Alors qu’à la Communauté française, on travaille encore (et toujours) sur le futur décret « Inscriptions », à Bruxelles, les choses vont un peu plus vite. Ainsi, dans la capitale, les parents désireux d’inscrire leur enfant dans l’enseignement néerlandophone, primaire ou secondaire, pourront le faire par internet à partir du 1er janvier prochain, a indiqué mardi le ministre bruxellois Jean-Luc Vanraes, en charge de l’enseignement au sein de la Commission communautaire flamande.
Cette nouvelle modalité vise notamment à éliminer les files, voire les campements de parents devant les portes des écoles néerlandophones de la capitale, dus à l’application dans l’enseignement néerlandophone du principe du premier arrivé premier servi.
Après s’être fait connaître sur le site Internet qui leur est consacré (www.inschrijveninbrussel.be), et s’ils rencontrent les conditions requises, les parents pourront alors acter l’inscription définitive de leur enfant.1
- Le Soir – 8.12.09 [↩]
Rien n’est plus discriminant que cette méthode, inéquitable pour les non initiés et qui, outre le fait de ne pas être transparente et claire, donne plus d’avantages aux parents qui pourraient par leur capacités intellectuelles en ce domaine ou par le paiement d’experts dotés de connaissances pointues en ce domaine favoriser les inscriptions de leur enfant. En effet, il existe de lignes d’accès internet plus rapide que d’autres et des logiciels existent pouvant générer des envois simultanés ou optimalisés d’e-mais augmentant très sensiblement les chances d’aboutir au précieux sésame…
Mauvaise réponse au problème. Inéquitable de surcroit.
Inquiétante pour la démocratie.
Trois critères :
Frères et soeurs.
Nombre de mois passés dans l’école adossée.
Le moment de la connexion pour l’inscription (à partir du 4 janvier 2010 13h00)
Le troisième est TRES discriminant. et donne clairement avantage aux parents possédant un ordinateur et aux férus d’informatique (sans compter les possibilités techniques d’avoir une connexion haut débit, etc…)
Peu enthousiasmant pour les démocrates francophones veillant à redynamiser tout le système.
Si c’est le système utilisé à Gand, l’info est incomplète.
A gand en effet, ce n’est pas le « premier arrivé, premier servi » et en plus les écoles accueillent les parents pour les aider, si nécessaire, à s’inscrire sur le site.
J’attends donc des infos plus complètes avant de me prononcer.
@ mel: et tu proposes…
Des inscriptions faites dans les écoles (pour favoriser l’installation rapide du partenariat famille-école qui est déterminant pour la réussite scolaire et ce dans tous les milieux). Donc favoriser (y compris au sein du quota pour les enfants socio-culturellement défavorisés) le fait qu’il y a eu un contact famille-école prélable à la période d’inscription.
Ensuite, des critères clairs et objectifs mais suffisamment équilibrés (mix de proximité, d’intégration sociale et de continuité pédagogique, voire de continuité académique).
Il faut un projet fort, qui va booster les enfants vers le haut et ne pas initier d’une certaine façon le nivellement pas le bas.
Et tertio, centraliser les listes d’inscriptions prises à l’école à un niveau central pour déceler les inscriptions multiples ou les « sans école »; demander les préférences à ces parents, de manière à gérer au niveau d’un organe central d’inscription qui serait à même de règler des cas malheureux non prévu dans les règles mais posant question humainement.
Enfin et très important, analyser chaque année les choix d’inscriptions des parents pour maintenir le contrôle de l’offre en rapport avec l’évolution de la demande et des besoins de terrain.
Ce qui nous est proposé est un nivellement par le bas car PPCD (plus petit commun dénominateur). Rien ne changera et cela consacre le consumérisme scolaire en apportant pas de solution pour les parentset la qualité de l’enseignement.
Alors autant faire des files car cela les parents peuvent en visualiser la fin : pas par internet…