La poussée démographique est telle que la capitale va devoir impérativement construire de nouvelles écoles d’ici quelques années. L’enseignement maternel aura besoin de 34 nouveaux établissements, pour 39 dans le primaire et 6 dans le secondaire. Une étude du Bureau du plan annonce un accroissement de la population bruxelloise de 200.000 personnes pour atteindre 1,2 million d’habitants en 2018-2020. Il y a donc urgence! Le ministre-président bruxellois Charles Picqué a annoncé qu’il planchera très sérieusement sur un plan d’investissement afin d’augmenter l’offre scolaire, après les vacances de Pâques. Dans de nombreuses communes, l’offre d’enseignement est déjà arrivé à saturation. C’est le cas à Saint-Josse, Saint-Gilles, Schaerbeek, Molenbeek, Forest, Ixelles et Evere qui ne disposent actuellement pas, en maternelle, d’une place par enfant résidant dans la commune concernée.1
En tablant sur une place par enfant dans les 19 communes bruxelloises, et sur des écoles de 200 places en maternelle et de 300 places en primaire, les auteurs de l’étude ont conclu que d’ici l’année scolaire 2014-2015, les besoins seront les plus criants dans les communes centrales de Bruxelles, hormis Bruxelles-ville.
Dans les seules communes de Schaerbeek et de Molenbeek, il manquera ainsi d’ici cette échéance, 19 écoles maternelles ainsi que 18 écoles primaires.
Pour le ministre-président, il faudra à la fois évaluer les possibilités d’augmenter la capacité d’accueil des écoles existantes, envisager de nouvelles constructions notamment dans les réserves foncières sur lesquelles Bruxelles compte se développer, mais aussi songer à des reconversions d’immeubles de bureau pour parer au plus pressé.
Le FDF en colère
Le député Didier Gosuin a dénoncé un manque de prévoyance de la part du gouvernement.
Tirer aujourd’hui la sonnette du catastrophisme, c’est avouer les défauts de prévoyance tant dans le chef de la Région bruxelloise que de la Communauté française.
Selon lui, la Flandre a ouvert une réflexion de longue date sur cette problématique, y compris, à Bruxelles au sein de la Commission.2
La Flandre, justement, qui n’est pas prête à mettre la main au portefeuille pour soutenir financièrement la mise en place de ces nouvelles structures. Le ministre de l’Enseignement flamand Pascal Smet a ainsi indiqué hier son refus de consacrer de l’argent de la Communauté flamande à la construction d’écoles néerlandophones de Bruxelles accueillant une majorité d’élèves francophones. Le ministre socialiste répondait ainsi au souhait du ministre bruxellois de l’Open-Vld, Jean-Luc Vanraes, de voir la Communauté flamande prendre en charge un cinquième des 23.000 places nouvelles à créer dans l’enseignement pour faire face au boom démographique dans la capitale.
Une déclaration qui suscité de vives réactions au nord du pays. L’Open-Vld et Groen! n’hésitant pas à parler de discours populiste. La NV-A a aussi rappelé au ministre Smet que Bruxelles est historiquement néerlandophone, soulignant que la Constitution belge stipule que la ville est une capitale bilingue. Dans l’équipe de Charles Picqué, on a également modérément apprécié la sortie.3
En une phrase, le ministre Smet sape les acquis des néerlandophones de Bruxelles. Après de tels propos, c’est difficile d’être encore l’ambassadeur de Bruxelles.
Depuis le temps qu’on le dit !!
La plupart des soucis d’inscriptions viennent de là !
79 nouvelles écoles… et combien d’enseignants ? Sur base des chiffres avancés plus haut, et en comptant 25 élèves par classe, j’arrive à 464 instituteurs pour les primaires et 272 pour les maternelles. Je ne sais pas combien de diplômés sortent chaque année des écoles normales francophones, mais cela me paraît énorme.