant à proximité, ou encore l’obligation de renvoi dans un centre-PMS néerlandophone.
La ministre Simonet souhaitait entendre ces bourgmestres et échevins dans la perspective d’un entretien, sans doute la semaine prochaine, avec son homologue flamand Pascal Smet. Ce dernier, soucieux de « rassurer les francophones », devrait également se rendre devant le parlement pour expliquer devant les députés francophones la portée du décret.1
- Belga – 16.11.09 [↩]





