Les explications rassurantes fournies mardi devant une Commission du parlement de la Communauté française par le ministre flamand de l’Enseignement Pascal Smet à propos du décret flamand sur l’inspection pédagogique dans les écoles francophones des communes à facilités n’ont pas convaincu les élus francophones.
Celui-ci avait en effet souhaité venir rassurer les parlementaires francophones quant à la portée du décret confiant désormais l’inspection de ces écoles à la Communauté flamande. Le décret ne changera rien en pratique pour les écoles, a-t-il dit, répétant la thèse selon laquelle la Communauté flamande doit exercer son entière compétence vis-à-vis d’un enseignement organisé sur son territoire.
Il a souligné que si les relations administratives avec les écoles se font en néerlandais, l’inspection elle se déroulerait en français. Les intervenants francophones ont unanimement déploré que la volonté flamande de dialogue ne se manifeste qu’après le vote d’un décret considéré comme une provocation par les Francophones, violant la loi spéciale de juillet 1971 et remettant en cause un accord conclu il y a quarante ans entre ministres des deux Communautés.
« M. Smet nous dit que rien ne va changer mais qu’il faut un décret pour tout changer« , a commenté pour sa part la ministre de l’Enseignement obligatoire, Marie-Dominique Simonet.
Le sénateur Béa Diallo (PS) a avertit le ministre flamand : « Il ne faut jamais sous-estimer l’adversaire« . Le parlement de la Communauté française devrait décider le 16 décembre d’envoyer un recours à la Cour constitutionnelle contre le décret flamand.1
- Belga – 2.12.09 [↩]
A lire dans le Soir et dans les annales de la CF, la réaction de Léon Walry qui trouve qu’il faut être respectueux des autres parties.
C’est étonnant que ceux qui critiquent Pascal Smet sont également les premiers à être les fossoyeurs de l’enseignement en CF. Ceux qui ont, comme Léon, soutenu la régulation des inscriptions et qui le font au détriment des francophones de la périphérie. Ceux qui dédaignent les parents et ne pensent qu’à des raccourcis idéologiques et électoralistes. Les parents ils s’en moquent. Les élèves ne sont même pas cités dans leurs interventions.
Pourquoi condamner la Flandre qui a de meilleurs résultats dans ses écoles que ceux enregistrés par la CF?
Pourquoi déclarer au scandale de l’inspection flamande des ces écoles de la périphérie lorsque les enfants de ces établissements sont oubliés voire négligés dans les critères proposés par l’Olivier?
Bien vu Lucien,
Plutôt qu’argumenter (comment d’ailleurs? Les écoles sont subventionnées par la VLG, donc logique qu’elle soit inspectée par la VLG), les élus préfèrent agiter l’épouvantail des méchants flamands.
Ils feraient mieux de négocier les critères d’évaluation à utiliser…