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déc  09
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Les profs, champions de l’absentéisme?

enseignantL’absentéisme est en hausse chez les profs, révèlent aujourd’hui les journaux du groupe Sud Presse. Alors que le taux d’absentéisme sur le marché du travail tourne autour des 5,3 %, il frôle les 7 % dans l’enseignement. Près de deux tiers (63 %) des congés de maladie dépassent les 15 jours. Pour Pascal Chardonne, président de la CGSP Enseignement, la cause de cet absentéisme n’est pas à chercher loin.

C’est la pénibilité de la fonction qui explique ce taux d’absentéisme plus important.

Ce sont les professeurs du Hainaut qui ont été les plus absents, totalisant 36 % des jours de congé maladie.

C’est la province la plus consommatrice en matière de soin de santé.1

En 2009, 18 % des congés de maladies ont été pris durant le mois de janvier. Si les chiffres de l’absentéisme des professeurs sont en hausse ces deux dernières années, l’augmentation n’est cependant pas liée aux effets de la grippe H1N1, notent les journaux du groupe du Sud Presse. Les absences en septembre, octobre et novembre 2008 étaient en effet supérieures de 41 % en 2008 par rapport à 2009.2

  1. Pascal Chardonne []
  2. Belga – 14.12.09 []

33 commentaires à propos de “Les profs, champions de l’absentéisme?”

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14 décembre2009
ANNIE

Métier de plus en plus pénible en effet … et qui n’offre aucune compensation sinon la satisfaction de moins en moins grande de travailler avec des jeunes …
Il faudrait revaloriser ce métier et faciliter le travail des professeurs. C’est un problème de société avant tout: combien de parents surveillent encore les études de leurs enfants ? combien d’élèves étudient encore à domicile ??? .
Tous ensemble nous devons rendre à l’école une place importante dans la société.
Pourquoi le salaire des enseignants reste s’il aussi peu attractif vu qu’ils ne reçoivent aucun avantage extra légaux comme dans le privé ( plus une prime de fin d’année et un pécule de vacances minimes..)
Des professeurs flamands m’ont confirmé qu’ils recevaient un salaire plus élevé, une indemnité de départ en fin de carrière.. pourquoi pas les professeurs du sud du pays ???
Les écoles seront bientôt vides … et qui s’occupera de l’avenir de tous ces jeunes ??? Il ne s’agira plus seulement de congé de maladie…

2

14 décembre2009
franufle

Socrate disait déjà que le savoir ne devait pas être une une marchandise, qu’il ne fallait pas apprendre pour apprendre mais apprendre à apprendre.

Nos politiques qui sont bien moins sages que les penseurs grecs, ne visent que le court terme, le mandat bien confortable qu’un système pseudo-démocratique leur accorde quasiment à vie tant qu’ils suivent docilement la ligne du parti. Comment s’étonner qu’ils ne voient pas dans l’éducation une priorité ? Parce que cela concerne un long terme qui ne profite pas électoralement, parce que le politique est le caniche de l’économique et que l’école, décidément, ne rapporte rien, mais en plus coûte beaucoup.

3

14 décembre2009
ANNIE

Bien dit … tout à fait d’accord …

4

14 décembre2009
L.

Annie, une réflexion à 100% partagée ! Bravo !

5

14 décembre2009
Jean B.

Vous voulez que je vous dise ?
1990, nouvelle vague de grèves dans l’enseignement et pour la deuxième fois, les syndicats de toutes les couleurs capitulent dans le désordre le plus total.
Pendant la décennie qui a suivi, les gouvernements successifs de la CF font ce qu’ils veulent face à des enseignants anesthésiés et des syndicats qui se contentent de cacahuètes. La plus grosse, celle que personne n’avait jamais réclamée pendant les grèves de 86 et de 90: les DPPR. Il faut bien la gober, faute d’autre chose ou simplement parce qu’on a besoin du sel qui l’enrobe pour faire passer goût amer des mesures humiliantes visant à contrôler ces carotteurs d’enseignants.
Depuis, les enseignants se consolent en partant à la pré-retraite à 55 ans et en consommant les 182 jours précieusement thésaurisés pendant les années qui précèdent…Et depuis qu’en plus, on annoncé la fin de ces mesures pour 2011, il sont encore plus nombreux à faire la belle et ils n’ont pas tort…
Bref, les statistiques enregistrent un nombre anormal de congés de maladie de longue durée…Il ne faut pas chercher plus loin.
Depuis 15 ans, les profs réclament des mesures d’aménagement de fin de carrière et tout ce qu’on a trouvé, c’est de les pousser dehors en continuant à les payer ce qui ruine la CF et la prive de moyens pour ré-investir dans son enseignement.
Où sont les mesures d’aménagement de fin de carrière réclamées depuis si longtemps? Par exemple la possibilité pour les plus anciens de faire du tutorat, des prestations en CDI (bibliothèques new look) ou en CCM, de la remédiation ou de l’administratif ? Mais tout cela , ce sera encore plus difficile depuis que nos syndicats complètement décollés de leur base n’ont rien trouvé de mieux que d’obtenir la réduction à 3% des heures de NTPP utilisables pour de la coordination.
On devrait au contraire obliger les écoles à utiliser 10% du NTPP pour aménager la fin de carrière des enseignants qui ont toujours leur place à l’école mais peut-être plus en classe…
Jean B.

6

14 décembre2009
mel

« Naturellement, les objectifs ainsi assignés à ce qui restera de l’Ecole publique supposent, à plus ou moins long terme, une double transformation décisive.
D’une part celle des enseignants, qui devront abandonner leur statut actuel de sujets supposés savoir afin d’endosser celui d’animateurs de différentes activités d’éveil ou transversales, de sorties pédagogiques ou de forums de discussion (conçus, cela va de soi, sur le modèle des talk-shows télévisés); animateurs qui seront préposés, par ailleurs, afin d’en rentabiliser l’usage, à diverses tâches matérielles ou d’accompagnement psychologique.
D’autre part, celle de l’Ecole en lieu de vie, démocratique et joyeux, à la fois garderie citoyenne – dont l’animation des fêtes (anniversaire de l’abolition de l’esclavage, naissance de Victor Hugo, Halloween…) pourra avec profit être confiée aux associations de parents les plus désireuses de s’impliquer – et espace libéralement ouvert à tous les représentants de la cité (militants associatifs, militaires en retraite, chefs d’entreprise, jongleurs ou cracheurs de feu, etc.) comme à toutes les marchandises technologiques ou culturelles que les grandes firmes, devenues désormais partenaires explicites de « l’acte éducatif», jugeront excellent de vendre aux différents participants.
Je pense qu’on aura également l’idée de placer, à l’entrée de ce grand parc d’attractions scolaires, quelques dispositifs électroniques très simples, chargés de détecter l’éventuelle présence d’objets métalliques.

extrait très visionnaire? de « L’ENSEIGNEMENT DE L’IGNORANCE ET SES CONDITIONS MODERNES » par Jean-Claude Michéa

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16 décembre2009
Laurence

Le nom de l’organisme auquel nous devons envoyer nos certificats médicaux (pour la C.F.), je ne m’étonne plus de l’image de nous que la société peut véhiculer.

Si j’ai le malheur d’être malade, j’ai deux chefs d’établissement à prévenir, des reproches d’éducateurs dont la salle d’étude est bondées et plus ou moins 120 élèves qui fêteront mon absence du jour (et en parleront jusqu’à la maison).

Quand je pense que si je travaillais dans un bureau, personne ne remarquerait mon absence.
Quand je pense que pour un retard dû à la neige par exemple cela déclenche une catastrophe au niveau de la gestion des élèves, alors oui, mon absence est forcément plus pointée du doigt que dans n’importe quelle autre profession!

Je défie les parents de passer une journée à notre place!Je suis enseignante depuis 4 ans dans le secondaire et je ne m’étonne pas de voir que la plupart de mes anciens camarades du supérieur changent de boulot parce qu’ils ne tiennent plus le coup.

Si nous, enseignants, arrêtions de travailler, de l’institutrice maternelle au prof d’université en passant par le prof de couture, leurs enfants deviendraient des incultes analphabètes et les parents se retrouveraient enfin confrontés à leurs enfants 7j/7 et 24h/24

8

17 décembre2009
Dermience

bonjour

Je regrette votre titre accrocheur qui annonce des chiffres qui devraient permettre une analyse objective.

Malheureusement vous ne nous donnez que de rares chiffres incomplets et fragmentaires qui permettent seulement une réflexion subjective qui laisse l’impression d’une réaction sur la défensive d’une corporation agressée

Évidemment je partage les griefs de mes collègues quant à la pénibilité de la profession et cela mérite bien sûr une réflexion constructive étayée par des chiffres complets

A tous une excellente journée

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17 décembre2009
Dan

Bien sûr, notre métier est débité d’une pénibilité bien supérieure à la moyenne.
Bien sûr aussi, notre métier n’est pas égal en pénibilité entre nous, que ce soit entre les provinces ou entre hommes et femmes.
Les chiffres parlent mieux parfois que des mots :
36% en Hainaut pour par conséquent 64/4=16% de moyenne dans les autres provinces.
Dans mon établissement : 70% de femmes et 30% d’hommes. Absentéisme : 95% et 5%.
Pas question d’en tirer du sexisme primaire ou du provincialisme à oeillères.
Juste une question sociétale basique : l’enseignement doit-il garder des normes uniformes communautaires et les découragements constatés ne sont-ils pas liés aux visions « maternelles » et « paternelles » de la société ?

L’effet « cocoon et maternisant » de la femme porte ses fruits sur quelques enfants au sein d’une petite famille. Il était super beau en théorie mais s’est avéré inapplicable à grande échelle sur des centaines d’élèves.

L’aspect plus sévère et quelque peu militarisé du vieil aura paternel s’est affublé de multiples défauts il y a quelques décennies, mais n’était-il pas simplement le plus adapté à l’éducation d’un grand groupe ?

Mes chères collègues féminines ne font pas moins bien leur métier que moi. Bien au contraire. Elles y sont très impliquées. Trop ! Trop ? Oui, elles ne parviennent plus à faire la rupture entre leur famille et l’école. Elles y font la même chose.Tous les élèves sont leurs enfants. Cet absentéisme, basé sur du psychologique, et non du physique (ou alors appelé épuisement), est lié à cet aspect. Beaucoup de mes collègues sont dépressives de l’état de leurs élèves comme si c’était leurs propres enfants. Il semble y avoir plus de détachement au masculin, bien que, évidemment des exceptions confirment la règle.
La plupart de mes collègues me disent qu’elles ont l’impression de ne jamais arrêter ! Elles me disent aussi que ce sont souvent elles qui prennent les congés de circonstances pour garder leurs enfants malades, alors que nous les pères, le faisons moins.
Ne devrait-on pas privilégier la piste du temps partiel adapté et financièrement intéressant pour celles (ou ceux) à charge de famille et la piste des heures de surcroît à ceux (ou celles) qui peuvent s’investir dans une oeuvre de société de façon plus large ?
Mon analyse n’est certainement pas politiquement correcte mais elle est statistiquement incontournable.
Ah oui : j’ai 28 ans de carrière et 8 jours de congé au total !Ce n’est pas à mon sens un exploit. J’enseigne dans une école en chute libre depuis 20 ans dans un quartier défavorisé. Je fais mon boulot à fond, je m’investis dans l’entreprise « école », je corrige et prépare à domicile, mais le reste du temps, en famille ou en société : JE M’OCCUPE D’AUTRE CHOSE ! C’est mon unique secret.

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17 décembre2009
Stephanie

Et bien moi, je mettrais une partie de ces absences à longues durées sur le compte du système de remplacement.

Quand vous savez que si vous êtes absent 3jours, vous n’êtes pas remplacé, que vos élèves seront transbahutés … et bien vous réfléchissez à deux fois! Et parfois, sur la demande du directeur, et bien vous prenez un certificat plus long afin d’être bien reposée et afin surtout d’être remplacée !

Quand vous voyez le sort des remplaçants quand à eux… payés tellement en retard, paperasserie fastidieuse, inscription au forem à renouveler à chaque fois, etc …. comprenez pourquoi ils préfèrent ne pas rester remplaçants bien longtemps.

A quand un système respectueux? Vous connaissez bcp de métiers où l’on travaille 3 ans pour le même employeur, où l’on se casse la tête à remplacer des personnes malades au pied levé et où la certitude d’emploi n’est tjs pas assurée ??? Au bout de 3 ans ????

Moi pas ! Dans d’autres métiers, le salaire en retard et la précarité d’emploi auraient déjà suffit depuis lgtps à aller manifester dans la rue …

Honteux ce système, tant et si bien que je réfléchis vraiment à changer de métier. Dommage, j’adore le métier sur le terrain …

11

17 décembre2009
JacquesDB

Pourquoi hurler sans arrêt de manière simpliste qu’il y a une grande pénibilité de notre métier?
Quand vous dites cela en société, vous faites rire de vous !

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17 décembre2009
pascal

Ce que les chiffres ne disent pas c’est ce qu’il y a derrière cet « absentéisme ». (Bien vilain mot d’ailleurs, péjoratif, laissant penser que les absences ne sont pas justifiées )

Ces absences sont-elles médicales ou pédagogiques ?
Quand on sait que l’on DOIT se former un minimum de journées par an, et que la plupart des formations ont lieu pendant les périodes scolaires, il n’est que normal que les profs s’absentent pour les suivre !

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17 décembre2009
louis

Désolé pour les 3% ‘ NTPP de Jean B. mais il est très important que CF nous donne les heures nécessaire à la gestion de l’école. Ce n’est pas aux profs à devoir prendre des classes trop peuplées pour cause de manque d’NTPP pour de la gestion d’école.
Ça aussi rend l’enseignement de qualité moindre, quand vous êtes devant 30 élèves, dont n% ne sont même pas encadrés par les parents et donc en difficultés.

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17 décembre2009
philverzel

Pourquoi encore parler de ce taux d’absentéïsme ? Encore développer le sentiment de culpabilité des enseignants ?
Tu n’as pas d’autorité, tu es en retard dans tes corrections, Vos préparations ne sont pas suffisantes et mal adaptées, que faites-vous pour ces élèves en difficulté, qu’avez-vous préparé en cas de niveaux différents dans votre classe, vous n’avez pas encore terminé les comptes dîners ? Mais que faites-vous pour punir « machin » qui embête mon enfant qui lui ne fait jamais rien ? …

Combien de situations qui ont le don de culpabiliser l’enseignant : moi,qui demande du bon travail aux enfants, j’ai l’impression d’être nul, de ne pas être du niveau…

Alors certains craquent: changement d’orientation ou … soucis de santé physique et , parfois , mentale.

Encourageons-nous, travaillons en équipe ! Nous ne sommes pas nuls, mais il faut être solidaires. Partageons nos réussites, épaulons les jeunes profs, sauvons -nous nous-mêmes … comme d’hab.

Bonnes fêtes de fin d’année 2009

15

21 décembre2009
pat

Pas sûr qu’il y ait plus d’absentéisme dans l’enseignement qu’au TEC ou ailleurs. Mais si on disait ça des autres, ils partiraient en grêve de suite ! Tandis que les profs, ça fait le dos rond…

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23 décembre2009
franufle

« Pourquoi hurler sans arrêt de manière simpliste qu’il y a une grande pénibilité de notre métier?
Quand vous dites cela en société, vous faites rire de vous ! »
dit JacquesDB

Les gens rient moins quand des profs se suicident ou finissent à l’hôpital après avoir été agressé physiquement. Des expériences concrètes comme le relatent nos deux collègues devraient ouvrir les yeux de ces personnes :

« Ces profs qu’on assassine » de Véronique BOUZOU et

« Madame, vous êtes un prof de merde » de Charlotte CHARPOT

Les écoles minimisent toujours les faits de violence car ils constituent évidemment une contre-publicité. Personnellement, dans une région plutôt rurale, j’ai été agressé 3 fois en 15 ans, cela fait réfléchir !

17

29 décembre2009
plectrude

Pour Dan, je me suis reconnue à 100% dans votre analyse, je suis institutrice maternelle depuis 14 ans et effectivement je prend trop à coeur mon quotidient dans une école très défavorisée,je pense également que l’enseignant masculin fait souvent plus « la part des choses  » que nous, ce qui était ma force (une forte empathie) se retourne contre moi au fil des années…votre commentaire m’éclaire.

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19 janvier2010
Lalieux Françoise

Je vais bien malgré moi augmenter ces statistiques! Et en plus de la douleur physique, je ressens une douleur morale…Tous les profs que je connais sont des gens courageux et réellement passionnés par leur métier. Des encouragements seraient bien plus efficaces que les critiques…

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20 janvier2010
mermoz

Encore!
Je suis un vieux prof qui se demande s’il va ou non utiliser ses droits de pré retraite à 55 ans.En effet, je suis épuisé de constater chaque jour la dégradation de mon statut, de mon métier, de mon école, de mon image dans la société. Aujourd’hui, nos écoles sont devenues des petits commerces où il faut AVANT TOUT sauvegarder le nombre d’élèves quitte à les recruter auprès des juges de la jeunesse….Merci Madame Onckelinckx!
Sans compter que depuis 30 ans, jamais je n’ai disposé de matériel adapté ( 30 dictionnaires reçus en 30 ans), que je suis toujours tenu d’avancer l’argent des photocopies (sans être tjs remboursé),que je suis soumis aux diktats de proviseurs (de quel droit?) de directions nommées par les amis de leurs amis (sans compétences le plus souvent); que je subis des réformes pédagogiques non expliquées , floues et sans moyens (le rénové par exemple)…et qu’en ce moment,une vague de « missi dominici » débarque dans les établissements (la CF a engagé 3 fois plus d’inspecteurs que de conseillers pédagogiques).Tout cela fatigue au point que chaque matin, je me demande pourquoi j’y vais encore.
Quant aux élèves,outre le niveau en chute libre, il faut bien dire qu’ils ont bien compris le message contenu dans le « Décret mission  » de Laurette.
Les profs sont des précepteurs qui reçoivent des gages et qu’ il est bon de surveiller , de contester, contre lesquels il faut recourir…….
Alors voilà pourquoi je pense à quitter ce Titanic en faillite qu’est la CF…..

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20 janvier2010
Biermans

N’oublions pas que pour s’absenter,il faut un certificat médical … comme pour les élèves mdr. En effet, avec la complicité des parents et du médecin, nous constatons l’absence d’élèves en pleine forme, ceci vaut aussi pour les enseignants.
Mais évidemment quels sont les comptes que doivent rendre les médecins ? Bizarrrre … quels sont les comptes doivent rendre les profs d’unif ? …. et oui il y a encore du chemin à faire pour quitter des pratiques moyennageuses.

21

20 janvier2010
Echocynique

@JacquesDB

Je ne crois pas que les pompiers, les gardiens de prison, les ouvriers de la sidérurgie, les chauffeurs de taxi, et des dizaines d’autres rigolent.

Ils invitent les profs à venir voir ce qu’est un « métier pénible »…

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20 janvier2010
jean

Je me présente Jean,je suis professeur de pp dans le secondaire depuis 6 ans.Je viens du secteur privé .J’ai travaillé pendant 15 ans (horeca)horaire variable 5 j semaine restaurant ouvert 365j horaire affiché 3 sem à l’avance (bonjour la débrouille pour rendez-vous,enfants,etc..)quand il y avait un absent obligé de rester à sa place pour le service.J’étais chef d’équipe jamais de félicitations ,jamais assez de chiffre d’affaire pas assez de productivité,de rendement,les congés pendant les vacances scolaire oublié les vacances d’été 3 sem maximum au bon vouloir du chef.Le salaire?1500/m travailler le dimanche soir pour 9.80eur de l’heure .38 h semaine.Alors svp arreter de parler de métier pénible.Je suis maintenant au paradis Au revoir rendement,chiffres productivité,marge bénéficiaire,travailler pour deux quand votre collègue est malade car il n’est pas remplacé sinon cela fait chuter la productivité.
Les professeurs de pp qui viennent du privé et donc peuvent comparer savent de quoi je parle.
Jean,un prof heureux et beaucoup moins de stress que par le passé.

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21 janvier2010
Ben Amar

Bonsoir, je n’ai plus la chance d’enseigner depuis quelques années malgré mes multiples efforts afin de trouver une école. Mais j’ai eu la chance de me rendre à l’école et d’enseigner pendant les 4 ans même en étant malade et la voix perdue. Ce n’était pas attirer la pitié ni la vantardise seulement le fait que j’aime enseigner et tant que j’ai cette flamme je me rendais à l’école malgré le visage déçu de certains des élèves.

Ahmed

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21 janvier2010
Anne K-T.

Tout à fait d’accord avec Jean. Je viens du privé où j’ai travaillé une vingtaine d’années.
Alors l’enseignement, c’est le paradis !
Je ne comprends pas les profs qui râlent tout le temps, s’estiment mal payés, mal compris. Peuvent-ils imaginer le luxe d’arrêter de travailler toutes les 5 à 7 semaines pour se reposer ? Dans le privé aussi, on a besoin de se reposer, on s’use (la preuve : je suis venue à l’enseignement). Mais on n’a que 4 à 5 semaines par an que l’on décompte jour par jour.
Peuvent-ils s’imaginer ce que c’est d’avoir un chef qui intervient dans son travail, dont les objectifs dépendent de celui de ses collaborateurs et qui les presse ? On est vraiment assez libres dans l’enseignement et on n’a peu de comptes à rendre…
Je pense de plus qu’il y a un mythe : celui du prof mal payé. Oui, en début de carrière. Mais avec les années, le salaire est selon mes normes acceptable voire même dans de nombreux cas comparable, surtout quand on tient compte des prestations (même s’il faut préparer ses cours, assister à quelques réunions, etc).
Dans le privé, on a aussi des tas de frais (ne fût-ce que les normes d’habillement, les choses qu’on n’a pas le temps de faire soi-même et qu’il faut acheter plus cher mais toutes faites,…).
Que dire alors de la sécurité absolue d’emploi des profs nommés… Dans le privé, il y a un poids permanent et souvent des inquiétudes répercutées sur les travailleurs quand les choses vont moins bien.
Que les profs qui râlent viennent faire un stage dans le privé, ils sauront ce que c’est et n’évoqueront pas toujours ce mythe du travail moins pénible, mieux rémunéré, etc.
Peut-être se comparent-ils à quelques oiseaux rares du privé ?

D’accord toutefois avec un correspondant qui demande de s’intéresser aux remplaçants. Selon moi, eux en auraient besoin. Mais comme ils ne sont pas la majorité, ne sont pas nommés,… On peut les comparer aux intérimaires du privé qui vivent aussi une situation comme celles-là, et qui méritent eux aussi qu’on s’intéresse à leur sort.

25

21 janvier2010
Echocynique

Je propose aux profs qui trouvent leur métier « pénible » d’aller faire un stage en entreprise.

Ils comprendront vite!

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22 janvier2010
tossut

echocynique travaille probablement dans une école d’enseignement général avec d’excellentes options. dans ce cas, évidemment le boulot de prof est bcp plus cool. je l’inviterai cependant à enseigner un mois dans une école professionnelle bruxelloise dont je tairais le nom et là il dirait, oui, le métier de prof c’est un métier très pénible. la critique est facile, mr echocynique…

27

22 janvier2010
bubunoc

Chaque école est différente. je comprends tout à fait les profs démotivés qui sont dans des écoles à discrimination positive et qui ne savent jamais à quelle sauce ils vont être mangés.

28

22 janvier2010
Prof PP

La notion de pénibilité me laisse perplexe : qu’est-ce qui la détermine, dans nos propres représentations mentales ? Nos propres exigences : parfois, mais c’est alors à nous de les moduler. Nos rapports avec la hiérarchie ? Communs à toutes les professions, avec cette nuance que, dans notre profession, la « mission » du directeur a changé,avec la fameuse (et fumeuse) lettre de mission qui transforme nos directeurs en franchisés de fast-food (demandez aux anciens directeurs, à ceux qui structuraient leur école). Le risque physique ? Réel dans certains établissements, rarement reconnu dans ces mêmes écoles. Les contacts avec les élèves ? Merci, je vais bien et ça se passe bien, en D+ pourtant :-) La faible reconnaissance de notre métier ? Au gré des variations saisonnières…

Nous avions tous une idée préalable de notre boulot avant de nous y lancer. Et il nous est pénible de constater que notre envie d’enseigner se retrouve résumée selon les envies de communication de la presse ou du monde politique sur un métier que tout le monde prétend connaître. Et pourtant, même-moi, qui ne suis plus un perdreau de l’année, je ne saisis que des parties de mon métier, et je ne parle que de ce qui reste purement objectif…

je me refuse à sanctuariser mon boulot mais j’y vois des moments pénibles, des charges fastidieuses, des gâchis ineptes : tout ce que j’oublie quand ça « marche » en classe.

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22 janvier2010
Catherine Tilquin

Hoooo ! il n’y a pas que dans les écoles en D+ que les profs sont épuisés, démotivés etc etc… bubunoc

Encore un mythe!!!

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23 janvier2010
Schöner David

Je rappelle qu’absentéisme signifie absence illégale. Je ne connais pas ce problème dans l’enseignement du côté des enseignants, mais bien du côté des élèves.

31

23 janvier2010
Echocynique

Non Echocynique ne travaille pas au paradis.

Si vous dites que certains profs, dans certaines écoles ont des moments très durs, j’adhère tout à fait.

Mais faire croire que le métier de prof en tant que tel est pénible n’est pas exact.

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23 janvier2010
jean

Je ne discute pas le fait que certains professeurs trouvent le travail pénible ce que je trouve pénible se sont les personnes qui se plaignent sans cesse (pas que les professeurs) mais combien se plaignent sans jamais rien changer .Personnellement j’étais dans un travail dans le privé que je trouvais pénible, j’ai entrepris des cours du soir pendant 3 ans pour pouvoir enseigner mon métier de base. J’ai quitté mon travail où j’avais un CDD et la sécurité d’emploi pour un contrat de 1 an renouvelable chaque année et je me sens bien moins stresser depuis 6 ans avec mes 20h semaine contre 40h dans le privé d’accord j’ai des préparations et du travail chez moi mais je n’ai plus le boss derrière mon épaule. Alors chacun est libre de râler, de trouver son travail pénible mais depuis 20 ans j’en ai vu des personnes râler pour le travail mais combien de ces personnes changent de travail ? Très peu risquent leurs places, beaucoup de personnes ont peur de changer, beaucoup trop de personnes subissent la vie sans vivre leurs envies, leurs rêves .Chacun a son destin en main et le soleil brille pour tout le monde. Aujourd’hui je suis enseignant et heureux dans mon travail mais demain si je trouverai mon travail trop pénible et stressant je n’hésiterai pas et de nouveau je changerai de route. Petite précision je ne suis pas dans un enseignement général avec d’excellentes options, non je suis dans l’enseignement spécialisé avec des élèves caractériels (insultes, agressif, arrogant, violent avec les professeurs).Jean

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27 janvier2010
atria

Bonjour,
j’ai une question assez précise et je désirerais vraiment une réponse si vous la détenez. Je suis étudiante en troisième année de licence et je souhaiterais savoir si les professeurs ont le droit de répercuter les absences de leurs élèves sur les notes? En effet plusieurs de mes professeurs font cela alors que plusieurs d’entre nous ont soit des petits boulots (parfois non déclarés) soit des problèmes d’argent (à cause des bourses tardives). Est-ce légal?

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