Entre 600 et 700 élèves selon leurs représentants, 450 selon la police, issus de cinq écoles bruxelloises, ont manifesté mercredi matin à Bruxelles contre le Test d’enseignement supérieur secondaire (TESS), à l’appel du CEF, le Comité des élèves francophones. Une délégation plutôt maigre, il faut bien le dire, quand on sait que la Communauté française ne bronche généralement jamais tant que le rassemblement ne compte pas au moins cinq chiffres. Mais bon, c’est pour le symbole ! D’autant que le TESS est maintenant coulé dans un décret et confirmé par l’accord de gouvernement PS-Ecolo-CdH… Pour faire bouger cela, leurs aînés (les profs) pourraient leur dire qu’ils peuvent se lever tôt… et aller manifester chaque semaine. Mais que reprochent-ils à cette épreuve imaginée par l’ex-ministre de l’Enseignement, le socialiste Christian Dupont? On ne peut plus parler de « BAC français à la sauce belge » comme l’avaient avancé à l’époque certains médias. S’il se rapproche de son cousin d’Outre-Quiévrain sur la forme, le TESS est très différent sur le fond. Ainsi, il ne sera pas certificatif. L’élève de 6e qui échouerait au TESS ne remettrait pas son année en cause et pourrait, sans aucun problème, envisager des études supérieures. Ensuite, l’épreuve s’ajouterait aux examens ordinaires (qui sont, eux, certificatifs). Christian Dupont l’avait avant tout conçu comme un outil diagnostic, qui allait offrir aux écoles une vue d’ensemble sur le niveau réel de leurs élèves à la fin de leurs études secondaires. Les premières épreuves auront lieu en 2011… après des expériences-pilotes menées dans une vingtaine d’écoles cette année.
Pour le CEF, ce test est inopportun aujourd’hui. Il ne servirait à rien de zoomer sur les performances d’élèves issus d’un enseignement aussi inégalitaire et disparate que le nôtre. Ils craignent par ailleurs qu’il ne devienne, avec le temps, un vrai BAC à la française cette fois.
Les élèves ont finalement été reçus au cabinet de la ministre Simonet. Mais pas par la ministre elle-même (qui était absente), l’adjoint du chef de cabinet ayant pris le relais pour l’occasion. Une attitude que les jeunes ont peu goutée. Le rendez-vous avait, selon eux, été pris de longue date.
On nous a servi du baratin. On nous mène en bateau.1
Le CEF, créé à Liège en 2005, n’est vraiment actif que depuis quelques mois. Il compterait un bon millier de membres, tous élèves de l’enseignement secondaire. Mais il rencontrerait aujourd’hui des difficultés à mobiliser dans les écoles. Ainsi, pour la manifestation de ce mercredi, le comité avance que bon nombre de jeunes, désireux de les rejoindre, ont été victimes de pressions de la part des directions et des enseignants… Mais qu’à cela ne tienne… la lutte continue !2
Je ne sais pas très bien ce qu’est ce TESS mais j’entends beaucoup de mes collègues qui en sont favorables.
Pourquoi tout ce ramdam ? Pourquoi les écoles seraient-elles comparées ?
Mais enfin les gars où allez-vous ? Regardez le CEB et la grille de correction et vous comprendrez que le but c’est la réussite, génial non ?
Dans quelques temps, vous aurez la même chose en fin de 2e secondaire, le niveau de cette épreuve sera celui des socles.
CEF?
C’est quoi ce nouveau truc?
Plus de 1.000 membres mais même pas 450 présents?
Ces « représentants » ont-ils été élus ou affirment-ils représenter les élèves sans élection?
Serait temps d’éduquer les élèves à la démocratie!
« Une reconnaissance en tant que syndicat permettrait d’obtenir des locaux et de disposer de subsides. »
Je comprends enfin