La FEF dénonce le prix trop élevé des études

Alors que leurs cadets défilaient à Bruxelles contre le TESS, les étudiants du supérieur avaient également choisi la capitale pour faire se faire entendre. Ce mercredi, ils étaient 1.200 à manifester pour la réduction du coût des études et le respect de l’accord de gouvernement. Pour le président de la Fédération des étudiants francophones, Romain Gaudron, la mobilisation a été un succès :

On attendait un millier d’étudiants, nous étions plus de 1.200. Une mobilisation de cette ampleur est assez rare. Elle devrait toucher toutes les couches de la société. L’accès aux études concerne tout le monde.1

Après une halte devant le siège du MR, pour attirer l’attention du ministre des Finances, Didier Reynders, sur le fait que l’enseignement en Belgique, tous niveaux confondus, représente seulement 5,5% du produit intérieur brut, contre 7,8% il y a 25 ans, les étudiants se sont rendus chez le ministre de l’Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt (PS). Ils ont alors rappelé leurs revendications : construction de 4.000 logements publics en Région bruxelloise, gratuité des transports en commun avec billet unique, suppression du minerval pour les étudiants boursiers, gel du minerval, suppression des frais appréciés au coût réel, mise en place d’une facture maximale pour les supports de cours, harmonisation et augmentation des budgets sociaux, etc.

Vers une suppression du minerval boursier?

Le ministre Marcourt ayant été retenu au parlement, c’est le chef de cabinet qui a été chargé de recevoir les représentants des étudiants. Il a affirmé que le ministre s’était engagé à formuler des propositions concrètes au gouvernement de la Communauté française dès le prochain ajustement budgétaire. Il proposerait ainsi la suppression du minerval boursier et l’accès gratuit aux études supérieures pour les publics les moins privilégiés.

Et le chef de cabinet de citer quelques efforts déjà consentis : la gratuité progressive des transports en commun pour les étudiants, l’augmentation du montant des bourses, le refus d’augmenter le montant du minerval au-delà de l’indexation, etc. Ce à quoi le président de la FEF a répondu que la plupart des avancées citées n’étaient pas le fruit du travail du ministre Marcourt mais qu’elles avaient été réalisées sous l’ancienne législature.

Les étudiants ont promis de rester vigilants.

  1. Le Soir – 25.03.10 []

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Une réponse à La FEF dénonce le prix trop élevé des études

  1. Xavier dit :

    Difficile d’avoir un avis sur ces revendications, car elles mélangent pas mal de choses.

    1. Le coût de l’enseignement par rapport au PIB?

    Pas un bon critère: cela voudrait dire qu’un pays à PIB faible devrait dépenser moins qu’un pays à PIB élevé? Ce ne serait pas plutôt le contraire qui serait souhaitable?

    Cela voudrait dire que deux pays qui ont le même PIB devraient dépenser la même somme, même si l’un des pays a deux fois plus d’élèves?

    Le seul bon critère reste le coût par étudiant, corrigé des disparités de pouvoir d’achat.

    2. Ce qui est en effet intolérable, c’est l’injustice vis à vis de certains étudiants. Ce sont ceux-là qu’il faut aider, pas les autres. Des bourses modulées selon les situations (comme en Flandres)

    3. Et enfin, responsabiliser les étudiants. Par exemple le système des « kots à projet » ou les « étudiants assistants », ce qui permet aux étudiants qui en veulent de se prendre en charge, l’autonomie étant une valeur qui est un des objectifs des études