Le MR a bien pris note de la nouvelle tombée ce matin et reprise en boucle par tous les médias : le gouvernement PS-Ecolo-CdH s’est entendu sur le nouveau texte fixant les modalités d’inscription en 1ère année secondaire pour l’année prochaine (et les suivantes, peut-être…). La chef de groupe MR au Parlement de la Communauté française., Françoise Bertieaux juge le texte encore trop compliqué et, après lecture, pose quatre questions :
- Ce nouveau système permettra-t-il réellement que l’on ne se retrouve pas, comme à la rentrée 2009, avec des enfants sans école ? Et, le cas échéant, qu’est-il prévu pour ces enfants, sachant que le risque est grand à Bruxelles et en Brabant wallon ?
- Dans certains quartiers dits « favorisés » ou « défavorisés », le critère géographique ne va-t-il pas plutôt renforcer le phénomène de ghettoïsation qu’engendrer plus de mixité sociale?
- Quid des 3.000 enfants issus de la périphérie et des élèves francophones scolarisés dans l’enseignement primaire néerlandophone ?
Et se rappelant les pépins informatiques (bugs dans les logiciels permettant de classer les élèves) qui avaient complètement bouleversés les inscriptions à Bruxelles, l’an dernier, la députée s’interroge : « quelles garanties auront également les parents que les données ont été traitées correctement ? »
Qu’est-ce qu’une école défavorisée?
Et de regretter :
Un autre souci a été écarté par cette majorité : en effet, cela a déjà été rappelé, mais les critères, encore aujourd’hui utilisés pour déterminer quelle école peut être considérée comme « défavorisée », sont obsolètes et ne tiennent pas compte de la situation individuelle de l’élève. Si je peux me réjouir pour tous les parents et directions d’écoles qu’une solution soit enfin dégagée, je ne suis pas certaine d’une part que ce système se montrera juste et évitera les péripéties du passé ; d’autre part que l’objectif de mixité sociale soit un jour atteint de cette façon.