Toujours pas de fumée blanche pour le nouveau décret devant fixer pour l’année 2010-2011, les modalités d’inscriptions en 1ère année de l’enseignement secondaire. Les ministres, qui devaient se voir mercredi, ont reporté le point à vendredi. Ils seraient toujours à la recherche d’un accord concernant certains critères de départage des élèves (et notamment le critère ultime) et les éléments de pondération liés à l’inscription en première année de l’enseignement secondaire. Pourquoi vendredi et non aujourd’hui? Parce que c’est ce jeudi que le conseil restreint des ministres du gouvernement wallon devait se pencher sur le plan Marshall 2.Vert. Le cabinet de la ministre de l’Enseignement obligatoire, Marie-Dominique Simonet, espérait pourtant qu’un texte défintif puisse être approuvé jeudi. Il n’en sera donc rien.
D’autant que des tensions naissent au sein de la majorité. Les trois parti au pouvoir ont, au parlement de la Communauté française, tenté mardi soir pendant les travaux de la Commission de l’Education sur le budget 2010 de la Communauté de faire voter un amendement au décret « Jamoulle-De Groote » reportant au 8 mars la date de début des inscriptions dans le secondaire. Cette dernière avait été initialement fixée au 15 février 2010.
Un report technique pour Mme Simonet qui le justifie par le fait que le 15 février marque également le début des vacances de carnaval et qu’il serait plus judicieux de faire démarrer la période d’inscriptions après les congés. Mais l’opposition n’est pas dupe. Ainsi, pour la chef de file des libéraux, Françoise Bertieaux, ce report est le signe que la majorité n’arrive toujours pas à se mettre d’accord sur le nouveau décret.
Le MR a déposé mercredi matin une proposition de décret visant à avancer de 15 jours la date des inscriptions. Mme Bertieaux s’en prend particulièrement aux écologistes, notant qu’il n’aura fallu que 6 mois à Ecolo « pour adopter les méthodes de voyous de ses nouveaux partenaires« .1
- Le Soir – 3.12.09 [↩]
Le fait que le 15 février tombe durant les congés scolaires (et que donc les écoles sont fermées), montrent le grand sérieux et la mise en perspective qui est faite par nos grands spécialistes en éducation pour la rédaction de ces mesurettes décrétales.
Aucune jugeotte, pas de planification, aucun sens pratique, ce n’est pas encore pour demain que le retour du coeur sera au sein de nos écoles. Quant à la qualité, avec ces coups de boutoirs successifs, je crains que l’on ne décourage progressivement les meilleures équipes pédagogiques en exercice…
Mais comme dit l’adage, nous avons les politiciens (et leur cortège de technicens) que l’on mérite, n’est-ce pas? Mais nos enfants, ont-ils vraiment mérité cela?
Le marchandage politique fait place à la réflexion profonde sur ce dossier qui montre la limite de la particratie en Belgique francophone et bruxelloise.
Tout est négocié et rien n’est pensé dans l’intérêt citoyen.
Alors que la mixité sociale, l’intégration sociale et la lutte pour la réussite scolaire devraient être les moteurs des discussions, l’Olivier ne pense qu’à ses intérêts (divergents semblent-ils de surcroit) électoraux.
Une minute de courage suffirait à établir une règle qui favoriserait des partenariats entre équipes pédagogiques, une création de deux degrés d’observations autonomes (1e et 2e secondaires) sur la région de Bruxelles-Capitale, et enfin, des perspectives d’avenir réelles qui ne montreraient pas leurs limites au-delà de la prochaine échéance électorale.
Au lieu de cela, nous avons droit encore une fois à la politique du PPCM (plus petit commun dénominateur) et du pis-aller. La bérézina de la Communauté française semble se poursuivre et nos politiques n’ont d’autres ambitions que celles de leurs propres limites.
Aucune vision, aucune planification…
ALors que Marie-Dominique Simonet semblait sur la bonne voie, celle des projets de terrain, les seuls qui donnent des résultats sensibles et durables, on en revient progressivement à celle des petits paquets, celle des clochers ou des maisons du peuple…
Quand l’éducation sera-t-elle enfin gouvernée par des professionnels pour les faibles usagers que sont les élèves?
Quand créera-t-on non pas une plateforme de lutte contre l’échec scolaire et une plateforme pour la réussite scolaire de tous? Dans la mesure des capacités de chacun et dans l’intérêt de tous?
A l’heure d’avoir la présidence belge de l’union européenne, à l’heure d’avoir un premeir président belge du conseil, les frilosités de partis prennent le pas et montrent les limites d’un tel système….