Inscriptions repoussées : les écoles mécontentes

Nous vous en parlions cette semaine, les inscriptions en 1ère année secondaire pour la rentrée scolaire 2010-2011 ont été repoussées au mois d’avril alors qu’elle auraient dû débuter le 8 mars prochain. Le Conseil d’État a souhaité s’accorder deux semaines supplémentaires avant de rendre son avis sur le texte (décret « mixité », nouvelle formule) déposé par la ministre de l’Enseignement obligatoire, Marie-Dominique Simonet… Cela rend donc impossible l’organisation des inscriptions avant les vacances de Pâques, la ministre souhaitant communiquer largement à destination des parents pour leur présenter les dernières modifications par rapport à l’année dernière.

Ce retard ne va pas manquer de poser certains problèmes pratiques dans les écoles. Les directions, comme les parents, sont une nouvelle fois pris en otage… Et manifestent leur ras-le-bol. Lili Verlent, Préfète de l’Athénée Maurice Carême à Wavre, doit chaque jour répondre à de nombreux coups de téléphone de parents inquiets et désorientés.

On a régulièrement des contacts téléphoniques… Parfois des parents qui viennent nous demander de vive voix : « Où en est-on? Que se passe-t-il? Quand peut-on commencer les inscriptions? » Donc, il y a une angoisse, un stress vraiment certain qui en plus se répercute sur leurs enfants qui sont en 6e année primaire.1

Par ailleurs, plus on tarde à inscrire les élèves, plus grandes sont les difficultés à organiser l’année scolaire qui suit. De difficultés en difficultés… Vous avez dit « effet domino »?

On va avoir des difficultés à prévoir l’encadrement, les enseignants, la répartition au niveau des classes, le choix des options… Moi je fonctionne ici avec de l’immersion en anglais… Et c’est une organisation encore bien plus particulière parce que s’il me faut un enseignant supplémentaire, il faut mettre en place un maximum de choses pour l’avoir, etc.

Sans oublier les séances d’information des parents, retardées elles aussi et des journées d’accueil des nouveaux élèves. Le calendrier est à nouveau chamboulé. Assez ! D’autant que dans de nombreuses écoles, le sentiment de payer pour quelques établissement bruxellois qui posent problème est bien là.

On regrette de devoir être handicapés par cela. Ne serait-il pas concevable d’accompagner de manière plus précise les écoles qui ont ces problèmes et de veiller de manière plus large au bon fonctionnement de l’ensemble?

Alors, les inscriptions, c’est pour quand finalement? Cela dépendra de la réponse du Conseil d’État. Certains avancent la date du 19 avril. Mais bien malin celui qui pourra dire ce qu’il en sera demain… On a en déjà tellement vu.

  1. JT RTBF – 26.01.10 []

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2 réponses à Inscriptions repoussées : les écoles mécontentes

  1. Biermans dit :

    Combien d’écoles inscrivent toujours au mois d’août ?
    Je reconnais que la c’est trop tard pour une bonne organisation. Sinon fin juin, c’est suffisamment tôt.
    Il n’y a vraiment que les écoles « élitistes » qui terminent les inscriptions en septembre de l’année précédente lol !
    Surtout qu’il faut avoir terminé l’année pour connaître la réussite au CEB (99,9%!).
    Donc, malgré toutes les objections que j’ai faites sur le décret précédemment, je ne vois pas vraiment où est le prob. (ouf, cool ce coup-ci)

  2. michou dit :

    La motivation de la régulation des inscriptions est depuis 3 ans : augmenter la mixité sociale pour lutter contre l’échec scolaire. L’argument principal est que l’effet de pair (influence entre élèves) sera positivement favorable pour tous les élèves. Or les études internationales montrent que cet effet est faiblement significatif et que les effets positifs dépendent surtout des formations de professeurs, de la connaissance de la langue d’apprentissage par les élèves, de la discipline en classe et de l’organisation générale de l’établissement. L’effet de pair existe mais vient se greffer sur les autres éléments.
    Alors comment mettre en place de tels décrets avant de former les professeurs à l’hétérogéinité (?il n’y a presque pas de formateurs à cet effet); avant de renforcer les connaissances en français des élèves faibles; avant de rétablir un minimum de respect du professeur en classe?
    De plus, en quoi des critères de classement fondés essentiellement sur la proximité géographique du domicle et de l’école, donc fondée sur les quartiers, vont permettre d’avoir cet effet de pair tant espéré? Les quartiers sont homogènes et donc les classes seront homogènes…

    La mixité sociale est importante pour l’intégration sociale mais pour lutter contre l’échec scolaire et la dualisation scolaire à Bruxelles ce n’est que l’un des éléments de la recette et il ressort plus d’une garniture que des ingrédients principaux!