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mar  10
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Des élèves dénoncent les visites médicales scolaires

On a tous en tête des souvenirs de visites médicales. Des garçons et filles, en sous-vêtements, attendent fébrilement leur tour dans une salle d’attente exiguë ou flottent des odeurs d’éther et de peur de la piqure. Par groupe de deux ou trois, les enfants sont réquisitionnés par une infirmière qui les emmène alors chez le médecin. Vous vous souvenez? Avouez que vous n’aimiez pas ça, hein ! Les élèves aussi, d’ailleurs, n’aiment pas tellement ça. La VSK1 (Vlaamse Scholierenkoepel), l’association flamande qui représente les élèves du secondaire, dénonce ce type de situation angoissante, limite carcérale. Pour nos voisins du nord, la visite médicale semble se trouver au top des moments que l’on préfèrerait éviter, si possible.

Ce qui coince? Un manque de communication envers les élèves, d’abord. Bien souvent, le personnel soignant n’explique pas, ou peu, l’objectif de tel test ou tel examen.

D’abord, on fait pipi dans un pot, puis, on nous mesure, on nous pèse. A ce moment-là, on est seul avec l’infirmière. Ensuite, ils testent nos yeux. Après, le médecin nous fait entrer : elle prend notre tension, elle écoute la respiration. Puis, après, elle touche les testicules… (…) Moi, j’ai entendu un jour un médecin dire « je soulève ton slip pour voir si tout est en place ». C’est pas une explication, ça. Les élèves sont capables de comprendre.

Sont dénoncés ensuite le manque des respect et la mauvaise ambiance dans les centres.

L’ambiance est souvent impersonnelle et le contact avec le personnel soignant distant. De plus, les élèves sont parfois contraints d’expliquer leur histoire personnelle ou leur parcours à des personnes qu’ils ne connaissent pas. Ce ne sont pas des situations confortables.

VSK ne souhaite pas supprimer la visite médicale

VSK ne souhaite pas la suppression de la visite médicale scolaire. Ils plaident en revanche pour que ce moment là soit le plus agréable possible pour l’élève : communiquer plus et mieux, expliquer le pourquoi, rendre le cadre et l’accueil plus respectueux et créer une ambiance confortable.

Les filles, surtout, souffriraient de cette promiscuité à un âge ou le regard des autres prend une important considérable.

C’est un peu nul d’attendre en petite culotte. En plus, c’est gênant quand on te pèse, il y a tout le monde qui te voit, qui entend ton poids…

Pour Marie-José Janssens, directrice d’un centre PSE, la visite médicale a d’importants atouts. L’enfant a ainsi la possibilité de poser des questions en dehors de la présence de ses parents. De plus, les médecins testent parfois certaines choses que les généralistes ne regardent pas toujours. Et surtout, faute de moyens financiers ou d’attention de la part des parents, la visite médicale est parfois le seul moment où l’enfant peut voir un médecin.

Néanmoins, la CLB (centra voor leerlingenbegeleiding), l’instance qui organise la visite médicale en Flandre, reconnait qu’il reste des efforts à faire. Ainsi, les écoles sont invitées à scinder les grandes classes afin que les groupes ne soient pas trop importants. Certains médecins confessent parfois recevoir six ou sept enfants en une heure… lorsque la classe compte 24 enfants qui doivent passer devant le professionnel en une matinée. Un rythme infernal. Les centres locaux sont également inspectés afin que la façon de procéder soit la plus uniforme et agréable possible.2

  1. La coupole « VSK » regroupe 600 écoliers de l’enseignement secondaire flamand, provenant d’écoles de tous les réseaux et formes d’enseignement. L’association chapeaute les conseils d’élèves des écoles et met en avant les opinions des écoles concernant l’enseignement. Côté francophone, aucun équivalent ne joue le rôle de cette coupole []
  2. Le Soir – 25.02.10 []

2 commentaires à propos de “Des élèves dénoncent les visites médicales scolaires”

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25 mai2010
Sophie

Pour le particulièrement gênant pour les filles, le poids divulgué à tout le monde c’est pas très grave comparé à la palpation des testicules et au décalottage du pénis que subissent les garçons, et ce sans consentement et par surprise. C’est une agression sexuelle, comme si l’on forçait les filles à subir un examen génital toucher.

Mais la Flandre est peut-être plus civilisée que la Wallonie et la France, les élèves flamands ne sont peut-être pas tous soumis de force à cet examen génital forcé ?

Pour ce qui est de la divulgation du poids devant tout le monde, la loi belge ne prévoit-t-elle pas un secret médical ? Dans ce cas cette divulgation est une atteinte au secret médical.

La loi française dit que « aucun acte médical ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé du patient ». Si vous avez une loi similaire en Belgique, je suppose que les élèves belges ne sont jamais informés que tous les examens médicaux sont facultatifs. Traiter les jeunes comme du bétail, c’est ça la médecine scolaire. Et les médecins scolaires et leur complices infirmiers voudraient faire croire qu’ils n’ont jamais entendu parlé de santé psychologique…

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28 juillet2010
Marie-Laurence

Bonjour , je souhaiterai reagir à vos propos concernant les visites medicales à l’ecole .

Afin d’eviter de devoir me rendre dans les centres de medecine scolaire de notre royaume ,mes parents m’envoyaient chaque année sur Paris pour y effectuer un bilan médical complet , durant trois jours , dans un centre d’education à la santé privé .

Les examens y étaient dispensés avec le plus grand serieux , par des specialistes dans chaque domaine , au total nous devions bien subir une vingtaine d’examens .

Bon pour tout avouer , cela ne m’enchantais jamais d’y aller , mais bon aujourd’hui le benefice est la , à 54 ans je suis une feme en parfaitte santé .

Tout ou presque m’a été depisté à temps , l’autre interet de ce centre était de ne pas étre examinées avec des gens de connaissance et de nous retrouver en dehors du cercle familiale , car tous les examens étaient imposés , le personnel medical ne pouvait pas porter de jugement …

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