Le nombre de recours contre les décisions des conseils de classe concernant la réussite d’un élève dans l’enseignement secondaire a augmenté de 15% au cours de l’année scolaire 2008-2009 par rapport à l’année scolaire précédente. Mais les décisions « réformées » sont à la baisse. La ministre Simonet estime que même si l’école est de plus en plus touchée par une vague procédurière et consumériste, le recours étant un droit, il est exclu d’y toucher.
Mais qu’on ne s’imagine pas que chaque décision est systématiquement remise en cause aujourd’hui. Le nombre de recours reste très faible malgré tout : 0,28% des élèves de l’enseignement secondaire ordinaire en ont introduit un cette année et seuls 0,06% ont bénéficié d’une réforme de la décision du Conseil de classe.1
- 7/7 – 19.11.09 [↩]
Et si on ajoute à ces chiffres le nombre de « cas » où on laisse passer d’office car si on maintient l’examen on sait qu’il y aura recours et que le conseil de classer sera « perdant »? Que dire des cas de figure où la décision du conseil de classe serait de ne pas laisser passer un élève ayant 30% en français … et où on laisse passer quand même car on sait que c’est peine perdue?
Je suis pour ce droit mais je trouve que ça va franchement trop loin !
Il ne tient qu’aux enseignants de rester sur leur position. Et si recours il y a, d’assumer…
Je suis moi même enseignante mais quand je vois comment certains collègues préparent leurs examens, je me dis heureusement que les recours existent… mais (mal)heureusement de nombreux parents sont incapables de voir certaines erreurs…
Quand elle était en secondaire, ma fille a eu un problème en chimie. Après consultation de plusieurs collègues, nous nous sommes aperçus que certains exercices étaient insolubles… Comment le prof a-t-il corrigé ces exercices??? Je reconnais que si ma fille n’avait pas réussi son examen de septembre, j’aurais introduit un recours…
@anaïsnin
Si l’on craint que le recours aboutira, c’est que l’on considère que la décision n’est pas défendable…
J’ai connu plusieurs cas où nous avons maintenu notre décision, alors que certains collègues affirmaient que le recours aboutirait « sans aucun doute ». Ils n’ont pas abouti.
Oui je suis tout à fait d’accord avec des cas de figure de ce genre ! Mais dans plusieurs écoles où j’ai travaillé, lors des conseils de classe de septembre (les plus épineux au final), si l’élève n’a qu’un examen raté il passe d’office car en cas de recours il gagne direct. Mais que dire d’un élève ayant fait 30% à un examen de passage en français par exemple? Je précise que dans de nombreuses écoles le chef d’établissement met bien la pression sur les profs afin de ne pas s’encombrer avec des recours, et parfois d’une manière totalement scandaleuse !!!
Ce que j’ai remarqué personnellement, c’est que les décisions en recours externe étaient franchement contestables et parfois scandaleuses quand elles concernent des élèves de technique et/ou de professionnelle. Si les échecs ne concernent pas directement l’option choisie, l’élève obtient pratiquement toujours satisfaction. C’est très « motivant » pour les profs de cours généraux qui savent très bien que leur discipline compte pour des prunes. Nivellement par le bas quand tu nous tiens.
« l’élève n’a qu’un examen raté il passe d’office car en cas de recours il gagne direct. »
Ben non, nous avons déjà arrêté un élève qui avait raté son examen de NL. Il a introduit un recours et l’a perdu
Ah bon ! J’ai envie de dire : bonne nouvelle !
ça dépend évidemment de la direction, lors d’un conseil de classe de recours au mois de juin, un élève, qui avait été absent d’octobre à mai (sous « certificat »), élève en restauration qui n’a fait aucun stage, s’est vu accorder par notre directeur son passage en 6ème P car il vait présenter les examens de juin et avait réussi une grande partie (examen théorique, et une partie des cours généraux). Le directeur a dirigé le conseil de classe comme bon lui semblait et la majorité des profs présents se sont abstenus d’intervenir… car une grande partie, dont moi, n’était pas nommée.
Petite réaction quant au commentaire de Xavier….nous avons eu un élève qui a réussi avec 0% en électricité – recours gagné car il n’avait qu’un seul examen….c’était pourtant sa matière principale!!!! Comme quoi…..
Vive l’enseignement en Belgique qui ne cesse de niveler par le bas….
On se contente de camouffler l’échec mais on ne tente pas de trouver des remèdes…….a quand une réelle volonté de former des jeunes ( réellement! )compétents?
Simple question : qui a déjà vu une motivation de décision du conseil de recours ?
Encore une fois une pas si mauvaise idée qui tourne en eau de boudin : justifier un échec final est une évidence ; certains conseils de classe prenaient (et prennent encore ?) des décisions contestables ; justifier une décision du conseil de recours devrait être aussi une évidence.
Il en va de même pour les décisions concernant les dérogations pour les élèves libres, les décisions de la commission des équivalences, et toutes ces commissions… Sont-elles en exercice pour faire du nombre ou de la qualité ? Beaucoup de leurs décisions laissent perplexes enseignants et élèves…
@Kriss
Le cas que tu évoques est en effet assez étonnant.
Je ne connais évidemment pas le cas, mais ma première réaction est que 0% veut dire qu’autre chose que ses compétences ont été évaluées, parce que 0%…
Je reconnais que parfois la commission des recours réagit sur la forme et pas sur le fond…
Quand les recours ont été établis, nous en avons eu plus d’une quinzaine. En juin, il y en a eu 5. 4 rejetés en interne, un qui a abouti (changement d’attestation C en B pour changer de section).
Je n’ai connu qu’un cas qui soit allé jusqu’au recours externe.
Si on explique clairement aux élèves la situation pendant l’année et lors de la remise du bulletin, il n’y a pas de souci. (Toutes les écoles le font-elles ?)
Mais là-bas, à la comission des recours, ils en reçoivent 300 ? 400 ? Cela prend du temps de s’informer de la situation particulière de chacun. Mais ils n’en ont pas du temps puisqu’il faut quand même que les élèves puissent reprendre leurs études dans un délai raisonnable.
Comment voulez-vous que certains dossiers ne soient pas bâclés et les décisions prises à la va-vite ?
Juin 2010. Les résultats tombent. Les recours arrivent. En démocratie, je trouve cette procédure tout à fait normale; et pour les jeunes adultes qui fréquentent encore les humanités, elle est même éducative puisqu’ils doivent argumenter leur demande de révision de la décision.
Et franchement, quand je prends connaissance de certaines décisions qui concernent les rhétoriciens, il me paraît que certains professeurs se croient investis d’une « mission divine » qui fait fi du projet de l’élève pour le supérieur… A quoi sert-il, par exemple, d’arrêter un élève qui, dans ses études supérieures, n’aura plus besoin de certaines matières ? Certains professeurs sont trop accrochés à leurs principes et à leur « pouvoir » pour asseoir une autorité… qu’ils n’ont pas. Un peu plus de modestie et de remise en question personnelle, s’il vous plaît. Qui sommes-nous (je suis prof.) pour détenir ce droit de véto sur l’avenir de nos élèves ? Ne sommes-nous pas parfois responsables de certains échecs à cause de cours mal donnés, de cotations trop dures, de consignes peu claires, de décisions arbitraires, de relations inadaptées… ?
Si nous réussissons à établir la confiance réciproque dans le respect mutuel et une bonne ambiance de travail dans nos classes, nous n’avons pas besoin de nous montrer intransigeants en conseils de classe pour gagner le crédit et l’autorité auprès de nos futurs étudiants.
J’ai connu des élèves qui réussissaient mal le secondaire et qui devenaient d’excellents éléments dans le supérieur ou dans la vie professionnelle.
Professeurs parents, pensez à ce que vous attendez de vos collègues quand ils détiennent l’avenir de vos enfants dans leurs mains… pour juger vos propres élèves.
Ce dernier commentaire de Marie fait du bien… Si l’on pouvait en effet davantage considérer l’avenir de nos jeunes et voir aussi quelle chape de démotivation peut les emprisonner lorsqu’en fin de rhéto, ils sont condamnés à recommencer dans des matières qu’effectivement, ils ne retrouveront plus. Quel jugements si vite prononcés sur la paresse, le manque de sérieux… alors qu’on ne sait ce qui se cache parfois derrière.
Et avec tout ça, on veut soi-disant lutter contre l’échec scolaire !
Mimi
je suis etudiante infirmiere brevetet A2 et je suis en 2ieme année. J avais 2 examen à presenté lors de la 2ieme session de septembvre. Un examen theorique et son pratique. J avais reussi dans tous les exmanes et avec 65 %. Mais, en faisant la 2ieme session, j ai reussi en theorie mais echoué en pratique avec 30%. ce cours pratique est un cour d option. Puisqu on fait chaque 2 examens pratiques. L un, j avais reussi avec 70%. J avais introduit un recours interne mais apparement, on va le refuser. Je compte faire un recours externe. je me pose la question, si un recours externe pourrait m apporter quelques choses de bien?
Quelles sont les arguments solides pourrais je formuler pour que mon recours externe soit accepté? je trouve tres decevant de reprendre l année à cause d un seul cours meme si c est l exmane pratique. J aiavis eu 70% aux Mes enesignements cliniques.
Je n arrive pas à comprendre comment ai je echoué seulement chez ce professeur? pouratnt partout, j ai reussi.
Vraiment, j attend votre aide.
La procédure de recours est une conciliation qui permet à l’élève d’expliquer en quoi il conteste la décision du conseil de classe. Si le recours n’est qu’une démarche administrative, c’est une supercherie.
http://inspectionscolaire-en-cf.skyrock.com/2927557351-La-supercherie-des-recours-contre-la-decision-du-conseil-de-classe.html
Tiens, un sujet qui « remonte ».
Je n’avais pas fait attention, mais les chiffres doivent être vus autrement:
1. « 0,28% des élèves »: il faut évidemment établir le pourcentage par rapport aux élèves qui ratent, j’ai rarement vu un recours d’un élève qui a une « A ».
Il faudrait peut-être comparer le nombre de recours avec le nombre de conciliations internes qui n’ont pas abouti … Et On arriverait alors à des chiffres beaucoup plus importants
2. « seuls 0,06% »: cela signifie en fait qu’un recours externe sur 4, près de 25% aboutissent. Ce qui me semble énorme. En effet, lors de la conciliation interne le conseil de classe fait attention de ne pas se tromper.
A-t-on une idée du nombre de recours qui aboutissent pour des raisons administratives et pour des réaions pédagogiques?