Les épreuves du CEB adaptées aux troubles de l'apprentissage

La Communauté française s’apprête à mettre fin à une forme de discrimination dans le chef de ses épreuves du CEB. Les enfants présentant des troubles de l’apprentissage pourront bientôt bénéficier d’aménagements et d’outils pédagogiques lors de cette évaluation commune à tous les élèves de 6e année primaire. Sont visés par cette avancée pédagogique, les enfants souffrant de dyslexie-dysorthographie, dyscalculie, dysphasie, dyspraxie, troubles de l’attention, etc.   Ces élèves étaient jusqu’alors soumis, assez injustement, au même régime que leurs camarades lors de ces évaluation formatives ou certificat ives.

C’est l’APEDA qui est à l’origine de cette initiative. Pour l’association de parents d’enfants en difficultés d’apprentissage, il s’agissait avant tout de faire respecter le principe même d’égalité. Encore trop souvent, ces enfants étaient considérés comme moins intelligents ou moins capables… alors qu’il ne leur faut souvent que des outils et des méthodes adaptés à leur trouble.

Des questions et des outils adaptés

Pour l’épreuve de juin 2010, la Communauté française permettra à ces enfants de bénéficier des mêmes modalités et outils pédagogiques que ceux mis en place pour eux durant l’année scolaire. Exemple, un jeune atteint de dyslexie pourra, face à une consigne trop longue, se faire aider en demandant à l’enseignant de lui lire la question… ou d’avoir accès à un logiciel de lecture. Un enfant victime de troubles de l’attention se verra épargner les consignes écrites recto-verso.

Une assistance qui n’est pas neuve, les enfants souffrant de déficiences visuelles ou auditives en bénéficient déjà. La Communauté française insiste : il ne s’agit pas d’un quelconque régime de faveur.

Ce sera aux directions d’école à signaler à l’inspecteur de leur secteur, les enfants atteints de troubles de l’apprentissage et qui ont des besoins spécifiques. Ils devront aussi indiquer les modalités particulières mises en place lors des apprentissages. L’inspecteur, lui, sera chargé de valider les propositions des directions d’école. Les parents et les thérapeutes seront également sollicités lorsqu’il faudra établir par un diagnostic que le trouble est durable et permanent.

Du travail donc pour les écoles qui devront constituer et gérer de nouveaux dossiers et, dans certains cas, revoir et adapter leur pédagogie. Mais la réussite de tous les élèves est à ce prix, non?

Circulaire

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15 réponses à Les épreuves du CEB adaptées aux troubles de l'apprentissage

  1. hedwige dit :

    Maman d’une jeune fille dyslexique, dyscalculique et dysorthographique je suis totalement contre ces aménagements. Il ne s’agit pas d’égalité mais de stigmatiser encore plus ces enfants. Sur 100enfants dans le type 8 combien seront réellement aptes à suivre l’ens. traditionnel et à y réussir???? Ils sont très peu…Et ceux qui y arrivent sont ceux qui réussiraient leur CEB comme tous les autres.
    De plus avec le système ADO et cie…les enfants peuvent tenter depasser leur CEB jusque 14ans si je ne m’abuse. Combien de parents ne vont-ils pas espérer que leur enfant puisse suivre dans le général au risque de le mettre dans un ens. qui ne conviendrait pas????
    Chaque enfant doit trouver sa place et il faut améliorer les formations proposées dans le spécial (surtout pour les filles). Il faut que les parents acceptent leur enfant comme il est même si c’est très difficile et jamais acquis. (je n’ai tjs pas réussi à me faire à l’idée que ce qu’on propose comme avenir pour ma fille est de nettoyer par terre ou repasser du linge alors qu’elle a une très grande culture, qu’elle est une très bonne lectrice mais que son niveau en math est de 2ème primaire).

  2. D'hoe Arielle dit :

    Je souhaiterais que l’on supprime le type 8 dont la plupart de la population sont des enfants défavorisés, socialement ou issus de l’immigration. Le type 8 était destiné au départ pour des enfants ayant un Qi moyen ou supérieur qui avaient des troubles instrumentaux(il en existe aussi chez les H. P) pour les réintégré dans l’enseignement ordinaire. Il faudrait intégrer une antenne « Troubles instrumentaux » dans chaque école primaire. Donc, rendre l’enseignement ordinaire, « spécial »

    • ludivine dit :

      Ma fille est de type 8, mais je ne suis pas issu d’un milieu défavorisé ou immigré, merci.

  3. oups dit :

    Excellente initiative. Mais tiendra-t-on compte de leur problème en secondaire?

  4. hedwige dit :

    Pour avoir fréquenté comme maman l’ens. type 8… je trouve que le travail des instits. absolument fabuleux et qu’en fait ce serait ce genre d’enseignement qu’il faudrait à tous les enfants. Un ens. structuré qui tient compte des capacités et des difficultés de chacun. Mais hélas, trop souvent on relègue dans le primaire type 8 les enfants défavorisés socialement ou culturellement d’une commune. Donc les enfants ayant de véritables troubles instrumentaux (tous les dys…..) sont souvent mélangés à des enfants qui n’ont comme problème « que » d’avoir des parents issus du quart monde…. Dans certaines communes à Bxl c’est flagrant… tout élève de la commune ne suivant pas pour X ou Y raison on le fourgue dans l’école spécialisé…. Mais je maintiens ces écoles sont INDISPENSABLES pour les petits qui sont en souffrance dans l’ens; traditionnel.

  5. g dit :

    Est-ce rendre service aux enfants? Dans l’enseignement secondaire , je voudrais bien voir les « aménagements » lorsqu’il y aura des examens?

  6. Biermans dit :

    L’orientation … une terrible difficulté de notre enseignement.
    Il existe une grande différence entre la théorie et la pratique.
    Dans le secondaire, nous avons été critiqué pour envoyer les élèves dans l’enseignement professionnel et technique. Mais quelles autres solutions avons-nous à notre disposition ?

    Un CEB adapté … à première vue une bonne intention mais il faut aussi un enseignement adapté et réellement adapté à ces élèves. Dans le cas de la fille d’Hedwige, elle pourrait s’épanouir dans des études en laissant les maths avec degré un beaucoup plus faible. Ne faut-il pas mettre en avant les qualités et les points forts de nos enfants ?
    Aucune branche n’est indispensable pour s’intégrer au mieux dans notre société si on possède des aptitudes dans d’autres doamines.

  7. franbene dit :

    Et pourquoi ne prévoirait-on pas d’aménagements en secondaire ? Sur ce point, la CF pourrait utilement s’inspirer de ce qui se fait en France depuis déjà plusieurs années, où on maintient beaucoup plus que chez nous ces enfants / jeunes dans l’enseignement ordinaire. En fonction de la gravité de leur handicap, les dyslexiques peuvent bénéficier d’un tiers temps supplémentaire au bac et à d’autres épreuves, venir au cours avec leur ordinateur ou recevoir l’aide d’un auxiliaire de vie scolaire. Autres aménagements prévus: système de photocopies pour ces jeunes qui ont beaucoup de mal à prendre note correctement, orthographe non sanctionnée dans les cours autres que le français, dictées à trous, interrogations à l’oral plutôt qu’à l’écrit, etc.

    Chez nous, je connais une école secondaire qui laisse plus de temps aux dyslexiques lors des examens, et j’imagine que d’autres écoles / d’autres profs mettent en œuvre des solutions pour répondre à ce type de difficultés.

    Que les personnes intéressées par le sujet n’hésitent pas à aller voir le site, très intéressant, d’Apedys.

  8. pat dit :

    Génial ces aménagements, que le gouvernement de la CF poursuive sur sa lancée et que ces dispositions suivent en secondaire et dans le supérieur comme cela se fait en Flandre (secondaire et unif). Beaucoup de ces enfants ont simplement besoin de petit plus pour réussir (plus de temps lors des évaluations, des textes plus aérés,… par exemple). Il ne faut pas croire que leur donner ces facilités est un manque d’équité! On fournit bien des lunettes à ceux qui en ont besoin!

  9. D dit :

    Contre de CEB…Issu encore de théorie de « psucho-pédagogue » qui ne sont pas sur le terrain !!!
    Le niveau de notre enseignement n’est pas prêt de s’améliorer !!
    Tester les aptitudes horizontales, le savoir faire mais on ne prend plus le temps d’apprendre aux enfants le savoir, les bases.
    On préfère les tester sur des cubes à empiler, des problèmes tordus, des informations noyées dans des tas de données. Dégoutant !!!
    je suis heureuse de ce premier pas…Ils ont enfin compris que leur CEB n’est pas équitable pour tout le monde.

  10. Biermans dit :

    Entièrement d’accord pour une adaptation du secondaire … MAIS ne va-t-on pas encore voir fleurir des dyslexiques,dys … bidons soutenus par des attestions médicales ?
    On tourne autour du pot; va bien falloir s’asseoir un jour lol.

  11.  » bénéficier des mêmes modalités et outils pédagogiques que ceux mis en place pour eux durant l’année scolaire »
    J’ai un élève sourd profond bénéficiant d’une aide pédagogique qui lui traduit les cours et consignes en langue des signes… Pourra-t-elle être présente à l’examen…
    J’en parlerai à mon inspecteur.

  12. sylvie dit :

    Je suis maman d’un enfant dyspraxique qui est en 4è primaire dans l’enseignement normal. Je trouve que ces aménagements sont très importants pour tous ces enfants « dys » car même si certains d’entre eux n’ont malheureusement pas la chance d’être dans l’enseignement normal, il faut penser à ceux qui y sont et arrivent malgré tout à suivre leurs camarades avec des efforts inconsidérables de leur part. Par exemple, mon fils ne comprend pas bien les instructions lorsqu’il les lit lui-même mais si on lui lit, il comprend tout de suite. Donner une chance de réussir à ces enfants dys là où ils auraient peut-être raté sans un tout petit coup de pouce qui n’est finalement rien d’autre qu’une adaptation à leur problème, je trouve ça très important pour eux. Parce qu’ils sont méritants!Pour récompenser le travail qu’ils fournissent plus que d’autres et surtout, pour leur propre estime. Il était temps que ça bouge!! Faire ça pour le CEB, c’est déjà très bien, mais il faudrait qu’il puissent AUSSI bénéficier de ces aménagements dans leur scolarité au quotidien…!

  13. Dan dit :

    Le problème est délicat car comme dans toute réforme, il faut analyser les effets secondaires. Un intervenant a déjà stigmatisé la tendance qui existe à s’inventer des fausses maladies avec l’aval de médecins complaisants.
    La question essentielle est une question de fond atroce à poser mais bien réelle. Si un enfant muni de ces déficiences se retrouve confronté à l’embauche à des personnes sans ces déficiences qui travaillent plus vite et ne requièrent pas une aide adjointe, qui va-t-on engager ?
    Nous sommes tous différents. Certains ont des déficiences terriblement difficiles à vivre, il faut les accompagner socialement et leur dire qu’on les aime, mais peut-on raisonnablement demander à un paralytique de courir un marathon ?
    On a essayé en sport de faire concourir les paralympiques aidés de pieds mécaniques et les athlètes olympiques sur 100m. On a dû arrêter rapidement.
    Ne va-t-on pas vers la création de nouvelles maladies « dictionnaires d’excuses » du genre dysintelligencie, dyscouragie, …
    L’enseignement ne doit-il pas tout simplement par apprentissage, acquis, et évolution amener les enfants et adolescents vers CE QUI LEUR CONVIENDRA LE MIEUX ?
    Où est la recherche de ce bel objectif dans tout cela ?
    La réussite à tout prix ? Pourquoi ? Pour un bout de papier qui va leur demander toute leur vie de faire des choses auxquelles leur nature ne correspond pas.
    Je suis pour la prise en compte des différences mais de toutes les différences. Y compris celles devenues anormales de tous ceux qui sont rapides, efficaces, performants et compétents.
    Il existe des professions adaptées à toute déficience, le vrai travail devrait consister à mettre ces professions en valeur, au point de vue médiatique et financier, pas à leur faire miroiter un mirage inaccessible.
    N’oublions pas que le socialisme, de gauche, dit « à chacun son travail » et que le communisme, régime d’extrême-gauche, qui a mené des peuples à la misère, dit « à chacun ses besoins ».
    Les enseignants doivent se rendre compte vers où on les dirige…

  14. oci dit :

    maman d’un enfant dyslexique, je trove ces amenagements une très bonne inititative, qu’il faut absolument appliquer en secondaire, de tout type, car il est bien la’ que les enfants vont après le CEB!