Le gouvernement de la Communauté française a fixé ce jeudi 4 février la période des inscriptions en première année du secondaire. Il s’agit des deux semaines (au lieu de trois, ce qui était initialement prévu) comprises entre le 26 avril et le 7 mai prochains. C’est suite au délai demandé par le Conseil d’État, qui souhaitait deux semaines supplémentaires avant de rendre son avis sur le projet de décret sur les inscriptions scolaires et la mixité sociale, que le gouvernement a été obligé de repousser la date des premières inscriptions.
Compte tenu de ce report, l’ensemble du calendrier d’adoption de l’avant-projet de décret doit être revu. Il faut en effet tenir compte du calendrier parlementaire, des congés scolaires et du temps nécessaire à l’information des familles avant l’ouverture de la période d’inscription.
Le gouvernement précise que la grande majorité des familles seront informées très rapidement de la confirmation de leur inscription, plus de 90 % des établissements ne connaissant pas de difficultés pour inscrire tous ceux qui le souhaitent. « De plus, pour ce qui concerne les écoles dites ‘complètes’, 80 % des places seront attribuées directement par les écoles », rappelle-t-il.
Quant aux dossiers qui devront être traités par la Commission interréseaux de régulation des inscriptions (CIRI), ce travail sera effectué jusqu’à la fin du mois de mai, les familles devant être informées de leur situation dans la foulée.
L’avis du Conseil d’État devrait être connu mardi prochain.1
- Belga – 4.02.10 [↩]
La motivation de la régulation des inscriptions est depuis 3 ans : augmenter la mixité sociale pour lutter contre l’échec scolaire. L’argument principal est que l’effet de pair (influence entre élèves) sera positivement favorable pour tous les élèves. Or les études internationales montrent que cet effet est faiblement significatif et que les effets positifs dépendent surtout des formations de professeurs, de la connaissance de la langue d’apprentissage par les élèves, de la discipline en classe et de l’organisation générale de l’établissement. L’effet de pair existe mais vient se greffer sur les autres éléments.
Alors comment mettre en place de tels décrets avant de former les professeurs à l’hétérogéinité (?il n’y a presque pas de formateurs à cet effet); avant de renforcer les connaissances en français des élèves faibles; avant de rétablir un minimum de respect du professeur en classe?
De plus, en quoi des critères de classement fondés essentiellement sur la proximité géographique du domicle et de l’école, donc fondée sur les quartiers, vont permettre d’avoir cet effet de pair tant espéré? Les quartiers sont homogènes et donc les classes seront homogènes…
La mixité sociale est importante pour l’intégration sociale mais pour lutter contre l’échec scolaire et la dualisation scolaire à Bruxelles ce n’est que l’un des éléments de la recette et il ressort plus d’une garniture que des ingrédients principaux!
« Le statut socio-économique du quartier affecte fortement les aspirations, attitudes et motivations de ceux qui évoluent dans ce quartier et, par conséquent, la réussite scolaire. En d’autres termes, tout se passe comme si les enfants étaient influencés par le comportement et le statut de ceux avec qui ils se socialisentou de ceux qu’ils acceptent comme modèles… »
Pour ceux qui douteraient encore que trop axé sur la proximité du seul domicile (pourquoi pas le lieu de travail par exemple également?)
http://iussp2009.princeton.edu/download.aspx?submissionId=91425
100% d’accord avec toi Michou.
Nos politiques (et journalistes aussi),oublient les éléments qui influencent les difficultés d’apprentisage de nos têtes blondes pour se limiter à une voire 2 (pour les meilleurs lol).
Beau récapitulatif.