Une nouvelle étude le pointe du doigt, la qualité de notre enseignement est en chute libre. Cette enquête, intitulée « L’école de la chance » et publiée dans le numéro de février de la revue ‘Regards économiques’ de l’UCL, confirme, à partir d’une analyse scientifique, le caractère très inégalitaire de l’enseignement en Belgique et particulièrement en Communauté française. Les auteurs de l’étude, le professeur d’économie Jean Hindriks et le chercheur de l’Université de Gand Marijn Verschelde, n’y vont pas par quatre chemins : il y a encore du travail pour que notre enseignement puisse rivaliser avec les pointures mondiales… dont nos voisins flamands font partie ! Alors, pourquoi une telle médiocrité?
Certains pourraient penser que notre enseignement reste dramatiquement sous-financé. Raté ! Ce n’est pas faute d’investir dans les écoles… Les moyens financiers alloués à l’enseignement en Communauté française sont suffisants et même parmi les plus importants de l’OCDE. Mais c’est l’utilisation de ces moyens qui pose problème.
On constate par exemple qu’on dépense beaucoup moins dans l’enseignement primaire que dans l’enseignement secondaire. Or quand on s’occupe de l’égalité des chances, c’est dès le primaire que les écarts se creusent… on veut agir en début du secondaire… et c’est alors trop tard.
Un financement digne de celui des pays nordiques…
D’autres aiment à signaler qu’il n’y aurait pas assez de profs dans nos écoles. Encore raté ! On compte même un enseignant pour 10 élèves en Communauté française : un des meilleurs résultats de l’OCDE ! Mais attention, ce chiffre masque une réalité plus complexe. Dans la pratique, trop d’enseignants ne seraient pas – ou plus – en classe.
On n’a pas un problème d’effectifs mais d’allocation de répartition de ces effectifs, où on a finalement une bonne partie des enseignants qui ne sont pas dans les classes ! Ils sont soit détachés dans des cabinets ou des administrations, soit en congés maladies ou en départ prématuré à la retraite.
Toujours selon cette étude, les enfants issus de familles modestes sont trois fois plus nombreux dans les filières professionnelles en Communauté française et quatre fois plus nombreux en Communauté flamande. « Les enfants de milieux défavorisés sont réorientés dans les filières faibles (professionnelles et techniques majoritairement), tandis que les enfants de milieux aisés sont retenus dans la filière générale, qui est la première division en quelques sortes », explique M. Hendriks. Voilà qui fait de notre enseignement l’un des plus inégalitaires au monde. A dire vrai, seuls le Mexique et la Hongrie font pire que nous. Un comble quand on dépense presque autant pour notre éducation que les pays nordiques !1
… mais des résultats aussi misérables que ceux du Mexique
La ségrégation sociale se fait donc entre les filières, mais aussi entre les établissements scolaires. Les auteurs de l’étude relèvent ainsi que 73% des élèves en retard scolaire se concentrent dans 25% des écoles qui ont de faibles résultats dans les enquêtes PISA (Programme for International Student Assessment) de l’OCDE.
Pour les auteurs de l’étude, la solution est évidente. Il faut rendre à l’école son autonomie, non pas dans la sélection de ses élèves, mais bien dans l’allocation de ses budgets et la gestion des ressources humaines du corps professoral.
Prosper Boulanger conteste les conclusions de cette étude
Pour le représentant « enseignement » du syndicat chrétien, les chiffres sont faussés par la concurrence que se livrent les différents réseaux d’enseignement.
On fait dire à des moyennes statistiques un peu n’importe quoi. C’est vrai qu’il y a des options peu peuplées. Mais là où il y a des classes peu peuplées, c’est là où le régime des options est à ce point large, là où des établissements développent toute une série d’options en fin de scolarité secondaire de manière à garnir la vitrine, là où des écoles se font concurrence pour attirer davantage d’élèves. Un des éléments de la concurrence, c’est l’offre d’études que présente chaque établissement…2
C’est certain, voilà des chiffres dont on va encore entendre parler… et voilà un nouveau portrait peu flatteur de notre enseignement. Notez que Jean Hindriks sera présent à la 3e journée Enseignons.be, le 17 avril, à TechnoFutur Tic (Gosselies). Il viendra nous entretenir de ses récents travaux et nous expliquera pourquoi l’enseignement flamand est meilleur que l’enseignement francophone.
comme si nous faisions le tri en fonction du dossier administratif…la différence? les centres d’intérêt dans les familles, le niveau du vocabulaire, la combativité,les parents qui suivent etc Moins bons que les Flamands? leurs programmes seraient plus explicites,on n’a pas peur d’exiger ni d’évaluer fréquemment,le redoublement n’est pas La solution miracle etc Au-delà de pratiques différentes, il y a quand même peut-être une question de mentalité
Mes enfants sont dans une école dite « élitiste » de la région de Charleroi : enseignement de qualité, qui forme réellement au supérieur, avec une volonté de transformer les enfants entrés en 1ère en jeunes adultes en sortant de rétho. L’élitisme de cette école est uniquement basé sur un critère : le travail ! Il y règne une grande mixité sociale et même ethnique ou religieuse, mais tous les étudiants qui réussissent partage l’envie de travailler, d’apprendre, de grandir. Et, derrière eux, évidemment, le rôle des parents est fondamental ! Evidemment, celui qui ne veut pas travailler se rend vite à l’évidence : il sera beaucoup plus « cool » dans une autre école. C’est ainsi que les « bonnes écoles » assèchent le terrain autour d’elles en attirant les « bons élèves » : les « mauvais » ne se risquent pas dans une école réputée exigeante. Et les premiers complices sont les parents qui choisissent pour leur progéniture la voie de la facilité.
L’enseignement est le domaine où les progrès sont les plus lents ! La méthode la plus efficace pour enseigner la lecture est la méthode globale . Elle a été mise au point au début du siècle passé . Qu’en est-il actuellement ? Où est-elle appliquée ? En France , elle est même interdite !
Parce que mal comprise et mal appliquée ! J’ai demandé à un enseignant qui avait travaillé pendant 40 ans dans une classe quelle méthode il utilisait pour enseigner la mathématique et il n’a pu me répondre !
Ne soyons pas surpris des résultats !
Certains enseignants enseignent encore comme au XIX siècle . Il y a une quinzaine d’années , on a introduit , à grands frais , des ordinateurs dans les écoles .Personne , ou presque , ne pouvait s’en servir !
Ne soyons pas étonnés ! Il y a un manque sérieux d’efficience !
Ceux qui prônent des réformes ne sont plus sur le terrain , ce sont des professeurs d’université , des inspecteurs débordés par les tâches administratives . L’inefficacité se situe à tous les niveaux !
Professeur de français depuis vingt-trois ans, je serais tout aussi incapable de dire quelle méthode j’utilise pour enseigner. Comme si il y avait UNE méthode valable pour des individus différents et des classes différentes!Comme si le fait de ne pas savir nommer la stratégie que l’on utilise à tel ou tel moment faisait d’un enseigant un mauvais prof.
« On n’a pas un problème d’effectifs mais d’allocation de répartition de ces effectifs »
Oui et les centaines de cas où deux écoles de réseaux différents, distantes parfois d’à peine quelques kilomètres, proposent des options équivalentes. Résultat : deux profs pour 2 groupes de 10 élèves au lieu d’avoir un prof pour 20 élèves !!! Les moyens dégagés en supprimant ces réseaux d’un autre âge permettraient sans doute de mettre le paquet en primaire dans les apprentissages de base. Mais vous avez dit « volonté politique » ?
Monsieur Hindriks est un grand spécialiste des recopilations de chiffres et de pourcentages. Il faut l’excuser pour ses maladresses et ses incompétences dans le monde de l’éducation qu’il prétend « étudier ». Peut-être a-t-il étudié dans un collège flamand, ce qui expliquerait ses préférences. Quant à comparer avec le Mexique, monsieur Hindriks, derrière son bureau et sa calculatrice devrait se rendre une fois sur le terrain, peut-être finira-t-il par comprendre que les politiques et les sousous de l’enseignement ne se représentent pas seulement par des petits calculs derrière son bureau. Quand verra-t-on la qualité à travers d’autres prismes que ceux de la statistique hautement interprétative (et j’en sais quelque chose!)? Quand cessera-t-on de donner voix à des moines calculateurs qui n’ont jamais mis les pieds dans une école. Ah, c’est vrai, monsieur Hindricks « connaît » le milieu scolaire à travers ses enfants, dit-il dans un autre de ses articles fumeux contre l’enseignement (lui il dira « pour » l’enseignement). Mais je dois lui reconnaître une habilité: celle de savoir faire du bruit autour de soi en dénigrant la qualité foncière des enseignants en particulier, pour arriver à se créer une petite voie dans le parc des « intellectuels » illustres. On parle encore une fois de quantités et non de qualité. Quand ferons-nous enfin une étude intéressante sur la base de ce que vivent quotidiennement les professeurs! Et personne d’autre. Là et nulle autre part, se trouve la vraie source des informations nécessaires pour enfin améliorer la politique d’enseignement en Belgique. Mais il est vrai que les profs ne sont pas intéressants: ils ne sont pas rentables… Mais pourtant c’est là que se trouve la source vive d’une possible solution. Des tonnes de profs ont l’expérience, la connaissance et l’intelligence de pouvoir opiner sur le thème, et beaucoup mieux que n’importe lequel de ces oiseaux de mauvaise augure. Si vous allez écouter ce monsieur, ou d’autres du même acabit, préparez-vous à réagir et non pas à boire ses chiffres, il est temps je le répète qu’on nous laisse la parole ou qu’on la prenne. A bon entendeur…
M. Hindriks, j’ai lu un article sur votre analyse dans un grand quotidien.
Je suis assez surpris de constater que vous (ou le journaliste) manipulez les informations. En effet, vous comparez le nombre d’heures des enseignants du technique (sans préciser qu’il s’agit des cours techniques) avec ceux du général. Mais, vous ne précisez pas le nombre d’élèves par classe !!! et je ne prends la qu’un exemple mais je ne vais pas m’étendre sur ce sujet car comme je l’ai déjà dit ENSEIGNANT = beaucoup de situations différentes en fonction du lieu, de l’école, du type d’élèves, du cours, … J’espère que votre analyse qui se veut universitaire a tenu compte de tous ces paramètres (puisque vous aimez les NOMBRES, il est facile de calculer le nombre de possibilités lol).
P.s. avec la réserve que ma remarque part d’un article et non de l’original de votre analyse.
Dans l’étude, est-il tenu compte de l’immigration, de la langue utilisée à domicile, … ?
à Hannecart : »Evidemment, celui qui ne veut pas travailler se rend vite à l’évidence : il sera beaucoup plus « cool » dans une autre école. C’est ainsi que les « bonnes écoles » assèchent le terrain autour d’elles en attirant les « bons élèves » : les « mauvais » ne se risquent pas dans une école réputée exigeante. Et les premiers complices sont les parents qui choisissent pour leur progéniture la voie de la facilité. »
Que faites vous des enfants qui voudraient travailler mais ont besoin de plus d’aide et de temps ?
Quant aux écoles qui « assèchent » le terrain, qui êtes-vous pour vous permettre de tenir de tels propos ? J’espère pour vous que JAMAIS vous ne serez obligé(e) de marcher, de galérer dans le désert que vous décrivez (en connaissance de cause ?)!D’ailleurs, ne pas partager l’eau pour arroser TOUTES les classes est un réel égoïsme !
Moi aussi, je veux le meilleur enseignement pour mes enfants, mais pas un qui apprend à dénigrer !
Jean Hindriks a le mérite de démontrer dans une analyse sérieuse ce que beaucoup ont comme comme impression. En Communauté française, réussir semble être devenu un gros mot, l’égalité est le plus important, peu importe le niveau. Et surtout, il est interdit d’avoir des solutions spécifiques adaptées aux problèmes locaux. Car les statistiques que Prosper Boulange dément sont pourtant le fruit incontestable des réalités bruxelloises qui plombent celles de Wallonie, meilleure.
Trois poches ou zones scolaires sont à traiter d’urgence : le croissant rouge du nord-est de bruxelles (molenbeek-anderlecht-st gilles-forest pour partie); le nord-ouest de Liège et le Centre et l’Est du Hainaut. Ces chiffres sont connus depuis plusieurs années, sont pointés depuis plusieurs années comme problématiques mais personne n’agit. Notamment, les syndicats, au nom de leur statut unitgaire, ne permettent pas de développer des politiques de gestion des ressources humaines adaptées et qui font en partie le succès des écoles finlandaises (le directeur étant responsable de engagements de professeurs et de l’utilisation des ressources; les budgets inspections ayant été réaffectés à la rémédiation intensive des plus faibles…) Bref tout l’inverse de chez nous.
Nos voisins et cousins flamands l’ont compris et se sont engagés dans cette voie. Est-ce pour cela que la COmmunauté française ne peut souffrir que leurs inspecteurs viennent vérifier les écoles francophones de Flandre?
@Pierre Praye… non la méthode globale n’est PAS la meilleure méthode pour apprendre à lire. Elle peut être « bonne » (mais j’ai de gros doutes) pour certains enfants mais pas pour tous.
J’ai cotoyé de nombreux psychologues et logopèdes et tous s’accordent à dire que pour de nombreux enfants il faut d’abord passer par le son par les syllabes…puis intégrer le global. Pourquoi tant d’enfants doivent-ils avoir besoin de soins logo???? Parce que simplement, ils font ce que les anciens instits. faisaient avant…ils cadrent les enfants qui aujourd’hui apprennent souvent comme on prend un apéro ou un plateau de fromage : un peu de tout de manière superficielle.
Bonjour,
Mes enfants sont dans une école flamande de Bruxelles, puisque les écoles de type immersion étaient remplies… Après avoir lu un rapport de l’inspection sur l’éducation française rapportée dans un journal que je ne citerai pas et qui titrait sur la mauvaise qualité de l’enseignement, j’ai voulu reporter les critères d’évaluation à l’école flamande de mes enfants. Franchement, il existe les mêmes problèmes: la restitution de l’information est davantage favorisée que la production des élèves, le manque d’histoire/géo en primaire,… Par contre, je constate qu’ils ont plus de livres et de méthodes types à suivre alors qu’au niveau francophone, il s’agit de suivre l’inspiration des profs, ce qui peut déjà introduire une grande inégalité de qualité. Il me semble aussi que l’enseignement flamand a vite fait d’étiqueter et d’éloigner les enfants qui sortent un peu du cadre… La comparaison en vue d’une amélioration me semble une bonne voie d’évolution, par contre les titres tapageurs ne vont pas aider, notamment au niveau du recrutement dans lequel je travaille. Les personnes à la base de telles rumeurs devraient penser davantage aux retombées de ce qu’ils avancent.
@ Mizou : je veux simplement dire que seule la volonté de travailler inculquée par les parents compte: il y a des familles qui poussent au travail et d’autres pas. Les premières, quelle que soit leur condition sociale, choisissent les « bonnes » (entre guillements) écoles, tandis que les autres, par facilité, par démission ou par manque d’information, choisissent les « mauvaises » écoles (toujours entre guillements). Et donc, l’école qui a le courage de ne pas faire du clientélisme mais qui avoue son degré d’exigence attire TOUS les bons élèves. Elle repousse donc les « mauvais » élèves dans les « mauvaises » écoles… et donc assèchent le terrain !
La « bonne » école encourage, aide et même subsidie le « bon » élève, qu’il vienne de n’importe quel milieu social ou ethnique. C’est en ce sens qu’il y a mixité. Et l’unique condition est de vouloir travailler dans le respect. C’est en ce sens que la mixité sociale est possible : si et seulement si elle rassemble les familles qui s’impliquent dans l’éduction de leurs enfants !
Quant à partager l’eau ? Visitez une oasis en Afrique et vous comprendrez qu’avec la même quantité d’eau certains cultivent des tomates et d’autres des cailloux.
ben voila les commentaires 12 et 13 résument le tout !
Il faut regarder ce que font les autres pour pouvoir éventuellement prendre ce qui est intéressant dans notre situation. On ne construit pas en Egypte, en Sibérie comme en Belgique.
Vous avez entièrement raison Hannecart.
Mais il faut creuser pour voir l’environnement de ceux qui gaspillent l’eau…
Je note que « Le Soir » de ce mercredi était le seul, (des trois journaux que j’ai pu parcourir) à indiquer le lien entre M. Hindriks et l’institut Itinera, qui se vante d’être le seul « Think tank » en Belgique. Ce qui me rappelle les réflexions de Michel Serres à propos de l’expertise lors d’une conférence à laquelle je m’étais rendu avec mes élèves : la nécessité d’une confiance garantie par l’indépendance (ici très relative) de l’expert, qui ne doit pas trouver nécessairement ce qu’il cherche à prouver et le morcellement de l’analyse. Je constate ces deux défauts ici : étude partielle et conclusion orientée à partir de références contestables.
Les politiques de l’éducation (on ne parle même plus d’enseignement…) ont rendu l’école extrêmement dépendante des échecs politiques en matière d’urbanisation ou d’emploi. Moi qui n’ai pas les hauteurs de vue d’un expert dont la presbytie ne dépasse pas quelques rapports sans grand intérêt, je vais me permettre de constater que le supposé échec de l’école provient du transfert des missions que d’autres secteurs, privés comme publics d’ailleurs, abandonnent. Quant aux mesures préconisées, je ne vois pas en quoi elles constituent une conclusion logique…
@ Michel,
Si vous alliez faire un petit tour dans les zones que vous pointez, vous pourriez très vite comprendre où se situe le problème. Visitez certains quartiers et demandez-vous comment les gosses peuvent y vivre et y étudier. Et demandez-vous comment l’école du coin, circonscrite dans ses murs, pourrait agir seule face à ces « zones » qui sont le fruit de l’apathie de nos chers politiciens. Ceci vous évitera peut-être de ressasser des amalgames très douteux…
@ Prof PP : Si vous relisez cet article, vous verrez qu’Enseignons.be a déjà marqué le lien entre M. Hindriks et l’Institut Itinera.
Cordialement,
http://www.enseignons.be/actualites/2009/12/30/profs/
@Biermans et autres qui veulent en savoir plus que la presse, voici l’étude complète et gratuite
http://www.uclouvain.be/regards-economiques.html
merci de lire attentivement l’étude avant de réagir instinctivement à la presse
merci de pas faire amalgame entre cette étude et itinera (mon co-auteur flamand n’en fait pas partie).
@ JonathanF : je l’avais d’ailleurs appris par cet article
J’aurais dû préciser, dans mon commentaire, « les journaux en version papier ».
Cordialement
Les résultats décevants que l’on enregistre dans l’enseignement de la communauté française sont avant tout le reflet de problèmes structurels persistants. D’une part, le maintient de plusieurs réseaux d’enseignement n’offre aucun intérêt pédagogique. Quand donc les politiques auront-ils le courage de l’admettre et de prendre les mesures qui s’imposent ? Ensuite, les filières, elles aussi, sont à repenser. Les programmes dans l’enseignement général et l’enseignement technique de transition sont les mêmes ! La seule différence porte sur les options, qui elles sont spécifiques (c’est-à-dire un nombre limité d’heures). Or les élèves qui ont des difficultés dans le général sont invités ou contraints (formule B qui leur ferme le général) de se rabattre sur le technique de transition (une minorité d’él2èves choisit délibérément cette filière pour ses options) Résultat, les classes de technique de transition sont globalement plus faibles que celles du général, alors que les niveaux d’exigence sont les mêmes ! Fusionnons les deux filières ! Je ne parlerai pas du qualifiant et du professionnel car je les connais mal, mais il est évident qu’ils doivent être revalorisés.
Tout actuellement encourage la concurrence entre écoles, ce qui est une aberration puisqu’elle ne fait qu’accentuer les inégalités. A quand le même enseignement pour tous ?
@ ProfPP, je suis fondamentalement d’accord avec ce que vous pointez, donc les problèmes structurels et la non gestion de certains quartiers par les politiques. Loin de moi l’idée de stigmatisez la population de ces quartiers. Mais il faut reconnaitre que les politiques mettent des emplâtres sur des jambes de bois, ce qu’il faut pour vraiment changer les choses pour les élèves de ces quartiers, ce sont des méthodes et des ressources spécifiques. Ce n’est pas à 12 ans, à l’entrée ne secondaire, en les mélangeant à d’autres enfants plus favorisés que par magie, les choses vopnt s’arranger pour eux…
C’est populiste de la penser et bien pire encore pour ces enfants qui vont, s’ils ont la chance que leurs parents saississent cette possibilité (ce qui n’est pas assuré) peut être être confronté aux dures réalités de la dualisation (encore bien pire qu’ils ne l’imaginent.
C’est cela que je dénonce, le fait de laisser croire que l’inscription est le plus important, de laisser l’effort aux soins des professeurs sans réels moyens supplémentaires, et sans RIEN changer dans ces quartiers…électorat sans doute bien facile à gérer sur base de messages basiques et des sloggans adaptés.
Je m’étonne des réactions par rapport à cette étude.
Précaution liminaire, j’ai en effet répondu à l’appel de monsieur Hindriks et lui ai fait part de remarques avant publication de son article. Je le remercie d’ailleurs d’y avoir prêté attention. Je ne suis en aucun cas lié d’une manière ou d’une autre à monsieur Hindriks ou à l’UCL et je considère avoir encore mon sens critique.
Je m’étonne donc des réactions puisque ces réactions pouvaient être faites avant la parution de l’article à monsieur Hindriks.
Je m’étonne encore plus du contenu, mais c’est trop long à expliciter ici.
Je l’ai donc fait sur mon blog: http://www.economiques.eu/blog/archives/147-Ecole-de-la-chance,-autonome.html
Ne pensez-vous pas que la difficulté principale, c’est le travail de nos élèves et dans certains cas la discipline ? Pour ce dernier point, on donne des sucettes aux enseignants et au contraire des policiers, nous sommes obligés de rester devant nos élèves…
Merci à M. Hindriks pour l’accès à son étude.
Je viens de me renseigner sur l’immigration en Finlande … pas du tout comparable avec la Belgique.
Il n’est pas évident pour une femme enseignante de se faire respecter par certains arables et noires (cf. leur éducation !?)
Je ne vais polimiquer, sujet où notre démocratie a de plus en plus de difficultés à tenir la route.
Le système est à revoir dans son ensemble et pas, petit bout par petit bout sans vision globale à long terme.
Imaginez un enfant de 7 ans, qui adore courir et le fait bien, qui est habile de ses pieds et rêve de jouer au foot. Pour X et Y raisons, ses parents l’inscrivent à un cours de violon.
Que pensez-vous qu’il arrivera ?
Notre enseignement aujourd’hui, c’est un peu ça. Bon nombre d’enfants sont obligés de suivre des cours de latin, de langue et autres pendant des années, quand ils ne souhaitent qu’apprendre un métier le plus vite possible.
C’est pure théorie de croire qu’avant 14 ans, on ne sait pas ce que l’on veut faire plus tard !
Pourquoi tout ça ? Parce qu’un « bon » élève, une « bonne » école, dans l’esprit de beaucoup, c’est un élève du général, une école qui prépare à l’université !
Commençons par changer les mentalités en arrêtant de dénigrer les filières techniques et professionnelles !
Là aussi, on trouve des élèves qui en veulent, consciencieux et courageux, des élèves soutenus à la maison… Mais ils se perdent trop souvent dans le flot des laissés pour compte, rejetés d’ailleurs et démotivés !
@ Michel,
Je lis avec un certain soulagement votre deuxième commentaire et je ne suis pas loin d’être d’accord avec vous, sauf sur le mérite de l’étude, extrêmement relatif et très douteux à mon sens… Un peu comme l’analyse d’un mauvais médecins qui ne traite qu’une partie des données et donne les conclusions qui l’arrangent, fût-ce inconsciemment. Ce qui me rappelle les scientifiques de « La Mal-mesure de l’homme » de Stephen Jay Gould.
Ce qui m’inquiète, dans ce constat ou dans cet effet d’annonce, c’est cette perpétuation de l’école des héritiers, selon l’expression de Pierre Bourdieu, que ne résout en rien l’orientation très fonctionnelle (et qui d’ailleurs fonctionne peu) de nos programmes. Comme si seules les « socles » devaient être partagés parce que de meilleures performances seraient intellectuellement inaccessibles… Et pour remédier à cela, l’école classique ne suffit plus, en effet, puisque qu’elle est tributaire de contextes sociaux qui la dépasseront toujours…
Bien à vous
@Prof PP: merci pour la référence au livre de Stephen Jay Gould. Je vais le lire. Je suppose que cela traite de la question du comment mesurer ce qui compte vraiment?? Sinon loin de moins la volonté de manipuler le débat public sous des méthodes scientifiques. je souhaite seulement clarifier la discussion et mettre sur la table des faits et résultats concrets. C’est à l’opinion publique d’en faire ce qu’elle souhaite. la conclusion de mon étude est clair: je n’ai pas la solution au profond malaise (cumulatif) de notre enseignement.
Sur l’école des héritiers, un petit lien français sur une situation sans doute très analogue…
http://www.liberation.fr/livres/0101619061-cruelle-egalite-des-chances
@ Hindriks, le livre de Gould met en avant les manipulations d’évaluation par la QI, par exemple. Ces manipulations ont pu être conscientes politiques mais les pires sont le fruit de la contamination des protocoles scientifiques par les préjugés d’époque. Et personne n’est à l’abri de celle-là, qu’il s’agisse de vous, de l’opinion publique ou de moi. Nous fonctionnons davantage en référence à nos représentations mentales plutôt que par rapport à des réalités. C’est pour cela que je crains également la publicité faite autour de votre étude, après d’autres : si même elle ne parle que d’une réalité précise (et sans doute vraie), son impact peut être dévastateur sur les mentalités à cause de ses extrapolations.
Bien à vous
@Prof PP C’est là toute la difficulté de la communication et ce qu’on en fait.
Je suis évidemment d’accord avec votre idée d’extrapolation.
Il serait intéressant de remonter aux origines de la complexité de nos règles grammaticales (100% conventions) et à la volonté de maintenir le plus de langues ne serait-ce que dans notre Europe , voire petit pays.
Biermans, on s’égare là.
un article surprenant sur la mixité sociale: cela marche mais pas pour les cas extrèmes (5% élèves très forts et 5% élèves très faibles )
http://www.VoxEU.org/index.php?q=node/4584
@pat moins que tu ne le penses !
Le maintien des langues dans notre belle Europe profite à qui ? … je te laisse porte ouverte à cette question lol! (je ne parle même pas de la Belgique)
Monsieur Hendriks vous disiez ceci : Toujours selon cette étude, les enfants issus de familles modestes sont trois fois plus nombreux dans les filières professionnelles en Communauté française et quatre fois plus nombreux en Communauté flamande. « Les enfants de milieux défavorisés sont réorientés dans les filières faibles (professionnelles et techniques majoritairement), tandis que les enfants de milieux aisés sont retenus dans la filière générale, qui est la première division en quelques sortes »
Je ne vois pas en quoi une famille aisé aurait plus de chance à avoir un enfant en général qu’en technique… Je me demande sur quoi vous vous êtes basé pour dire cela… Le salaire des parents ??? vous parlez de l’école de chance mais vous faite pas de catégorie d’enfant intelligent et moins intelligent mais plutôt de budget financier pour situer les enfants dans des sections comme technique professionnel ou général sachez que cela n’a rien n’avoir tout dépend des professeurs un bon professeurs fera réussir quelqu’un qu’il vient d’une famille modéste ou défavorisé…
Le profil de l’élève dans l’enseignement professionnel et spécialisé
Nous avons connu ces dernières années un bon nombre de réformes qui n’ont abouti qu’au désastre que nous connaissons actuellement. Dans les secteurs professionnels les vrais problèmes se ressentent au niveau des types de population scolaire. Faute de n’avoir pu réussir ailleurs on retrouve de plus en plus d’enfants démotivés et défavorisés, bien souvent, on se rend bien vite compte que certains d’entre eux ne sont pas à leur place. Dès qu’ils font leur choix d’option, on s’aperçoit que par leur attitude et leur motivation, que ce qu’ils ont choisi comme métier, est un échec total. Devenir « homme de métier » dans le monde professionnel d’aujourd’hui n’est pas un choix que l’on doit « tirer à l’aveuglette », il faut avoir des connaissances et avoir acquis des savoir-faire et bien être préparé à l’insertion socioprofessionnelle. Le niveau de nos jeunes a baissé considérablement, partisan du moindre effort, c’est comme cela qu’ils grandissent, puis devenu « grand » ils se confrontent et se redressent contre le système éducatif et autoritaire. Ils grandissent dans un système familial totalement démissionnaire et incapable de réaction. Certains d’entre eux sont devenus « les enfants rois » et à l’école « les élèves rois », pendant que d’autres sont malheureusement délaissés et défavorisés.
Monsieur Hanecart, Dans la conclusion d’un rapport d’enquête menée auprès d’un établissement secondaire l’année passée, on lit :
« Monsieur . est un professeur exigeant, son cours est d’un haut niveau, il est disponible pour donner des explications en dehors du cours et il s’est toujours bien conduit avec X.»
« X. n’était pas un élève assidu, son manque de travail paraît notoire, devant ses condisciples, il le reconnaissait lui-même, il était tout à fait incapable de s’auto-évaluer »
« Le profil de X. décrit par ses parents et celui fait par les enseignants et les élèves de l’AR … sont diamétralement opposés. D’un côté, un garçon sensible, travailleur qui éprouve quelques difficultés suite à une dyslexie, et de l’autre, un jeune qui n’étudie pas, se moque des professeurs par son attitude désinvolte et essaie de se mettre en valeur par l’aisance financière de sa famille ».
Le rapport d’audition de huit anciens condisciples révèle :
« Au cours de mathématique, il avait une attitude désinvolte, souvent coincé contre le radiateur et ne prenait pas note. Nous étions choqués parce que X. était grossier vis-à-vis de Monsieur ., notamment en baillant au cours. »
« Il dessinait des voitures, il trichait aux interrogations, il était très imbu de lui-même et du bien-être de sa famille, son attitude nous énervait, c’est ainsi que beaucoup d’élèves ne le fréquentaient plus. Le fait que X. ait échoué n’a étonné aucun élève et n’attriste personne vu son arrogance de toute l’année. »
Ils expliquent également « X. pensait que Monsieur . l’appréciait puisqu’il ne lui faisait jamais de remarques mais nous pensons plutôt qu’un professeur ne fait pas de remarques à un élève lorsque cet élève marque ostensiblement qu’il n’a pas envie de bouger »
Le rapport d’audition de Monsieur . nous informe :
« X. était un élève médiocre . j’ai développé une attitude bienveillante vis-à-vis de lui : je l’ai envoyé peu au tableau afin de ne pas le mettre mal à l’aise »
« Une seule cotation était contestée par X. : question pour laquelle il avait donné une réponse correcte, mais pour laquelle il manquait ou était erronée toute la marche à suivre et pour laquelle je ne lui avais pas octroyé de points. »
Lorsque mon fils se coince contre le radiateur, sur les pieds arrières de sa chaise, et dépose son classeur sur les cuisses afin de l’incliner, ce n’est ni de l’arrogance, ni de la désinvolture, c’est une compensation naturelle qu’il a mise au point pour compenser son handicap : le dyslexique lit difficilement une surface horizontale, il lit mieux si la surface est inclinée.
Lorsque mon fils a terminé une épreuve, s’il a dû la réaliser dans un état de désorientation (provoqué par le stress entre autres), comme tous les dyslexiques, il relit ce qu’il a pensé et non ce qu’il a écrit, ce qui l’empêche non pas de s’auto évaluer mais d’évaluer ce qu’il a écrit.
Lorsque mon fils est mis dans un état de désorientation dyslexique, il est clair que la prise de notes et la re-lecture de ses propres notes est un exercice hasardeux. La copie est un exercice particulièrement difficile pour cet élève : copier suppose une lecture correcte, une mémorisation et une transcription. L’élève dyslexique fait, lui, un exercice de graphisme pendant lequel il copie, lettre à lettre, lentement, avec un mauvais accès au sens. Les autres élèves sont en train de réaliser l’exercice, pendant que lui, essaie de lire et de comprendre l’énoncé qu’il a mal copié.
Dans 40% des cas, des troubles de l’attention sont associés aux troubles spécifiques du langage écrit, ils en majorent les conséquences.
Mon fils écoute mieux lorsqu’il dessine.
Mon fils éprouve des vertiges, des maux de ventre lorsque l’état de désorientation ne lui permet plus de lire.
Mon fils « voit » la solution mathématiques, mais éprouve des difficultés à expliquer le cheminement mental qu’il a suivi pour arriver à cette solution.
Ces quelques symptômes sont classiques et fréquemment rencontrés chez les élèves dyslexiques.
La prévalence de ce handicap scolaire est estimée à 10%.
Cet enfant, « médiocre » n’avait jamais connu l’échec avant cette cinquième année secondaire. Lorsqu’il l’a redoublée, ses mécanismes compensatoires ont brutalement disparu, faisant de lui un illettré, incapable de lire et écrire, noté 34% en français. Il a fallu six mois de travail continu avec son thérapeute pour qu’il récupère ses performances scolaires. Un an plus tard, aujourd’hui, il est en situation de réussite en rhéto, mais la motivation scolaire, à savoir, l’envie d’aller à l’école, n’a pas encore été récupérée.
Madame, la dyslexique, le problème de votre fils est sans doute lié à un manque de communication.
Mais comment comprendre son attitude vis à vis de ses condisciples s’il ne s’agit que d’un problème de dyslexie mal compris ?
Les clivages scolaires sont surtout culturels, et à deux niveaux: la culture générale « francophone » des parents, et les valeurs familiales ambiantes… Le premier niveau permet d’aider l’élève à la maison, face aux matières, le second lui donne des valeurs positives « constructives » comme le dialogue pour résoudre un conflit, le respect des autres, du travail, des loisirs constructifs et épanouissants, etc…
L’école ne pourra jamais compenser entièrement des carences familiales sur ces points, depuis la naissance.. Et il est aussi normal que ceux qui ont travaillé l’éducation de leurs enfants sur ces valeurs n’aient pas envie de voir leurs enfants « contaminés » par ceux où la violence remplace le dialogue, la bière et le foot la richesse culturelle, et le rackett le sommet de la débrouillardise… Reste le problème d’une langue maternelle différente: un rythme de cours plus lent peut franchement démotiver un élève, si il est obligé d’attendre trop souvent que son voisin ait compris. Nier ce problème, c’est se voiler la face… Il faut donc trouver un équilibre entre des classes « français faible » et « normal » et une mixité qui permet aux faibles de s’exercer sans pénaliser ni ralentir le développement des autres…
J’ai connu des parents très fâchés quand leur fils a terminé son année avec un accent arabe prononcé… D’accord, il en « rajoutait » un peu avec une crise d’ado accentuée par une identification au rap, mais quand même…
Là est le vrai problème: on doit aussi permettre aux parents de protéger leurs enfants.. Et quand on voit les faits, il s’agit bel et bien de protection nécessaire… Heureusement, ce clivage culturel ne dépend pas que de l’origine géographique des parents, mais malheureusement, il y est souvent statistiquement lié.
Par hasard je tombe sur ce sujet qui m’interpelle et je vois que les enseignants ne se mettent pas en cause.
Ils devraient un tant soit peu réfléchir sur eux-mêmes et beaucoup moins politiser les engagements.
Le problème est qu’on a dénigré l’enseignement professionnel et technique en en faisant la « poubelle » des cancres et autres élèves mauvais en cours théoriques. La majorité des parents ont poussé les élèves à faire les générales et considérer comme dégradant d’être en professionnel ou pire, en apprentissage. Résultat : un manque catastrophique de personnel qualifié dans les usines, une masse énorme d’étudiants sortant du « général » mais échouant en 1re supérieure et se retrouvant sans emploi et sans qualification …
Je reste persuadée qu’en laissant libre accès à toutes les options du secondaire sans ségrégations ni nivellement par le bas (vous avez raté x cours vous avez le choix : doubler ou continuer en technique… était la procédure de mon école…), on aurait une meilleure richesse et répartition des savoirs.
Quelqu’un de compétent en math peut très bien avoir envie de faire les arts plastiques (c’était mon cas) ou l’ébénisterie … si on lui donnait la possibilité de suivre les cours théoriques à son niveau (général) ET les cours pratiques du métier, les élèves choisiraient vraiment les options qui leur plaisent et dans lesquelles ils sont les plus doués et non pas celles qui ont meilleures réputations … Par ailleurs, donner à quelqu’un qui est en professionnel (et la plupart du temps, il y est non pas par choix mais par échec des autres niveaux) la possibilité (à son libre choix j’insiste !) de suivre soit des cours de rattrapage, pour réintégrer les niveaux supérieurs, soit des cours optionnels utiles comme les langues, permettrait de voir un certain nombre d’entre eux faire le libre choix de certains cours qui nous étonneraient….
Mon prof de math nous donnait un exemple concret : deux jeunes filles s’étaient retrouvées en professionnel suite à leur échec en général, dû à leur manque d’intérêt scolaire. Plus tard, le déclic se fait et elles décident d’intégrer, au prix de très gros efforts, les classes générales math fortes (!) en 5 et 6e secondaires. Et leur volonté et leur travail font qu’elles réussissent. Hé bien vous savez quoi ? Leur diplôme n’a pas été homologué … parcequ’on « n’a pas le droit » de passer du professionnel au général …
Cette catégorisation par « classe », pas « niveau » et par « diplôme » de l’enseignement et ensuite de tout le secteur public est é-coeu-ran-te à souhait !!!!!!!!!